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vendredi 12 octobre 2012

Votre mère était-elle narcissique?

Chacun porte en soi une histoire
Maman...un tout petit mot que chacun prononce un nombre incalculable de fois. La relation à sa mère est certainement l'une des plus intenses que l'on connaît tout au long de notre vie et cette relation façonne qui nous sommes pour le reste de nos jours.

Tous les enfants ont une mère. Dans ce texte sur la « mère narcissique », certaines femmes reconnaîtront leur mère. Des femmes ne trouveront pas les mots pour  la décrire et certaines autres femmes refuseront de le faire sous peine de s’attaquer au « mythe fabuleux » de la mère. On dira que maman était princesse, que tout se rapportait à elle, qu’elle agissait en enfant gâtée, qu’elle se considérait le centre du monde, qu’elle était dans son monde. 


De tout temps, dans chaque famille, les enfants et les adolescents sont assujettis aux représentations dominantes des adultes, dont la mère, qui exerce l’autorité sur eux. 

Parlant de leurs relations normales pour certaines et toxiques pour d’autres avec leurs mères, les filles énoncent des modèles différenciés auxquels elles ont adhéré pour se représenter différentes façons de se vivre comme femme. L'identité de femme n'allant pas de soi, elle est transmise. Le pas de la différentiation passe par l'identification à la mère: on épousera ou on tentera de se distinguer à tout prix de cette identification.


Une mère narcissique n'agit pas comme une mère
"Une mère qui n'établit pas de contact affectif, soit parce qu'elle est déprimée, soit parce qu'elle est psychotique, soit parce qu'elle est sans désir met son enfant dans une situation de solitude absolue"(1). 

La définition de "narcissisme"

Le terme “narcissique” est souvent utilisé pour décrire des sujets humains « près de leur nombril » égocentriques. Le narcissique manque d’empathie et, contrairement à ce que l’on peut penser, il  n’a pas un sens très clair de son identité. Le semblant de « confiance en soi » ne vise qu’à attirer le regard sur soi pour ne pas disparaître.

Lui-même, issu d’un parentage inadéquat, soit à cause de maladie mentale ou d’une déficience émotionnelle, ne peut remplir un rôle de parent, "adapté" à son enfant. Contrairement à de l’affirmation, toute intervention avec ses enfants ou avec d’autres personnes est une quête. Pour le « narcissique », chaque personne rencontrée est un miroir dans lequel il cherche sa propre réflexion. Grandiosité, distorsion de la réalité, mais surtout un manque d’empathie sont des caractéristiques du trouble de la personnalité narcissique.

Les histoires de mères dysfonctionnelles abondent

Une cliente raconte que sa mère était une telle mère, traitant sa fille comme une extension d’elle-même, envahissant constamment ses frontières psychiques. Durant son enfance, sa mère agissait comme si Juliette devait être une copie conforme, un double d’elle-même, jugeant ses comportements  sévèrement,  s’imaginant être elle-même jugée. Elle projetait  sur sa fille ses propres problèmes de féminité, de séduction, d’apparence physique (poids, grandeur, peau) aussi bien que ses succès relationnels et sa carrière. Sa fille a senti la compétition, la jalousie, en particulier quand elle avait du succès et rayonnait. Sa mère se transposait parfois en ennemie (Revoir les films Gypsy, Terms of Endearment).

Selon la perception de sa fille, les sentiments de la mère étaient toujours plus importants que ceux de sa fille. Dissociée de ses émotions, cette mère était incapable de ressentir la peine, parfois la détresse qu’elle causait à sa fille.

Des types de mères dysfonctionnelles
Des mères entretiennent un « climat incestueux » -des gestes, des attitudes, des mots à double-sens- provoquent un malaise et des sentiments de confusion et d’angoisse diffuse avec leurs garçons, mais aussi parfois avec leurs filles.

L’érotisation de la relation donnera lieu à des sentiments teintés de sexualité, parfois de façon inconsciente. Des clients adultes témoignent que leurs mères jouaient de coquetterie avec eux/elles à l’adolescence, essayant des vêtements devant eux et cherchant manifestement à provoquer chez lui un " émoi " qui les " érotisait. Suite à ce climat incestueux, il sera difficile, plus tard, de légitimer l’abus et la victimisation justifiée.

Le système familial malsain fausse les repères
L’intensité du désordre a un large spectre. Plusieurs reconnaîtront une certaine tendance dans leurs liens filiaux, le plus souvent avec le parent du même sexe, mais parfois avec le parent de sexe opposé. Le système familial malsain,  au moment de l’enfance et/ou l’adolescence, fausse les repères et contamine l'humeur ou la personnalité.

Les conséquences sur l'individu
Personne ne désire une mère qui trouve le moyen d’être toujours en compétition dans tout. En dépression depuis de nombreuses années, Stéphanie désirait recadrer son vécu avec sa mère. Elle aurait aimé en parler avec elle, mais c’était impossible. Les différentes tentatives pour y arriver déclenchaient le même piège que durant l’enfance.

Se bâtir sans se blesser dans le cas de Stéphanie peut impliquer des décisions difficiles comme un éloignement de la relation pour un temps.


L'internalisation des jugements maternels 

Les reproches constants, la banalisation des sentiments et des émotions, l’absence de compassion et l’inquiétude quant aux regards des voisins, a fait que pendant plusieurs années, Stéphanie s’est dissociée de ses propres émotions et sentiments n’y ayant pas droit.

Les conséquences sur les filles des mères

Parmi bien d’autres jeunes femmes élevées par des mères égocentriques ou souffrant de maladies mentales, ces jeunes femmes sont performantes, jamais satisfaites ou heureuses de leurs succès. Elles s’auto-sabotent avec des dépendances sérieuses et des relations de co-dépendance. Elles sont trop conscientes d’elles-mêmes et font preuve de perfectionnisme. Souvent incapables d’affection inconditionnelle, elles ont l’impression de devoir en mettre pour vivre des relations aimantes. Elles sont souvent aux prises avec la compensation dans leurs interactions.

L’individuation pour un attachement non-basé sur la dépendance
Ayant internalisé les jugements maternels, en réaction pour ou contre, ces femmes doivent apprendre à s’accepter et à s’aimer comme leurs mères auraient dû les aimer. Des mères fusionnelles font la promotion d’un attachement basé sur la dépendance. L’individuation n’est alors pas possible : la pensée et des positions différentes ne sont pas reçues comme étant acceptables. Chaque membre sera encouragé à avoir aura  un besoin fondamental de  dépendance sur l’autre pour se sentir sécurisé.

Le travail de deuil pour apprendre à se materner
Pour tous ces parcours, ce lègue se terminera lors d’une démarche en récit de vie. Le sentiment de perte, le deuil de ce qui aurait pu être…

Mère de famille d’une petite fille qui n’est pas encore à l’école, Stéphanie a la hantise d’être comme sa mère narcissique. Si elle peut se réparer, elle fera tout en son possible pour dépasser cet aspect, ne pouvant  plus l'ignorer dans son parcours personnel.

Le travail de deuil permettra d’accepter d’avoir besoin de maternage à n’importe quel âge. Il sera nécessaire de développer la capacité de SE materner, avant de devenir plus saine, plus autonome, une vraie partenaire dans une relation, une amie et une mère aimante-et le faire tout en se séparant de sa mère d’origine pour qu’elle ne puisse plus lui faire de mal. C’est un processus qui prend un temps: avec l'aide de son intervenante, elle apprendra ce qu'elle doit faire pour se materner.

L'impuissance apprise
En guérir demande un retour vers l’impuissance apprise, à la faiblesse, au déni et à l’humour utilisée pour banaliser la souffrance au lieu de vivre ses sentiments et ses émotions qui ne sont pas attrayants.

Les filles de mères narcissiques ont tendance à s’accrocher dans le processus de deuil, surtout parce qu’elles ont appris à cacher leurs sentiments et à se mettre un sourire dans leur jolie figure. Souvent, elles sont en déni et ne comprennent pas leurs patterns de modélisation et les problèmes déclenchés par le manque d’amour maternel.

Quand elles consultent, ce sont pour des problèmes de parentalité, pour leurs problèmes dans les relations intimes amoureuses avec le sentiment de se maintenir dans une position de sujétion, pour leur auto-sabotage et le perfectionnisme qui les rendent malheureuses intérieurement.

Bâtir son identité avec l'estime de soi
Plus Stéphanie deviendra saine, plus elle bâtira sa propre identité et travaillera sur son estime d’elle-même, plus elle sera attirée par des personnes de même niveau émotionnel. En augmentant son sens de sécurité intérieure, elle interagira différemment avec ses anciennes relations, aura de meilleures frontières et deviendra moins dépendante.

Arrivée à l’authenticité et avoir ses propres valeurs est important pour défaire les messages reçus durant toute une vie. Cela vient à travers l’acceptation et l’amour de soi sans exagération, et la compassion pour soi, mais aussi pour sa mère. Mais certaines mères sont vraiment trop toxiques et les filles doivent couper le contact avec elles.

Une analogie pour décrire ce travail
J’utilise l’image d’un arbre pour décrire ce qu’est une guérison. (Voir la page couverture de mon premier livre : De l’ombre à la lumière : la guérison par un récit de vie émotionnel ISBN : 978-2-981037-305).

Pour poursuivre l’analogie, l’arbre, c’est vous-même, le tronc est votre développement. L’écorce est marquée de cicatrices qui ne disparaîtront jamais. La thérapie fera en sorte que les cicatrices deviennent une partie de soi. En guérir signifie que les cicatrices sont des rappels du prix à payer pour ne pas s’entreprendre afin de ne pas répéter la trame originale.

Bibliographie

(1) Grenier Louise Les violences de l'autre: faire parler les silences de son histoire, Édition Québecor, 2008.


Bonjour à toutes, à tous,
Plusieurs de vous connaissez mon intérêt pour le peuple Inuit. J’ai finalement complété mon dernier livre sur mon expérience au sein des Inuits. Je dis « finalement » parce que j’ai d’abord commencé par écrire une diatribe sérieuse sur mon vécu au sein d’une organisation, que j’ai ensuite « allégée » en écrivant un roman du point de vue d’une jeune Inuit. Il n’est pas encore publié, mais j’espère avoir terminé sa révision pour juillet 2013.

Comme de raison, « écrire » est une bonne dépendance dont je ne peux plus me passer. Alors, ma tête et mon cœur cherchaient  un autre sujet pour recommencer le processus de création d'un autre livre. EURÉKA! Une nuit, le titre m’est apparu en rêve et j’ai su immédiatement que je tenais mon inspiration du titre suivant : HISTOIRES DE FILLES (sit-com québécoise).

Je me suis levée en pleine nuit pour voir quel serait mon cursus sur les relations mère-fille car cela fait partie de l’équation.

Alors, le but de cette lettre est de faire une demande assez simple. Je cherche des filles québécoises: elles peuvent ou non avoir des enfants, mais doivent être majeures, avoir un certain degré d’introspection et vouloir s’exprimer sur le sujet de leur relation à leur mère, quelle qu’elle soit. C'est un projet d'été alors j'espère les filles au rendez-vous!

Pour des raisons d’édition, le livre sur le sujet sera rédigé dans les deux langues, donc, il serait avantageux  pour elles et pour moi qu’elles s’expriment dans les deux langues. Toutefois la connaissance de l’anglais ou du français ne doit pas représenter un obstacle à participer au « récit de vie » sur le sujet.

Dans un premier temps, je veux converser avec les filles, les rencontrer physiquement pour leur soumettre ma vision de ce livre. Il y aura une « orientation » pour présenter un canevas d’écriture afin que les textes comportent un format suffisamment semblable pour une lecture fluide.

C’est un sujet qui me fascine, j’espère qu’il en tentera d’autres.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.






mardi 14 février 2012

Des témoignages de manifestations dépressives

L'incubation d'émotions intenses vécues dans l'enfance fait souvent irruption à l'âge adulte sous forme de dépression larvée. La fatigue est le malaise physique qui finit par user la joie de vivre et le goût de vivre.

"Quand le corps est en santé, il obéit; quand il est malade, il commande" (Jean Férriol Perrard)

Thème: dépendance aux jeux
Témoignage de Jules

La personne (45 ans) suivante vivait une dépendance aux jeux du Casino. Jules a eu de la difficulté à intégrer que sa propension à jouer était en fait en lien avec une dépression infantile jamais soignée. C'est un état qu'il connaissait tellement bien qu'il était certain que c'était normal.

Jules écrit:
Salut la belle Lorraine,

J'ai passé un excellent lundi et le reste de la semaine devrait suivre. Cela a été ma première semaine sans casino, la semaine dernière. J'ai repris goût à me faire à manger et je m'étonne de tout ce que l'on peut acheter avec 15$ ou 30$.


En fin de compte, cela m'aura pris 11 rencontres pour m'apercevoir que j'étais déprimé. Faut le faire!


Je crois que mon aisance matérielle m'a été nuisible sur le plan professionnel et que j'ai maintenant le goût de budgéter selon ce que je gagne. D'où mon rêve nocturne de jeune homme (alors qu'il a vingt ans) qui quitte le collège pour affronter la vie.


Et aujourd'hui, j'ai commencé ce qui sera, non pas un livre (c'est trop long pour moi), mais un article de revue. Si je trouve preneur, bien sûr.


J'ai beaucoup apprécié ta joie de vivre...j'en manquais...tu m'en a passé. Je serai toujours heureux de pouvoir t'en remettre un peu si jamais tu en as besoin.


Mon travail au ....me donne un équilibre et je vis avec ce que j'ai et non ce que je n'ai pas. Lors de ma dernière visite au Casino, j'ai été surpris d'avoir une nausée quand j'ai vu un "pôvre diable" perdre le 400$ qu'il venait de jouer. Cela m'a fait réaliser qu'il y a un temps, c'est moi qui était là et qui perdait gros, la plupart du temps. Je sais que je vais arriver à combattre ce démon, je vais y arriver!


Je participe à des forums publics et je suis en train de me faire de nouveaux amis.


Merci pour ce premier lundi constructif, Jules


Thème: guérir du désespoir

Pauline écrit, en guise d'ouverture:
Si un jour cette lettre peut redonner espoir à une seule personne, n'hésite pas, Lorraine, à me laisser lire et relire.

Bonjour Lorraine,
C'est avec un très grand sourire qu'aujourd'hui, je vous écris ceci.
Aujourd'hui, c'est jour de fête pour moi, puisque j'ai passé avec très grande distinction, le test de la fin de ma thérapie. (Vous comprendrez par le reste de la lettre où elle veut en venir) J'ai enfin réussis à retrouver tous mes trésors intérieurs et à les utiliser de façon optimal pour jouir au maximum de la vie.

Si je vous disais qu'en 1993, je me marie, qu'en 1994, j'ai une jolie petite fille, qu'en 1995, j'accouche d'un adorable petit garçon. Deux enfants en 18 mois, c'est un peu rapide pour un couple.

De mai 1990 à mai 1996, je fais un BAC. En avril 1998, je me sépare de mon conjoint pour ensuite le divorcer.

En mars 1999, j'ai un 2e conjoint avec qui nous aménageons en juin 2000. Nous sommes 6 au total, 2 parents et 4 enfants.

En septembre 2000, on diagnose une dépression majeure et je dois arrêter de travailler. On me prescrit des antidépresseurs à très forte dose. Cela ne fonctionne pas, alors, on m'ajoute un anti-maniaque en me disant que ce médicament fera augmenter l'efficacité de mes antidépresseurs. On me certifie que ce sera sûrement efficace dans mon cas, car ma mère prend les mêmes pour son trouble de maniaco-dépression.

Durant un an, je n'arrive plus à prendre soin de moi, ni de ma nouvelle grande famille, ni de mon conjoint, ni de ma maison. À plusieurs reprises, il m'est arrivé de croire que seule la mort m'aiderait à mieux dépasser tous mes problèmes.

En septembre 2001, je dois retourner au travail avec la peur de faire des erreurs importantes. Je suis infirmière. Je vis une incapacité de m'exprimer avec mes paires. J'ai de la difficulté à débattre mes opinions. Je me sens tiraillée dans mes valeurs les plus profondes. Je tremble à la simple idée de rencontrer mes supérieurs. Mon coeur bat la chamade chaque fois qu'un patient sort de mon bureau. Arrivée à la maison, je n'ai même pas l'énergie de crier après mes enfants et mon conjoint pour avoir de l'aide.

À la fin de 2002, je me sépare de nouveau. Durant les prochains six mois, je garde espoir de rétablir ce couple. Le pire, c'est que je sens ma famille d'origine s'éloigner de plus en plus. Il n'y a bientôt aucune possibilité d'avoir une relation enrichissante avec eux.

Heureusement, je finis par rencontrer Lorraine et lui parle toutes les semaines pendant 7 mois.

Je me retrouve, aujourd'hui, à ma grande surprise, à me demander comment, en si peu de temps, on peut changer au point de ne plus voir le passé comme le cauchemar qu'il a été. Pourtant, je n'ai rien oublié.

J'ai plein de choses à faire: j'ai le goût de les faire, de mordre dans la vie à pleine dents. J'aime mon travail, même que je développe de nouveaux projets à l'intérieur de mon travail régulier. Je n'ai plus peur de personne. Je suis capable de livrer mes opinions et de les assumer. À la maison, je suis plus heureuse que jamais. J'aime profiter de mes temps libre pour jouer avec mes enfants que j'adore. Il m'arrive même de me dire: "OK, on fait 10 minutes de ménage, le reste attendra demain. Enfin, je vis pour moi-même, pour mes enfants, pour notre bien-être et notre santé.

J'ai gardé un double de cette lettre et j'ai la ferme intention de la lire et relire à chaque fois que la vie tentera de glisser sous mes pieds. Je sais qu'avec toi et la thérapie du tunnel, je peux déplacer des montagnes, au besoin.

Depuis l'automne 2003, je ne prends plus de médicaments (Lorraine n'a rien à faire avec ça) N'allez pas croire qu'ils ne m'ont pas aidé, bien au contraire. Seulement que maintenant, je ne dépends plus sur eux pour être heureuse.

Vous vous souvenez de la relation difficile que j'avais avec mes frères et mes parents. Tout n'est malheureusement pas réglé, mais on SE PARLE, ce que nous ne faisions pas avant. Pour la première fois depuis longtemps, ma mère a accepté que je paye le resto pour elle et mon père. Ça n'a pas été facile mais ils se sont finalement laissé gâter.

Mon frère m'a offert de voir le spectacle de fin d'année de sa fille. J'accepte en lui demandant trois billets. Lui de me dire: "Es-tu sûre qu'ils vont être capables de rester assis 5 minutes?" Je l'ai envoyé promener, quelques minutes plus tard, il s'excuse. Nous voyons le spectacle, les enfants ont bien fait ça.

Aucun mot n'est assez grand pour exprimer ma gratitude envers moi, toi et le travail que nous avons fait ensemble. Je sais que tu seras toujours là, si j'ai besoin de me ressourcer.

Amicalement, merci, et à la prochaine pour un avenir meilleur.

Thème: faire ses deuils pour reprendre vie

Nicole écrit:
Un jour de juillet alors que j'avais 5 ans, mon père est tombé raide mort. Je jouais dehors avec ma poupée Zelda pendant qu'il tondait la pelouse.

Une minute il passait la tondeuse, la prochaine minute, le monde a ralenti dans notre cour arrière.

En premier, j'ai cru qu'il dormait, ensuite qu'il me faisait une bonne blague. Je ne me souviens pas d'avoir appelé ma mère. Tout tournait au ralenti alors que l'ambulance est arrivée et que ma mère m'a accompagnée chez Mme...., pendant qu'elle partait dans l'ambulance avec mon père.

Je ne m'en suis jamais remise. Ce fut le pire événement de toute ma vie comme si j'ai vécu une peine d'amour et que la vie est devenue dès lors terne et grise, sans saveur, sans odeur. Dans mon souvenir, je n'ai jamais voulu VIVRE. Ma mère disait que, par la suite, je me promenais comme une âme en peine, du moins jusqu'à la fin de mon adolescence. Je ne m'en souvenais pas consciemment.

Ma meilleure amie au primaire n'avait pas de père, elle non plus. Je pense qu'il était parti avant sa naissance, mais il n'était pas mort. En tout cas, elle n'en parlait jamais.

Ma mère ne s'est jamais remariée. Ça m'était bien égal. En fait, TOUT m'était égal.

Ayant rencontré Lorraine dans un atelier de croissance auquel je participais, j'ai pris un rendez-vous. J'avais compris que quelque chose clochait avec moi. Ça m'a pris un temps fou à "dégeler". J'avais le sentiment de faire ma thérapie au ralenti. J'ai un jour entamé le deuil de mon père et j'en ai pleuré un coup...une fontaine sans fin. Pendant des jours, même ma peau en parlait...j'ai fait des cloques sur tout le corps comme si j'étais brûlée.

Aujourd'hui, j'éprouve une joie tranquille. Je suis sereine et je sens que l'étape de deuil, escamotée pendant ma petite enfance, a été vécue en douceur grâce aux bons soins et l'accompagnement de Lorraine. Mon mari dit que je lui fait penser à la lumière de fin de journée, douce et réconfortante. Mon père est finalement au repos.

J'aurai bientôt 50 ans et j'ai encore de bonnes années à vivre.

Merci à la vie d'avoir mis Lorraine sur ma route.

Theme: healing from being abandoned
Family and friends of suicidal people bring them to this therapy with a lot of expectations. Often, the person is even brought by family members who are desperately trying to save her or him.

In this instance, I met Lee when she was getting other services than mine. When she became my client, I had no idea what would happen as I had absolutely no background or family to fall back on should she attempt something at my Center.

Lee writes:
When I first met Ms. Loranger, I had attempted on my life 13 times already. I was under 40 years old and didn't think I could go on much longer, having been abandoned by my ex-husband shortly before.

Maybe you think that I didn't really want to die, maybe so, but each time I thought "This is it!" And I was so angry when I woke up in the hospital after trying again.

I tell you, I was building on my repertoire of techniques so that one of these times I would succeed.

You know how you make scenarios in your mind. When I was given Ms. Loranger's name and accepted to do the therapy, I had to do it, just to prove that I had given it a try. When I did kill myself, whoever had believed it could help me would not hold it against me, because after all I had tried. Right?

Six sessions later, I was a little better. When life has been so miserable for so long, every little bit counts and it is noticeable. I could also tell that there was a slight shift in my attitude, my "thoughts" even appeared more "normal" if I can say it that way. It still took a full year of process to RESTORE me.

I'm lucky in the sense that I own property and I was thus able to fund my therapy. After the first few weeks, I stopped thinking so much about death and I surprised myself by going to ask help from unlikely people to help me go through my divorce and all the proceedings. That was so new to me, it even surprised me.

Really, I am an advocate of this therapy or have become one. I am writng this two years after I did my therapy, and there hasn't been a day I have not been grateful to....for telling me about this therapy.

For anyone who's lied awake thinking that DEATH would bring RELEASE, I say: Give this a try, you will not regret it, I swear,
Thanks to all who helped me through this. I thank me for doing it.


Thème: guérir d'une dépression non-soignée
La personne suivante n'est pas si différente de nous tous, sauf en degré et en durée. Chacun(e) de nous vit des moments d'angoisse, d'anxiété et de mal-être: chacun vit du stress négatif. Quand ils prennent la place qu'ils prenaient dans la vie d'Anne-Marie, ces symptômes ont un nom dans le DSM. Mais comme je travaille en dehors des diagnostiques, lesquels sont excellents lorsque le médecin et/ou le psychiatre prescrit des médicaments, je ne vais pas les nommer.

Dans le cas de cette jeune femme, les problèmes ont commencé à l'adolescence. Elle n'a reçu aucun soin à ce moment-là, les parents évaluant que c'était une histoire d'hormones.

Ce n'est qu'après la naissance de son fils en 2001 que les parents de son mari français ont trouvé tellement à redire de son état que la Protection de l'enfance de la France menaçait de lui enlever son enfant si elle n'était pas en traitement dans les plus brefs délais. Or, les parents de la jeune femme demeurent au Québec. Lorsqu'ils ont fait une recherche sur diverses thérapies disponibles dans un rayon de 200 kilomètres de leur domicile pour les symptômes de leur fille, nous nous sommes parlés à plusieurs reprises.

Anne-Marie, la jeune femme, est donc arrivée pour résider au Centre "Au Nom de la Santé" pendant un peu plus de deux mois. Pour voir son bébé le plus souvent possible, la famille et le mari demeuraient dans un B et B. Tous les jours, nous avons travaillé pendant des heures. Anne-Marie avait tout à gagner de se soigner et elle démontrait sa volonté en mettant de longues heures à se rappeler la vie du passé et en révisant des décisions prises et entérinées pendant toutes ces années. Elle a également nettoyé ses "délires" religieux. Plusieurs conséquences l'attendaient si elle ne l'avait pas fait.

Au retour en France, sa psychiatre m'a envoyé un courriel. Voici le détail de ce courriel, mais avant de le transcrire, voilà qu'il y a quelques jours (22 janvier 2012), la même psychiatre me réfère une autre personne de la France avec un diagnostic.

Je ne sais pas combien de temps le traitement durera, ni s'il y a des contraintes comme dans le cas d'Anne-Marie. Mais cela parle de la crédibilité qu'on a donné au traitement et sans avoir parlé directement à Anne-Marie, je parierais qu'Anne-Marie n'a pas eu de rechute.

Voici le texte de la psychiatre:

Chère Madame Loranger,
Anne-Marie a voulu suivre une démarche avec vous pour guérir des problèmes d'anxiété, d'angoisse et de mal-être qu'elle éprouvait déjà depuis son adolescence. À cela s'est ajouté vraisemblablement un état un peu dépressif tel que cela peut se voir parfois chez les jeunes mères après un accouchement.

Le problème actuel, qui est déterminant dans cette affaire, est venu du fait qu'une autre psychiatre a rencontré Anne-Marie à quelques reprises entre février et avril alors que j'étais à l'extérieur. Après une consultation avec l'époux d'Anne-Marie, et pour tenter de résoudre ses problèmes d'anxiété, la psychiatre a cru que l'état de la jeune femme pouvait causer les problèmes de la famille mais en particulier de l'enfant. Elle a donc signalé, sans se renseigner davantage, le cas de cette famille à la Direction de la protection de l'enfance à ......avec les conséquences que l'on sait...elle risquait de perdre son petit.

Par contre, nous avons pu constater depuis son récent retour du Québec qu'Anne-Marie est en très bonne forme, souriante et détendue. Ses relations à son enfant et son époux sont sans problème: elle est une bonne maman et je crois que le sentiment d'angoisse qui l'habitait depuis la naissance du petit a disparu et qu'elle est très capable d'assumer ses nouvelles responsabilités de mère.

Personnellement, je crois qu'Anne-Marie est sur le chemin de la guérison, mais en prévision de la convocation à la Direction de la protection de l'enfance, où je dois intervenir en faveur d'Anne-Marie, puis-je demander une attestation de la démarche suivie par la jeune femme?

Je suis très intéressée par votre méthode de traitement et je suis certaine que votre thérapie sera un complément à mon action si jamais Anne-Marie fait une rechute. Je vous remercie pour le travail que vous avez fait avec Anne-Marie. Elle vous en est très reconnaissante. Sincèrement vôtre, Arielle Le Buisson


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.