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dimanche 9 septembre 2012

L'auto-mutilation et le suicide ne sont ni un choix, ni une option/témoignages

"Psychologue"
Quand vient le déluge, quand viennent les pluies fortes.
Je me cherche un refuge, en cognant aux portes.

À l´église, chez ma blonde, dans le cœur des enfants.
J´ai même pensé à ma tombe de temps en temps.

J´ai le goût de vivre, le feu brûle fort en dedans.
Mais j´ai hâte qu´un jour expirent mes tourments.

À la recherche d´un psychologue qui me comprend.
Aux conseils concrets, qui m´enracinent solidement.

À la recherche d´un psychologue, brillant comme un phare.
Quer je peux voir de loin même quand y a le brouillard.

À la recherche d´un psychologue qui m´aide à naviguer.
Aux plumes d´un canard et à l´issue fixée.

À la recherche d´un psychologue qui sait où creuser.
Pour trouver mes trésors et déterrer ma bonté.

À la recherche d´un psychologue qui sait nettoyer.
Mes vieux placards humides, infectés, oubliés.

{Parlé:}
Je rêve d´arriver à un nouveau départ
où mes jours seront clairs où je dormirai le soir,
où coordonné, je sentirai tout mon corps,
l´esprit éveillé, précis, et sans remords.
Journal de bord, retiens mes mots,

j´arrive à bon port ce ne sera plus long.

À la recherche d´un psychologue qui sait comment me jouer.
Qui connaît mes cordes sensibles et qui sait m´accorder.

À la recherche d´un psychologue peut-être cher mais disponible.
Pour harmoniser ma voix en tant que guide.

À la recherche d´un psychologue, je dis un, ça peut être une.
Quelqu´un d´objectif qui voit à travers de ma brume.

À la recherche d´un psychologue à qui ça fait plaisir.
De me voir heureux et de me voir sourire   

Le suicide n'est pas une solution
Si je parle de suicide, c'est que la semaine passée, une jeune femme de mon milieu s'est enlevée la vie. D'un point de vue strictement humain, je trouve cela très désolant et ça m'interroge. Si vous lisez les témoignages dans ces pages, vous verrez que ce geste final n'est pas une rareté. Une cliente disait cette semaine que ses efforts passifs pour mourir l’avaient amené sur le bord du gouffre de la folie. Ses nombreuses tentatives de dire ce qu'elle vivait lorsqu'elle s'automutilait sont aussi tombées comme autant de lettres mortes à l'adolescence. Elle s'en est sortie et aujourd'hui, elle remercie le ciel d'avoir travaillé sa vie (témoignages au bas de la page).

Le suicide n'est pas un choix
Le suicide, il faut en parler, le démystifier et arrêter d'en parler comme d'un "choix". Ce n'est pas un choix. Lorsqu'un assassin a décidé de tuer, on ne parle pas de choix. Tous tenterons de l'arrêter : c'est la même chose pour le geste malheureux d'un suicidant. 

Le suicide fait peur, personne n'aime y penser. Il jette l'opprobre sur une famille à tel point qu'il sera trafiqué en secret de famille, qui sera de toute façon, révélé ou  mis en action à nouveau, un jour.

Le suicidant veut que la souffrance cesse
On ne suicide jamais pour une seule raison. Le passage à l'acte est une façon finale d'abréger son extrême souffrance Généralement le projet de suicide se construit en plusieurs étapes. De l'idée au passage à l'acte, cela  passe par l'idéation, la rumination, la planification, la décision, le don éventuel d'objets pour en arriver à la mise en action.


La chimie du cerveau change dans la dépression
La dépression qui sévit chez le suicidant est causée par des changements dans la chimie du cerveau reliés à des facteurs environnementaux et/ou biologiques. Différentes étapes affectent le suicidant: fatigue, insomnie, manque d'énergie, manque d'intérêt pour les choses de la vie, une estime de soi défaillante, jusqu'à une incapacité de participer à quoi que ce soit. La dépression est souvent la voie que prennent les émotions lorsqu'elles ne sont pas digérées. C'est souffrant pour soi parce que la dépression isole et paralyse, mais elle gruge aussi sur la patience et la bonne volonté des personnes qui l'aiment et vivent au quotidien avec le déprimé. Quand le suicidant ne voit plus rien devant lui, il démontre des changements d'attitude non justifiés.


Les facteurs de risque sont multiples
On parle souvent de "facteurs de risque", c'est à dire, des éléments qui ont un lien avec le suicide. Dans les faits, ceux-ci peuvent favoriser ou contribuer à un passage à l'acte suicidaire, mais en aucun cas, il n'explique complètement la survenue de cet acte.


Les facteurs de risque
Les facteurs de risque psychosociaux: troubles mentaux, alcool et autres troubles d'abus de substances, tendances impulsives et/ou agressives, histoire de trauma ou abus, les stress traumatiques, certaines maladies physiques majeures, tentative de suicide antérieure.

Les facteurs de risque environnementaux: la perte de travail ou une perte financière, la perte relationnelle ou sociale, l'accès facile à des moyens mortels,une histoire familiale de suicide (secret de famille).

Les facteurs de risque socioculturels: le manque de soutien social et un  sentiment d'isolement, les obstacles pour accéder aux soins de santé, et l'exposition à d'autres suicides dans l'entourage.


Le corps rappelle le vécu
La dépression du suicidant est la route que prennent les blessures émotives. C'est la manière du corps de rappeler le vécu de la personne. C'est la façon du corps de dire qu'il n'en peut plus de devoir se placer sous la tutelle des émotions néfastes. Il tente d'aider la personne à voir clair dans son(ses) symptôme(s). Il faut voir dans cette transaction tout le côté pratique du corps qui déballe le vécu pour qu'on le nettoie. Une dépression non-diagnostiquée cause nuit non seulement à la personne malade, mais aussi à son entourage.


Certains antidépresseurs augmentent les risques de pensées suicidaires
Plusieurs études démontrent également que certains antidépresseurs ont augmenté les risques de pensées suicidaires chez des enfants et des adolescents. Les parents des patients de tous les âges devraient être vigilants et noter tous les changements d'humeur, de comportements, pensées et sentiments pour éviter une augmentation de la dépression. L'incompréhension fait partie du drame d'un tel événement. Faire son deuil suite au suicide d'un être cher représente une dure épreuve.  

Nos idées fausses sur la dépression 
En tant que société, nous entretenons des idées fausses au sujet de la dépression et certaines personnes sont dissuadées de chercher l'aide dont elles auraient besoin. Lorsqu'on est malade physiquement, il est facile de l'admettre, mais de nombreux préjugés empêchent encore des personnes de se faire soigner lorsqu'elles ont des troubles émotionnels. L'isolement et l'incapacité de chercher le soutien nécessaire augmentent les risques de suicide chez les personnes atteintes de dépression sévère.

Les statistiques sont alarmantes
Les statistiques révèlent des chiffres alarmants: le suicide représente 24% des décès chez les 15-24 ans, 16% chez les 25-44 an; tous les jours, nous cumulons des statistiques chez les aînés. 50 % des tentatives de suicide surviennent au cours des 5 premières années de la maladie dépressive. Certains antidépresseurs, en levant l'inhibition, provoquent des passages à l'acte (15 % de mortalité suicidaire). La dernière campagne de publicité sur le suicide clame que le suicide n'est pas une option. Selon plusieurs, les statistiques ne serait que la pointe de l'iceberg.

Appartenir à un groupe dit à risque
Certaines populations, dites « à risque », incluent les jeunes, les personnes âgées, les autochtones ou encore les homosexuels. Ils sont souvent pointés comme des groupes spécifiques présentant un risque accru de passage à l'acte suicidaire. Aucune campagne de prévention ne changera jamais le fait d'être jeune ou âgé. Mais en matière de suicide, la pratique démontre que le schéma est beaucoup plus complexe et qu'il n'est pas nécessaire d'appartenir à un groupe à risque pour présenter un niveau individuel de risque accru de passage à l'acte suicidaire. La dépression ne frappe pas que les groupes à risque, loin de là. De même, la présence de facteurs de protection n'est pas une garantie de non-suicide.

Les solutions existent
Par contre, aider une personne vulnérable à formuler son malaise et à envisager des perspectives de solution peut l'amener à y renoncer. Parmi les moyens pour aider le suicidant, on peut lui parler de ses  idées noires, lui témoigner de la compassion, et l'inciter à se livrer. De nombreuses ressources peuvent venir en aide aux personnes déprimées, notamment les professionnels de la santé, les groupes de soutien et de nouveaux médicaments, efficaces et fiables, entraînant moins d'effets indésirables.

TÉMOIGNAGES
Aline écrit:
J'ai fait de nombreuses tentatives de suicide car j'avais l'impression de ne plus vivre, d'être enfermé dans une sorte de spirale. La solitude et une vie monotone m'ont poussé à faire des tentatives à répétition. J'étais certaine de ne pas intéresser les gens. Depuis ma thérapie, je sors plus souvent, je vois beaucoup plus de monde et ma famille me soutient. Cela m'a permis de réparer mon mal de vivre. Ce fut un gros travail psychologique à faire. Il a fallu que je crois que j'avais en moi une sortie de secours. Mais dans mon cas, je pense que le plus important, ce fut de m'entourer de personnes compréhensives.

Romane écrit:
Quand mon mari s'est suicidé, il y a 5 mois, me laissant seule avec deux très
jeunes enfants, je me suis retrouvée dans un état moral déplorable. J'ai lu des récits d'autres personnes qui ont vécu la même tragédie que moi. Car je me sentais tellement seule. Les gens de ma vie évitaient de m'en parler , soit pour ne pas me faire souffrir, soit parce que cela dérangeait trop. Mais chaque personne qui vit un tel drame a besoin d'en parler. La thérapie du tunnel a été ma façon à moi d'exorciser la chose.


Les groupes ou les associations qui traitent ce sujet ou qui pourraient être un soutien pour la famille qui souffre terriblement sont invisibles au moment où on en a besoin. Je pense qu'il est très important d'en parler pour se soulager, car on vit une véritable tsunami intérieur. Personne de mon entourage n'était prêt à entendre même prononcer le mot "suicide". Parler du suicide est tabou.



Avant que mon mari se suicide, j'étais persuadée que très peu de gens se suicidaient et que cela concernait surtout les autres. J'ai appris, le jour de l'enterrement de mon mari, que deux de ses grands-oncles s'étaient suicidés comme lui. Le secret fait que plusieurs inventent des histoires autour des faits. Par exemple, ma belle-mère, la mère de mon époux, a tenté de cacher l'horrible vérité, le jour de l'enterrement, en disant à tous que mon mari était décédé d'une rupture d'anévrisme. 



Allons-nous encore longtemps nous voiler la face et continuer à croire mordicus que les suicides ne concernent que les autres ?


Julianne écrit:
J'ai fait une tentative de suicide quand j'ai découvert que ma meilleure amie d'enfance avait séduit mon mari sous mon toit, en me manipulant et que celui-ci voulait quitter sa famille pour elle, mais qu'il refusait de payer la pension alimentaire. Je ne pouvais pas le croire. J'ai voulu mourir, mais j'ai été sauvée grâce à une visite inopportune. Je peux vous dire que le fait d'avoir fait une thérapie m'a sauvé la vie. Je suis heureuse de vivre aujourd'hui. Des miracles, ça arrive et même si la vie nous paraît parfois invivable, la vie est délicieuse à vivre quand on a eu la patience et le courage d'attendre et d’espérer. Il faut vivre la vie comme une chance d'exister.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

           



mardi 4 septembre 2012

Un traumatisme ne vient jamais seul!

N’importe quel événement ou situation qui provoque une émotion forte vécue le plus souvent, seule, sans possibilité de trouver une issue satisfaisante peut être traumatisante pour une personne. Le déclencheur d’une occultation peut être un stress normal pour une personne alors qu'une autre sera traumatisée. 

Le capital humain est plus troublant que les pertes matérielles
La dévastation laissée derrière par le feu des wagons chargés de pétrole à Lac Mégantic y aura laissé son lot de personnes traumatisées. Pendant une période plus ou moins définie, ces personnes revivront l’événement traumatique qui provoquera des sentiments de détresse à cause des images, des pensées et des perceptions. Ces souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement  se manifesteront en boucle. Les flashbacks de l'esprit induiront des épisodes dissociatives déclenchant le sentiment de revivre l'événement.

Au fil d'un temps variable pour chacun, la seule exposition à des indices internes ou externes ressemblant à un des aspects de l’événement traumatique (date d’anniversaire, soirée d’été, basse-ville de Lac Mégantic, les sons) provoquera une réaction physiologique d’alerte.

Pour éviter d’avoir ces réactions, les personnes commenceront à organiser leur vie en fonction de ne pas confronter le stimulus associés à l’événement en question.

Les conséquences sur le capital humain sont bien plus troublantes que les pertes matérielles. Même si les pertes humaines sont très faibles, le feu, l’incendie ravage parce qu'il modifie la réponse subséquente des personnes fragilisées à tout autre stress prévisible. 

La personne traumatisée organise sa vie autour de l'événement traumatisant
On dira d’une personne qu’elle est traumatisée quand elle organise sa vie en fonction de la situation traumatisante (Côté, 1997; page extérieure). Pour donner un exemple: quand elle était petite, le père de Laura s’amusait à faire des cabrioles sur les routes. La famille a eu un accident, sans conséquence, mais qui a marqué Laura. 

Avant de faire sa thérapie du tunnel, Laura n’avait jamais eu d’automobile et dans son esprit, elle n’allait jamais conduire. De plus, quitter la maison pour une longue balade ou un voyage devenait une source de stress et de panique. 

L'intimidation laisse des traces de stress post-traumatique
Pour éviter d’être écœurés des étudiants deviennent eux-mêmes des intimidateurs. Ils rabaissent un autre à leur tour pour ne pas être sujets au même traitement. Certains se taisent et restent seuls pris avec leur non-dit. La dépression devient palpable quand ils commencent à s’isoler et à fuir des occasions de rencontre avec d’autres. La plupart des jeunes ne songeraient jamais à faire mal à un autre délibérément, ni à le rendre malheureux, mais le simple fait que certains jeunes soient plus vulnérables les incitent à en profiter.     

La fin de sa thérapie du tunnel lui a permis de reprendre sa décision initiale
Lorsque cet obstacle interne a été éliminé par le travail fait sur le choc de l’accident, Laura a décidé de prendre son permis. Elle conduit maintenant, quelque 40 ans après l’incident. De son dire, elle est en train de régler des peurs qui l’ont empêchée de jouir de la vie. Elle a bien intégré les événements à l'origine de ses inhibitions. Cette expérience de maturation est une des caractéristiques reconnues dans l’évolution d’une personne ayant fait l’expérience d’une thérapie du tunnel.

Les émotions liées au traumatisme deviennent autonomes pour influencer le comportement de l’individu
Pas besoin de vivre l’effondrement des tours du World Trade Center pour parler de traumatismes. Habituellement, tout choc émotif est accompagné de sensations, d’images, de pensées et d’émotions. Telles qu’observées et étudiées par Pierre Janet, si les émotions ne sont pas intégrées à la personnalité, elles deviennent autonomes et influencent à leur insu le comportement de l’individu tout au long de sa vie.  S’il n’en a gardé aucun souvenir conscient, les émotions liées aux événements non assimilés, toujours présents dans la portion psychique de l’individu, auront un impact sur son existence sans qu’il ne s’en rende compte. 

Les mécanismes de défense permettent de protéger la personne
Des victimes d'expériences traumatiques, particulièrement sexuelles, rapportent l'utilisation de mécanismes de défense qui leur a permis de se protéger émotivement de leur agression. Il est possible que, lors d'un traumatisme adulte, ce mécanisme se réactive à nouveau pour les couper des sensations provoquées par l’événement. La dissociation et l'occultation protègent d'un trauma innommable, indicible.

L'avortement constitue souvent un traumatisme
Jeanne a subi un avortement. Pendant des années, elle a refusé d'avoir des liens affectifs avec des hommes qui auraient voulu la connaître davantage. La peur de retomber enceinte et de vivre le cauchemar qui avait suivi a altéré sa vie sur le plan affectif.

Plusieurs personnes ayant vécu la fin d'une grossesse volontairement par divers moyens, parfois au risque de leur vie, se sentent tellement coupables et honteuses que leur vie en est changée pour toujours.

Le témoignage de Ginette
Lors d’une émission télévisée (Hop la vie!) sur la thérapie du tunnel avec Louise DesChatelets en décembre 2002, Ginette a raconté un traumatisme intra-utérin. Par rapport à son senti, elle a traîné pendant une quarantaine d’années le sentiment de peur de mourir. Même dans l’utérus, les résistances, liées à la dissociation lors de l’événement, ont occasionné une altération des perceptions émanant de tout autre environnement.

La crainte inconsciente de mourir
Dans le cas de Ginette, ce senti appartenait à sa mère quand elle a été sévèrement brûlée au visage par l’explosion d’un four à gaz. Cette blessure de la mère a eu comme conséquence la crainte inconsciente de mourir. Chez Ginette, cette peur s’est traduite en attitudes de défense pour assurer sa survie. Dans cet état, la personne se sent dans un espace irréel, pouvant se sentir déconnectée ou confuse (Brillon, 2007: 207), en particulier dans des circonstances ressemblant le moindrement à l’événement d’origine.

Brillon, Pascale (2007) dans "De l'ombre à la lumière: la guérison par un récit de vie émotionnel", de Lorraine Loranger p. 207.

Des éléments traumatisants dans la vie d’un enfant
La vie d’un enfant est truffée de moments exceptionnels vécus seule, sans possibilités d’issues satisfaisantes. Être gardé par une personne incompétente qui n’est pas à son écoute, se faire rejeter par le petit voisin d’en face parce que ses parents n’aiment pas la couleur de sa peau, se faire humilier par son professeur devant une classe bondée d’enfants qui rient de sa déconfiture, voir son père noyer des chatons auxquels il s’est attaché, sont autant d’éléments traumatisants dans la vie d’un enfant.

L’image conservée la ramène à ce souvenir dramatique
Il faut se rappeler que l’enfant a pu être traumatisé par une situation qui ne lui apparaît plus comme telle lorsque devenu adulte. Je me souviens de l’état de choc dans lequel ma petite sœur fut plongée lors d’un accident sur la ferme. Elle ne cessait de répéter «Cédric est mort» à tel point que ma mère dut lui donner une gifle sur la joue pour l’arrêter et heureusement, lui faire réaliser que notre frère était seulement sans connaissance. Comme on peut voir, ce n’est pas tant l’événement qui était dramatique pour elle, mais l’émotion survenant à l’idée de la fatalité. L’hystérie, dans laquelle cette situation l’avait plongée, révèle toute sa peur. Toutefois, personne ne nous expliqua ce qui s'était produit. À ce jour, ma soeur Éloïse se rappelle cette grande émotion. Si notre frère s’en est remis, l’image conservée la ramène à ce souvenir dramatique et elle a les larmes aux yeux à ce jour.

Un événement qui n'est pas occulté peut être traumatisant
Ghislaine (4 ans) a perdu un petit chien à la veille de Noël. Le lendemain, lorsque son père trouve l’animal mort sous les roues de son automobile, il se dépêche de l’enterrer et de courir à l’animalerie lui acheter un autre chien. Pendant longtemps Ghislaine entretient l’espoir qu’elle retrouvera le premier chien. Plus tard, elle doutera de son père en replaçant dans sa tête les différents morceaux de cette soirée malheureuse. Ce sera la fin prématurée d’une relation de confiance avec un homme, son père. Le non-dit a laissé sa trace. Bien qu’elle n’ait pas occulté l’événement, elle l’a vécu comme un traumatisme et à ses yeux, les hommes ne sont pas dignes de confiance. À l'âge adulte, elle est incapable d'agir autrement que par la méfiance lorsqu'elle doit transiger avec un homme.

Des conséquences de la non-intégration des émotions
Des auteurs connus parlent des conséquences de la non-intégration des émotions. Des répercussions émotives risquent de causer autant des difficultés émotionnelles que physiques. 
Plus près de nous, en 1983, Marland écrivit:

"Quand donc conviendrons-nous et accepterons-nous de penser que bien des maladies sont vraisemblablement la traduction physique d’un conflit irrésolu et servant de représentation symbolique à un chagrin occulté?"

Les capacités du subconscient à emmagasiner les expériences 
Dans la même année, le premier livre d’Albert Glaude (1983), «Catharsis», a servi de tremplin à ma pratique, laquelle a débuté en 1991; Glaude, comme Janet avant lui, fait état des capacités du subconscient à emmagasiner les expériences et les connaissances dont le conscient n’a pas un besoin permanent mais lesquelles continuent de se manifester dans les comportements de l’individu.  

Dans le récit de vie émotionnel, c’est le vécu subjectif qui compte
Il m’arrive d’avoir plus d’un membre d’une famille en thérapie. Deux individus peuvent regarder la même scène et voir les choses différemment. Il y a bien sûr certains éléments de corrélation dans le vécu, mais certains facteurs mentaux prédéterminés vont influencer ce que chaque individu perçoit et la manière dont il y répond. Il est important de rappeler que ce qui importe dans ce récit de vie émotionnel, c’est le vécu subjectif et non le vécu historique, ce qui influe sur la manière d’aborder l’histoire des membres individuels d’une même famille. Chacun dans cette thérapie a droit à son vécu.

La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress qui était actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.


























vendredi 31 août 2012

Les expressions contemporaines de traumatismes

N’importe quel événement ou situation qui provoque une émotion forte vécue le plus souvent, seule, sans possibilité de trouver une issue satisfaisante peut être traumatisante pour une personne. Le déclencheur d’une occultation peut être un stress normal pour une personne alors qu'une autre sera traumatisée. 

Le capital humain est plus troublant que les pertes matérielles
La dévastation laissée derrière par le feu des wagons chargés de pétrole à Lac Mégantic y aura laissé son lot de personnes traumatisées. Pendant une période plus ou moins définie, ces personnes revivront l’événement traumatique qui provoquera des sentiments de détresse à cause des images, des pensées et des perceptions. Ces souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement  se manifesteront en boucle. Les flashbacks de l'esprit induiront des épisodes dissociatives déclenchant le sentiment de revivre l'événement.

Au fil d'un temps variable pour chacun, la seule exposition à des indices internes ou externes ressemblant à un des aspects de l’événement traumatique (date d’anniversaire, soirée d’été, basse-ville de Lac Mégantic, les sons) provoquera une réaction physiologique d’alerte.

Pour éviter d’avoir ces réactions, les personnes commenceront à organiser leur vie en fonction de ne pas confronter le stimulus associés à l’événement en question.

Les conséquences sur le capital humain sont bien plus troublantes que les pertes matérielles. Même si les pertes humaines sont très faibles, le feu, l’incendie ravage parce qu'il modifie la réponse subséquente des personnes fragilisées à tout autre stress prévisible. 

La personne traumatisée organise sa vie autour de l'événement traumatisant
On dira d’une personne qu’elle est traumatisée quand elle organise sa vie en fonction de la situation traumatisante (Côté, 1997; page extérieure). Pour donner un exemple: quand elle était petite, le père de Laura s’amusait à faire des cabrioles sur les routes. La famille a eu un accident, sans conséquence, mais qui a marqué Laura. 

Avant de faire sa thérapie du tunnel, Laura n’avait jamais eu d’automobile et dans son esprit, elle n’allait jamais conduire. De plus, quitter la maison pour une longue balade ou un voyage devenait une source de stress et de panique. 

L'intimidation laisse des traces de stress post-traumatique
Pour éviter d’être écœurés des étudiants deviennent eux-mêmes des intimidateurs. Ils rabaissent un autre à leur tour pour ne pas être sujets au même traitement. Certains se taisent et restent seuls pris avec leur non-dit. La dépression devient palpable quand ils commencent à s’isoler et à fuir des occasions de rencontre avec d’autres. La plupart des jeunes ne songeraient jamais à faire mal à un autre délibérément, ni à le rendre malheureux, mais le simple fait que certains jeunes soient plus vulnérables les incitent à en profiter.     

La fin de sa thérapie du tunnel lui a permis de reprendre sa décision initiale
Lorsque cet obstacle interne a été éliminé par le travail fait sur le choc de l’accident, Laura a décidé de prendre son permis. Elle conduit maintenant, quelque 40 ans après l’incident. De son dire, elle est en train de régler des peurs qui l’ont empêchée de jouir de la vie. Elle a bien intégré les événements à l'origine de ses inhibitions. Cette expérience de maturation est une des caractéristiques reconnues dans l’évolution d’une personne ayant fait l’expérience d’une thérapie du tunnel.

Les émotions liées au traumatisme deviennent autonomes pour influencer le comportement de l’individu
Pas besoin de vivre l’effondrement des tours du World Trade Center pour parler de traumatismes. Habituellement, tout choc émotif est accompagné de sensations, d’images, de pensées et d’émotions. Telles qu’observées et étudiées par Pierre Janet, si les émotions ne sont pas intégrées à la personnalité, elles deviennent autonomes et influencent à leur insu le comportement de l’individu tout au long de sa vie.  S’il n’en a gardé aucun souvenir conscient, les émotions liées aux événements non assimilés, toujours présents dans la portion psychique de l’individu, auront un impact sur son existence sans qu’il ne s’en rende compte. 

Les mécanismes de défense permettent de protéger la personne
Des victimes d'expériences traumatiques, particulièrement sexuelles, rapportent l'utilisation de mécanismes de défense qui leur a permis de se protéger émotivement de leur agression. Il est possible que, lors d'un traumatisme adulte, ce mécanisme se réactive à nouveau pour les couper des sensations provoquées par l’événement. La dissociation et l'occultation protègent d'un trauma innommable, indicible.

L'avortement constitue souvent un traumatisme
Jeanne a subi un avortement. Pendant des années, elle a refusé d'avoir des liens affectifs avec des hommes qui auraient voulu la connaître davantage. La peur de retomber enceinte et de vivre le cauchemar qui avait suivi a altéré sa vie sur le plan affectif.

Plusieurs personnes ayant vécu la fin d'une grossesse volontairement par divers moyens, parfois au risque de leur vie, se sentent tellement coupables et honteuses que leur vie en est changée pour toujours.

Le témoignage de Ginette
Lors d’une émission télévisée (Hop la vie!) sur la thérapie du tunnel avec Louise DesChatelets en décembre 2002, Ginette a raconté un traumatisme intra-utérin. Par rapport à son senti, elle a traîné pendant une quarantaine d’années le sentiment de peur de mourir. Même dans l’utérus, les résistances, liées à la dissociation lors de l’événement, ont occasionné une altération des perceptions émanant de tout autre environnement.

La crainte inconsciente de mourir
Dans le cas de Ginette, ce senti appartenait à sa mère quand elle a été sévèrement brûlée au visage par l’explosion d’un four à gaz. Cette blessure de la mère a eu comme conséquence la crainte inconsciente de mourir. Chez Ginette, cette peur s’est traduite en attitudes de défense pour assurer sa survie. Dans cet état, la personne se sent dans un espace irréel, pouvant se sentir déconnectée ou confuse (Brillon, 2007: 207), en particulier dans des circonstances ressemblant le moindrement à l’événement d’origine.

Brillon, Pascale (2007) dans "De l'ombre à la lumière: la guérison par un récit de vie émotionnel", de Lorraine Loranger p. 207.

Des éléments traumatisants dans la vie d’un enfant
La vie d’un enfant est truffée de moments exceptionnels vécus seule, sans possibilités d’issues satisfaisantes. Être gardé par une personne incompétente qui n’est pas à son écoute, se faire rejeter par le petit voisin d’en face parce que ses parents n’aiment pas la couleur de sa peau, se faire humilier par son professeur devant une classe bondée d’enfants qui rient de sa déconfiture, voir son père noyer des chatons auxquels il s’est attaché, sont autant d’éléments traumatisants dans la vie d’un enfant.

L’image conservée la ramène à ce souvenir dramatique
Il faut se rappeler que l’enfant a pu être traumatisé par une situation qui ne lui apparaît plus comme telle lorsque devenu adulte. Je me souviens de l’état de choc dans lequel ma petite sœur fut plongée lors d’un accident sur la ferme. Elle ne cessait de répéter «Cédric est mort» à tel point que ma mère dut lui donner une gifle sur la joue pour l’arrêter et heureusement, lui faire réaliser que notre frère était seulement sans connaissance. Comme on peut voir, ce n’est pas tant l’événement qui était dramatique pour elle, mais l’émotion survenant à l’idée de la fatalité. L’hystérie, dans laquelle cette situation l’avait plongée, révèle toute sa peur. Toutefois, personne ne nous expliqua ce qui s'était produit. À ce jour, ma soeur Éloïse se rappelle cette grande émotion. Si notre frère s’en est remis, l’image conservée la ramène à ce souvenir dramatique et elle a les larmes aux yeux à ce jour.

Un événement qui n'est pas occulté peut être traumatisant
Ghislaine (4 ans) a perdu un petit chien à la veille de Noël. Le lendemain, lorsque son père trouve l’animal mort sous les roues de son automobile, il se dépêche de l’enterrer et de courir à l’animalerie lui acheter un autre chien. Pendant longtemps Ghislaine entretient l’espoir qu’elle retrouvera le premier chien. Plus tard, elle doutera de son père en replaçant dans sa tête les différents morceaux de cette soirée malheureuse. Ce sera la fin prématurée d’une relation de confiance avec un homme, son père. Le non-dit a laissé sa trace. Bien qu’elle n’ait pas occulté l’événement, elle l’a vécu comme un traumatisme et à ses yeux, les hommes ne sont pas dignes de confiance. À l'âge adulte, elle est incapable d'agir autrement que par la méfiance lorsqu'elle doit transiger avec un homme.


Des conséquences de la non-intégration des émotions
Des auteurs connus parlent des conséquences de la non-intégration des émotions. Des répercussions émotives risquent de causer autant des difficultés émotionnelles que physiques. 
Plus près de nous, en 1983, Marland écrivit:

"Quand donc conviendrons-nous et accepterons-nous de penser que bien des maladies sont vraisemblablement la traduction physique d’un conflit irrésolu et servant de représentation symbolique à un chagrin occulté?"

Les capacités du subconscient à emmagasiner les expériences 
Dans la même année, le premier livre d’Albert Glaude (1983), «Catharsis», a servi de tremplin à ma pratique, laquelle a débuté en 1991; Glaude, comme Janet avant lui, fait état des capacités du subconscient à emmagasiner les expériences et les connaissances dont le conscient n’a pas un besoin permanent mais lesquelles continuent de se manifester dans les comportements de l’individu.  

Dans le récit de vie émotionnel, c’est le vécu subjectif qui compte
Il m’arrive d’avoir plus d’un membre d’une famille en thérapie. Deux individus peuvent regarder la même scène et voir les choses différemment. Il y a bien sûr certains éléments de corrélation dans le vécu, mais certains facteurs mentaux prédéterminés vont influencer ce que chaque individu perçoit et la manière dont il y répond. Il est important de rappeler que ce qui importe dans ce récit de vie émotionnel, c’est le vécu subjectif et non le vécu historique, ce qui influe sur la manière d’aborder l’histoire des membres individuels d’une même famille. Chacun dans cette thérapie a droit à son vécu.

La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress qui était actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.


























vendredi 2 mars 2012

Les conséquences des traumatismes psychiques

Un traumatisme physique ou émotif peut nuire à la faculté d'une personne à se sentir en sécurité
Un traumatisme physique ou émotif peut nuire à la faculté d'une personne à se sentir en sécurité dans son environnement. L'individu peut avoir vécu un seul événement tel un viol, un accident grave, ou encore une situation qui se répète comme lors d'une guerre ou la violence familiale. Des situations ponctuelles, considérées banales par certains, peuvent aussi être à l'origine d'un changement de comportement radical mettant en évidence un "avant" et un "après".

En médecine, n'importe quel choc, n'importe quelle blessure physique est appelé "traumatisme"
Un traumatisme psychique désigne un type de préjudice causé à la psyché de l'individu lors de ou après un choc émotionnel violent et qui modifie sensiblement la réponse de l'individu lors d'un stress à venir. La capacité de vivre un traumatisme et de faire face au stress subséquemment diffère d'un individu à l'autre. On ne peut jamais comparer la réponse d'une personne à un événement, ni le degré de résistance d'un individu à un autre pour une même situation.

Un "avant" et un "après" suite  à un événement traumatique
En thérapie du tunnel, un traumatisme est un événement psychique, un événement violent, bouleversant sans résultat satisfaisant pour l'individu avec un "avant" et un "après".

Le bilan humain est plus troublants que les pertes matérielles
La dévastation laissée derrière par le feu des wagons chargés de pétrole à Lac Mégantic y aura laissé son lot de personnes traumatisées. Pendant une période plus ou moins définie, celles-ci revivront l’événement traumatique qui provoquera des sentiments de détresse à cause des images, des pensées et des perceptions. Ces souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement viennent en boucle. Les flashbacks induisent des épisodes dissociatives déclenchant le sentiment de revivre l'événement.


Au fil d'un temps variable pour chaque personne, la seule exposition à des indices internes ou externes ressemblant à un des aspects de l’événement traumatique (date d’anniversaire, soirée d’été, basse-ville de Lac Mégantic, les bruits et sons) provoquera une réaction physiologique d’alerte.

Pour éviter d’avoir ces réactions, les personnes commenceront à organiser leur vie en fonction de ne pas confronter les stimulus associés à l’événement en question.

Les conséquences sur le capital humain sont bien plus troublant que les pertes matérielles. Même si les pertes humaines sont très faibles, le feu, l’incendie ravage parce qu'il modifie la réponse subséquente à tout autre stress prévisible. 

Les enfants ont des réactions de stress traumatique
Je prends un exemple parmi tant d'autres, mais celui-ci rendu publique. Des enfants dans une garderie de Gatineau ont été témoin d'une scène violente alors qu'un employé est abattu. Dans ce type de situation, les enfants ont des réactions de stress traumatique. Après tout, ils ont été témoins d’une menace vitale. Leur sommeil en sera affecté, ils exprimeront immédiatement des signes d'anxiété, de peur. C’est bon signe s’il a des comportements erratiques, manifeste de l’irritabilité: c'est une expression de mal-être pour lequel le parent peut trouver une aide. L’enfant qui n'exprime rien est dans un état dissociatif et ce ne sera que plus tard que les signes d’anxiété pourront apparaître et des troubles plus sérieux se manifesteront.

Pour que la santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. "Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress qui était actif dans le système nerveux de se dissoudre". De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

LES ASPECTS CLINIQUES:

Définition:
1- traumatisme

2- voies d'expression

3- symptômes spécifiques et symptômes divers

4- transformation

CAS PARTICULIERS: soldats et militaires

Traitements:
- thérapeutiques

- médication   


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.










lundi 20 février 2012

La dépression majeure demande un soin immédiat

Voir son médecin pour une médication appropriée 
On me demande ce que je pense de la prise de médicaments pendant une dépression. Répondre à une telle question sans savoir les particularités de l'histoire de vie de la personne en question est comme avoir des prescriptions toutes faites pour les distribuer à des gens que je verrais pour la première fois. Or, je ne crois pas qu'il faille attendre de voir le dentiste pour atténuer un sérieux mal de dents avec une médication appropriée. En traitant d'abord la douleur et la souffrance quand elles se présentent, on peut éviter que cela se dégénère en problèmes chroniques de santé mentale.

Parmi des experts sur la question, un article paru en janvier 1994, le docteur Breggin (http://www.breggin.com) s'était exprimé sur le sujet: Autre point de vue sur la psychiatrie: les pilules ne sont pas une réponse à la souffrance humaine.

De même, différents auteurs (Lourdes Rodriguez del Barrio, Ellen Corin et Marie-Laurence Poirel) affirment que LE POINT DE VUE DES UTILISATEURS SUR L’EMPLOI DE LA MÉDICATION EN PSYCHIATRIE : UNE VOIX IGNORÉE

Une dépression majeure peut déstabiliser un individu
Admettons que nous parlions d'une dépression majeure suite à une série d'événements pouvant déstabiliser un individu ou d'une personne qui vit une relation malsaine avec une autre, dominatrice et autoritaire.

Un seul événement traumatisant peut déclencher une dépression majeure
Je parle ici d'événements au pluriel, mais s'il s'agit d'un événement traumatisant, il peut suffire pour déclencher ce qui deviendra une dépression majeure. Car chaque personne a son seuil de tolérance et sa capacité unique pour affronter les difficultés: on ne peut pas généraliser. La dépression est une mauvaise adaptation à des situations, des circonstances, des relations malsaines.

La combinaison d'un anti-dépresseur et d'une thérapie
Pour revenir à notre sujet, l'individu pourra être regagnant de prendre un anti-dépresseur à court et moyen terme s'il est angoissé et sujet à des problèmes psychosomatiques: s'il fait en même temps une thérapie pour se soigner, il sera sentira soulagé plus rapidement et pourra cesser la médication avec un protocole médical approprié plus rapidement.

Penser au long terme pour un vrai rétablissement
Dans notre société nord-américaine, on vit l'immédiateté et on pense rarement au long terme. Si j'ai un conseil à donner aux personnes qui se sentent plus vulnérables, faites-vous un devoir de suivre vos émotions. La thérapie aide à prévenir les rechutes en brisant le cycle des émotions et des pensées dépressives ou anxieuses.

La santé émotionnelle s'entretient
La santé émotionnelle s'entretient, tout autant que la santé physique. Il est donc nécessaire d'être suffisamment en contact avec soi-même pour évaluer son tonus psychique. Un scénario du passé peut être à l'origine du déclenchement de la dépression.

Les personnes en dépression ont besoin d'écoute
Ce n'est pas de se fouetter dont la plupart des gens ont besoin lorsqu'elles sont en dépression: c'est d'être écoutées, entendues et retenues par quelqu'un qui recevra avec compassion ses doléances, mais surtout ses émotions. Les changements de mode de vie proposés aideront la personne à se motiver et à se mobiliser, ce qui stimule la remise en question les pensées déprimantes.

La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

L'estime de soi commence avec la connaissance de soi et l'acceptation de soi
Apprendre à s'apprécier tels que nous sommes, connaître ses goûts, ses besoins, ses capacités et ses limites augmentent l'estime de soi. Comme le petit de l'humain est un être social, sa perception de lui-même se forge dès l'enfance au contact des autres: ses parents, ses amis  et la manière dont ils agiront avec lui auront une influence directe sur sa perception de lui-même et son estime de soi. Son sentiment d'avoir une valeur se développe davantage à l'adolescence. Rendu à l'âge adulte, l'addition de ses succès et de son environnement de travail, en famille, joueront un rôle important dans son estime de soi. 

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.