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lundi 15 octobre 2012

L'intimidation laisse des traces sur l'estime de soi

L'actualité en parle tous les jours
Cinq jeunes filles-femmes se sont enlevées la vie dans la région de Québec depuis un an. Le sujet de l’intimidation revient régulièrement dans les journaux. Chez nous, il y a eu Marjorie Raymond, dans la province voisine en Ontario, un enfant de 11 ans Mitchell Wilson et Jamie  Hubley. Maintenant en Colombie-Britannique, Amanda Todd, une toute jeune fille, s’est enlevée la vie dernièrement.


La mère éplorée de Marjorie Raymond livre un poignant témoignage et implore les autorités scolaires à payer attention aux signaux de détresse de leurs élèves. Il ne faut surtout pas traiter ça comme un caprice!



Des communautés québécoises font de grands efforts pour contrer la violence et l'intimidation.   


L'univers féminin, pour la majorité des femmes cégépiennes, semble se résumer à l’apparence physique pour la séduction et à la sexualité pour répondre aux normes des pairs. On se doute bien que, si on n'est ni belle, ni sexy, cela donne l'occasion à certains de dire des méchancetés qui finissent par gruger l'estime de soi.


Des élèves entre 12 et 19 ans subissent de l’intimidation au moins une fois par semaine
Quand j’entends de telles nouvelles, je pense à ces enfants, à mes petits-enfants aussi qui peuvent aussi avoir vécu l’intimidation, alors que  les statistiques révèlent que 8% des élèves entre 12 et 19 ans subissent de l’intimidation au moins une fois par semaine. Quel stress! C'est ignoble pour des humains. Ça brise le cœur de tout parent d’entendre son enfant se faire dire des énormités. Ce fut le cas pour la mère de Noémie, 12 ans, «T’as une bouche pour sucer », « T’es grosse! », « T’as une face de pète » en plus de s’être faite niaiser sur un des réseaux sociaux. Ce n’est pas un événement isolé. Cela s’est répétée tous les jours de présence scolaire sur trois ans. 


Cruauté gratuite
Insultée, frappée, ridiculisée, collée contre un mur, Noémie ne sait pas se défendre devant autant de cruauté gratuite. Sa mère est dépassée et n’ose intervenir. Elle aussi a peur que ce soit pire après. Elle ne sait pas comment s’y prendre, ni à qui elle doit le dire.

La sécurité menacée doit être reçue 
L'entrée dans le système scolaire en bas-âge n'est pas sans embûche. Bien sûr, il y a taquinerie et il y a taquinerie. C'est en bas-âge que les jeunes enfants ont besoin de savoir que des gens vont les écouter et les croire quand ils vivent des incidents malheureux. 



Une jeune connaissance dit que suite à l'intimidation vécue à l'école, elle doit se faire mal pour arriver à se sentir. Pour cette jeune personne, l'auto-mutilation est une conséquence du manque d'écoute affective. Elle se coupe de ses émotions.


Une émission télévisée, 30 vies, en fait état

On l’a entendu : des jeunes, pour éviter d’être écœurés (voir 30 vies) deviennent eux-mêmes des intimidateurs. Ils rabaissent un autre à leur tour pour ne pas être sujets au même traitement. Certains se taisent et restent seuls pris avec leur drame. Parmi les symptômes du stress post-traumatique dû aux actes d'intimidation et de violence, la dépression devient palpable quand l'intimidé commence à s’isoler et à fuir des occasions de rencontre avec d’autres. La plupart des jeunes ne songerait jamais à faire mal à un autre délibérément, ni à le rendre malheureux, mais  le simple fait que certains jeunes soient plus vulnérables les incitent à en profiter.


Le soi, un cadre vide sans intention
Dans le courant de la vie, le soi est une construction péniblement perfectionnée. À son début, ce cadre vide se remplit sans intention pour en faire une configuration plus mobile avec des transformations toutes en possibilités. Plus tard, l'individu fixera par convention celles qu'il veut et/ou celles dont il ne peut plus se défaire, mais en tout temps, avec les bons outils, sa construction peut être modifiée.  

Des actions à entreprendre   
Certaines actions ont été entreprises par notre société. Il y a quelque temps, le Québec a déposé le projet de loi #56 pour obliger les écoles à intervenir dans les cas d’intimidation. Un réalisateur américain a consacré un documentaire intitulé The Bully Project  pour contrer le phénomène (thebullyproject.com).


Se sentir coupable de se faire intimider
Pour l'avoir entendu dans ma salle de thérapie, même quand un autre est en faute, les victimes se sentent parfois responsables d'avoir provoqué la violence dont ils sont victimes. C’est dire à quel point ils ont perdu le sens de leur propre valeur. L’intimidation détruit la confiance en soi et l’équilibre affectif du jeune. 



Le premier pas est de croire les jeunes
Les jeunes ont besoin de savoir que des gens vont les écouter et les croire quand ils vivent des incidents malheureux. Bien des adultes qui ont vécu l’intimidation ont enfoui les émotions trop pénibles à supporter, d’autres ont développé des symptômes d’anxiété et se sont refermés sur eux-mêmes. Certains se sont auto mutilés, peut-être, dans une tentative d’attirer l’attention de leurs parents et des adultes de leur vie. Ils voulaient sans doute que leurs comportements soient remarqués, mais ils avaient peur d’en parler parce que cela risquait d’augmenter les sévices.


Les parents peuvent reconnaître les signaux
Pour des parents, il sera utile de reconnaître  les signes physiques et les impacts émotionnels des conséquences de l’intimidation. Si votre enfant auparavant ouvert devient cachottier, sournois, peureux, posez discrètement des questions et continuez d’observer ses comportements. Même s’il n'admet rien, ses non-dits révèlent que quelque chose se passe. L’important, c’est de pouvoir en parler, être crû, et décrier les faits et au besoin, lui apporter de l'aide.


L'estime de soi commence avec la connaissance de soi et l'acceptation de soi
Apprendre à s'apprécier tels que noussommes, connaître ses goûts, ses besoins, ses capacités et ses limites augmentent l'estime de soi. Comme le petit de l'humain est un être social, sa perception de lui-même se forge dès l'enfance au contact des autres: ses parents, ses amis  et la manière dont ils agiront avec lui auront une influence directe sur sa perception de lui-même et son estime de soi. Son sentiment d'avoir une valeur se développe davantage à l'adolescence. Rendu à l'âge adulte, l'addition de ses succès et de son environnement de travail, en famille, joueront un rôle important dans son estime de soi. 

Les conséquences de l'intimidation
Les traces de la violence par intimidation sur l’affirmation suivent la  personne qui l’a vécue au-delà du parcours scolaire. La dépression fait souvent partie de ce trajet : l’isolement, le manque de soutien émotionnel et son refus, le stress, le sentiment de perte de territoire sont des aspects révélés durant la démarche du récit de vie émotionnel. Une des conséquences reconnues est la tendance à trop se conformer aux attentes de leur milieu. Les personnes atteintes dans leur estime de soi à cause de l’intimidation prennent peu de risques personnels, ne se tenant pas debout pour défendre ce qui est important pour eux. Parfois, ils deviennent même ami avec l'agresseur pour diminuer l'impact des agressions sur leur image d'eux-mêmes.



L’intimidation génère un énorme stress et une détresse émotionnelle

Souvent, ils ont appris à mentir et à cacher leurs vrais sentiments. Un jeune qui vit de l’intimidation vit un énorme stress et une détresse émotionnelle qui peut se manifester comme un traumatisme. Cette violence affecte l’estime de soi et la confiance en autrui parce que c’est une menace à l’intégrité émotionnelle. L’intimidation peut avoir des effets dévastateurs, non seulement pendant l’enfance et l’adolescence, mais pour toute la vie entières comme le signalent plusieurs. Tous n’ont pas fait de tentatives de suicide, mais plusieurs y ont pensé. Toutefois, chaque personne a déclaré avoir été en dépression pendant une bonne partie de leur vie.

L'espoir réside dans la parole et dans la guérison des souvenirs dans une thérapie des profondeurs. On peut s'en sortir et regagner son estime de soi. La méthode de la thérapie du tunnel dépiste les refoulements, les complexes et les souvenirs douloureux pour reconstruire graduellement la personnalité. 



TÉMOIGNAGE
« Mon tortionnaire m’a fait jurer de ne rien dire promettant qu'il me ferait encore plus de tort. Je me faisais accroire que cela cesserait bientôt, mais ça a duré pendant tout mon primaire ».

« Quand je ne ramenais pas assez d’argent à mon abuseur, je me faisais battre et je subissais les railleries de ses amis. On m’humiliait avec des noms. Je ne savais pas vers qui me tourner ».

« Je me suis sentie tellement abandonnée, mes prétendues amies devaient avoir peur que ça leur arrive, elles m’ont lâché ».

« Je me grattais au sang. Le médecin n’a pas été consulté. Dans ma famille, on a crû que je faisais de l’eczéma comme plusieurs tantes de la famille de ma mère. Mon agresseur a cessé de me tourmenter quand il est parti pour le secondaire ».

« Quand j’ai finalement raconté des choses qui s’étaient passés à ma thérapeutes, j’ai réalisé combien j’avais honte d’avoir été la cible d’un tel déséquilibré. En quelque part, je me pensais responsable de ses actions et j’avais de la difficulté à ne pas croire que j’exagérais ».

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.



mardi 5 juin 2012

Memories never fade, they are hard-wired in our minds

There are few things I like talking about more than about reducing stress through the narrative discourse using the first person viewpoint, first, because of the results second, because, once a client has done it, it is almost like starting to write on a clean slate. I would say that doing this work is "a return to life". It is a wonderful way to clean up the past and reach levels of joy and fulfilment never reached before. 

What makes humans suffer? On a spiritual level, it is said that we choose our parents and circumstances, but in real life, who does? Everyday, children are beaten; many experience neglect and forms of violence.


THE LIGHT AT THE END OF THE TUNNEL 
The light at the end of the tunnel is always available to the individual willing to travel through it-what shows up is about the past, about unresolved issues and events and emotions.


                              The light at the end of the tunnel is available

To revise for changes in your life
When you revise decisions taken before the age of six;
When you hurt and you share your pain;
When you face up to situations, even those of the past;
When you aim to make changes in your life, etc.

The influence of the past on your brain functions
The influence of the past on brain functions proves that it is bestowed with memory. As proof, when an individual encounters an event which triggers an emotional response, when circumstances provide a similar situation, an image forms in his mind to stimulate a "fightor flight" reaction. Chances are that if the previous event is not resolved, the emotional response will be the same as the initial one. (read on to the "intimidation" story down below)

Perception is an interpretation
Between the image provided by the mind now and what happened at the beginning, the difference is never total because our perception is an interpretation, an acknowledgement that sets up our memory, especially with regard to our affectivity.

To uncover decisions taken as a child
When there are traumatic memories, the "emotional life story" is used to synthesize the sequences in an event. Because of its narrative content, the material becomes more bearable and then the tools of tunnel therapy are employed to uncover any decision, any long lasting affects, any unresolved issues and emotions.

Our habits and our memories influence our choices
We all know that any emotional charge will prevent anyone to be objective. It is normal to see through our habits and our memories. The only reason a memory comes back is because there is an emotional charge; even body zones will give sensations when the individual is confronted to images from the past.

A flashback
A while back, a client with a history of foster placements, had a particular experience. A development contractor built a wall overlooking her backyard and she had a severe breakdown that brought her into therapy. At the beginning, she had a lot of trouble identifying what she felt and she experienced confusion and distress. Her body was stuck into a reaction and multiple flashbacks of being tied to a chair and locked into a dark garage as a punishment emerged.

In spite of, or maybe because she had a university education, she had problems with the inner turmoil she daily pushed back, trying to forget the past rather than facing up to it head on. Her body was showing signs of incredible stress-related discomforts: back aches, headaches to full-fledged migraines and crohn's disease. Most images related to past events form in youth. In the case of my client, they were forgotten but they reappeared as they were just fixed temporarily out of reach, until needed.

It is impossible to control flashbacks
The real problem lies with the uncontrollable flashbacks. A young man had learned in the school yard that when "intimidated", it was better to let it happen than to tell, because the director and the teachers all said he was attracting such treatment. It was only once he became an adult and left college that life became safe again, but after several suicide attempts, he still had flashbacks of those trying times.

There is talk of a pill that would eliminate memories
Contrary to popular belief, it would not be useful not to be able to access these memories because then, we would be likely to encounter the same situations and not remembering, we would have to relive it without an inkling of what to do to avoid it or to fix it. That would clearly be counterproductive. There are many aspects learned in an event.

Can you imagine, if after learning to open a door, you needed to relearn it everytime? It is the same with the content of trauma. One needs to be aware of the lesson learned to deal with future events. It is the emotional content that needs to be neutralized.

Learn "safe bounderies"
When the "reminiscences" linked to memories are a possibility to learn "safe boundaries", we can say the individual is guided by his good instincts. In his case, there never were safe boundaries. This faculty, so helpful to adapt to new situations similar to ones in his youth, were severely lacking in this young person. Revising this part of his life was a real trial for him but he wanted to develop a strong core and he did.

Our instinctive, emotional life is complicated by our emotional needs 
In the animal kingdom, nature is marvelously adequate. If the surrenal glands are removed on a rat, it will lead to modification of the blood's mineral balance. And when you present pure water and salted water to the rat, he will choose the salted water, thereby avoiding death. It knows nothing of endocrinology, but his blood will sensitize his hypothalamus so that, instinctively, it will make the choice of salted water as opposed to pure water.

Our instinctive, emotional life is complicated by our emotional needs and what we choose: because we have freedom of will, from birthing practices to choosing life partners, we often make a choice based on complex needs that have nothing to do with what is good for us. That is reason enough to do a therapy to CLEAN up our acts and choose better without waiting until we are old and wise enough to choose differently.

WISDOM IS HARD TO COME BY FOR ANYONE THAT HAS A PAST FILLED WITH PAIN AND BAD MEMORIES.

Message from Lorraine Loranger
Our fast-moving modern lives prevent us from following our natural rhythm. Based on hyperactivity, competition, and will, we hold in contempt our fatigue and stress. As we go beyond, producing efforts upon efforts, we buck up, we hang on, we persist and end up...exhausted.

Let us say that I have a philosophy for doing the work I do and the way I do it. Accounts of significant events in the life of the narrator have a plot, which is less often chronological and more often arranged according to a principle determined by the nature of the help the person needs. It is non-conventional: narration in the sense that it is used here deals with time, description, as well as context. 

Thank you for your continuous support making sure education touches all your contacts.













mardi 31 janvier 2012

Cinq témoignages-Guérir des autres

Les témoignages sont tirés des clients dans ma pratique en thérapie du tunnel de 1994 à 2006. La plupart sont allés au bout de leur démarche entamée pour des raisons aussi variées qu'il existe d'humains. Ils ont voulu écrire un témoignage en guise de remerciement. Je leur en suis reconnaissante.


Le premier témoignage provient d'un jeune adolescent à la veille de faire son entrée au Cégep. Né avec des problèmes de santé, il a été surprotégé et s'est souvent senti infantilisé par une mère bien intentionnée. Pas question de la juger, c'est un réflexe tout à fait "maternel". Le témoignage de Joël est éloquent à ce sujet.

TÉMOIGNAGE DE JOËL
Thème: surprotection maternelle
Ce qui a changé pour moi: Les relations avec les gens que j'aime: C'est surtout dans cette catégorie que j'ai senti une amélioration. Avec ma mère, je me sens plus capable de lui dire ce que je veux sans penser d'abord à la réaction qu'elle pourrait avoir et mon frère a moins d'emprise sur moi. Je peux plus facilement le remettre à sa place. Mais il y a encore place à l'amélioration.
Les risques que je prend: Comme je l'ai déjà dit, je prend plus de risque, en parlant avec maman pour lui dire ce que je pense sans penser si ça peut lui faire quelque chose.
J'ai moins d'anxiété face à ce que j'ai à dire et à faire. J'ai encore de l'anxiété, mais j'arrive plus à la contrôler. Pour les choses les moins importantes, ça va, mais les actions importantes, comme par exemple au Cégep, c'est plus difficile.
Qu'est-ce que j'aimerais améliorer en tant qu'homme? J'aimerais avoir plus de facilité à me faire des ami(e)s, à devenir plus sociable.
Ma valeur: De plus en plus, je me rends compte à quel point je ne méritais rien. À cause des problèmes de santé, je commençais même à croire que j'étais un "paquet de trouble".
Confiance ne moi: J'ai de plus en plus confiance en moi. Elle augmente tranquillement grâce à certains petits détails comme dire ce que je pense au lieu de tout garder en dedans de moi.
Je me sens mieux dans ma peau, mais c'est proportionnel à la confiance en moi. Plus ma confiance augmente, plus je me sens bien dans ma peau.
Et je dois dire que je me sens beaucoup mieux! Joël


One can be young, yet old in experience. This is one of these people who seems to have accumulated more experience than most people.


RENÉE'S TESTIMONY
Theme: heal from a lack of love as a youth
Renée writes:
In spite of my 32 years, I used to feel more like I was fifty. I felt burdened and I had very little energy to try to change that. I always felt unloved, unappreciated and I did not like myself very much. I thought it was karmic, that I must have done something in other lives and this life was to pay up. Those thoughts are all in the past.
When I was young, I was viewed as the black sheep of the family. In school, I was the laughing stock of the other students who called me names, made sure I tripped in the stairs, so, generally I did everything to avoid contact. Being out in the yard was a hellish experience for me as they taunted and talked about me as if I was a nullity.
There were three siblings in my family. My mom had a lot to do so she had very little time to hear my complaints, so I learned to deal with my issues on my own. My dad worked hard and was seldom at home. Even in my scenes, he never seemed to be there.
When I left home at 17, I followed the wrong crowd, I eventually gained entry into a gang and quickly got myself in trouble with the law. I was a petty....I felt so ashamed of myself I would never have thought to ask for help. I was supposed to know better. Hadn't I been raised in a Christian home? It all amounted to my being a failure, a bad seed, a rotten apple.
When I started my therapy, it was about WOWING a judge! My shame was so intense I had not told anyone I was doing therapy after a judge gave me a choice-jail or therapy.
Eventually, in therapy, my shame was so intense, I remember my body being literally on fire. It was so difficult to expose myself so completely. I felt naked and vulnerable and unlovable for a long time during my sessions, but eventually, I understood that my needs as a child had not been fulfilled, that I had grown with contrary winds to stand as best as I could in the different environments of home and school, and I was able to let go of my deep, dark secrets and all the shame that came with them. That was the summum of my work with Lorraine. Thank you for being such an attentive listener, but thank you for giving me an understanding of what it was like to be in my "skin". I got it.
Today, I am a law-abiding citizen, I went back to school as an adult and eventually I became a teacher. Of course, I had to go through a legal process, but all that was alright because I no longer carried the guilt and the shame. That is now behind me.
It is my way of giving myself some of what I missed all those long years ago. I keep a watchful eye over my students and when something is amiss, I feel it in my bones and I question and find what is going on. It is very gratifying work!
Now, when I meet people, I can look them in the eyes. When I go for a walk, I can gaze at the sky, at the sun, at the trees, I no longer have the reflex of looking at my shoes. I AM A FREE WOMAN!
Life, today, offers challenges but I am willing to grow. As Lorraine has said to me, I was a slow bloomer. It stands to reason, I have more to do to catch up, but it is painless and I will gladly bloom for a very long time. After all, I am only 32 going on 25.


La résistance aux autres est souvent source de nos problèmes, car nous nous heurtons alors à une incompréhension. Le dilemme est de taille quand il s'agit d'un parent car jusqu'à la fin de ses jours, il demeurera le parent: quand il s'agit d'un collègue, on peut s'éloigner. Quand il s'agit d'un ami, on peut s'en faire un autre, mais notre "mère" demeure toujours notre parent.

TÉMOIGNAGE DE SYLVIE
Thème: guérir de ses parents
Sylvie écrit:
MA MÈRE: PREMIER OBJET D'AMOUR
Je veux te parler de ma mère, ce premier objet d'amour. Ma mère a 76 ans. Elle et mon père vivent dans la même maison où j'ai grandi en...
Ma mère, c'est l'éternelle conseillère. Encore cet été elle me disait comment étendre mon linge sur la corde afin de maximiser le temps de séchage. Quand je me promène bras-dessus, bras-dessous avec ma belle grande fille de 17 ans, elle dit que nous avons l'air de lesbiennes. Quand je prépare une tasse de thé à ma fille, après lui en avoir offert une, ma mère me signifie que ce serait plutôt à ma fille de s'exécuter.
Ma mère prétend ne rien aimer. Pourtant, elle aime jouer aux cartes, parler, faire du ménage et préparer les repas. Elle se valorise particulièrement dans ces dernières activités. Ma mère est fière de ses origines paysannes. Elle répète à qui veut l'entendre qu'à l'âge de 14 ans, elle travaillait déjà, elle. À gages!
Ma mère n'aime pas les enfants. Elle les considère comme du bétail. Leur soumission à l'adulte doit être sans équivoque. Leur opinion ne fait pas le poids. Leurs sentiments sont banalisés. Un enfant, ça se dresse, tel un animal.
Avec une fille rebelle comme moi, le "dressage" n'est jamais terminé. Mais je ne m'en laisse plus imposer.
Lors de mes vacances chez elle l'an dernier, après ma thérapie, j'ai décidé de ne pas la confronter. Prise dans son rôle de victime, piégée par ses consommations de "brandy", prisonnière de son agressivité après la lippée de fin d'après-midi, frustrée de ses 53 ans de vie commune avec mon père, son fiel coulait à flots.
Donc, avec le recul, ma petite semaine de vacances s'est avérée bénéfique. Tel un voyage initiatique, j'ai vécu l'émotion sans me dérober. Je l'ai accueillie à l'état brut.
Ma mère a le droit d'être comme elle est. Je ne la changerai pas. J'ai à composer avec le fait que c'est une personne intolérante, négative, non respectueuse d'autrui et déprimée. Comme je le disais à un de mes amis lors d'une discussion portant sur la souffrance de nos parents respectifs et la nôtre par ricochet, ce n'est pas nécessairement avec ces personnes que nous réglons nos problèmes. (Quelle sagesse!)
Depuis mon retour de vacances, je me sens plus légère. J'ai retrouvé mon niveau d'énergie d'antan, ma joie de vivre. J'ai entrepris des études de deuxième cycle et je caresse un projet amoureux. Je ne peux rien pour ma mère. Elle ne peut rien pour moi.
Mais tout compte fait, quand je me regarde, je trouve que je suis une belle personne. Ma mère, telle une sorcière, a contribué à cette potion magique, à la fabrication de cette femme que je suis.
Merci maman!


Les relations dans l'enfance, avec les frères et soeurs, sont parfois empreintes de conflits jamais réglés. Parfois, la mise à jour n'est jamais faite et l'on demeure avec des questionnements sur ce que l'on a vécu. Cette personne a voulu en avoir le coeur net.


TÉMOIGNAGE DE ANNE
Thème: guérir les conflits fraternels
Anne écrit:
Chère Lorraine,
Compréhension et miséricorde sont deux mots que tu connais très bien. Pour être thérapeute, que de patience et de compréhension fait-il avoir? Mais que de joie aussi quand tes client(e)s progressent et désirent corriger les manques, en comprenant le pourquoi de ces comportements négatifs.
Je viens de vivre quelques jours avec ma soeur. J'ai allumé. En constatant ses attitudes négatives, j'ai pu faire le lien avec les miennes. L'adolescente marquée par les dépressions de ses soeurs a compris qu'elle ne pouvait rien faire si l'autre ne veut pas s'aider. J'ai compris que j'ai pu changer parce que JE VOULAIS M'EN SORTIR.
Même si j'ai de la compassion pour les autres, je ne peux pas agir si l'autre ne le désire pas. L'adulte que je suis devenue comprend qu'elle ne doit plus s'apitoyer sur le sort de ses soeurs et qu'elle n'a pas à juger l'indifférence des autres (et que sais-je? ce n'est que mon évaluation). Encore une fois, je comprends le sens de ton RESTE DANS TA CHAISE. Je comprends aussi que l'évolution d'une personne lui appartient.
Lorraine, je te remets le document concernant ma thérapie. Il t'appartient et j'espère qu'il pourra aider d'autres à se libérer. Merci d'avoir été là. Merci de t'investir, corps et âme, dans la libération de tes semblables. Que d'amour et de compréhension! Il y a des héros et des héroïnes qui restent dans l'anonymat. Et tu en es une.
Merci pour tout et au plaisir de te revoir


When a person's first language is English, we do the therapy in English. Julia came from a family with a lot of principles. Gradually she had broken away but every visit revived some of the tensions which had led to a near estrangement with her parents.

JULIA'S TESTIMONY
Theme: heal my relationship to my mother
Julia writes:
I have just returned from my visit to my parents' place. I am amazed, it wasn't the same kind of visit as usual. Everything went well. It was just like you told me once: I did the therapy, but people around me got better. I am beyond words to express what I am feeling at this very moment. THANKS!
As to the rest of my life, I can tell you that my anxiety was left in the past. It makes me giddy with joy! I sleep better and I can plan events without all the inner turmoil I usually felt. You spoke of "peace of mind", I say "peace of heart".
And no GUILT. You know how it was slowly killing me. My past is really behind me. I cannot fathom how much of my energy went into worrying and feeling like the last deserving person on earth. WOW again!
My friend...is to call you in a few days. I am sure the light at the end of her tunnel will only bring JOY, PEACE and an amazing ENERGY.
I love you and will always consider you the best. Always,


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.