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mercredi 2 juillet 2014

S'approprier son avenir redonne un élan de vie

S'approprier son avenir pour redonner du sens à sa vie
Il n’y a pas de solution facile pour s’approprier son avenir et redonner du sens à sa vie quand on y arrive plus. Chacun de nous est un être complexe et avant de bien se connaître, nous devons faire de nombreuses expériences. Lors du récit de vie, le processus de reconquête de soi comporte plusieurs étapes. 

Le témoignage de Mélanie illustre bien les étapes:
Au début, on se méfie de sa capacité à entrer dans ses émotions. À force de les refouler, de se barrer et de ravaler, on finit par ne plus savoir ce qu’on éprouve.
L’exaltation qui suit quand on y arrive est parfois suivie de colère de devoir être là à fournir cet effort. Viendra ensuite la peine ainsi que des vagues de souffrances, de résistances et d’espoir en alternance.
Des hauts et des bas…le processus de réappropriation de soi est suivi par une « période de négociation » ferme avec soi-même. Ma capacité à résoudre mes conflits intérieurs a été mise à rude épreuve. Qu’est-ce que j’étais prête à abandonner au risque de ne plus être capable de retourner à la vie que j’avais connue? Qu’étais-je prête à changer pour ne plus y retourner?
S’élever au-dessus de ma vie endommagée m’a permis de regarder en face les non-dits, les secrets gardés par la famille. C’était comme faire un voyage vers l’inconnu.
Pour vivre mes émotions sans en souffrir excessivement et pour cesser de m'anesthésier, je devais acquérir : la "grammaire émotionnelle". Le simple fait de les sentir là si près stimule une énergie créatrice porteuse de tous les projets que j’avais abandonnés.
Mais, comme dans tout, s’en est suivie une période de deuil pénible et remplie de tristesse. Quand j’ai réalisé la vie dont je me contentais, j’ai eu de la difficulté à l’assumer. La tristesse a fait partie de ce processus en même temps que de temps en temps, l’espoir de voir mes projets se réaliser. Sans elle, je me doute que tout ce travail n’aurait pas eu de sens. La douleur la plus vive à traverser pour devenir honnêtes sur le plan émotionnel, c'était de reconnaître que je n’avais pas été aimée quand j’en avais le plus besoin. C'était très, très difficile de ressentir cette douleur, d'accepter qu'il en soit ainsi. Toute ma vie, j’avais attendu qu'un jour mes parents changent et se mettent à m’aimer correctement.
Je suis contente de voir la progression de mon cheminement en participant aux différents ateliers de groupe qui m’ont permis de reprendre l'élan dont j'ai besoin pour continuer. Reprendre mon pouvoir personnel sur ma vie a passé par la dissipation de l’engourdissement dans lequel je me maintenais depuis des années avec mes troubles d’alimentation.
Se choisir est un geste très intime, parfois insécurisant, parce qu’il oblige à se faire confiance.

La peur de la perte de contrôle
Certaines personnes craignent de perdre le contrôle si elles échappent des émotions. Parfois, elles savent ce qu’elle devrait ressentir, mais n’en font pas l’expérience s’en étant complètement dissociée. Certains pour supprimer leur douleur insupportable refouleront leurs sentiments jusqu'en oublier le souvenir du traumatisme et d'idéaliser ses agresseurs.

L'organisme enregistre ses sentiments et émotions refoulés
Le cerveau, dans son refus, tourne en boucle pour faire face au choc. Ainsi, plus tard, il n'aura plus aucun souvenir conscient de ce qu'on lui a fait. Mais en parallèle, l'organisme corporel enregistre et emmagasine tous ces sentiments de colère, de tristesse, de détresse, d'impuissance, d'angoisse et de douleur refoulés, de honte.

La haine qu'on retourne sur soi
Ces émotions et ces sentiments se stockent durablement, comme dans des réservoirs, et plus tard, chaque occasion sera bonne pour se déverser. Le temps de se charger de haine envers les autres ou de le tourner contre soi-même par les dépendances à l'alcool, au tabac, à la drogue, les troubles de l'alimentation, la dépression...tous des obstacles au bien-être.

Mélanie poursuit son témoignage :
Je présente rapidement mon parcours. À partir de mes 13 ans, mon rapport à la nourriture est devenu malsain. Je me croyais laide, je voulais perdre du poids, alors, je cachais des barres de chocolat, des gâteaux et des noix dans ma chambre pour les manger dans la nuit. J'étais extrêmement complexée, ma mère me disait que j'étais ronde, l'ambiance entre mes sœurs et moi était extrêmement oppressante, mais je faisais semblant d'aller très bien.
Ma confiance en moi et mon estime de moi a toujours été très basse. Ma première année au secondaire a fini de me faire perdre le peu de confiance et d'estime de moi que j'avais. Au début, j'ai espéré que quelqu'un remarquerait mon comportement d'autodestruction. Pendant sept mois, je ne mangeais qu'une tomate tous les deux jours, avant de tomber dans la boulimie non-vomitive, couplée à une dépression sévère.
Mon année s'est déroulée plus ou moins bien, j'ai finalement perdu le poids que j'avais pris, je commençais doucement à aller mieux.
Les années suivantes, je me suis mise à bosser d'arrache-pied, d'autant que je convoitais d'être accepté en sciences infirmières. Quand je ne travaillais pas, j'allais courir… 12 kms par jour… tous les jours. Je faisais des crises, j'étais obsédée pendant mes examens par ce que j'allais manger, ce que je ne pouvais pas manger, bref, dans une terreur absolue en tout temps. J'arrivais à peu près à tenir jusqu'au moment où je me suis totalement écroulée. J'ai demandé de me faire hospitaliser. Je n'arrivais plus à aller en cours, j'étais trop mal. J'ai donc arrêté. J'ai commencé un suivi diététique; un groupe de parole dans un récit autobiographique au Centre Au nom de la santé m'a beaucoup apporté. Cette hospitalisation m'a permis de me recentrer.
Après 3 1/2 ans, je m'en suis sortie. J'ai reçu d'excellents services au Centre Au Nom de la Santé. On m’a pris là où j’en étais dans mon cheminement de vie et on m’a aidé à refaire mes fondations en développant mon estime de moi-même. La sensation de vide intérieur s’est apaisée.

Rester au stade du déni nuit à sa maturité 
La peur inconsciente que ressent l'enfant confronté à des parents perturbés peut l’accompagner toute sa vie s’il reste au stade du déni pour refuser de se confronter à elle.

Prendre du recul demande une détermination 
Chaque étape comporte ses difficultés particulières, ses remous émotionnels. Prendre du recul par rapport à son ancienne vie demande détermination et le non-attachement aux mauvais plis de l’égo. À ce stade, si le changement n’est pas conçu comme un processus positif, on se laisse parfois tomber.

Raviver ses rêves enfouis suite à la mise à jour
Le fait de continuer amène aux confins de l’égo et c’est le début pour raviver ses rêves enfouis…sur les relations importantes…la santé et le bien-être…la mise en mots…la cohérence de son histoire afin de dénouer l'inconscient pour faire éclore sa personnalité.

Le passé est rempli d'un fourbi de ce que l’on a acheté des autres
Certaines personnes sur le point de réaliser de grands changements se disent que leurs rêves ne sont pas importants, insistant sur leur besoin d’être sensé et raisonnable. Ces vieilles idées font partie de la rencontre avec leur vieux MOI. Les opinions des vieux complexes ne sont pas la vérité; il représente habituellement un fourbi de tout ce que l’on a acheté des autres.

La reconquête de soi pour débloquer tous les domaines de sa vie 
La reconquête de soi permet de ne pas rester bloqué dans aucun domaine de sa vie. Le fil conducteur de toute démarche est de retrouver l’interprétation des événements qui font obstacle à la capacité de s’épanouir, autant pour retrouver sa confiance en soi que son estime de soi.

La répression des sentiments rend malades
La répression des sentiments authentiques rend malades. Habituellement, nous les réprimons par peur. Malgré tout, contrairement aux enfants, les adultes affranchis de leur famille peuvent se débarrasser de cette illusion, pour le bien de leur santé et de leurs enfants. Ceux qui veulent vraiment connaître leur vérité en sont capables.

La haine dirigée contre soi est destructrice
La douleur de ne pas avoir été aimé n'est qu'un sentiment, un sentiment parfois destructeur quand il est dirigé contre soi-même. La haine dirigée envers soi-même peut être très destructrice pour soi-même et pour les autres quand elle est refoulée.


La "rencontre" avec son histoire et soi contribue à la guérison
Le but de "se rencontrer" dans le récit de vie émotionnel est de guérir. Guérir des autres demande de faire le deuil des attentes pour l'amour tel qu'il aurait dû être; cela veut également dire de rediriger ses attentes tout en devenant de plus en plus conscient de son corps pour lui donner douceur et plaisir. C'est un travail ardu de changer ses attentes et de s'approprier la responsabilité de se "donner à soi" plutôt que de donner encore et toujours à l'autre.

Mettre à jour ses conflits augmente la santé
Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés: la santé émotionnelle et la santé physique en bénéficient. Il gère mieux ses stress pour la suite.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

vendredi 13 juin 2014

Redevenir auteur de soi-même et responsable de ses choix

Un héritage vient à la naissance
Naître donne automatiquement droit à un héritage. Celui-ci comprend non seulement la couleur des yeux, mais aussi des aspects aussi intangibles que le tempérament et encore plus importants, une histoire familiale. L'héritage est quelque chose qui est légué par un autre. Dans le cas des parents qui nous font un lègue, celui-ci peut être "tangible ou intangible" et aura comme conséquence un effet durable sur notre vie.

L'héritage émotionnel de la mère 
Dans l'intangible, quand on est une fille, habituellement, on hérite un « héritage émotionnel de la mère ». Par identification,  ce sera le comportement de la mère, ses attitudes, ses croyances, ses habitudes, ses suppositions et ses réactions face aux personnes et aux événements importants de sa vie. Ceux-ci  s’enracinent au fil du temps, du moins jusqu'à ce qu'ils soient éclaircis, parlés, repensés.

Le rang dans la famille
Quand on naît dans une famille, on est aussi dans un rang à moins d’être un enfant unique. Ceci implique beaucoup plus qu’il n’y paraît. «Le rang de naissance constitue l’un des facteurs les plus importants dans le développement de la personnalité». (Marion Balla, éducatrice et thérapeute à Ottawa). Selon les experts, plusieurs facteurs peuvent entraver les effets liés au rang de naissance.

La séparation des parents est un drame pour un enfant
Par exemple, les circonstances de chaque famille influeront sur les événements qui pourraient marquer un enfant. Par essence, la séparation des parents est un drame pour tout enfant.  La continuité des soins et la stabilité de l'environnement sont souvent marquées par des conflits entre les deux parents, lesquels n’échapperont pas à l’enfant qui exprimera sa souffrance, ses besoins insatisfaits et son mal-être.

Le petit envahi d’un véritable tourment d’abandon
Submergé par sa propre souffrance et la détresse d’un deuil à faire pour lui-même, le parent laissé derrière n’arrive plus à s’intéresser à son enfant. Se sentant délaissé, le petit être qui a tellement besoin de sa présence et de son attention, se sent envahi d’un véritable tourment d’abandon. C'est un stress qu'il transporte dans son être entier. L'empreinte profonde de cet abandon, qu’il soit volontaire ou inconscient, laissera des traces de rupture ou même de décalage face à ce parent abandonnique. La dépendance affective en sera la pointe de l'iceberg.

L'enfant désespéré devient un petit être impuissant
Le départ causera une angoisse profonde qui se manifestera parfois par des pleurs, des protestations évidentes et une agitation extrême. L'enfant désespéré devient un petit être impuissant. Le sentiment d’abandon qui en découle invite à des réponses singulières: repli sur soi, perte d’appétit, dépression, pleurs, conduites d’anxiété, agressivité, automutilation.

Les répercussions du sentiment d’abandon
Mais si de surcroît, l’enfant-fille sent le désinvestissement de l’autre parent, ce sentiment d’abandon s’accompagnera de sentiments d’injustice, d’impuissance ou d’insécurité. Les répercussions iront de difficultés relationnelles, voire d'épisodes dépressifs répétés jusqu’à l’âge adulte.

La solitude caractérise le sentiment d’abandon
Cette solitude, lorsqu’elle est mal vécue, c’est-à-dire, lorsqu’elle est subit comme une injustice ou accompagnée d’une sensation de trahison, semble bien caractériser le sentiment d’abandon. Se sentir isolé peut découler d’un abandon réel dans le présent ou d’un abandon passé qui vient enduire l’actuel présent de toute la puissance des troubles qui lui sont rapprochés dans la mémoire.

Des programmes de survie seront mis en place
Occasionnellement, cela permettra de se différencier, de s’émanciper, et donc d’être une source de juste considération. Pour une autre, la problématique familiale plongera l’enfant dans l’abattement ou le désarroi. Soumission, révolte, pour persévérer malgré l’intolérable, l’enfant inventera toutes sortes de « programmes de survie » : repli anorexique, appel à la fusion, silence, insomnie, ou tendance à l’hyperactivité et à la plainte comme s’il fallait se faire comprendre à tout prix et ne pas se laisser oublier. 

La famille est supposée être source de sécurité
La vulnérabilité de l’enfant à des difficultés affectives se produit dans un environnement familial où les besoins de sécurité et d’acceptation de l’enfant ne sont pas satisfaits.

Un fonctionnement familial perturbé révèle un manque de cohésion
S’ajoute à celui-ci, un fonctionnement familial perturbé révélant un manque de cohésion, des conflits interpersonnels, des attitudes éducatives hostiles envers l’enfant, des pratiques parentales dominatrices, des critiques fréquentes, peu d’implication des pères, prédit l’augmentation et la persistance des symptômes dépressifs ou le début des troubles dépressifs chez les enfants et les adolescents.

Le sentiment d’abandon est lié à une expérience douloureuse
Dans l’intime, dans l’histoire personnelle de la personne adulte, le sentiment d’abandon prend sa dimension en générant parfois la violence, la colère, la révolte, le défi pour provoquer, ou, à l’opposé, la retraite, la soumission, l’inhibition. Le sentiment d’abandon est habituellement lié à une expérience douloureuse dont on n’a pas fait le deuil.

Les expériences refoulées pour ne pas ressentir le manque à surmonter
Les souvenirs persévèrent en arrière-plan. Les expériences refoulées sont parfois projetées sur les autres pour éviter de parler de soi et pour ne pas ressentir le grand manque qui est à surmonter. D’autres prendront le parti de « se blinder » et devenir « méchant » pour résister à ce qui fut ressenti comme une agression ou une dépossession de soi.

Tous les mouvements de colère, d’obstination, et toute autre conduite excessive viennent tenter de combattre le sentiment d’inexistence que lui communique son parent par ses « absences ».

Le sentiment d’abandon refoulé agit comme une emprise
Le souvenir d’un abandon mal vécu, non surmonté ou refoulé dans la petite enfance a des répercussions à l’âge adulte. La manifestation d’une dépendance extrême invite à se livrer à toutes sortes de concessions dévalorisantes, sous la contrainte des menaces intériorisées que lui ont fait subir l’angoisse.

L’abandon fait craindre l’engagement
À l’inverse, la même expérience d’abandon peut l’inciter, au niveau inconscient, à ne pas s’engager, sous l’emprise de la peur de revivre ce drame. Ne voulant dépendre de personne, ce sera sa façon d’éviter l’abandon, mais aussi fréquemment toute relation à l’autre.

Des conduites excessives de protection
Par souci de protection, en défense par rapport à son vécu, il pourra s’engager dans des conduites excessives de protection. Ainsi une maman prise par les angoisses de l’abandon réel dont elle, petite fille, aura été soumise choisira, à son corps défendant, de ne jamais s’opposer à son petit.

Les interprétations d’événements se font à la lumière du passé
Réactualisé à l’occasion d’un événement déclencheur, il ranime une sensation que l’on aura connue lors d’un événement angoissant. Les interprétations d’événements présents se font souvent à la lumière du passé. Notre vision du présent est influencée par la mémoire de souvenirs qui nous auront plongés dans le noir de l’oubli et qui en se réactivant nous plonge à nouveau dans le désespoir.

Les réminiscences provoquent un état de tension
Craintes, appréhension, désarroi, vestiges du passé sont ressuscités. L’expérience qui se rejoue devant nous provoque un état de tension bien réel. Cette émotion non-anticipée influence les perceptions à tel point de nous faire croire par le biais de notre sensibilité à notre calvaire renouvelé.

Revivre le passé pour l’accepter et le dépasser
L’individu conserve une empreinte inconsciente qui s’extériorisera à son insu par des conséquences inattendues dans ses relations. Ce qui a été ressenti et subi est bien réel pour celui qui l’a vécu. La souffrance émotionnelle peut s’amplifier si un déni s’y oppose. Malheureusement, la nécessité de cette souffrance s’enracinera comme pour prouver  qu’elle doit être reconnue. Pourtant, elle peut être source de création et une occasion de maturer.

L’intégration, la pierre d’assise de la thérapie du tunnel
En dressant un pont entre le passé et l’avenir, le deuil des attentes fera fructifier l’espoir : en permettant l’expression, soit dans un groupe de parole, soit dans une démarche individuelle, l’articulation de l’expérience induira une maturité souhaitée. L’événement original devrait pouvoir, avec le temps, être traduit de façon positive. Le récit de vie est ciblé: question de l’assimiler, celui qui l’intègre dans son histoire personnelle s’enrichira en redonnant du sens à son expérience. 

La santé émotionnelle s’améliore
La prise de conscience aura lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs au lieu de les nier ou de les refouler…d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

mardi 7 mai 2013

Conjurer le mauvais sort lié aux "secrets de famille"

Conjurer le mauvais sort lié aux "secrets de famille"
« Renouer avec soi, via son histoire et celle de ses ancêtres, c'est se redonner tout son potentiel, en travaillant sur la façon dont l’histoire de nos ancêtres est agissante en soi ».

Qu’est la psycho généalogie : Une thérapie développée dans les années 1970 par Anne Ancelin Schützenberger : la psycho généalogie repose sur le principe selon lequel le vécu de nos ancêtres influencerait notre existence. (Wikipédia)

L'héritage agit sur nous
Nous héritons de notre famille bien plus que de simples caractéristiques. Toute notre organisation intérieure nous est transmise par les ascendants familiaux. Également, nous recevons des habiletés et des difficultés découlant de nos lignées paternelles et maternelles qui affectent nos possibilités d’épanouissement individuel. Cet héritage agit sur nous.

Les liens communs unissant les membres d’une même famille 
Nous vivons dans des programmes déjà établis par notre lignée. Faire une démarche en psycho généalogie me permet de rencontrer en moi ce qui constitue mes propres pensées et émotions et ce qui constitue les automatismes de mon clan. Je peux ainsi poser des actes et des ressentis qui m'appartiennent.

La transmission 
Nous portons les dons, qualités et la créativité de nos ancêtres, mais aussi leurs souffrances, leurs secrets, leurs dénis et leurs regrets.

Pourquoi faire un atelier de psycho généalogie?
C’est une solution pratique à la connaissance de soi pour s’offrir  une prise de conscience sur soi-même. Se donner la possibilité de sortir d'une répétition sans fin qui s'exprime de génération en génération et qui ne fait pas des êtres conscients. La connaissance libère.

Comportement
 : la descendance est souvent marquée par les fautes des ascendants. Ainsi se répercutent sur plusieurs générations, des drames, tels des suicides, des naissances illégitimes, des événements touchant à la sexualité et des situations inachevés.

Attitude
 : la construction des résistances face à la découverte d’histoires malsaines, la peur de ternir les figures parentales idéalisées feront souvent des enfants, ses victimes de prédilection.

Différentiation
 : la confrontation à un groupe, l’expérience d’une parole devant d’autres est un élément important pour enclencher le processus de se dégager des fautes des ascendants : oser se présenter devant les autres, oser confronter leur regard et prendre le risque de se découvrir.

Les atouts
 : la psycho généalogie vient nous dédouaner de nos difficultés ou travers d'aujourd'hui, puisque c'est la faute des ancêtres.

Prérequis: un tableau généalogique avec les noms et détails des ascendants.

La famille est particulièrement concernée
La famille est particulièrement concernée par la transmission entre les générations, et les rapports de filiation illustrent comment le sujet s'y inscrit, de la conception à la mort, introduisant la problématique du rapport entre l’individu et le groupe. 

Chaque famille élabore des croyances qu’elle valorise et partage. Ce sera l'héritage ou la répétition pour les générations suivantes.

La transmission dans la famille
Même si la question de l’origine nous échappe, elle reste essentielle. En effet, chacun vit sa propre histoire comme étant marquée du sceau de l’individuel et du singulier. L’individu de n’importe quelle famille se trouve pourtant rappelé dans son lien à l’autre, en raison des héritages et de la filiation. Du côté biologique, sa santé en sera affectée; du côté social, ses apprentissages s’apparenteront à ceux de sa famille proche et du côté culturel, on verra des éléments de similarité liés au contexte familial.

Se pencher sur ses origines et sur l'histoire de ses ancêtres
L'approche de la psycho-généalogie et des « secrets de famille » consiste à se pencher sur ses origines et sur l'histoire de ses ancêtres. Le but est de comprendre d'où on vient et comment son histoire personnelle agit sur nous. Révéler l’histoire de la famille dans la construction de la personne est la base de la psycho-généalogie afin de savoir ce qui lui appartient et ce qui ne lui appartient pas des anciennes histoires familiales.

Les événements malheureux remanient les attentes conjugales/ parentales
Les aléas que chacun de ses membres pourra connaître tout au long de sa vie sont à même de modifier en profondeur la nature les liens qui s’y tissent. Les vicissitudes, en particulier les événements malheureux de l'existence humaine remanient les attentes conjugales ou parentales et pèsent sur les affiliations qui donnent lieu à la transmission. 

Cesser de réparer des fautes qui appartiennent aux autres
Connaître les racines de notre arbre familial permet à la sève de circuler plus librement pour engendrer des fruits plus sains et des feuilles aux couleurs plus vives. Avec l'aide d'un thérapeute, l'individu va tenter de découvrir les secrets de famille, les événements de la famille qui demandent la réparation des fautes, réelles ou imaginées des parents que l'un du clan s'imposera de faire, parfois sans le savoir.

Finaliser des deuils et des ruptures
De plus, le travail en thérapie du tunnel aide à finaliser les deuils mal vécus, les ruptures avec un proche : le travail sur « les secrets de famille » fait activement la recherche les non-dits qui peuvent les influencer à tel point que les individus les illustrent avec des comportements dangereux.

Une filiation douloureuse a des répercussions
Delphine a toujours eu l’impression d'être de trop, et de ne pas avoir le droit d’être elle-même. Elle boit pour se donner du courage. La construction de son génogramme a mis en évidence le mariage arrangé de ses parents alors que sa mère était enceinte d'un premier amour. La lumière faite sur cette filiation douloureuse lui permis de se construire et de se révéler à elle-même d’abord.

Les choix de vie influencés par les faits traumatiques des ancêtres 
Impossible à prévoir, un fait de la vie d'un individu peut resurgirent une ou deux générations plus tard sur un ou plusieurs de ses descendants. Même leurs choix de vie en seront influencés. Leurs comportements commémoreront "les faits traumatiques de leurs ancêtres". Ces événements-fantômes effraient, paralysent et conditionnent les choix tant qu'ils ne sont pas (re)connus. Les habitudes, les croyances, souvent transmises de génération en génération sont autant de valises qui ne nous appartiennent pas et que nous portons depuis notre enfance. Ces valises, en conflit avec l’identité propre, empêchent l’individu de s'exprimer.

Des parents qui ne s'intéressent pas à un enfant, qu'ils traitent d'idiot et d'innocent parce qu’il ne correspond pas à l’image familiale, occasionnent un dommage souvent permanent, ou à tout le moins très difficile à corriger et qui se répercutera sur les générations à venir.

Cette transmission intergénérationnelle a deux aspects : des membres de la famille répètent des comportements visibles:

Julius déclare : « Mon père déclenchait toujours de véritables drames familiaux lors des repas de fêtes ».

Anna dit : « Ma cousine paralyse littéralement quand on lui demande l'origine de sa grand-mère ».

Simone dit : « On évoquait tante Georgia quand je rapportais des mauvaises notes en me prédisant que je finirais comme elle, seule et reniée par ma famille ».

Réparer son propre maillon de la chaîne familiale est bénéfique
Réparer son propre maillon de la chaîne familiale, celui dont nous sommes responsables est le plus beau cadeau que nous puissions faire à nos enfants. Tout le monde guérit par le fait qu’une personne entreprend un cheminement pour régler les nœuds familiaux.

L'inconscient collectif unit les familles
Qu'en est-il des "secrets de famille" et du passé que l'on ne connaît pas, et celui qu'on ne pourra jamais connaître? Il influence tout autant. Des événements identiques affectent de nombreux membres de leur famille au même âge (perte d'un enfant, divorce, licenciement...).

Ainsi Claire a perdu un enfant au même âge que sa mère. Cette "reproduction inconsciente" entre les générations a tendance à faire partie de la chaîne de transmission inconsciente. Peut-on parler d'un héritage psychologique? Comment l’expliquer? Elle témoigne sûrement de l'inconscient collectif  qui unit une famille. La découverte de ce secret a créé et renforcé le lien entre mère et fille.

L’histoire des ancêtres nous influencent
Les choix de vie se font fréquemment en fonction de l’histoire familiale, même quand ce savoir est inconscient. L'histoire nous influence, même lorsque nous ne la connaissons pas, tout comme un organe fait fonctionner notre corps indépendamment de connaissances médicales.

Le but recherché lors d'une démarche 
Le but recherché lors d'une démarche basée sur les "secrets de famille" : trouver son identité, sa place dans l’univers, reconnaître les comportements qui nous appartiennent et ceux dont on a hérité pour remettre chaque personnage et tous les événements à leur place réelle.

Les douleurs mettent en jeu des instances complexes
Les douleurs émotionnelles et spirituelles mettent en jeu des instances complexes. Quand il y a des secrets, les éléments de doute sont déjà connus et la recherche se fait hors de la démarche intérieure. Par la suite, divers outils permettent de refaire les programmes de vie, les systèmes de croyances, la manière d’anticiper l’existence qui dictent les comportements et qui forgent le caractère et qui déterminent la réalité perçue.

La démarche intérieure consiste essentiellement à intégrer les réminiscences traumatiques qui sont à l'origine des problèmes vécus par le client. Les émotions du passé cessent alors de nuire.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.



vendredi 26 avril 2013

La loi du silence a différents impacts

Des histoires vraies, dramatiques illustrent des histoires de gens qui se débattent avec l'imposition de la loi du silence. Ces histoires font souffrir chaque membre du clan à différents niveaux. Les exemples donnés ci-dessous proviennent de différentes histoires familiales cueillies lors des ateliers sur les « secrets de famille ». Elles ne sont pas les seules, et les mêmes schémas familiaux  (patterns) auraient pu avoir d’autres répercussions, mais l’aspect unique de ces histoires fait apparaître des destins qui se rapportent à la part d’inconscient en chacun de nous.

Les répercussions des secrets de famille
Toutes les familles abritent des secrets qui ont des répercussions imprévisibles de génération en génération. L'origine des secrets de famille ne dépend pas de la malveillance de l'un ou l'autre. C'est sensitif et complexe. La gravité du secret réside non seulement dans l’importance de celui-ci mais aussi dans l’insistance de le cacher. Ces « passés occultés ou tus », ces « trous de mémoire » choisissent les porteurs de nos nombreuses souffrances pour préserver l’image et les mythes d’une famille

Les histoires cachées sont mises en actes par les faiblesses laissées par les secrets des ancêtres
La transmission peut s'opérer négativement à travers les histoires qui sont cachées, et ensuite mises en actes par les faiblesses laissées pour ses ayants droits par les secrets des ancêtres. Dans une tentative d'échapper à son propriétaire, il n’est pas rare que certains responsables des secrets les mieux gardés auront recours à la dissociation. Ce mécanisme inconscient sépare le psychisme en deux, (les deux parties ne peuvent communiquer entre elles), mettant ainsi la personnalité à l'abri.

La loi du silence fait souffrir chaque membre du clan
La transmission d’un contenu peut être traumatique, car il s'agit d'un don mais aussi d'une dette. Le processus de symbolisation-le rôle des transmissions entre les générations, des communications, des secrets, des répétitions, de la filiation qui concerne les rapports dans la famille et des liens transgénérationnels est ainsi étroitement mêlé à travers les protagonistes de l’arbre familial.

Le secret parle d'une souffrance innommable
Le secret va quand même transpirer. Des attitudes étranges ou des comportements anxieux des parents, les phrases équivoques, les mimiques et les voix qui s’altèrent quand on évoque certains événements, sont autant de façons dont l’enfant entendra inconsciemment qu’il y a un secret dans l’air…et une souffrance innommable. 

« Chacun construit son psychisme, ses repères personnels » 
Chaque membre d’une même famille sera touché différemment. « Chacun construit son psychisme, ses repères personnels » explique Serge Tisseron. Ce qu’on refuse de mettre en mots, on va le mettre en actes, en comportements, en malaises et en maladies. Les générations vont aussi réagir différemment car les secrets pèsent autrement dans la continuité.

Ne plus avoir à gérer les malheurs de la famille
La révélation du secret ne garantit pas d’en guérir, mais en empruntant le chemin de la thérapie, les personnes parviennent finalement à l’intégrer pour ne plus avoir à gérer les malheurs passés de leur famille.  

Injustices/violence et clivage
La violence cause un traumatisme physique ou émotif qui peut nuire à la faculté d'une personne à se sentir en sécurité dans son environnement. L'individu peut avoir vécu un seul événement violent traumatisant et en être affecté. La famille dont il est question ci-dessous en est affectée tous les jours.

Le père de Margot a protégé son fils aîné, Pierre-André. Il a battu sa femme et ses autres enfants. Personne ne pouvait deviner quand les coups pleuvraient. Quand il décapsulait une bière, le plus vieux était convié à la partager. À 16 ans, P-A a fait preuve de violence en abusant sexuellement Margot. Personne n’est intervenu. Cette communication non-verbale a donné son aval à l'abus qui a continué comme si de rien n'était.

Joseph, l’autre garçon, a reçu un diagnostic de schizophrénie à l’âge de 17 ans. Pierre-André s’est suicidé au volant du camion du père laissant une note derrière pour expliquer son ras-le-bol. Il n’avait pas encore 18 ans.

Les mauvais traitements ont continué. Margot s’est sauvée de la maison et est devenue écrivaine. Elle a fait de nombreux séjours en désintoxication et plusieurs dépressions.

Aucun des enfants n’a eu d’enfants et la mère de Margot a fini par faire une dépression majeure : elle vit maintenant dans un centre fermé. Elle a choisi, pour ainsi dire, l'oubli sélectif.

Sexualité et répétitions
Nous savons tous que d'une personne à l'autre les façons d'interpréter la réalité peuvent varier. Par contre, la réalité imposée par la société dans laquelle nous évoluons quotidiennement est la même pour tous même si chacun interprète sa réalité. Personne ne peut se défiler face aux normes sociétales. Même si elle les interprète individuellement, et donc subjectivement, dans une même société, tous ont reçu la même éducation. 

Chaque être humain cherche à comprendre les faits et le monde qui l'entoure. Il adopte alors un certain point de vue et tend à le généraliser à l'ensemble de sa réalité.

Des histoires cachées qui agissent sur l’identité
Le père d’une famille qu’on appelle communément « tricotée serrée » a tripoté ses deux filles. Personne sauf elles ne le sait. Cet homme a abusé de la confiance de ses enfants en les touchant sexuellement et en disant qu'il s'est mépris sur la personne. Je doute qu'il puisse invoquer l'erreur. Ce qui fait défaut dans l'interprétation, c'est que le geste s'est produit deux fois. 

Mais pour les filles...Comment arrive-t-on à protéger ses enfants? Ses petits-enfants? Comment faire pour assurer leur sécurité?

L’erreur dont on n’a jamais parlé a laissé des traces : au moins un des enfants des filles a été agressé par le grand-père paternel. S’il y en a d’autres, on n’a que des soupçons à cause de comportements aliénants. Les liens de confiance sont toutefois rompus.

Transgression morale et identité
Le rapport à l’histoire familiale est un élément majeur de valorisation ou d’invalidation, de fierté ou de honte, d’intégration et de différenciation. L’impact de certains événements comme la guerre marque d’une façon indélébile les enfants et leurs descendants. 

Le père de Louis a dissimulé son rôle au sein de la résistance française pendant la 2e guerre mondiale. Par peur de représailles, il a changé de nom. À partir de ses 20 ans, Louis, petit délinquant, a changé de nom et de villes pour éviter les conséquences de ses actes. Louis apprend l’histoire de son père alors qu’il est en train de faire son génosociogramme.  La logique de répétition le condamne à reproduire par identification (sentiment de danger de se faire prendre).

Pauvreté/itinérance et la honte
Lynne est une femme de cinquante ans, née dans une famille de deux enfants. Elle en est la cadette. Elle est une femme pleine de vie en même temps qu’elle fait preuve d’une grande réserve. Elle ne dit d’elle que ce qu’elle veut bien et à qui elle veut. Son père a abandonné femme et enfants alors qu’elle avait huit ans. Sa mère a trimé dur pour élever ses enfants. Plus tard, alors qu’elle est une jeune adulte, elle a appris que son père était devenu itinérant.

Un sentiment de honte permanent 
Comme Lynne, plusieurs personnes vivent un sentiment de honte permanent sans en avoir véritablement conscience. Les personnes qui vivent la honte sentent la menace d’être mise à nu. La peur de révéler ce qu’elles voudraient cacher aux yeux des autres est la crainte de voir leur faiblesse exhibée. Ni elle ni l’autre n’ont eu d’enfants.

Rompre avec la famille n'est pas vraiment une solution 
Rompre avec la famille peut sembler une solution mais on se verra ainsi amputé d’une partie de soi. De plus, comme on continue de porter le secret, il y a encore la possibilité des répétitions. Prendre soin de sa souffrance ne permet pas de changer l’histoire, mais cela peut changer la façon dont l’histoire agit sur soi.

Le "récit" de la famille crée et renforce les liens familiaux
Le "récit" de la famille-le fait de lier les événements et les êtres les uns aux autres en une histoire-est ce qui crée et renforce les liens, à nos parents, à nos enfants, à nos concitoyens. 

Quand ces liens sont rompus, coupés ou rendus impossibles, des facteurs s'activent à notre insu, premièrement parce qu'il est impossible de se libérer totalement de tout déterminisme biologique, et deuxièmement,  l'incapacité d'avoir des réponses claires crée   doute où peuvent s'infiltrer des réponses dans l'imaginaire pires que la vérité. 

La démarche de la thérapie du tunnel avec le subconscient ne ravive que les blessures affectives qu’il est capable de confronter.

Les douleurs psychologiques et spirituelles mettent en jeu des instances complexes. Quand il y a secrets, les éléments de doute sont déjà connus et la recherche se fait hors de la thérapie.

La thérapie consiste essentiellement à "nettoyer" le tunnel, c'est-à-dire, à intégrer les réminiscences traumatiques qui sont à l'origine des problèmes vécus par le client. Les émotions du passé cessent alors de nuire. L’unification personnelle qui en résulte amènera la personne  à se sentir chez elle. Faits, gestes et paroles ne seront plus en décalage. Les contradictions qui semblaient insurmontables ne résisteront pas à l’unification du SOI.

Par la suite, divers outils permettent de refaire les programmes de vie, les systèmes de croyances, la manière d’anticiper l’existence qui dictent les comportements et qui forgent le caractère et qui déterminent la réalité perçue.

La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress actif dans le système nerveux de se dissoudreDe plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

BIBLIOGRAPHIE
Berne, Éric (1977) « Que dites-vous après avoir dit bonjour? » Évreux, Tchou Éditeur.

Bradshaw, John (1997) La famille et ses secrets : Ce que vous ne savez pas peut vous faire du mal Éditions Flammarion.

Langlois, Doris et Lise (2005) La psycho généalogie : Transformer son héritage psychologique, Les Éditions de l’homme.

Tisseron, Serge (1999) Nos secrets de famille, Ramsay.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.