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lundi 26 janvier 2015

Faire ressortir les clés de la résilience à travers les mots

"Être à l'écoute, c'est être capable de se détacher de soi pour être disponible à l'autre" (inconnu)

Quand une personne consulte, mon niveau d’écoute correspond à une intention d’aider en saisissant à travers les mots, ses clés pour raviver sa résilience

Optimiser ses stratégies gagnantes
Dans un premier temps, je veux optimiser ses stratégies gagnantes, celles qui lui ont permis de s’en sortir. Valoriser, supporter, soutenir adéquatement fait remonter en surface son potentiel et le pouvoir qu’il détient déjà. Lui redonner confiance en ses moyens est un des enjeux de son récit de vie.

Retrouver son histoire personnelle
Dans un temps ultérieur, retrouver son histoire personnelle en démarche de « récit de vie » permet de retrouver des détails importants de l'enfance pour pouvoir prendre une décision basée sur les leçons apprises, en cernant les compétences acquises grâce à cette histoire, Ces informations mises à jour redonnent confiance à l'individu en ses ressources pour une résolution de problèmes.

Le "survivant" peut devenir un "résilient"
La résilience est une ressource qui peut être ravivée quand elle permet à l'individu de s’adapter et de retomber en équilibre de façon saine après une épreuve. Avec ses nouvelles ressources et un soutien appropriés, le "survivant" peut devenir un "résilient". 

Sa capacité d'adaptation réduit le combat continuel pour l'obtention de l'approbation d'autrui. À nouveau stimulé pour prendre sa place et la maintenir, l'individu fait mieux face aux discours de l’entourage. 

L'individu est passé à côté de ses difficultés
Le récit de vie fait ressortir les fois où l'individu est passé à côté de ses difficultés, par exemple, quand il a développé des idées, des capacités, des caractéristiques susceptibles de l’aider à atteindre une meilleure vie, à détenir un certain pouvoir sur certaines situations.

Charlotte de Garavan 

Reconnaître les forces des personnes
Reconnaître les forces des personnes dans leur situation part d’une vision stratégique pour les aider à reprendre leur pouvoir. Dresser la carte d’influence du problème sur la vie de l’individu interrompt la lecture de l’histoire saturée par celui-ci pour lui faire prendre conscience de son pouvoir sur le problème. C’est le cas de David :

Témoignage de David
Dans une démarche où il a besoin de défendre ses droits, David dira: …« grâce à la constance et à la confiance…que j’ai reçu de certains intervenants... m’ont permis de m’en sortir et de passer à l’action et de me sentir un être humain qui a de la valeur ».
« Pour ceux qui me liront, j’aimerais commencer mon récit en livrant le message suivant : Quoiqu’on ait à faire, qu’on le fasse ».
« On sait tous ce qu’on devrait faire et qu’est ce qui pourrait améliorer le sort de notre vie. On sait tout ça mais on ne le fait pas. On sait, que ce matin, je devrais appeler telle ou telle personne ou poster telle lettre. On a souvent peur de déranger aussi. Mais quand on a affaire avec des professionnels, il faut se dire qu’on ne le dérangera pas. Ils sont payés pour leur travail. Alors on y va, on y va les déranger, c’est ça leur job de se faire déranger. Le monde a pas l’air de catcher ça. Quand tu vas faire réparer ton auto, as-tu peur de déranger le garagiste? C’est ça qu’il a à faire de réparer des autos ».
« Donc, si vous avez à poster une lettre, contester une décision, chercher un médecin pour qu’il signe un formulaire, faites-le parce que le pire qui peut arriver c’est de recevoir un non. Ce qui au fond n’a rien de dramatique ». «En ne faisant rien, en ayant peur du refus, du rejet, de tout et de rien, on ne va pas dans le sens de la vie. Et en prime, nous demeurons sans cesse dans le doute. Et si jamais ça avait marché! »

Chaque fois  que la personne a clairement passé à côté de ses difficultés pour provoquer des changements majeurs dans ses environnements, affectif, social et physique,  l’histoire contient les germes de possibilités, de transformer des situations, non pas de manière arbitraire, mais en vue d’une plus grande réalisation de soi.

L’empowerment met en lumières des compétences et  des ressources
Il est certain que pour faire une intervention, il faut non seulement réfléchir à ce qu’il faut faire et dire mais aussi au comment le faire et le dire et à quel moment. L’idée de l’empowerment individuel est de mettre en lumières des compétences et/ou un potentiel pour acquérir des compétences. Pour commencer à faire ressortir les stratégies gagnantes de chaque personne, quatre conditions : 1- les compétences; 2- les moments d’exception; 3- les nouvelles significations et les 4- la carte d’influence.

La réappropriation du pouvoir donne la possibilité de faire de nouveaux choix, de décider en fonction de soi et d’agir en fonction de ses décisions. L’empowerment, dans une démarche individuelle, explore des moyens et des ressources déjà en place pour dépasser les futurs obstacles à surmonter.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.


vendredi 21 novembre 2014

La démarche discursive offre de nouvelles perspectives


"La liberté ne nous est pas donnée, il nous faut la prendre"
(Meret Oppenheim)

L’objectif du « récit de vie »
Dans le domaine de l’intervention sociale, l’objectif du « récit de vie » qui part en premier lieu des besoins de la personne, est de la soutenir et de rétablir son fonctionnement social en réciprocité avec son milieu. En 2007, dans son troisième rapport, le Directeur national de santé publique affirmait que « le développement des communautés et la participation sociale contribuent directement à l’amélioration de l’état de santé de la population ».

Des «histoires de remplacement »
Dans le but de soutenir et de favoriser le développement de l’être humain en interaction avec son environnement, l’histoire de vie qui donne lieu à l’émergence des « histoires de remplacement » a pour effet de stimuler la personne face aux discours de l’entourage. La proposition de Denis Saleeby selon laquelle les personnes qui confrontent des stress développent des idées, des capacités, des caractéristiques susceptibles d’être utilisées subséquemment pour atteindre une meilleure vie fait état de l’impact de reconnaître les forces des personnes dans leur situation. Cette activité préventive part d’une vision stratégique de promotion de la santé. L’histoire dominante, celle qui évoque les déficiences personnelles, devient un piège parce qu’elle ne contient pas de germes de possibilités.


Évelyne Fleur Sauvage Clair-Lune

Reconnaître les forces
Il est certain que, pour faire une intervention, il faut non seulement réfléchir à ce qu’il faut faire et dire mais il importe de décider comment le faire et l’énoncer à quel moment. L’idée de l’empowerment individuel est de mettre en lumières des compétences et/ou un potentiel pour acquérir des compétences. Pour faire ressortir les stratégies gagnantes de chaque personne, quatre conditions s’imposent: 1- nommer les compétences non-reconnues; 2- collectionner les moments d’exception; 3- trouver les nouvelles significations et les 4- élucider la carte d’influence.

Faire ressortir les stratégies gagnantes
Ces conditions sont utiles pour faire émerger des aspects non révélés de l’histoire dominante faisant apparaître le comment des choses et faisant ressortir des éléments sur lesquels la personne ne s’est pas encore penchée. Selon Epston et White, la quête de sens sert de fondement à la construction du problème. (cité dans : Lorraine Loranger, 2008 : Coupé de soi, coupé des autres : comprendre autrement).

Au service de la vie pour nourrir l’estime
C’est une occasion unique à chaque fois de témoigner d’un profond respect pour la diversité des expériences vécues et accumulées pouvant être utilisées au service de la vie et pour nourrir l’estime. Ce changement de paradigme est une perspective forte qui recèle de belles promesses autant pour les individus que pour les professionnels parce qu’ils touchent les aspects les plus créatifs du processus vers le changement et la transformation. (cette approche est aussi utilisé dans la formation des sentinelles pour contrer le suicide).


Des instances sociales maintiennent en place les individus dans une position d’infériorité
L’espace d’expression avec les moyens narratifs permet aux individus de se redéfinir et de « remettre à sa place » le problème pour ne pas lui offrir de « carrière ». Cependant, « externaliser le problème » ne s’arrête pas à défier les suppositions qui situent le problème dans les personnes mais s’étend aussi à révéler les instances sociales dont les intérêts maintiennent en place les individus dans une position d’infériorité. Ce moyen permet aussi de reconstituer la mémoire avec des images actives provenant de leur inconscient.

Pour interrompre la lecture de l’histoire saturée
Dresser la carte d’influence du problème sur la vie de l’individu interrompt la lecture de l’histoire saturée par celui-ci pour lui faire prendre conscience du pouvoir du problème sur lui.

Se mobiliser et faire l’expérience de son pouvoir
Un des moyens proposés est de permettre à l’individu, en se racontant, de se rendre compte combien son histoire a de place. Il peut alors se mobiliser et faire l’expérience de son pouvoir à son endroit en remarquant l’influence qu’il a en fait déjà été capable d’avoir sur elle.

Constituer une nouvelle narration avec de nouveaux éléments
Comme le récit ne peut nullement englober toute la richesse de l’expérience vécue, des aspects non dévoilés de l’histoire dominante font que certaines expériences sont inachevées et ne sont jamais transformées en histoires pour constituer une nouvelle narration qui élargit la narration précédente. On les appelle des « moments d’exception ». 

La démarche discursive offre de nouvelles perspectives
Chaque situation étant unique se présente sous une forme non déterminée et non sue à l’avance. Le choix de l’action avec chaque personne est foncièrement attribuable à la démarche discursive émanant de la rencontre. Comme le récit ne peut que se dessiner à l’intérieur des représentations du récitant, il est clair que la plus grande partie du récit de vie ne sera que la vision de l’individu récitant. Toutefois, il sera teinté aussi des interactions intersubjectives particulières à la relation qui se développe au fil de la démarche entre le récitant et l’intervenant.

Augmenter la capacité de rebondissement
Le langage, la découverte de ses symboles et ses images générateur de nouvelles perspectives, donnent l’occasion de formuler et de célébrer les ressources individuelles, la capacité de rebondissement, pour transformer en forces les combats des individus dans la promotion de changements voulus, désirés par eux et qui sont en accord avec les valeurs de la profession en service social.

La création d’un optimisme justifié
Les attentes positives de l’intervenante à leur égard les aident à identifier leurs « compétences » et à participer davantage dans leur vie et dans leur monde (Saleeby 2005). Le focus sur les possibilités et la création d’un optimisme justifié encourage un « mouvement » chez l’individu pour réaliser ses aspirations. 


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.
Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.


samedi 18 octobre 2014

Se redonner une marge de manœuvre pour changer des aspects de sa vie

Le développement de l’individu ne se termine pas à l’âge adulte
E.H. Erickson (1959) tentait de démontrer que le développement de l’individu ne se termine pas à l’âge adulte mais qu’il se continue jusqu’à sa mort. L’intervention choisie a pour but d’aider la personne à développer le sentiment qu’elle peut exercer un plus grand contrôle sur des aspects de sa vie physique, familiale et sociale. Ceci s’avère important comme toile de fond pour la démarche entreprise car il s’agit d’une position qui favorise un « mouvement continu » pour une réappropriation de pouvoir dans et par la révision d’un vécu. L’appropriation du pouvoir est un processus par lequel la personne retrouve son autonomie et acquière une plus grande capacité d’agir sur plus de domaines de sa vie.


Jouer le piano dehors plutôt qu'en dedans

La « réappropriation de pouvoir » repose sur une possibilité de faire de nouveaux choix
La prise en compte des embûches qu'ont rencontrées les personnes pour gérer efficacement leurs stress représente une voie peu banale. Mes outils  correspondent à la vision de « L’humain avant tout! » parce qu'ils font partie de la « réappropriation de pouvoir ». La réappropriation du pouvoir repose sur une possibilité de faire de nouveaux choix, d’une capacité de décider en fonction de soi et enfin d’agir en fonction de ses décisions. L’empowerment, dans une démarche individuelle, constitue une tentative d’exploration de moyens et de ressources déjà en place pour dépasser les futurs obstacles à surmonter.

Permettre à chacun de décider pour lui de créer « ses mouvements »
Pour coopérer avec la personne, il s’agit de faire de l’accompagnement, de permettre à chacun de décider pour lui de créer « ses mouvements », « ses occasions ». Le langage étant la clé autant dans la compréhension du fonctionnement de l’autre que dans la création d’une intervention créative devient un outil pour créer des façons différentes de créer des expériences de référence qui invitent le changement.  

Tout être humain confronte sa peur de l’inconnu
L’histoire de David ressemble à celle de tout être humain. Ce qui est important pour lui, c’est de confronter sa peur de l’inconnu (phobie sociale) et d’entrer en dialogue avec elle par l’agir en l’entreprenant « comme une mission ». Pour lui, c’est la même chose pour la dépression, l’accablement et la tristesse. C’est une stratégie qui ouvre la porte à des possibilités intéressantes.   

Témoignage de David
Dans une démarche où il a besoin de défendre ses droits, David dira: …« grâce à la constance et à la confiance…que j’ai reçu de certains intervenants... m’ont permis de m’en sortir et de passer à l’action et de me sentir un être humain qui a de la valeur ».
« Pour ceux qui me liront, j’aimerais commencer mon récit en livrant le message suivant : Quoiqu’on ait à faire, qu’on le fasse ».
« On sait tous ce qu’on devrait faire et qu’est ce qui pourrait améliorer le sort de notre vie. On sait tout ça mais on ne le fait pas. On sait, que ce matin, je devrais appeler telle ou telle personne ou poster telle lettre. On a souvent peur de déranger aussi. Mais quand on a affaire avec des professionnels, il faut se dire qu’on ne le dérangera pas. Ils sont payés pour leur travail. Alors on y va, on y va les déranger, c’est ça leur job de se faire déranger. Le monde a pas l’air de catcher ça. Quand tu vas faire réparer ton auto, as-tu peur de déranger le garagiste? C’est ça qu’il a à faire de réparer des autos ».
« Donc, si vous avez à poster une lettre, contester une décision, chercher un médecin pour qu’il signe un formulaire, faites-le parce que le pire qui peut arriver c’est de recevoir un non. Ce qui au fond n’a rien de dramatique ». «En ne faisant rien, en ayant peur du refus, du rejet, de tout et de rien, on ne va pas dans le sens de la vie. Et en prime, nous demeurons sans cesse dans le doute. Et si jamais ça avait marché! »

Plusieurs professionnels en intervention conçoivent la personne comme un sujet actif
La notion que des humains puissent se procurer les pouvoirs dont ils ont besoin en misant sur leurs propres capacités, leurs forces  et leurs ressources n’est certainement pas nouvelle et semble assurer une orientation concrète et valable de la part des professionnels en intervention puisque plusieurs conçoivent la personne comme un sujet actif dans la mise en œuvre d’un processus continu de contrôle dans un ou plusieurs domaines de leur vie.

Le « récit de vie » conduit l’individu à une réflexion sur lui-même
L’utilisation du « récit de vie » conduit l’individu à une réflexion sur lui-même. Dans tous les cas, l’individu est considéré comme un « terrain expérientiel » où il s’expérimente lui-même comme un sujet avec un vécu  à la fois unique et universel. 

Travailler au service du devenir du sujet
L’enjeu de ma pratique, c'est de travailler au service du devenir du sujet en prenant en considération ses habiletés, ses compétences, ses connaissances, les relations significatives de sa vie et toutes les ressources intrinsèques et physiques qui lui sont disponibles dans ses différentes communautés pour favoriser et/ou renforcer son pouvoir d’agir.

Faire de l’empowerment individuel pour favoriser le processus de la continuation du développement de la personne
La méthode du « récit de vie » individuel dans son utilisation pour faire de l’empowerment individuel se veut un lieu privilégié pour favoriser le processus de la continuation du développement de la personne en utilisant « le relationnel » pour explorer la construction de l’identité qui est le fruit d’un travail permanent de gestion de souvenirs auxquels donner sens.

Le « récit de vie » fait partie de la culture orale
Deux ancrages sont également à la source du choix de l’utilisation du « récit de vie » : d’abord culturel, parce que cette pratique s’y trouve dans son milieu naturel : il fait déjà partie de la culture orale de notre société dans son ensemble.

L’« émergence du témoignage », révèle les expressions de sa soumission, de ses luttes, de ses drames de vie et de ses victoires
Outre cet ancrage culturel, le contexte de l’ « émergence du témoignage », à travers la parole déployée dans le « récit de vie » d’une personne révèle les expressions de sa soumission, de ses luttes, de ses drames de vie et de ses victoires au quotidien. Ce nouvel ancrage permet donc à la personne de se redonner une marge de manœuvre (nouveaux aménagements) qu'elle ne perçoit pas avoir dans la vie courante. 

Le récit de vie vise à découvrir les « compétences » et les « ressources »
En plus de permettre d’identifier les obstacles auxquels les personnes ont fait face, le récit de vie vise à découvrir les « compétences » et les « ressources » qui ont été développées pour dépasser d’autres obstacles. Je recherche plus particulièrement les fois où la personne a clairement passé à côté de ses difficultés pour provoquer des changements majeurs dans ses environnements, affectif, social et physique. L’orientation est de transformer des situations, non pas de manière arbitraire, mais en vue d’une plus grande réalisation de soi.

Se redonner une marge de manœuvre pour changer des choses
Cet ancrage permet donc à la personne de se redonner une marge de manœuvre pour changer des choses si elle le désire. La perspective de travailler avec les forces et les ressources des individus demande une tournure d’esprit particulière. Ce regard nouveau pour faire ressortir « les moments d’exception » avec sa carte des événements dans le temps et le modèle du monde perçu par chaque participant ouvre de nouvelles perspectives. En les considérant comme plus que ce qu’il présente, ils ont la chance d’enrichir leur regard et le mien en bonifiant leurs histoires qui ne correspondent pas à leur histoire dominante.

Distinguer ce qui caractérise le problème et ce qui caractérise la personne
La notion d’extérioriser le problème fait la distinction entre ce qui caractérise le problème et ce qui caractérise la personne. Les valeurs, les prémisses de base et les principes qui guident la démarche offrent plus de stratégies pour une intervention où peuvent se rencontrer les problèmes et une vision audacieuse amenant un espoir de s’en sortir. Lorsque les personnes remettent en question les vérités normatives achetées, cela les aide à refuser la servitude à l’objectivation d’eux-mêmes et de leur corps par le biais du savoir (Foucault).

Un problème est ce qui appelle une solution
Le problème est ce sur quoi opère le travail social. Un problème ne renvoie pas nécessairement à un aspect douloureux, mais plutôt, il appelle une solution. Un problème est un construit. C’est un agencement d’éléments constitutifs d’une situation qui exige une solution.  


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.
Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger  en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.


vendredi 29 août 2014

L'expérience de la démarche en "récit de vie"

Chacun construit le monde sur la base de son expérience propre
Chacun construit le monde sur la base de son expérience propre, à la lumière de son histoire personnelle. Tous les comportements - les réactions, les penchants, les incapacités-découlent des moyens de survie choisis alors que l'on était bébé ou tout-petit et par la suite, ceux adoptés dans la vie sociale.  

Le récit de vie émotionnel fait ressortir les ressources
La notion que des humains puissent se procurer les pouvoirs dont ils ont besoin en misant sur leurs propres capacités, leurs forces  et leurs ressources n’est certainement pas nouvelle et semble assurer une orientation concrète et valable de la part de beaucoup de professionnels  en intervention puisque plusieurs conçoivent la personne comme un sujet actif dans la mise en œuvre d’un processus continu de contrôle dans un ou plusieurs domaines de leur vie.
Prendre à nouveau des risques

Travailler au service du devenir du sujet
L’enjeu de ma pratique, c'est de travailler au service du devenir du sujet en prenant en considération ses habiletés, ses compétences, ses connaissances, les relations significatives de sa vie et toutes les ressources intrinsèques et physiques qui lui sont disponibles dans ses différentes communautés pour favoriser et/ou renforcer son pouvoir d’agir. La personne est considérée comme capable d’évoluer selon ses besoins et d’agir sur ses environnements humain et social. La perspective de collaborer avec elle pour la soutenir en soulevant des aptitudes et des compétences non-reconnues l’aide à mobiliser ses ressources personnelles et sociales.

Dépasser la peur de ses émotions
Pour ce faire, les récitants doivent dépasser leur peur de leurs émotions et s'y abandonner entièrement pour permettre à leurs souvenirs d'enfance de remonter à la surface.  Les activités (le livre de ma vie, yoga, méditation) dont la portée sont sociales engendrent des perspectives de prévention (isolement, perte de repères, stress, etc.) de même qu’elles favorisent la promotion de liens sociaux pour l’appuyer, le supporter, l’épauler, l’encourager par un accueil, une écoute, une considération.

L’outil idéal pour aider dans le changement
Ces liens ont un impact bénéfique sur sa vie, sur sa santé et sur ses relations interpersonnelles. C’est à mon avis, l’outil idéal pour commencer là où est le « récitant » pour l’entendre et l’aider à apporter les changements qu’il désire. 

Le sentiment de honte rend vulnérable
Ainsi, le "récit de vie émotionnel" ne remet pas l'individu en question mais plutôt ce qu'il a accepté comme définition de lui-même. Le sentiment de honte de ne pas être « comme il faut » fait craindre la dissociation et l'individu, qui l'a intériorisé et qui se sent vulnérable. Après le travail sur soi, l'authenticité a droit de cité pour offrir aux autres l'être vrai et authentique

Réactualiser ses processus de décisions
En remettant en question ce qu'il a vécu ou perçu, il réactualise ses processus de décisions, altérant son identité faussée pour retrouver son vrai MOI. Dégagé du passé, l'individu peut alors remanier ses pensées et ses croyances de telle façon qu'un nouveau sens à son existence peut émerger et que de nouvelles solutions peuvent se présenter plus facilement pour une meilleure communication avec autrui.  

Le plan d'intervention pour supporter les nouvelles actions
La boussole intérieure s'aiguise. Les plans d'intervention autorisent à prendre conscience de ses besoins et d'y répondre beaucoup plus facilement.

Retrouver son histoire personnelle
Retrouver son histoire personnelle en démarche de « récit de vie émotionnel » permet de retrouver des détails importants de l'enfance pour pouvoir, suite à la démarche, prendre une décision de survie différente de celle que l'on avait prise alors.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger 
en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.


lundi 25 août 2014

"On se construit avec, contre ou malgré sa famille"

Notre famille influence notre vie de manière déterminante
L'idée que la famille influence notre vie de manière déterminante ne constitue pas une grande nouvelle. La famille est la plus puissante structure relationnelle à laquelle l'être humain est lié. En Occident, ce lien est plus ou moins intense pendant 18 ans.  Dans notre monde occidental, cette relation, pourtant si naturelle, semble la plus difficile.

Témoignage de Katia
Mon père et ma mère se sont séparés quand j’avais 4 ans. Je me souviens que mon père est devenu un peu fou, c’est-à-dire qu’il a utilisé la violence à l’endroit de ma mère qui n’en menait pas large. Ma mère nous a élevé seule pendant presque 6 ans avant de se remarier. Nous voyions notre père toutes les deux fins de semaine.
Après un temps, mon père s’est mis en ménage avec une femme qui avait aussi deux enfants. Au début, c’était bien. La femme était gentille avec nous mais quand son fils s’est mis à avoir des problèmes de comportement-il mentait, volait, faisait des crises-notre père s’est plus ou moins détourné de nous. L’affaire, c’est que cet enfant mobilisait toute l’attention et que nous soyons là ou pas, notre père ne se souciait plus de nous. Quand sa blonde est tombée enceinte de notre petite soeur, ça n’a fait qu’empirer.
Il n’est pas un mauvais père, il est un père absent, donc, pas un bon père non plus. Quand il s’occupait de nous, c’était seulement pour nous attribuer des tâches. À 15 ans, j’ai vécu une peine d’amour; jamais il ne s’est informé, mais quand il l’a su, il m’a dit que ça me passerait et que je trouverais un autre mec bien assez tôt. Je trouve son indifférence ordinaire.
Son attitude a beaucoup affecté mon frère. Il s’est senti ignoré et il trouvait que notre père avait changé de camp : à son avis, il aimait plus les enfants de sa blonde que  nous. Vers l’âge d 15-16 ans, nous avons essayé de lui en parler mais il a tout rejeté en bloc. Il a dit que notre mère nous avait monté contre lui.  Cela m’a tellement fâché que je ne voulais plus le revoir. J’avais du ménage à faire dans mes émotions parce qu’elles m’empêchaient de voir si mes réactions étaient justifiées ou pas, aussi dans mes autres relations importantes.
Ma honte de moi, mon incapacité de voir vraiment ce qui se passait avec mon chum me faisait sentir coupable, mais je me sentais paralysée. J’ai parlé à ma mère des flashbacks que j’avais du temps de la séparation de mon père et ma mère. Elle a suggéré que je fasse une démarche quand elle a su que mon nouveau chum me faisait des vacheries. Elle trouvait que je n’avais pas beaucoup d’estime de moi d’accepter ces comportements.  C’est vrai que je me sentais moins que rien.
Par le temps que j’ai commencé ma démarche, il m’avait déjà trompé deux fois et il me traitait de niaiseuse devant ses amis. Je savais que ce n’était pas sain, mais j’ai continué avec lui me disant qu’à force de me connaître, il se calmerait et qu’il finirait par considérer l’exclusivité sexuelle comme moi. Ma mère m’a aidé, j’ai accepté de faire la démarche pour parvenir à me séparer de lui.
Mon plan d’intervention que j’ai rédigé avec Lorraine incluait une période d’observation dans ma relation : j’ai observé les propos de S. à mon égard, ses demandes, ses exigences et les attentes que j’avais à son égard. Ça m’a vraiment donné des outils pour prendre ma décision de le laisser.
Ça fait maintenant plusieurs mois que j’ai terminé la relation avec l’ex-chum, et même si je cherche présentement un nouvel ami, je sais que je devrai être vigilante.
Par contre, j’ai une nouvelle compréhension de  notre vie avec notre père. Je ne suis plus toute mêlée et ça me permet de me rendre plus compte des bons coups de mon père à qui je n’ai pas fini de pardonner. J’espère un jour pouvoir lui dire combien j’aurais voulu être proche de lui, je l’aime mais j’ai encore mal de son attitude. Je me fais confiance davantage. Je n’ai pas tout réglé mais je prends de l’assurance dans mes décisions qui ont affaire avec mon cœur. C’est un pas énorme pour moi.
Dans ma démarche, mes réactions avaient un sens, même si je ne les comprenais pas toujours auparavant. Elles nourrissaient un besoin vital profond. Je fais maintenant la distinction entre ce que ma réaction m’a permis d’obtenir et ce que je voulais obtenir. J'identifie mieux mes besoins.

La famille apprend à l’enfant ses normes et ses valeurs
Même quand on observe une plus grande autonomisation de l’individu en lien avec la structure familiale dans notre société, le choix du conjoint, de ses conditions de vie, les croyances restent déterminées par les expériences au sein du couple papa-maman. La raison étant que la famille apprend à l’enfant les normes et les valeurs de sa collectivité. C’est une forme d’héritage offerte sans pour autant y mettre des mots; elle fait partie de la socialisation. C’est un processus qui se poursuit aussi à travers toute la scolarisation de l’enfant.

Le système familial est fondamental
Quoique ce processus soit interactif, la force du système familial est la plus fondamentale et le système familial continue d’influencer toutes nos relations et comment nous les filtrons. Serait-ce donc une illusion de penser que nous avons la maîtrise de nos vies? Même quand on fait sa vie loin de la famille, elle demeure présente en nous.

Le choix d'un conjoint n'est pas complètement "individuel"
Bien sûr, c'est par attirance que deux jeunes individus décident de de former un couple, mais le choix d'un conjoint dans notre société moderne n'est pas complètement "individuel". En apparence libre, le choix est souvent déterminé par des perspectives inconscientes qui échappent à l'individu.

Un modèle parental autoritaire non fondé sur « la démocratie familiale
Dans le cas présent, le modèle parental auquel Katia fait référence dans son témoignage est un modèle parental autoritaire qui ne semble pas fondé sur « la démocratie familiale. Le stress vécu lors de la séparation alors qu’elle n’avait que 4 ans a figé un comportement d’hébétude et de soumission, un peu comme si sa réaction naturelle était de n’en avoir aucune et de tout accepter par amour. Le récit de vie de Katia était empreint de culpabilité.

Les troubles émotionnels influencés par une relation familiale conflictuelle 
Selon plusieurs experts en santé mentale, les maux physiques, occasionnels ou chroniques, aussi bien que les troubles émotionnels peuvent provenir d'une relation conflictuelle au sein de la famille. Nous sommes tous et toutes parties prenantes de dynamiques familiales profondes et inconscientes qui se manifestent de différentes façons. Une même dynamique peut induire différents malaises de stress chez les membres d'une même famille. Ainsi, un membre sentira ses entrailles se tordre alors que l'autre éprouvera une crise d'eczéma suite à une réunion familiale.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

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vendredi 25 juillet 2014

L’éclosion du mental humain a lieu bien avant la naissance

L’éclosion du mental humain a lieu avant la naissance
Le nouveau-né est considéré un visiteur que l’on croit fraîchement émoulu dans son nouvel univers. Or, l’expérience vécue par le foetus permet de comprendre comment se forme le mental humain. Des personnes ont revécu leur naissance et certains aspects de leur vie in utéro. On a pu conclure dès lors que le « nouveau-né est à la naissance un organisme déjà capable de percevoir ».  Capable d’apprendre, de réagir, de se souvenir, ses capacités sont tellement aiguisées à la naissance que sa qualité de vie intra-utérine influence déjà sa vie future.

Les traces de la relation intra-utérine déjà établie avec sa mère
Le fœtus ayant déjà fait l’expérience de contentement (quand la mère vit une grossesse paisible) ou de tourment (par exemple, quand la mère est en deuil d’un autre enfant), l’enfant portera les traces de la relation intra-utérine déjà établie avec sa mère. Ce lien avec sa mère se développe lors de tous les stades de développement.

Les risques de malaises minent sa confiance en la vie
Ce lien sera renforcé ou évoquera des réactions d’anxiété ou d’angoisse. L’alcool, la drogue, l’inquiétude, la dépression augmenteront les risques de malaises minant ses possibilités futures et sa confiance en la vie. Invariablement, quand l’expérience in utero est globalement néfaste, le nouveau-né n’anticipera pas mieux du monde dans lequel il est projeté, celui-ci pouvant lui sembler hostile, voire même dangereux.

La capacité d'acquérir de l'estime de soi est compromise
Dans la petite enfance, tout enfant blessé dans son intégrité, méprisé, négligé, ignoré, humilié, rompu aux coups, aux privations dommageables, verra sa capacité, de s'épanouir, d'acquérir la confiance en soi, l'estime de soi, compromise. Or, comme le cerveau se construit entre 0 et 4 ans, il n’est pas rare qu’il garde les empreintes de ces traitements sans jamais se rendre compte que sa vie future est en péril.

Les répercussions sur l'enfant ayant subi la négligence et la violence
Les répercussions de la négligence et de la violence sont nombreuses. Logiquement, quand un enfant subit des mauvais traitements, par exemple, de la négligence, il devrait pouvoir être en colère contre celui qui le malmène. Il devrait avoir mal d'être ainsi traité. Or, l'enfant désire être aimé par son parent: il en est aussi dépendant. Dans cet état, il n'a pas d'autre choix que de supprimer sa douleur insupportable et de refouler ses sentiments. Étant donné sa dépendance, la réaction physiologique naturelle de fuite en cas de danger, lui est totalement interdite.

Les sentiments de colère refoulés sont enregistrés et emmagasinés
Dépendant, seul contre le pouvoir des adultes, il ira jusqu'en oublier le souvenir et pourra idéaliser ceux qui l’ont ignoré, bafoué, méprisé. Ainsi, plus tard, il n'aura plus aucun souvenir conscient de ce qu'on lui a fait. En parallèle, tous ses sentiments de colère, de tristesse, de détresse, d'impuissance, d'angoisse et de douleur refoulés seront durablement enregistrés.  Ce seront des stress emmagasinés. Les dépendances à l'alcool, au tabac, aux drogues, les troubles de l'alimentation, la dépression le guetteront.

Le transgénérationnel est à l’œuvre dans les relations familiales
Le transgénérationnel est fréquemment à l’œuvre dans les relations familiales. Certains, devenus parents à leur tour, se vengeront sur leur propres enfants. Sous le couvert de l'éducation, légitimée par la société, chaque occasion sera bonne pour déverser cette charge de haine et la violence marquera les liens familiaux.

L’incapacité de la figure maternelle à répondre à ses besoins
Une série d’études portant sur la transmission intergénérationnelle des patterns d’attachement ont démontré que le type d’attachement chez un parent au cours de la grossesse prédit de façon significative le pattern d’attachement de son bébé bien au-delà de l’âge de un an (Zeanah, 1996). Les résultats confirment les prévisions transgénérationnelles : l’enfant qui n’a pu bénéficier lors des premières années de sa vie d’une présence maternelle apte à favoriser l’apparition de liens d’attachement solides, (en raison de ruptures répétées ou de l’incapacité de la figure maternelle à être sensible à ses besoins, risque de devenir complètement détaché en se détournant peu à peu de la relation. Par contre, l’enfant ignoré pourra utiliser tout un stratagème pour tenter de s’attacher à son parent indifférent. Il en prendra soin, tentera d'être son consolateur, de combler ses besoins exprimés ou non pour se faire apprécier.

La répression des sentiments authentiques rend malade
La répression des sentiments authentiques rend malade. Ils sont réprimés par peur. Cette peur inconsciente ressentie par l'enfant peut l’accompagner toute sa vie s’il reste au stade du déni au lieu de la confronter.

Témoignage de Tanya :
« Longtemps, je me suis dit que je n’avais pas été battue, violée, donc, je n’avais pas le droit de me sentir aussi mal dans ma peau.
 Je n’ai pas de doute que ma mère m’aurait aimé si je n’avais débuté ma vie au moment où mon frère de deux ans s’est noyé. Malheureusement, mon père avait déjà quitté le domicile conjugal. Comme enfant de remplacement, je n’ai pas su faire ma véritable place et j’ai été déchue dans mon rôle, n’étant ni parfaite, ni mâle.
Ma mère se retrouva dans une situation quelque peu particulière, mono parentale et endeuillée. Mon mal-être a pris forme au travers de cauchemars et aux dires de ma mère de pleurs incessants jusqu’à mon entrée à l’école. Plus tard, je me suis repliée sur moi-même.
Je n’en veux pas à ma mère et je comprends que j’aie été une source de désarroi supplémentaire. Elle a réagi comme elle le pouvait. Mon revécu de l’accouchement maternel m’a laissé supposer que j’avais déjà la mort dans l’âme à ma naissance. Sans doute ais-je ressenti toute sa tristesse et je reconnais mon fond d’amertume profond qui ne m’a jamais quitté de ne pas l'avoir sentie près de moi, toute petite.
J’ai souvent eu le sentiment d’être bannie de ma famille, parce que différente. Je ne « fittais » pas dans ma famille. Petite dernière dans une famille de plusieurs beautés sans équivoque, délicate et souffre-douleur d’une famille qui me laisse peu de place, je suis sujette à beaucoup de moqueries. Je me sens laide, grosse, inadéquate et incompétente. Et puisque père et mère «m’abandonnent à mon sort », je m’abandonne aussi. Je ne me suis jamais lamenté sur mon sort, contrairement à mes sœurs qui se sont « mises en frais de trouver les meilleures façons de plaire » dès qu’elles se virent seuls avec notre mère.
Dans ma vie d'adulte, j’ai beaucoup utilisé la séduction et la sexualité pour me ramener au moment présent-Ici et MAINTENANT. Je me suis mutilée pour la même raison. Par la suite, je me suis condamnée moi-même. En m’accusant moi-même de ne pas être facile à aimer, je me protégeais doublement de la douleur.
Devenir honnête sur le plan émotionnel n’a pas été facile : reconnaître le manque d’amour et d’implication de mes parents à mon endroit me demandait d’accepter une chose que je trouvais difficile à m’admettre. L’impact a été grave, en particulier dans ma haine de moi-même. Elle a été très destructrice, parce qu’elle était refoulée et dirigée contre moi-même.
Ma démarche m’a permis de marquer une distance nécessaire entre mes parents et moi. J’ai même pu admettre que les défauts de réponse de ma mère à l’égard de mes besoins provenaient de ses propres défensesElle ne veut pas nous raconter sa vie avant nous mais je sais que je n’étais pas en cause. Sa généalogie pourrait apaiser certains démons de notre histoire familiale. Je me promets de faire une telle recherche pour éviter de léguer ces tares familiales à mes enfants. 
Toutefois, cette reconnaissance et cette compréhension m’ont grandement libérée des affects négatifs que je portais envers moi-même. Je travaille à devenir un bon parent pour moi-même. Ma session de méditation posturale corporelle m’a apaisé énormément en ce sens que j’aurais voulu tout faire parfaitement et je m’en voulais dès que je n’y arrivais pas. Je suis plus relaxe devant mes faiblesses.

L’enfant se bat pour surmonter cette épreuve
À la relecture de son témoignage, on peut deviner que cette petite a fait preuve d’ingéniosité, de courage, d’une capacité d’anticipation remarquable pour surmonter ses épreuves. Autrement dit, les conditions pénibles dans lesquelles elle a été projetée à la naissance lui ont permis de gagner en autonomie. Cet accomplissement de soi capte en lui-même l’attention tout en mettant en relief la cruauté initiale. Son récit de vie fait état des répercussions sur sa vie actuelle.

Les conséquences du climat émotif de la mère
"Une mère qui n'établit pas de contact affectif, soit parce qu'elle est déprimée, soit parce qu'elle est psychotique, soit parce qu'elle est sans désir met son enfant dans une situation de solitude absolue"

S’emparer des difficultés de la vie pour une seconde naissance
Devenir auteur de soi-même et responsable plutôt que d’accepter d’être condamnée à l’impuissance, sans moyens de réagir demande de ne pas s’apitoyer sur son sort, mais de confronter ce qui a laissé des traces sur soi.

Cette confrontation avec les faits s’avère souhaitable
De façon symbolique, cette confrontation avec les faits entourant la naissance de Tanya s’avère souhaitable et essentielle pour rompre avec les liens de dépendances infantiles. Quand les séquelles de ce malheur contaminent encore aujourd’hui les rapports dans lesquels trempent les membres de cette famille, faire face à la musique inclut de s’avouer des sentiments habituellement inavouables. Tout le corps y participe alors que ceux-ci sont exprimés d’une façon qui va bien au-delà du simple effet de style.  La remise en question par rapport à soi-même permet de faire face à ses propres vérités.

L’honnêteté émotionnelle pour faire tomber le mur du refoulement
L’honnêteté émotionnelle est capable de faire tomber le mur de refoulement et de la violence de l'abandon maternel. La douleur de ne pas avoir été aimé n'est qu'un sentiment, lequel serait moins destructeur s’il était dirigé contre la personne qui a causé cette douleur. Dirigé contre soi, le sentiment de valeur personnelle sera remis en question et l’auto-mutilation pourra en être le symptôme le plus évident, comme dans l’histoire de Tanya.  

Le "récit de vie émotionnel" pour traiter la personnalité
Traiter la personnalité pour avoir une action durable sur la conduite symptomatique requiert un doigté non-envahissant de l’intervenant lors du « récit de vie émotionnel » et la patience du client qui fait progressivement des liens importants entre son histoire familiale et sa vie contemporaine.

La continuité relationnelle restaure le sentiment de valeur personnelle
La continuité relationnelle aide à restaurer le sentiment de valeur personnelle et de réduire le sentiment de honte associé à ces conduites d’autodestruction.


(1) Grenier Louise Les violences de l'autre: faire parler les silences de son histoire, Édition Québecor, 2008.



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

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