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mardi 21 août 2012

Les comportements analysés à la lumière de la stratégie du dauphin

Les comportements analysés à la lumière de la stratégie du dauphin
Identifier et interpréter les gestes des gens est une source de connaissances utiles dans tout rapport humain. Pour cette raison, lors du débat des chefs entre Jean Charest et Pauline Marois (20-08-12), j'ai utilisé la grille des différents comportements de la stratégie du dauphin (Duddley Lynch et Paul L. Kurdis) pour regarder leurs comportements et les soumettre à une analyse pertinente de ce face-à-face. Il va sans dire que cette stratégie gagne à être connue pour sa capacité à inspirer l'individu qui, en lui-même, est un système.

Dès le départ, le ton, pas très civil, était donné. En deux bons requins, ces deux-là démontraient qu'ils croyaient qu'il est nécessaire qu'il y ait un perdant et étaient résolus à ce que ce ne soit pas eux. De persécuteurs aguerris, ils passaient à l'arnaque pour éviter d'être blâmés. C'est sûrement la conséquence d'un stress.

En sortant des chiffres, Jean Charest, spécialiste du camouflage et de la diversion, crée un brouillard, et la confusion qui résulte permet rarement la confrontation à la vérité. Heureusement, des journalistes passent derrière pour nous informer sur ce qui distingue la vérité des inventions et exagérations.

Les tactiques pour repousser les vérités désagréables
Le sentiment d'urgence que les paroles de J. Charest suscite lorsqu'il dit "qu'il ne faut pas rater l'occasion", "ne pas manquer le train" relève d'une grande manipulation. Madame Marois souffre du sentiment d'être née pour sauver les autres. Une tactique favorisée par ces deux protagonistes est le déni. C'est la réaction évidente pour ne pas être pris à parti. Éviter d'être confronté est une technique qui leur permet de repousser les vérités désagréables.

Le "narcissisme" de requin de M. Charest fait de lui un être dangereux qui n'accepte guère qu'on ne pense pas comme lui. Le "salissage" évoqué à l'endroit de Pauline Marois entretient le sentiment que tout ce qui sort de la bouche de celle-ci n'est pas valable. Quant à Pauline Marois, la répétition des phrases clichés "Après neuf ans, vous devez bien être responsable de quelque chose!" Cela trouve preneur au niveau des suppositions et l'entretien des doutes sur la capacité de M. Charest à offrir des solutions aux problèmes. Madame Marois insiste que son approche est la seule qui vaut, que la sienne n'échouera pas. Tous deux souffrent du besoin d'avoir raison à tout prix, voulant avoir le dernier mot. Chacun préfère l'illusion de contrôle plutôt que de proposer des solutions susceptibles de répondre adéquatement aux problèmes.

Dans le débat numéro 2, Charest et Marois s'enterrent mutuellement, ils se "salissent" mutuellement allègrement, ils détournent les propos de l'un et l'autre, ils s'insultent, ils révèlent vraiment leur personnalité de requin. On sent leur "soif de pouvoir".  En politique, on dirait que ça s'attrape?



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.







samedi 14 juillet 2012

La violence se donne bonne mine!

La violence est souvent banalisée
Chaque fois que quelqu'un me confie son malaise face à la violence vécue quotidiennement dans son couple ou sa famille (s'il/elle est adulte, bien entendu), je pense au travail à faire pour aller au-delà de la banalisation et de la justification. Pierre a pris le chemin du "pardon" et du "rétablissement" après avoir revécu sa détresse. L'amour pour sa conjointe et sa famille a fait le reste. 

Les conséquences de la violence 
Des périodes de peur et des attaques de panique se manifestent. Les différents symptômes, tels les cauchemars, des palpitations cardiaques, des nausées, des engourdissements et des étourdissements exposent l’individu à aggraver sa santé physique et psychique.


La loi du silence


TÉMOIGNAGE
Pierre D. écrit:
Avant de me mettre à l'écriture, j'en suis venu à me dire que d'écrire ce témoignage me permettrait de mesurer le chemin parcouru depuis la fin de ma thérapie.

Depuis mon enfance, je luttais contre des accès de colère qui m'ont fait perdre le contrôle, souvent; parfois, je rageais. Mes dents sont usées juste de les serrer, surtout la nuit.


En vieillissant, je me suis rendu compte que mon éloquence verbale pouvait servir deux causes: celle de m'exprimer avec précision, mais aussi celle de créer des situations particulières avec mes proches. Bien sûr, la culpabilité, jamais très loin derrière moi, me faisait me transformer du lion à la douce brebis pour me reprendre, mais pour tout l'or au monde, je ne me serais excusé à mes enfants ou à mon épouse. C'eût été trop humiliant parce que trop fréquent!


Ce n'est pas pour me justifier, mais j'ai appris à la bonne école. Quand j'étais petit, mon père était mon héros: s'il narguait ma mère, je lui donnais raison. Avec le recul de l'adolescence, j'avais commencé à réaliser que, quand mon père reprenait ma mère ou qu'il la sermonnait et la dénigrait devant nous, il n'avait pas toujours raison et surtout, il n'avait pas le droit. C'était son mode de communication avec nous aussi, et moi qui n'en connaissait pas d'autre, je l'ai repris à mon compte. Lorsque j'ai quitté le domicile parental à 17 ans, je ne savais pas que je transportais le modèle de communication paternel.


Mon père avait un vocabulaire bien particulier; je me suis entendu dire les mêmes paroles pour des "conneries" envoyées à ma femme et à mes enfants. Je n'en suis pas fier. Quand je songe à la cruauté de mes commentaires et à la souffrance que j'ai causée, j'ai mal. Le pardon ne m'est pas facile. J'étais capable de clamer mon innocence quand je ridiculisais un membre de ma famille en disant que c'était une farce et que le visé devrait développer son sens de la dérision. Je me faisais accroire que je pratiquais ma liberté d'expression alors que cela parlait plutôt de mon impulsivité.


Il fallait que je m'en sorte. Ma femme pensait me quitter, mon plus jeune allait bientôt partir pour le collège. Je suis dur à convaincre, mais j'ai choisi la thérapie du tunnel parce que je croyais que ça irait plus vite et aussi parce que c'était dans ma région.


Les scènes revisitées m'ont fait pleurer. J'ai eu envie de quitter la thérapie, mais j'avais trop à perdre. La violence de mon enfance m'a marquée, c'est indéniable. Je me suis revu et senti caché derrière le divan du salon pendant que ma mère tentait de se défendre. J'en ai voulu à mon père pour ses comportements violents, j'en ai aussi voulu à ma mère pour s'être laissée traiter comme ça. J'ai compris qu'à l'origine, mes accès de colère étaient  des décharges qui ne sortaient pas sainement, ni à l'époque, ni juste avant ma thérapie.

De décharges physiques en décharges émotives, je fis l'expérience directe de  l'impact des mots utilisés par mon père et je devins plus conscient de ceux que j'employais suite à mes sessions de thérapie. Puis, un jour, je suis entré en résonance avec des désirs enfouis, l'un d'eux, le désir d'amener ma femme dans l'aventure d'un voyage. C'était tombé dans l'oubli avec "la vie, la vie". J'ai alors commencé à lui en parler: pour moi, c'était nous donner une deuxième chance et ça me donnait l'occasion de pratiquer une communication plus saine, plus vraie. Elle était réticente et je la comprenais; comment aurait-elle pu me faire confiance? Il m'était maintenant facile d'imaginer le raisonnement qu'elle n'osait me partager. Les victimes de violence psychologique deviennent adroites pour éviter d'être pris dans "l'oeil du dragon". Je crois que ma femme en était venue à se demander si elle était en fait responsable des conflits entre nous. Pendant des années, je lui avais fait valoir que j'étais l'incompris.


Ventiler me permettait auparavant d'exploser avec des sarcasmes, visant à punir, à invalider sournoisement les membres de ma famille. Comme j'ai la tête dure, il m'est arrivé d'avoir encore recours à mes nombreux jugements sur tout. Plus tard, au cours de la thérapie, j'ai compris que ces comportements me protégeaient contre les attentes émotives des gens qui m'entouraient. Je leur coupais toute inspiration de partager leurs opinions. Cela faisait partie de ma vulnérabilité comme si je croyais que je n'aurais pu gérer les émotions que j'éprouverais s'ils se partageaient.

Un an après ma thérapie, je suis encore avec ma conjointe. Nous avons encore du chemin à faire, mais mes efforts portent fruit. Je suis heureux!

(Pierre D)


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.





lundi 9 juillet 2012

On ne naît pas violent, on le devient!

"On ne naît pas (un) soi, on le devient. Le soi est une construction, péniblement élaborée. Loin d'être toujours là, en attente de s'affirmer, c'est d'abord un cadre vide et ensuite une configuration mobile, en transformation permanente, que l'on ne fixe que par convention" (L'espèce fabulatrice-Nancy Huston, p. 23) 


Qui la le droit? (Patrick Bruel)
On m'avait dit :
"Te pose pas trop de question,
Tu sais petit c'est la vie qui t'répond,
A quoi ça sert de vouloir tout savoir?
Regarde en l'air et vois ce que tu peux voir"

On m'avait dit:
"Faut écouter son père"
Le mien a rien dit quand il s'est fait la paire
Maman m'a dit: "t'es trop ptit pour comprendre"
Et j'ai grandi avec une place à prendre

Qui a le droit
Qui a le droit
Qui a le droit de faire ça
A un enfant qui croit vraiment
C'que dise les grands
On passe sa vie à dire merci
Merci à qui? à quoi?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment

On m'avait dit:
"les hommes sont tous pareils
Y'a plusieurs dieu mais y'a qu'un seul soleil"
Oui mais le soleil il brille ou bien il brûle
Tu meurs de soif ou bien tu bois des bulles

A toi aussi j'suis sur qu'on t'en a dit
De belles histoires et pas que des conneries
Alors maintenant on se retrouve sur la route
Avec nos peurs nos angoisses et nos doutes

Qui a le droit
Qui a le droit
Qui a le droit d'faire ça
A des enfants qui croient vraiment ce que disent les grands
On passe sa vie a dire merci
Merci à qui? à quoi?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment

La souffrance des enfants
Ce texte d'une chanson bien-connue de Patrick Bruel m'a inspiré la lecture de témoignages sur la souffrance des enfants ayant vécu différentes formes de violence, celle qui laisse des traces sur des corps endolories, mais encore davantage... surtout celle qui provient des mots...des mots qui aggravent, des mots qui désabusent, des mots qui détruisent, des mots qui méprisent. Par ailleurs, les personnes violentes ont souvent toute une histoire derrière eux et ils méritent que l'on entende avec compassion ce qu'ils ont savamment gardé à l'intérieur d'eux pour se protéger.

On ne naît pas violent, on le devient! 
La violence est bien insidieuse parce que, dans un monde où des scènes de violence font partie de ce que l'on voit et ce qu'on entend à la télévision, dans les jeux-vidéo, dans les feuilletons et même en humour, on ne la reconnaît presque plus, à moins qu'il n'y ait beaucoup de sang comme disent mes petits-enfants, et encore bien moins si ce ne sont que des mots. La diffusion de productions à caractère violent donne un laxisme de plus en plus présent, qui fait que nous la banalisons constamment dans notre quotidien.

La violence des mots
Les propos blessants dans tout genre de dialogue sont monnaie courante dans certaines familles. Les adultes la cultivent pour marquer des points entre eux et l'entretiennent en pensant que leurs enfants ne la perçoivent pas, ni ne l'entendent. 

Les paroles blessantes laissent une empreinte sur leur coeur
Bien au contraire, plus ils sont jeunes, plus ils y sont sensibles car ils n'ont pas encore autant de filtres pour la banaliser ou la dissiper. Plus ils sont jeunes, moins ils comprennent ce qui se passe, mais les actes de violences et les paroles blessantes laissent une empreinte sur leur psyché. La violence conjugale peut aller à la violence physique, mais il faut reconnaître que, le plus souvent, elle est  psychologique, subtile, et difficile à cerner. Cette empreinte est tellement durable qu'il peut se passer de nombreuses années avant de ne pouvoir l'identifier et de pouvoir la nommer.

Comportement de violence psychologique 
Tous les enfants qui l'ont vécu sont affectés à différents degrés par la violence. Comment un enfant de cinq ans comprendrait-il ce qui se passe quand il entend son père dire à sa mère « T’es ben nounoune ! Va te mettre autre chose sur le dos, on voit que tu sais vraiment pas t’habiller »? On peut facilement imaginer que ce message sera pris pour une vérité et croira que sa maman ne sait pas s’habiller. Il n’a pas accès à l’interprétation des adultes selon laquelle il s’agit d’un commentaire dénigrant, désobligeant, d’un comportement de violence psychologique qui vise à contrôler la façon de se vêtir de sa partenaire.

Les enfants témoins de la violence conjugale
Certains auteurs parlent d’enfants témoins de la violence conjugale et non pas "victime" puisque l’enfant n’est pas la cible directe de la violence conjugale. Souvent, c'est sa mère qui l’est. Il n’en demeure pas moins que, dans tous les cas, des enfants exposés à la violence conjugale disent avoir ressenti une confusion et une détresse, ne sachant que faire. Même les silences et les bouderies font partie de gestes violents s'ils ont pour but de se couper de l'autre (qu'il sèche!)

La violence physique
La violence physique n’est pas nécessairement plus claire pour l’enfant. L'analyse qu'il fait, c'est que, s’il fait quelque chose de mal, il est puni. Quand il entend les reproches de son père envers sa mère et voit suivre les coups, sa mère a dû fait quelque chose de « mal » et si son père la « corrige », il peut trouver cela cohérent. Lorsqu'il perçoit les situations conflictuelles, il ne va pas nécessairement identifier la violence et savoir attribuer à la bonne personne, la responsabilité des gestes et des comportements violents.

Révisons la définition de la violence conjugale. En deux parties, la première se lit comme suit :

"La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique".

Le rapport de force
La violence conjugale s’installe habituellement au fil du temps, tellement que les victimes elles-mêmes ont de la difficulté à identifier cette problématique dans leur vie. En intervention, nous avons parfois de la difficulté à la dépister et les proches des victimes la reconnaissent rarement ou croient à tort qu'il s'agit d'un acte isolé.


Un rapport de pouvoir et de domination
Il faut traiter du second aspect de la violence conjugale, celle du rapport de pouvoir et de domination qui résulte de l’utilisation de comportements violents. Au fil du temps, la violence conjugale entraîne un déséquilibre du pouvoir dans le couple. Un des parents se retrouve en position de domination et de contrôle sur l’autre parent. Les enfants sentent ce rapport de pouvoir, percevant qui mène et qui détient le pouvoir. Sans être capable d’évaluer ce rapport de domination, ils tenteront de s’y ajuster.

Le stress, facteur à l'origine de la violence
Certaines violences ont à l'origine le stress, facteur déplaisant s'il en est un. La recherche sur la violence indique que l'agression est une réponse à la frustration et que c'est une technique apprise de recherche de solutions. La bonne nouvelle, c'est que si c'est une stratégie apprise, il est possible de la désapprendre, avec des efforts dans ce sens.

L'agression, la force de l'impuissant
L'agression comme réponse à la frustration est susceptible de se produire lorsque les conséquences sont peu ou pas douloureuses. Un homme qui rabroue sa femme devant des invités évite alors de se faire sermonner en retour. Pour plusieurs, la violence est une manière de contrer un sentiment d'absence de valeur et d'impuissance. 

Une faible estime de soi
Une personne avec une faible estime et un fort sentiment d'incompétence répond, soit agressivement ou à l'inverse, en déprimant, dirigeant la colère extérieurement ou intérieurement. L'hostilité, l'arrogance, la défiance et le mépris par des propos sarcastiques, abusifs, ont chacun un pouvoir destructif. L'apitoiement sur soi découle également de colère envers soi-même. Plusieurs personnes atteintes de dépression majeure sont en inhibition d'action. 

L'alcool exacerbe les comportements de violence
Les colériques font souvent portés aux autres leur situation et leurs sentiments. Il faut dire qu'il y a une différence entre la colère et l'hostilité, entre la colère et la violence, mais elles sont liées parce qu'elles se manifestent ensemble. La boisson exacerbe les comportements de violence parce qu'elle modifie la réalité et impaire le jugement.

La violence léguée à nos enfants
Les personnes stressées ne se séparent pas en deux, l'une pour la rage au volant et l'autre avec des règles de vie pour la famille. Si nous avons tendance à être hors de nous sur la route, les fuites de cette même violence trouveront issue lors des activités familiales. Évidemment l'école et la société peuvent s'ingérer, en donnant l'exemple, en gérant les situations d'intimidation, en faisant des publicités prônant la gentillesse et le respect de l'autre, mais si nous avons une violence intérieure non liquidée, nous l'extérioriserons et la léguerons à nos enfants.

Transformer les comportements destructeurs
Les enfants suivront l'exemple de papa et/ou de maman...Pourquoi fiston serait-il différent de sa maman, impatiente et toujours à l'affût de ses messages sur internet? L'immaturité émotionnelle qui incite à des comportements destructeurs est déclenchée par une accumulation de frustrations qui se libère par des propos malveillants ou rabats-joie. L'obstacle, pour s'en départir, a souvent à faire avec l'orgueil, n'étant pas conscient que toute cette violence pourrait être mis à profit pour agir sur les difficultés qui causent les surcharges d'émotions au lieu de les déverser sur les personnes qu'ils aiment. La violence est une négation du respect pour l'autre et de soi-même aussi.

Des attitudes enracinées comme moyens de défense
Le déni est l'arme de celui qui ne veut pas regarder ses attitudes enracinées comme moyens de défense quand il se sent impuissant et dépassé. Le déni permet de survivre. Tout le monde vit de la colère et la frustration mais certaines personnes ont un niveau de tolérance plus bas à cause de leur vécu.

À chacun de faire son bilan!

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

dimanche 3 juin 2012

Therapy is a powerful tool to discharge negative emotions/testimony

There are few things I like talking about more than about reducing stress through the narrative discourse using the first person viewpoint, first, because of the results second, because, once a client has done it, it is almost like starting to write on a clean slate. I would say that doing this work is "a return to life". It is a wonderful way to clean up the past and reach levels of joy and fulfilment never reached before. 



 
Tunnel therapy brings outstanding results

Survivors of trauma have not reached psychological maturity
When people are survivors of certain trauma, they readily admit that they got older but never really grew up. One of the ways in which survivors know they have not grown up is that they identify with some of their fixed emotions, feeling their anger is triggered by someone: "I'm angry because you make me angry". Easily triggered, they do not experience emotions created as appropriate to their beliefs, desires, involvements and what they want out of life.

Inner work opens onto direct communication with the subconscious mind
This technique of inner work called the tunnel therapy is one which opens onto a direct communication with the subconscious mind to heal past traumas and to overcome limiting beliefs. The people who consult in tunnel therapy face and tackle their problems at their root cause.

Emotions that remain locked in are negative affects
Everyone is enabled to access their emotions. Certain emotions like fear and stress stay locked in the body, profoundly affecting most people much of the time. Once they have finally released states of fear, anger, anxiety, stress, depression and loneliness, and the blockages are removed, vitality flows freely and a sense of calm and well-being is expected.

In essence, three ways are commonly used in handling a feeling:

Suppress it. But mostly, suppressed feelings stay there, building up and festering inside, causing anxiety, tension, depression, and many stress-related problems, causing the individual to behave in ways he doesn't understand, seemingly out of control.

Express it. Losing one's temper relieves the pressure of accumulated emotions because it puts the feeling into some type of action, but it doesn't get rid of the feeling, or the roots that create the feeling. It only relieves the pressure of it momentarily.   

Avoiding the issue. Coping with the feelings by avoiding the issue, by talking, watching TV, eating, smoking, drinking, taking drugs, having sex, thwarts our efforts to escape them; we know they are still there. The form of stress they generate takes a toll on the body.

Option for handling a feeling – once you focus on it, fully experience it, you can let it go.
It involves putting words on it, working it out, releasing it, and then, discharging it from the body, from the mind in order to develop better coping strategies where and when it applies.

Stress, anxiety, shame, guilt, pain, sadness, trauma 
These are feelings and emotions consistent with being human. At times, these can block our ability to live life fully and give us the impression that we are stuck in situations beyond our control, such as when we find ourselves repeating patterns of violence in relationships, failures with career choices, or repetitions of physical ailments and health issues indicating our ill being.


The tunnel therapy is a powerful tool to let go of negative emotions
Tunnel therapy is a simple but powerful tool that can help regain the sense of choice over negative emotions and help each individual recover personal power, turning the stuck energy into empowerment so that he can freely choose what is best in his life. After releasing the negative emotions, the individual is free to experience more of life's joy and happiness as well as health.

Violence and harassment in the workplace
A lot of people have experienced violence in the workplace. It usually starts benignly, but some claim it has damaged their self-esteem so much that once they got away from the agressor, they were unable to return to work. Evidently, there are two sides to all stories, but what follows is the story of one person who has decided to fight for her rights.


TESTIMONIES
Theme: violence in the workplace
Angela writes:

I raised my children before I went on the workforce. When I first began, I was excited and very motivated. The work entailed training people and I loved the contact with the other workers. Eventually other women joined the task group and it soon became clear that one person who didn't know me was already against me. Snide remarks about my choice of attire, taking all the opportunities to speak down to me in front of the others, tatling to our boss about my supposedly wrongdoings, direct attacks at the dinner table concerning my faith, all these remarks became everyday events.

When I went to my boss regarding this, she said I was an adult, that I should communicate to this other worker about how it made me feel. I tried but this person had a bagful of tricks to destabilize me. It was ten long years before I was able to make a change in my work situation, but the damage was done. When I entered therapy, it became clear that I was suffering from low esteem and I tracked it down to all the low, unspeakable comments addressed to me while on that workteam. Not only did I feel fragile and unimportant, but somehow, I almost validated the right to others to denigrate me like that. I almost felt responsable for the attacks and it was really because I knew I must be wrong about this that I even spoke about it. I felt shameful of this situation and was afraid I would be judged on the merits of those attacks on my person. Truly, I felt demolished.

Eventually, I looked at other aspects of violence in my life. It was very liberating, but I had to build my self-esteem over again. It was a lot of work and I could have avoided all of that if I had trusted my instincts as soon as it started. Today, I would do it differently and I'm proud to have gained back my self-love and my dignity. 

The feeling of being abandoned
Family and friends of suicidal people bring them to this therapy with a lot of expectations. Often, the person is even brought by family members who are desperately trying to save her or him.

In this instance, I met Lee when she was getting other services than mine. When she became my client, I had no idea what would happen as I had absolutely no background or family to fall back on should she attempt something at my Center.


Theme: heal from being abandoned
Lee writes:

When I first met Ms. Loranger, I had attempted on my life 13 times already. I was under 40 years old and didn't think I could go on much longer, having been abandoned by my ex-husband shortly before.

Maybe you think that I didn't really want to die, maybe so, but each time I thought "This is it!" And I was so angry when I woke up in the hospital after trying again.

I tell you, I was building on my repertoire of techniques so that one of these times I would succeed.

You know how you make scenarios in your mind. When I was given Ms. Loranger's name and accepted to do the therapy, I had to do it, just to prove that I had given it a try. When I did kill myself, whoever had believed it could help me would not hold it against me, because after all I had tried. Right?

Six sessions later, I was a little better. When life has been so miserable for so long, every little bit counts and it is noticeable. I could also tell that there was a slight shift in my attitude, my "thoughts" even appeared more "normal" if I can say it that way. It still took a full year of process to RESTORE me.

I'm lucky in the sense that I own property and I was thus able to fund my therapy. After the first few weeks, I stopped thinking so much about death and I surprised myself by going to ask help from unlikely people to help me go through my divorce and all the proceedings. That was so new to me, it even surprised me.

Really, I am an advocate of this therapy or have become one. I am writng this two years after I did my therapy, and there hasn't been a day I have not been grateful to....for telling me about this therapy. For anyone who's lied awake thinking that DEATH would bring RELEASE, I say: Give this a try, you will not regret it, I swear,

Thanks to all who helped me through this. I thank me for doing it.


Theme: healing from family feuds
Teresa writes:

I didn't have menstruations for 12 years. At 16, I weighed 82 pounds. I was hooked on a respirator and spoon fed baby food for a whole year. I was hospitalized and given last rites. I lost many fine years in my life. But an angel watched over me in the person of my aunt....she insisted that I move away from my parents' home where I was an only child.

My mother is the best at everything and I shall never be able to measure up. I have stopped trying, but for many years, I was in a competition with her. My therapy is over, but I'm still trying to rebuild myself and get to know and love who I am.

I started vomiting when I was 11 years old. My mom and dad would get into solid arguments about my weight; dad calling it my baby fat and saying the appeal of boys would soon turn me into a beautiful swan, my mother insisting on measuring the food on my plate, even when we had company. What humiliation! She also forced me to swallow laxatives.

I felt like I was such a failure and a deception. I swore to myself that I would get to master my weight. A girlfriend on my soccer team said she made herself vomit when she ate too much. I learn fast, I was soon an adept, as well as becoming a really good liar about all the time I either spent in the washroom or why I was only picking at my food in my plate. It felt like a game sometimes and I became quite good at managing myself in other ways as well.

No one suspected until June 2007. It was at an anniversary dinner. I ate and shortly after, I headed for the W.C., my little cousin entered, heard me and told my angel aunt who confronted me. I was soon telling her in bits and pieces about my personal hell. My aunt works at the ....public health, so she got on the phone and called her friends who refered her to ............ I wasn't yet ready to give it up so I started going down fast. When I reached 82 pounds, my doctor recommended hospitalization. It was worse than anything else. I had no power on what happened to me and I was ready to die, or so I thought. It felt like I was dying anyway.

My aunt continued to look for a miracle. One day, she met Lorraine at a cultural function and after talking about me, invited her to visit me in the hospital.

I didn't meet with her until eight months later (To be released from the hospital, I had to gain weight), but the therapy was what I needed. Today, I am learning to respect myself and to say no. When I was residing in a group home, a lot of the work involved getting to know the needs of my body. It was very useful, but when I started the inner work, I started to understand what got me where I was. I was reliving the whole scene and I saw how I preened for my mother as if I was a talented little monkey. I wanted to please so much that I wanted to die if she had asked me: that is how it felt for me.

I haven't made my peace with my mother and I don't even want to at this time. But I am living very well with my decision. I have work that I like and I have started to see a man who really cares for me. Everyday is a challenge, but I am now better equipped to face up. If needed, I know I would go back into tunnel therapy and that it is not a sign of failure, but one which shows how I want to live strong and healthy, both physically and mentally.


Message from Lorraine Loranger
Our fast-moving modern lives prevent us from following our natural rhythm. Based on hyperactivity, competition, and will, we hold in contempt our fatigue and stress. As we go beyond, producing efforts upon efforts, we buck up, we hang on, we persist and end up...exhausted.


Let us say that I have a philosophy for doing the work I do and the way I do it. Accounts of significant events in the life of the narrator have a plot, which is less often chronological and more often arranged according to a principle determined by the nature of the help the person needs. It is non-conventional: narration in the sense that it is used here deals with description, time, as well as context. 


Thank you for your continuous support making sure education touches all your contacts.










mardi 3 avril 2012

La violence et la maltraitance, source de ressentiment


L'origine de la violence
Plusieurs comportements peuvent être à l’origine d’une intense violence. Parfois celle-ci s’exhibe, alors que, d’autres fois, elle est retenue et contenue. Quand y a interdit d’exprimer la vérité, il y a une notion de se taire alors qu’on devrait s’exprimer.  Il s'agit là d'une violence et donc, d'un stress contre lequel l'individu devra lutter. Quand une personne ne s’autorise pas à exprimer sa façon de voir, de penser, d’exprimer ses désaccords, elle est alors obligée de les garder en dedans de soi. Le cerveau se charge de bloquer les informations qui font trop mal.

Dénier ses perceptions est une conséquence de la violence et de la maltraitance       
L’interdit d’exprimer ses émotions conduit l’enfant à dénier ses perceptions (Miller, 1997). Ainsi, ses anciennes colères, jalousies, qui n’ont pas été éclairées et assainies, sont là encore actives, parfois refoulées et vont se projeter sur des personnes de substitution, parfois même sur des animaux sous forme d’allergies, de peur de les exprimer. De tels déplacements sont fréquents et lors d’une thérapie en approche somatique par la thérapie du tunnel, ces allergies s’atténuent considérablement; parfois, elles s’éliminent complètement.  


La dissociation et la déconnexion des émotions 
Quand un individu a été maltraité, négligé ou abusé dans l’enfance, la dissociation et la déconnexion des émotions permettent de survivre. L’enfant n’a pas le choix. Il est contraint à la dissociation pour ne pas souffrir autant.

La violence contenue prête à se manifester sur les enfants
Beaucoup de parents qui font subir leur violence à leur enfant ne peuvent s’en empêcher, c'est plus fort qu'eux. La violence intérieure accumulée à leur insu date parfois du temps où ils ont été élevés par des parents qui les ont aussi maltraités. Cette violence est toujours là, prête à se manifester sur leurs propres enfants. D’autres violences, d'autres stress extrêmes, comme les conséquences de l’alcoolisme, réduisent aussi la capacité de dire la vérité et de voir clair. Souvent un parent alcoolique découvre sa violence et sa rage à partir d’un événement banal.  


Mélanie est la cadette d’une famille de trois enfants. En homme malheureux, le père a bu toute sa vie. Un handicap physique l’a rendu amer. Homme violent, surtout avec les mots, il a assujetti sa femme et ses enfants comme si ceux-ci devaient être des «bêtes dociles et obéissantes» en tout temps. Il a souvent déversé son fiel sur ses enfants sans que leur mère ne les défende. Selon Mélanie, la mère a vécu sa vie pour son mari afin de ne jamais se le mettre à dos. Les trois enfants ont des séquelles de cette vie avec de nombreux abandons affectifs dans un climat de conflit et de contrôle. 


À trente-cinq ans, Mélanie a pris une décision majeure, mais cela fut mal vu par le reste de sa famille. S’est alors développé un conflit ouvert entre le père et Mélanie. La querelle a pris une tournure grave lorsque, dans une réunion familiale, le père ivre a livré sur la place publique, des informations sur la vie privée de Mélanie.

Blessée et en colère, Mélanie a vécu cinq années d’enfer à vouloir faire entendre son point de vue, mais personne ne voulait savoir sa version des faits. On a donné foi à la version du père et on ne lui a laissé aucune chance de s’expliquer. À quarante ans, n’en pouvant plus, elle vient consulter. Mélanie ouvre sur son impérieux besoin de justice et pour retrouver une paix du coeur. 

Mélanie écrit:
«C’est cela que je veux. Je voudrais pouvoir crier que ce qu’on dit de moi est faux et dissiper ce malentendu et c’est impossible. Je suis soupçonnée avant même d’ouvrir la bouche. Je veux m’expliquer mais il n’y a personne qui écoute.» 

Cesser de demander la justice       
Il devient évident que justice ne sera pas faite. Parce qu’elle demeure dans sa revendication, Mélanie reste liée à l’événement. Elle convient finalement qu’elle doit cesser de demander que ses parents répondent à son besoin de justice et poser un geste de renoncement. Après avoir ressenti la colère, le chagrin, la tristesse, elle doit déposer sa révolte hors d’elle.

Au début de son trajet, Mélanie a voulu passer outre à ses symptômes émotionnels sans aller aux racines de la blessure. Elle esquive en tentant de brûler les étapes, en touchant les émotions qu’elle pensait devoir vivre plutôt que d’attendre doucement leur remontée. Mélanie n’est pas exceptionnelle dans cette manière de faire. Plusieurs personnes ont eu tellement mal qu’elles veulent résoudre au plus vite cette partie douloureuse et elles ne veulent pas passer au travers de leurs émotions.

À mon sens, vouloir se presser de guérir est une manière "de se faire violence": je perçois souvent que l'individu vit sa thérapie comme il vit sa vie. S'il est stressé dans la vie, dans les débuts, il sera stressé dans sa thérapie voulant aller plus vite que son subconscient. Il faut prendre le temps de traverser cette souffrance. Ne pas se donner le droit de vivre l’intensité de ses émotions prive l’individu de sa libération finale: la compréhension n’est pas suffisante.

Témoignage
Mélanie écrit:
«Quand j’ai cessé d’avoir du ressentiment, la rancune s’est évaporée. C’est comme si j’avais été enfermée dans mon malheur; je ne m’occupais plus de moi, ce que j’ai depuis recommencé à faire. Je ne prends plus de boisson, ni de médicaments pour mes crises d'urticaire. Je sais que je demeure fragile, mais tous les jours qui passent, je me sens plus solide. Mon conjoint et mon fils sont plus libres: j’ai une nouvelle amie à qui je raconte mes déboires plutôt qu’à mon fils qui en avait marre de voir sa mère toujours en pleurs».

Mélanie a enlevé son carcan de plaies au coeur, elle a finalement le coeur libre. Elle songe maintenant à ses rêves, celle de bâtir une famille avec l'homme de sa vie. Elle se rend compte de tous ses petits bonheurs qui ne sont pas liés à sa relation paternelle et elle s'est dégagée de ce qu'elle voulait tant: la justice ne l'emprisonne plus, elle a finalement « lâcher prise ».

Son témoignage plus récent donne une appréciation du chemin parcouru
"Mes angoisses ont disparu. Je me sens chez moi en moi et j'ai de plus en plus envie de n'être que moi avec tout ce que ça comporte. Je vis chaque jour avec plénitude. Mon calvaire est terminé. J'ai eu la chance d'avoir un conjoint non-violent qui est bien dans sa peau; je me sens bénie et j'aime ma vie de plus en plus tous les jours. Mon père est ce qu'il est devenu avec ses problèmes, mais cela ne me fait plus de peine. Il a choisi son destin comme il le pouvait et moi, j'ai choisi le mien en confrontant mes démons. Je suis heureuse comme jamais je n'aurais pensé".

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.








dimanche 6 novembre 2011

Notre enfance se répercutesur nos enfants

Confronter l'éducation donnée par vos parents
Si, un jour, vous avez l'occasion de lire le livre de Chantale Proulx "Un monde sans enfance", vous conclurez sûrement qu'à confronter l'éducation donnée par vos parents et à nettoyer les dommages encourus pendant votre enfance, vous aurez passablement moins de difficultés à élever vos propres enfants.



Le sens de sa vie en "récit de vie émotionnel" 
Ce n'est pas une mince affaire d'élever des enfants et chaque parent fait de son mieux. Les personnes que j'ai rencontrées en "récit de vie émotionnel" cherchent le sens de la vie de l'enfance durant la démarche. Il est rare que les personnes arrivent en réalisant que les injustices, la solitude, l'abandon émotif, le rejet parental, la honte, la violence, la peur, les douleurs intergénérationnelles, sont à la base de la souffrance et tous les questionnements qu'ils ressentent à élever leurs enfants.


Les comportements de nos parents: le contraire en réaction
Comprenez que même lorsqu'on tente d'éviter les comportements de nos parents, il y a fort à parier, qu'en réaction, vous vous comportiez à l'opposé, ce qui crée un autre problème. Si vous ne répondez pas aux situations avec une option libre de contrainte, c'est inévitablement une réaction. C'est difficile à expliquer, que, n'est pas libre celui qui se contraint à ne pas faire pour ne pas agir comme d'autres envers lui.

L'aveuglement dans la manière d'éduquer ses enfants
Personne ne s'y trompe. Si le comportement choisi vous enferme dans une impasse, elle est généralement générée par l'expérience que vous avez vécu. Il y a de l'aveuglement dans votre manière d'éduquer vos enfants si tel est le cas.

Des exemples des conséquences se présentent tous les jours avec la thérapie du tunnel. Sans vouloir juger, car il ne s'agit pas d'une critique, les expériences de l'enfance offrent une mise en contexte pour une prise de conscience. Dire les vraies affaires n'est probablement pas ce que l'on veut entendre: "la culpabilité" ressentie par tous les parents mène à une réflexion en thérapie du tunnel. Et ce qui ne veut pas dire que les parents ne font rien de bien, loin de là! 

"C'est pour ton bien" est le pendant de "Tout bourreau a été un jour une victime"
Alice Miller, dans son livre "C'est pour ton bien" dit avec raison que
"Tout bourreau a été un jour une victime". Ce serait une manière d'assimiler le mal subi, de n'avoir rien à en dire, qui ressemble à un oubli, une impossibilité de le voir en face, de l'affronter pour ce qu'il est (Lytta Bassett). Selon elle, la seule façon d'exprimer, de faire face à son mal (de s'en défendre) est de l'amplifier. La violence serait l'expression de notre tentative spontanée de maîtriser l'abîme en le créant nous-mêmes.


Promouvoir une identité par défaut
Parfois, l'autodestruction par l'alcool ou la toxicomanie va promouvoir une identité par défaut. Voilà pourquoi le mécanisme autodestructeur est tellement difficile à enrayer.


L'enjeu, bien sûr, de regarder son enfance sous la loupe, est la quête de la paix et de la liberté d'être dans l'aventure d'éduquer ses enfants.

Témoignage de Catherine:
" J'ai été élevé par des parents trop occupés pour avoir un enfant. Ils en ont eu trois, nous avons grandi comme on le pouvait.
Grâce au travail effectué pendant 1 an- au début, à raison de 2 heures par semaine, j'ai réussi à changer ma vie : me détacher de mon boulot puis le quitter, rencontrer mon mari, me marier et avoir un enfant, mieux gérer mes angoisses, mieux savoir me protéger vis-à-vis de mon entourage et de ma famille qui avait tendance à m'envahir pour voir mon enfant, bref j'ai trouvé ma place. Ce travail a souvent été difficile, et n'a été possible que parce que j'avais atteint un tel niveau de souffrance qu'il n'y avait pas d'autre solution à mes yeux. J'ai eu la chance de trouver et de choisir quelqu'un qui a su me guider parfaitement sur le chemin qui menait à moi-même. Je suis particulièrement heureuse et fière de cette expérience. "


La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 


Message de Lorraine Loranger

Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en soumettant cet article à vos contacts.