lundi 19 mars 2012

Émotions et modifications corporelles: notre corps-mémoire

"Parmi tous les gens que vous connaîtrez au cours de votre vie, vous êtes la seule personne que jamais vous ne quitterez ou ne perdrez" (Jo Courdet)

Alliance thérapeutique
Lorsque l'alliance thérapeutique est suffisamment solide, le corps, ses sensations, ses mouvements et besoins deviennent le point de départ de la libération des événements pour dépasser les modes de protection usuelle et pour permettre le nouveau développement du SOI. La décharge corporelle restaure et élimine blocages, inhibitions et met en relation différentes composantes de l'équilibre global de l'individu.





Faire une thérapie, c'est donner un sens à sa souffrance
 
S'engager dans le processus d'une thérapie marque en soi la détermination de "s'occuper de soi-même" de façon positive. C'est SE prendre en charge. C'est prendre soin de sa souffrance et donner un sens à celle-ci.

Une guérison intérieure dénoue les émotions du passé
L'essentiel de la démarche en thérapie du tunnel s'articule autour des polarités de réparation pour dénouer les  émotions du passé en allant d'abord vers une guérison intérieure, et ensuite vers la libération pour ouvrir l'avenir.

Le subconscient ne livre que les blessures que l'individu est capable de confronter
En meilleur ami, le subconscient ne ravivera que les blessures que l'individu est capable de confronter, livrant les informations au fur et à mesure que le conscient est capable de l'assimiler.

Les sensations du corps précèdent la compréhension de l'émotion
Passer de la fonction réparatrice à la fonction libératrice implique la personne entière, comprenant tout autant ses niveaux organiques que ses niveaux inconscients. Les sensations du corps précèdent la compréhension de l'émotion dans le but de valider les scènes amenées par le subconscient. Ceci est une indication du mode de fonctionnement du cerveau, dont l'inscription en mémoire est déclenchée par des sensations physiques, et souvent, par des images reconstituées. 

Revivre l'événement comme si on y était
Les "revécus" sont d'autant plus réels que la personne revit l'événement comme si elle y était à nouveau plongée complètement. Pour la plupart des personnes, le visuel confirme les lieux, l'émotif confirme le contenu affectif, et l'audition confirme soient les pensées, les mots dits ou retenus.

Une école de pensée
La démarche de la thérapie du tunnel propose une vision globale de la personne et le travail se fait pour promouvoir l'unité de la personne sur les plans physique, émotionnel, mental et spirituel. Ainsi, pour le démontrer, la plupart des personnes continuent de travailler durant leur thérapie sans que cela nuise à leur efficacité.

Notre corps-mémoire
Alors que l'individu vit un événement, le corps réagit, et ceci souvent à l'insu de la conscience, en laissant des empreintes plus ou moins durables sur l'organisme. Avec le temps, empreintes sur empreintes, des rigidités perturbent l'équilibre général de l'individu. Le subconscient, espèce de protecteur avec une logique limitée à son rôle de protecteur, continue d'enregistrer, mécaniquement, empreintes sur empreintes dans un désir de protéger l'individu.

Sans solutions d'adaptation satisfaisantes
Souvent, ce n'est que plus tard, alors que la fatigue (premier signe) s'installe, et que le corps fragilisé tente de s'adapter, que des tensions, un mal-être, des douleurs articulaires ou des troubles fonctionnels apparaissent (brûlure d'estomac, côlon irritable, jambes lourdes, maux de tête, eczéma, etc.). C'est le signal que l'individu n'a pas trouvé de solutions d'adaptation satisfaisantes. Sans compréhension, la toxicité peut se maintenir jusqu'à l'apparition des symptômes et par la suite, la maladie.

Explication des modifications corporelles
La démarcation entre le bien-être et la maladie se situe sur un continuum. Les lois de la maladie sont les mêmes que celles de la santé. Les bons souvenirs nous apportent une sensation de bien-être alors que les mémoires pénibles atteignent notre corps et se réunissent autour d'une sensation qui sert à les exprimer.

Des éléments de la vie doivent être intégrés à la personnalité
Aucune personne n'est jamais parfaitement en santé: circonstances, passions, état du sommeil, ivresse, malbouffe diminuent le potentiel de santé. De l'aveu même de Pierre Janet, fondateur du récit de vie émotionnel, la possibilité que des éléments de notre vie ne puissent être intégrés à notre personnalité entraîne forcément une misère émotionnelle. Et Janet est clair : ça ne se passe pas juste dans les cas d'hystérie, mais dans bien d'autres circonstances. Chaque fois que l'on s'exclame: "Je ne le prends pas!", nous sommes devant une certaine désagrégation mentale qui débouche sur ce qui sera absorbé par le subconscient.

Retrouver les scènes du passé
Pierre Janet fut l'un des premiers médecins à reconnaître comment un événement peut en arriver à influencer à son insu le comportement d'un individu. L'objectif de la démarche thérapeutique est de retrouver les scènes du passé qui ont contribué aux problèmes de santé physique et psychique afin de les intégrer à la personnalité et en être libéré par le fait même.

Une période de réorganisation créatrice
Une restructuration importante pour opérer des transformations profondes s'amorce alors. Milton Erickson parlait de l'intégration "comme une période de réorganisation créatrice".

VOUS RECHERCHEZ UNE THÉRAPIE
Restriction et permission
Souvent des personnes hésitent à faire ce travail se disant trop vieille pour entreprendre un tel travail sur elles. C'est un non-sens de dire cela. À l'évidence, la démarche d'une personne de 50 ans ne sera pas la même que celle d'une personne de 75 ans.

Une dame de 77 ans (lire: GUÉRIR DES AUTRES: LA HONTE, UNE BLESSURE D'ESTIME, le 20 avril, 2012) à qui je demandais ce qui la motivait à entreprendre une telle démarche me fit cette réponse éloquente. En secouant les mains au-dessus de sa tête, elle répondit: «Je veux partir les mains vides".

En effet, quel miracle de partir les mains vides, de faire les deuils qui s'imposent et de régler une fois pour toute ses regrets et acquérir la sérénité tant désirée pour une fin de vie tranquille!


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.




dimanche 11 mars 2012

Décortiquer les émotions

La psychosomatique, comme sujet de recherche, part du principe de base que des facteurs émotionnels influent sur les processus physiologiques de l'organisme humain.

Les contenus psychologiques d'une émotion
Les contenus émotionnels d'une émotion, mis en corrélation avec des réactions physiologiques, ne diffèrent pas des autres processus dans l'organisme humain. Perçus subjectivement, ces processus sont susceptibles d'être communiqués verbalement à autrui. Par conséquent, ils peuvent faire l'objet d'étude par des méthodes d'observation.

Le lien entre les fonctions du corps et les peines de la vie
Mon intérêt pour la psychosomatique a débuté lors d'une visite à un ami hospitalisé. Je connaissais cet homme depuis longtemps, je connaissais aussi ses modes de fonctionnement. Or, ce qui m'a surprise, c'est qu'à l'âge de 50 ans, il fut obligé de mesurer tous les liquides qu'il ingérait afin de contrôler ses fonctions rénales. Le lien entre les fonctions de son corps et les peines de sa vie me semblait assez évidentes pour lui en parler et valider certaines hypothèses. Mon propre corps a validé les mêmes hypothèses

Faire du sens des symptômes physiologiques
Depuis, j'ai poursuivi mon éducation avec des lectures sur le sujet. J'ai entendu s'exprimer des personnes qui reconnaissaient leurs symptômes physiologiques en lien avec leurs dynamiques psychiques. 

Modifier nos comportements et nos conditions de vie
Mais aujourd'hui, le sujet me fascine d'autant plus que mon corps, dans le passé, a lui aussi été confronté à des manifestations similaires à mon sujet d'étude. Or, nous pouvons modifier nos comportements et nos conditions de vie afin de changer l'histoire prévue dans le long terme si nous agissons préventivement ou même en cours de route pour atténuer nos symptômes. Dès que nous cessons de penser à court-terme, les solutions pour la prévention s'imposent. Que l'on choisisse de mettre ces solutions en marche et la santé s'améliore.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

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samedi 10 mars 2012

Coupé de soi, coupé des autres: comprendre autrement

Le DSM est en train de devenir un outil démocratique
Fait notable à remarquer: le DSM est en train de devenir un outil démocratique puisque, de plus en plus, chacun peut s'y retrouver: à preuve, le DSM-V qualifie la dyslexie de maladie mentale. Le DSM-V inclut maintenant l'apnée du sommeil parmi les maladies mentales.

Il est toujours confrontant de regarder notre perception sur la santé mentale: sociale, psychologique, physiologique, biologique et médicale. À la lecture des écrits d'Alexis Nouss et d'Ellen Corin, j'ai développé une vision très personnelle sur le sujet (j'en parlerai plus loin dans un autre texte).

Ma vision de la santé mentale
Pour me positionner, il a fallu que je sonde ma propre vision de la santé mentale. Grâce à ma clientèle en pratique privée et les conversations que j'ai eu avec plusieurs personnes, j'ai constaté une ambivalence sociale profonde.

Une attitude de séparation "eux" et "nous"
D'un point de vue des rapports sociaux, je crois qu'on assiste à un désir de normalisation en lien avec la maladie mentale. Ceci s'affiche par une volonté de réinsertion des personnes avec des difficultés de santé émotionnelle sur le marché de l'emploi, mais de l'autre, il y a persistance à nommer la différence, ce qui conduit à une attitude de séparation "eux" et "nous".

Les problèmes de santé mentale surgissent durant la vie d'adulte
Selon mon expérience, les problèmes de santé mentale surgissent durant la vie d'adulte, parfois à la toute fin de l'adolescence, alors que la personne a depuis assez longtemps intégré les normes sociales de ce qui est considéré "normal" et ce qui est "déviant". Notre discours de déficience en est responsable dans une large mesure.

Intériorisation des normes et des tabous
Dans ma carrière, il m'est arrivé de voir des intervenants changer leurs attentes dès qu'ils découvraient que leur client avait reçu un diagnostique de maladie mentale. Malheureusement, cela se ressent; à cause de l'intériorisation des normes et des tabous en vigueur dans notre société, cela affecte l'image de soi, parfois allant jusqu'à la réprobation de soi. Ceci est un problème auquel je fais face régulièrement dans mon bureau.

La dépression comme indicateur de sauvegarde de l'identité
Je ne suis pas la seule à penser que "loin de démontrer des symptômes d'aliénation, la maladie mentale est plutôt un indicateur d'une sauvegarde face à une menace à l'identité de la personne (Alexis Nouss, 1998). Si vous n'avez pas lu le roman de Paulo Coelho, "Véronika veut mourir", cela deviendra évident pour vous. Il s'agit de l'histoire d'une toute jeune fille que les parents dirigent tellement vers ce qu'elle n'est pas, qu'elle bascule dans la folie. Mais lors de confidence avec une autre patiente, elle avoue savoir exactement ce qui l'y a conduit. Dans la folie, elle trouve son droit à être qui elle est.

Différentes manières de voir la santé mentale
On peut évidemment voir ça d'au moins deux manières: 1- cela peut représenter une faille chez l'individu qui n'a pas la force de se battre pour être lui, ou, 2- voilà un moyen ingénieux de sauver son identité face à un milieu autocratique dictateur.

La santé mentale, une manière de s'adapter 
Ce n'est qu'un exemple parmi tant autres que je donne. Tout le monde connaît quelqu'un qui a cédé à la famille pour devenir ce que l'on attendait de lui/elle au lieu de faire ce qu'il/elle voulait. Est-ce là un indice d'une personnalité amoindrie ou plutôt d'un exemple d'adaptation? 

Les symptômes seraient une réponse à une agression menaçante
Rappelons la thèse hippocratique fondatrice: si la maladie physique dérange l'ordre anatomique ou fonctionnel de l'organisme, on ne saurait oublier que les symptômes sont souvent une réponse à une agression menaçante ou à la menace d'un danger.

La dépression représente un déséquilibre
Ce qui est le plus manifestement pathologique n'est pas ce qui menace le plus l'organisme. Il en est de même pour la dépression qui représente une rupture, un déséquilibre. La dépression est un combat: les symptômes en sont la forme extérieure, les actes de l'organisme au combat. Nécessairement, ces actes enchaînés l'un à l'autre, constituent une histoire dans le temps. Ce sont surtout les conséquences de la rupture qui nuiront à l'individu.

Certaines personnes se sentent ostracisées
D'expérience et d'intuition, les personnes vivant avec un diagnostique rencontrent de nombreux obstacles. Sur le plan de la famille, il y a souvent le silence. Certaines personnes se sentent ostracisées: "Je leur fais honte, même si on en parle pas"; certaines se sentent infantilisées: "Mes soeurs me parlent de haut et tentent de prendre mes décisions à ma place".

Dans la société en général, on culpabilise les personnes qui nomment leur diagnostique 
Dans la société en général, on culpabilise et on campe les personnes qui nomment leur diagnostique ou qui présente une différence: "T'es-tu bien? Nous autres"...ou encore, on lui fait porter son état comme une peau de chagrin: "T'as couru après, aussi..." . Certains ont peur de la personne souffrante comme si la personne avait commis une transgression ou comme si cela s'attrapait: "Lorsque j'étais à l'hôpital, il n'y pas eu beaucoup de personnes qui sont venues. Je me sentais une paria".

Perte de dignité et d'identité
On maintient une attitude de méfiance, engendrant pour la personne un sentiment de perte de dignité et d'identité. En lui faisant vivre l'exclusion par une mise à l'écart, on la rejette.

La stigmatisation colle à la peau
Souvent victimes de l'incompréhension, de la peur, du rejet, de la part de leur réseau social familier, la personne marquée par une histoire de santé mentale se retrouve fréquemment isolée, face à une grande solitude. La stigmatisation colle à la peau; les employeurs hésitent à embaucher une personne avec une maladie mentale. Cela sert de prétexte à une forme de rejet qui joue sur la motivation de l'individu stigmatisé (Association canadienne pour la santé mentale).

Coupé de soi, coupé des autres: comprendre autrement
Mon deuxième livre intitulé: Coupé de soi, coupé des autres: comprendre autrement (ISBN: 978-2-981037-329) stipule qu'on peut voir la santé mentale d'une manière beaucoup plus créative. En fait, la mésadaptation peut représenter un facteur de croissance et de développement (Dabrowski, 1972). Ce n'est pas un modèle nouveau; la thérapie, dans une démarche de croissance personnelle, est une prise de possession de soi et de son propre développement toujours grandissant.

À mon avis, la préservation de l'identité chez certain(e) est tellement importante qu'elle oblige à un geste ultime pour se prémunir contre l'ascendant parental, marital ou d'un autre. Dans un même ordre de pensée, l'idée de la santé mentale fait place à la recherche d'un équilibre, à maintenir ou à reconstruire continuellement.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

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jeudi 8 mars 2012

Une dette de loyauté!

Tous les enfants éprouvent une dette de loyauté 
Tous les enfants éprouvent une dette deloyauté envers leurs parents, sans doute à cause de l'éducation judéo-chrétienne, mais surtout parce qu'ils les aiment. En dépit de mauvais traitements, les enfants aiment leurs parents.

Les relations familiales et la vie de l'enfance
Je suis toujours surprise par le regard adulte qu'on pose sur l'enfance, tout au moins, au premier niveau. Que de fois, lorsque je commence à demander des questions lors de l'anamnèse sur les relations familiales et la vie de l'enfance, on me répond: "mon enfance a été une enfance heureuse, mes parents sont des parents exemplaires".

Personne ne critique les parents mais questionne leur histoire
Loin de moi l'idée de critiquer les parents. Quiconque a eu des enfants sait très bien qu'aucun emploi au monde n'est plus difficile que celui d'élever des enfants. De plus, il faut se rappeler que le foyer parental n'est pas le seul endroit d'expérimentation et de rencontre pour nos enfants. Il y a l'école et les professeurs, l'église et ses participants, les amis, les parents des amis, les clubs de sport, d'engagement social, etc...

Les parents viennent eux aussi avec un bagage de blessures 
Malheureusement, ce sont souvent les personnes significatives dans la vie d'un enfant qui infligent les blessures les plus dommageables. Les parents font de leur mieux, mais ils viennent eux aussi avec un bagage de blessures, des secrets de famille qui leur sont transmis ou qui agissent à travers leurs méthodes d'éducation. L'autre facteur influençant le point de vue des enfants adultes blessés est qu'en tant qu'enfants, ils ramènent facilement à eux les raisons de l'injustice, le rejet, la violence, etc...

L'enfance est remplie d'incompréhension       
Quand on est enfant, on croit que tout regard, toute parole, tout geste se rapporte à ce que l'on a fait ou dit. Le problème est que ces blessures provoquent en l'enfant une incompréhension. Des ruptures et des difficultés relationnelles entre des membres d'une même famille partent de situations qui datent de 20-30 ans passés. Non seulement cela affecte les liens familiaux, mais tout au long de la vie, des relations seront avortées dues à des généralisations par association de reconnaissance de similarités entre deux individus. Dès que quelqu'un dit: "Il me rappelle un tel...", c'est cette généralisation qui est à l'oeuvre.

Pour l'expliquer davantage, une image s'impose. Considérons un environnement affectif comme une sorte d’échiquier et les personnes comme des pièces du jeu. Quand elles interagissent, elles tentent d’atteindre un but, lequel la plupart du temps, à cause de leur vécu respectif. 

Un mode de fonctionnement
De par son intelligence qui permet des apprentissages, il généralise l’expérience à d’autres environnements fréquentés. Malheureusement, à la longue, de par les conséquences vécues, en particulier, si elles sont négatives, il acquiert des convictions erronées. Ses défenses érigées pour le protéger deviennent de plus en plus étanches et difficiles à enlever; elles sont devenues un mode de fonctionnement.

Les témoignages suivants ont été pris de: "De l'ombre à la lumière: la guérison par un récit de vie émotionnel", T.A.C.T.I.Q.U.E., Lorraine Loranger (2006). Les blessures d'enfance particulières présentées sont:

1- La peur et le rejet

L’être humain vit quatre grandes peurs : la peur de manquer, la peur de perdre, la peur de ne pas être à la hauteur et la peur de ses émotions. Toutes ces peurs touchent l’identité, la liberté et la façon de se situer dans nos relations aux autres.

Dans son rapport à autrui, l’être humain a peur de perdre ceux et celles qu’il aime. Il y a aussi la peur de ne pas être à la hauteur. En décevant, en n’atteignant pas l’image idéalisée qu’il poursuit, d’être parfait, l’humain dévoile sa peur de ne pas correspondre aux attentes des autres.

Alors qu’il est aux abords de son tunnel, Damien relate la menace qu’il a vécue dans son enfance et qu'il a lui-même fait vivre à sa famille. Lorsqu'il est à bout, il ne cesse de répéter à sa femme et à ses enfants que, quand il sera décidé, il partira. Une compréhension l’éclaire subitement, un souvenir bien enfoui lui revient.

Témoignage de Damien
« J’avais six ans, je partais pour l’école. Maman est à la salle de bain. Elle me crie au travers de la porte que ce jour même elle partira vivre avec un autre homme que mon père et qu’après l’école nous devrons, moi et ma sœur, nous rendre chez une grand-tante qui habite le village. Je n’ai eu aucune réaction : dans le fond, je ne crois pas l’avoir crue. Pourtant cela s’est passé, et plus tard, notre père nous a rejoints chez tante Albina ».

Dans le cas de Damien, répéter une menace est une manière de garder vivante la blessure subie. C'est comme si, inconsciemment, il voulait liquider cette blessure, mais qu'il avait perdu les détails de l'événement initial.

Ceci n'est pas banal. Parlez-en à des personnes qui ont vécu la violence. L'imprégnation est tellement grande que la répétition se fait sans s'en rendre compte. Nous sommes tous familiers avec la réaction accrue que nous ressentons lorsque nous avons évité de justesse un accident de la circulation, ou l'anxiété nerveuse qui nous consume avant de faire un examen ou d'animer une conférence publique.

Cette réaction "figée" est une "énergie retenue" surtout lorsque le stress se produit sur ​​une longueur de temps. Le stress élevé que l'individu/l'enfant/l'employé supporte dans des relations difficiles ou dysfonctionnelles demande une réponse particulière pour survivre. Il lui faut trouver un équilibre qui permet de fonctionner jour après jour sous la pression. La montée de la réaction est habituellement amortie après l'événement en question si c'est une fois unique, mais elle demeure vivante. Dans le cas d'événements qui se répètent, la réaction peut s'estomper, mais intérieurement l'état d'alerte est toujours en marche.

Après le départ de sa mère, Damien revient éventuellement à la normale, mais à l'âge adulte, l'énergie retenue se transforme quand il vit un stress familial et c'est lui qui menace de partir.

J. Douglas Bremner " Le stress, endommager le cerveau? "
J. Douglas Bremner ouvre son livre, « Le stress, endommager le cerveau? " en démontrant clairement comment une "réaction de survie à court terme peut se faire au détriment de la fonction à long terme," et en fin de compte causer des dommages permanents dans nos cerveaux, nos corps et nos psychés.

La blessure de rejet
La blessure de rejet est une des peurs issues du vécu de l’enfance. Elle est difficile à réaliser et à aborder parce que nous avons très peur de revivre la douleur qui y est associée.

En devenant conscient et en se laissant ressentir la blessure de rejet vécue alors qu'il était enfant, Damien fait la paix avec cette ancienne douleur qu'il n'avait jamais auparavant surmontée.

Il n'y a pas de recette unique en thérapie du tunnel pour dénouer les relations problématiques. Les noeuds d'ordre émotif demandent une solution émotive pour les dénouer. Ceux qui veulent trouver une issue aux noeuds qu'ils rencontrent régulièrement dans leurs relations pourront donc troquer la souffrance présente exige un travail engageant au plan émotif. Mais les récompenses seront multiples si l'on prend cette voie de solution: vitalité accrue, relation plus profonde et plus satisfaisante, confiance accrue, une plus grande maturité psychique.


La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 




Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

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Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

lundi 5 mars 2012

La révélation progressive de soi

La thérapie du tunnel
La thérapie du tunnel fait la mise en scène d’événements impliquant des émotions intenses, bloquées, refoulées dans le corps ou dans la tête pour en permettre l’intégration à la personnalité

Le but de l’approche cathartique en thérapie du tunnel sera d'intégrer les émotions liées à l'expérience traumatique lors d'une violence.  La relaxation donne les meilleurs résultats pour que la personne garde le contrôle et puisse être consciente à tout moment. Pour se rétablir d'un traumatisme, l'individu doit arriver au "noyau" de l'événement.  

La révélation progressive de soi
L'abandon auquel le consultant est convié est une attitude intérieure qui alloue la révélation progressive de soi. Il ne s'agit pas d'un geste volontaire pour guérir, c'est un consentement que l'on accorde pour faire la démarche de la thérapie du tunnel.

Historique de la dissociation:
Pierre Janet, psychologue, philosophe et psychothérapeute, a inventé les mots "dissociation" pour établir un lien entre les événements de la vie passé et le trauma du sujet aujourd'hui. Il est considéré le vrai "fondateur" de la méthode de la "thérapie du tunnel", mais c'est Albert Glaude, auteur de Catharsis, publié en 1984 et Guérir des Autres, publié en 1991 (j'ai emprunté le titre de son deuxième livre pour divers articles) qui la développera telle qu'on la connaît. Il l'appellera d'abord "catharsis" se référant à 1- "la libération de certaines idées par verbalisation émotionnelle  et dégagement d'affects"; 2- "l'envahissement partiel ou total du champ de la conscience par du matériel inconscient refoulé ou oublié".

La notion de traumatisme
Pour les besoins de cet exposé, la notion de traumatisme, selon Freud, se rapporte à un événement personnel de l'histoire du sujet, parfaitement identifiable, se caractérisant par les affects pénibles qu'il peut déclencher et dans lequel le sujet ne peut abréagir (le cas du militaire dans la démobilisation, sidéré par l'impuissance; le cas de l'enfant agressé sexuellement par un adulte qui vit un surcroît d'excitation que l'appareil psychique ne peut absorber).

Définition d'un traumatisme psychique:
Un traumatisme psychique désigne un type de préjudice causé à la psyché de l'individu lors de ou après un choc émotionnel violent et qui modifie sensiblement la réponse de l'individu lors d'un stress à venir. La capacité de vivre un traumatisme et de faire face au stress subséquemment diffère d'un individu à l'autre.

Voies d'expression:
L'individu peut avoir vécu un seul événement tel un viol, un accident grave, ou encore une situation (des non-dits qui génèrent de l'angoisse) qui se répète comme lors d'une guerre ou dans la violence familiale. Somatisation et conversion sont des voies d'expression lourdes de conséquences pour le traumatisé.

 "Quand le corps est en santé, il obéit; quand il est malade, il commande" (Jean Férriol Perrard)

La modification du comportement
La modification du comportement (évitement) de l'individu est ce qui caractérise le plus son attitude. De bavard, il devient silencieux; de grégaire, il s'isole; de spontané, il devient songeur, méditatif, comme figé. Il y a une distinction avec un "avant" et un "après". 

Pour illustrer: une jeune femme de 20 ans se présenta un jour avec sa mère pour la thérapie. Celle-ci avait insisté pour me voir, car elle disait se rappeler que sa fille était une "petite tornade" avant l'âge de 11 ans. Depuis, sa mère ne la reconnaissait plus, elle était renfermée, secrète, elle s'isolait et ne prenait plus soin de son apparence. Assise là sans rien dire, la jeune femme avait un air distant comme si sa mère parlait de quelqu'un d'autre.

Un abus sexuel par un parent implique une trahison et la perte de confiance
Écorchés par leurs multiples ruptures, certains ont subis la violence de la part de leurs parents. Les noeuds dans les relations engendrent beaucoup de souffrances:  Un abus sexuel par un parent implique une trahison et la perte de confiance. Vécu comme une catastrophe, il n'est pas rare de voir des personnes âgées adresser à leur abuseur les mêmes reproche envers tous les hommes. Cela atteint autant leur plan psychique que physique.

Symptômes spécifiques et symptômes divers
Le processus de "survie" à un tel événement présente habituellement un espèce de protocole en boucle ramenant de la zone de stockage dans le cerveau, les informations sans cesse présentée à la conscience.

Des troubles variés-de l'état dépressif au troubles fonctionnels
Des "flashbacks", des troubles variés comme l'état dépressif, la fatigue, le manque d'appétit, les maux de ventre, des troubles de l'anxiété, des phobies, une paranoïa active, nuisent à ses activités habituelles. D'autres troubles fonctionnels comme des ulcères, des dermatoses, une prise de poids ou une perte de poids importante expriment l'épuisement de l'organisme à "digérer" l'intolérable. Le corps et ses organes ainsi que la psyché sont atteints.

Des états décompensés (le désarroi) suite au traumatisme se présentent par des conduites automatiques ("sans me souvenir de comment j'ai fait pour m'y rendre").

Le DSM-V identifie des troubles de la personnalité
Le DSM-V identifie des troubles de la personnalité multiple (troubles associatifs de l'identité) aux traumatismes graves subies dans l'enfance, alors que, l'enfant, impuissant, paralysé par la honte et la culpabilité, n'a d'autre recours que de se dissocier de l'événement tragique (viol, inceste, mutilations, harcèlement). L'agitation et l'angoisse qui surgissent subséquemment peuvent se transformer en manifestations névrotiques, parfois même psychotiques.

CAS PARTICULIERS-soldats et militaires
Pour le militaire traumatisé, des réactions différées prennent des formes auxquelles on réfère par "syndrome de répétition". Il s'agit de souvenirs récurrents sous la forme d'images et de flashbacks; des cauchemars, des hallucinations et des ruminations mentales, le plongent à nouveau dans l'atrocité de la guerre. Cet état, devenu chronique, lorsque non-soigné, est souvent associé à des problèmes de consommation, de dépression, et de troubles du sommeil, en plus de changements dramatiques dans la personnalité.

Un cas illustrant le traumatisme des soldats
Je reçus un jour, dans ma pratique privée, un jeune militaire avec des compulsions irrépressibles, en même temps qu'il se censurait et qu'il se bloquait à toute possibilité d'affirmation par peur de ne pouvoir se contrôler s'il entamait quelque action que ce soit. Un vrai presto prêt à sauter! Il reliait la source de ses problèmes à l'incapacité ressentie lors du déploiement d'une force multinationale dans le contrôle des armes lourdes et de la démobilisation en Bosnie. Il disait être marqué par "les têtes qui roulaient sans que je puisse y apporter une solution". (Considéré comme le "pire massacre depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le massacre de Srebrenica a été qualifié "d'actes de génocide" par la Cour internationale de justice en 2007).

La rage meurtrière de ce jeune homme face à l'impuissance ressentie se tournait malheureusement vers des innocents, sa femme et ses enfants ainsi que vers ses collègues de travail.

Le traitement par l'approche somatique de la thérapie du tunnel a été efficace. Il a fait son "bout de chemin" pour libérer le contenu du presto.

Traitements thérapeutiques
1- L'intervention précoce suite au traumatisme atténue le choc psychique.

2- Le "débriefing", méthode fréquemment utilisé lors de catastrophes naturelles est une technique d'entretien thérapeutique devant être utilisée rapidement après un événement violent, mais quand il s'agit d'événements de guerre, des semaines, des mois, voire même des années peuvent s’écouler avant l'avènement d'un débriefing, ce qui le rend risqué pour l'intégration en douce du matériel sensible auquel l'individu a été confronté.

Il faut nécessairement prendre en compte l'impact de l'événement dans un contexte de répétitions. La rupture psychique apporte une distinction radicale entre l'"avant" et l'"après" de la guerre.

L'aliénation altère le sentiment d'appartenance 
D'une part, le militaire sur le terrain a été confronté à une situation qui menaçait directement sa vie. D'autre part, dans un souci de ne pas se déshumaniser, lorsqu'il en revient, il évite souvent d'en parler. Aussi, dans une tentative de repousser la culpabilité et l'incompréhension possible d'autrui, les détails ressassés ne peuvent faire l'objet d'un partage avec les différents membres familiaux. L'aliénation qui s'ensuit altère le sentiment d'appartenance et elle s'avère fondamentalement désorganisante par rapport aux repères usuels que représente le famille dont la fonction stabilisatrice disparaît dans tous ces "non-dits".

3- La thérapie cognitive comportementale est une méthode qui explore les pensées et les croyances de l'individu et à ses comportements malsains. Elle est fondée sur la découverte des pensées automatiques dont il n'est pas conscient et qui sont passible de nuire à sa perception des choses. Par exemple, beaucoup d’individus victimes d’un accident de cheval craignent la reprise de leurs activités équestres, de peur d'avoir un nouvel accident. La thérapie cognitive va confronter ces modes de pensée, les analyser et proposer d’autres façons de penser, plus positives et réalistes. Le scénario construit est démantelé pour en estimer le risque d'une façon plus réaliste.

4- La mise en situation ou la désensibilisation est la confrontation directe avec l’événement traumatique. Visualisant l’événement, la personne en parle, et se soumet graduellement à des stimulations qui lui rappelle l'événement. Cet exercice, répété plusieurs fois par jour sous la conduite du thérapeute, dans un environnement protégé, provoque des émotions intenses, mais au bout d’un certain temps elle « s’habitue » à ces pensées qui finissent par perdre leur impact. 

Le souvenir du traumatisme finit par être intégré
A ce stade, le souvenir du traumatisme, insupportable au début du traitement, commence à devenir un souvenir normal. Comparons ceci à la première fois que nous devons passer un test ou un examen. La deuxième fois, nous sommes encore appréhensifs, mais plus nous répétons ces événements, plus cela devient normal et nous l'affrontons sans peur.

Les désordres post-traumatiques
Ce qui différencie la méthode de la mise en situation et le phénomène des souvenirs récurrents présents dans les désordres post-traumatiques est le degré de contrôle. Dans la mise en situation ou la désensibilisation, l'individu, par le biais d'une pensée ou d'une sensation du corps, initie lui-même le souvenir de l’événement pénible. Le contrôle remplace l’impuissance dans le souvenir en mémoire.

5- L'approche somatique utilisée en thérapie du tunnel dépend de la réaction du corps. Lorsque l'individu se concentre sur les sensations les plus infimes de son corps, il se reconnecte à son intérieur et, de manière progressive et contrôlée, ce processus apporte un soulagement significatif des symptômes et un mieux-être général, en un temps relativement court, peu importe les symptômes. 

L’énergie retenue coince la personne dans un mode de survie
Selon cette approche, l’homme naît avec des mécanismes naturels pour se défendre ou pour garder sa place, mais inhibé par des processus de pensées qui l'empêchent d'évacuer les énergies bloquées au moment du traumatisme, il ne peut dès lors recouvrer un état équilibré. L’énergie se trouve enfermée dans le corps et la personne se retrouve ainsi « coincée » dans un mode de survie. Le développement de symptômes post-traumatiques qui s’expriment par la suite laisse l'individu vulnérable, autant physiquement que psychologiquement.

L'approche somatique permet de libérer des fortes tensions
L'approche somatique lui permet de puiser dans ses mécanismes internes pour se libérer des fortes tensions. Suite à la thérapie, ses nouvelles ressources offrent une immunité naturelle contre le traumatisme et lui permettent de retrouver un état d’équilibre mental pour poursuivre sa vie.

La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient devenu conscient est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et sa santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress qui était actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

6-La thérapie de groupe apporte assistance et encouragement aux personnes ayant subi des expériences similaires. Les personnes victimes d’un événement traumatique pensent souvent qu'ils ne sont pas compris par les membres de la société dans les épreuves subies. Se retrouver entre personnes ayant vécu une histoire similaire, peut amener un certain réconfort et soulager du sentiment de solitude. Certains groupes traitent uniquement du traumatisme, chacun exposant son histoire personnelle aux autres. Des groupes de soutien, tout en gérant le traumatisme, offrent à leurs utilisateurs, une aide et des conseils pour mieux en gérer les conséquences.

7-Les techniques de gestion du stress sont utiles pour des personnes qui sont continuellement stressées. Ce stress qui s’exprime parfois physiquement, par exemple, par des douleurs musculaires, une fatigue chronique, un pouls accéléré ou une sensibilité exacerbée, est nuisible à l'organisme. Au cours d’un traitement qui traite essentiellement le stress, l'individu apprend des méthodes de relaxation, ou d’imagerie guidée qui lui permettent de mieux appréhender la tension et des sensations somatiques menaçantes.

Le but de ces méthodes est de recouvrer un équilibre psychique dans la vie quotidienne et de permettre au corps et au mental de reprendre des forces.

Les techniques de gestion du stress sont une aide valable
Généralement, les techniques de gestion du stress sont une aide très valable, mais elles ne suffisent pas à aider le traumatisé à assumer cette expérience, ni à en éliminer les symptômes. Ces méthodes supplémentent la thérapie pour traiter des traumatismes spécifiques.

Médication: Traitements médicaux
Il n’existe pas encore un médicament unique qui traiterait tous les symptômes des désordres post-traumatiques. On trouve cependant des médicaments spécifiques traitant certains symptômes particuliers de la maladie, tels que la dépression, l’anxiété ou les troubles du sommeil.

Bien évaluer la nécessité d’une médication
La médication vise principalement à faciliter la démarche thérapeutique, car elle peut permettre de traiter un état de comorbidité comme une dépression majeure, faciliter la diminution des symptômes d’hyper activation ou d’émoussement (perturbation du sommeil, diminution de la concentration, perte d’intérêt) ou représenter un traitement alternatif lorsque la thérapie cognitivo-comportementale n’est absolument pas disponible. Il est cependant important de noter que la médication ne guérit pas le trouble de stress post-traumatiques. 

Le système immunitaire travaille sans relâche
Le système immunitaire essaie de suivre les demandes qui lui sont imposées. Il travaille de longues heures durant nos périodes d'adaptation. Mais si nous devenons complaisants au sujet de notre situation et supposons que nous pouvons résister aux effets du stress indéfiniment, croyant que nous sommes à l'abri des effets du stress, et ne tentons plus de faire quelque chose pour remédier à notre situation, nous mettons notre organisme en danger.

Notre niveau de résistance
Si notre corps n'est plus capable de maintenir l'homéostasie et la résistance à long terme nécessaire pour combattre le stress, nous expérimenterons invariablement une soudaine baisse dans notre niveau de résistance. De simples malaises à la maladie, les événements stressants peuvent influer de façon dramatique sur l’évolution de troubles intestinaux, sur la pression artérielle, sur la conversion du sucre dans le système sanguin, etc.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.



vendredi 2 mars 2012

Les conséquences des traumatismes psychiques

Un traumatisme physique ou émotif peut nuire à la faculté d'une personne à se sentir en sécurité
Un traumatisme physique ou émotif peut nuire à la faculté d'une personne à se sentir en sécurité dans son environnement. L'individu peut avoir vécu un seul événement tel un viol, un accident grave, ou encore une situation qui se répète comme lors d'une guerre ou la violence familiale. Des situations ponctuelles, considérées banales par certains, peuvent aussi être à l'origine d'un changement de comportement radical mettant en évidence un "avant" et un "après".

En médecine, n'importe quel choc, n'importe quelle blessure physique est appelé "traumatisme"
Un traumatisme psychique désigne un type de préjudice causé à la psyché de l'individu lors de ou après un choc émotionnel violent et qui modifie sensiblement la réponse de l'individu lors d'un stress à venir. La capacité de vivre un traumatisme et de faire face au stress subséquemment diffère d'un individu à l'autre. On ne peut jamais comparer la réponse d'une personne à un événement, ni le degré de résistance d'un individu à un autre pour une même situation.

Un "avant" et un "après" suite  à un événement traumatique
En thérapie du tunnel, un traumatisme est un événement psychique, un événement violent, bouleversant sans résultat satisfaisant pour l'individu avec un "avant" et un "après".

Le bilan humain est plus troublants que les pertes matérielles
La dévastation laissée derrière par le feu des wagons chargés de pétrole à Lac Mégantic y aura laissé son lot de personnes traumatisées. Pendant une période plus ou moins définie, celles-ci revivront l’événement traumatique qui provoquera des sentiments de détresse à cause des images, des pensées et des perceptions. Ces souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement viennent en boucle. Les flashbacks induisent des épisodes dissociatives déclenchant le sentiment de revivre l'événement.


Au fil d'un temps variable pour chaque personne, la seule exposition à des indices internes ou externes ressemblant à un des aspects de l’événement traumatique (date d’anniversaire, soirée d’été, basse-ville de Lac Mégantic, les bruits et sons) provoquera une réaction physiologique d’alerte.

Pour éviter d’avoir ces réactions, les personnes commenceront à organiser leur vie en fonction de ne pas confronter les stimulus associés à l’événement en question.

Les conséquences sur le capital humain sont bien plus troublant que les pertes matérielles. Même si les pertes humaines sont très faibles, le feu, l’incendie ravage parce qu'il modifie la réponse subséquente à tout autre stress prévisible. 

Les enfants ont des réactions de stress traumatique
Je prends un exemple parmi tant d'autres, mais celui-ci rendu publique. Des enfants dans une garderie de Gatineau ont été témoin d'une scène violente alors qu'un employé est abattu. Dans ce type de situation, les enfants ont des réactions de stress traumatique. Après tout, ils ont été témoins d’une menace vitale. Leur sommeil en sera affecté, ils exprimeront immédiatement des signes d'anxiété, de peur. C’est bon signe s’il a des comportements erratiques, manifeste de l’irritabilité: c'est une expression de mal-être pour lequel le parent peut trouver une aide. L’enfant qui n'exprime rien est dans un état dissociatif et ce ne sera que plus tard que les signes d’anxiété pourront apparaître et des troubles plus sérieux se manifesteront.

Pour que la santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. "Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress qui était actif dans le système nerveux de se dissoudre". De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

LES ASPECTS CLINIQUES:

Définition:
1- traumatisme

2- voies d'expression

3- symptômes spécifiques et symptômes divers

4- transformation

CAS PARTICULIERS: soldats et militaires

Traitements:
- thérapeutiques

- médication   


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.