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lundi 25 août 2014

"On se construit avec, contre ou malgré sa famille"

Notre famille influence notre vie de manière déterminante
L'idée que la famille influence notre vie de manière déterminante ne constitue pas une grande nouvelle. La famille est la plus puissante structure relationnelle à laquelle l'être humain est lié. En Occident, ce lien est plus ou moins intense pendant 18 ans.  Dans notre monde occidental, cette relation, pourtant si naturelle, semble la plus difficile.

Témoignage de Katia
Mon père et ma mère se sont séparés quand j’avais 4 ans. Je me souviens que mon père est devenu un peu fou, c’est-à-dire qu’il a utilisé la violence à l’endroit de ma mère qui n’en menait pas large. Ma mère nous a élevé seule pendant presque 6 ans avant de se remarier. Nous voyions notre père toutes les deux fins de semaine.
Après un temps, mon père s’est mis en ménage avec une femme qui avait aussi deux enfants. Au début, c’était bien. La femme était gentille avec nous mais quand son fils s’est mis à avoir des problèmes de comportement-il mentait, volait, faisait des crises-notre père s’est plus ou moins détourné de nous. L’affaire, c’est que cet enfant mobilisait toute l’attention et que nous soyons là ou pas, notre père ne se souciait plus de nous. Quand sa blonde est tombée enceinte de notre petite soeur, ça n’a fait qu’empirer.
Il n’est pas un mauvais père, il est un père absent, donc, pas un bon père non plus. Quand il s’occupait de nous, c’était seulement pour nous attribuer des tâches. À 15 ans, j’ai vécu une peine d’amour; jamais il ne s’est informé, mais quand il l’a su, il m’a dit que ça me passerait et que je trouverais un autre mec bien assez tôt. Je trouve son indifférence ordinaire.
Son attitude a beaucoup affecté mon frère. Il s’est senti ignoré et il trouvait que notre père avait changé de camp : à son avis, il aimait plus les enfants de sa blonde que  nous. Vers l’âge d 15-16 ans, nous avons essayé de lui en parler mais il a tout rejeté en bloc. Il a dit que notre mère nous avait monté contre lui.  Cela m’a tellement fâché que je ne voulais plus le revoir. J’avais du ménage à faire dans mes émotions parce qu’elles m’empêchaient de voir si mes réactions étaient justifiées ou pas, aussi dans mes autres relations importantes.
Ma honte de moi, mon incapacité de voir vraiment ce qui se passait avec mon chum me faisait sentir coupable, mais je me sentais paralysée. J’ai parlé à ma mère des flashbacks que j’avais du temps de la séparation de mon père et ma mère. Elle a suggéré que je fasse une démarche quand elle a su que mon nouveau chum me faisait des vacheries. Elle trouvait que je n’avais pas beaucoup d’estime de moi d’accepter ces comportements.  C’est vrai que je me sentais moins que rien.
Par le temps que j’ai commencé ma démarche, il m’avait déjà trompé deux fois et il me traitait de niaiseuse devant ses amis. Je savais que ce n’était pas sain, mais j’ai continué avec lui me disant qu’à force de me connaître, il se calmerait et qu’il finirait par considérer l’exclusivité sexuelle comme moi. Ma mère m’a aidé, j’ai accepté de faire la démarche pour parvenir à me séparer de lui.
Mon plan d’intervention que j’ai rédigé avec Lorraine incluait une période d’observation dans ma relation : j’ai observé les propos de S. à mon égard, ses demandes, ses exigences et les attentes que j’avais à son égard. Ça m’a vraiment donné des outils pour prendre ma décision de le laisser.
Ça fait maintenant plusieurs mois que j’ai terminé la relation avec l’ex-chum, et même si je cherche présentement un nouvel ami, je sais que je devrai être vigilante.
Par contre, j’ai une nouvelle compréhension de  notre vie avec notre père. Je ne suis plus toute mêlée et ça me permet de me rendre plus compte des bons coups de mon père à qui je n’ai pas fini de pardonner. J’espère un jour pouvoir lui dire combien j’aurais voulu être proche de lui, je l’aime mais j’ai encore mal de son attitude. Je me fais confiance davantage. Je n’ai pas tout réglé mais je prends de l’assurance dans mes décisions qui ont affaire avec mon cœur. C’est un pas énorme pour moi.
Dans ma démarche, mes réactions avaient un sens, même si je ne les comprenais pas toujours auparavant. Elles nourrissaient un besoin vital profond. Je fais maintenant la distinction entre ce que ma réaction m’a permis d’obtenir et ce que je voulais obtenir. J'identifie mieux mes besoins.

La famille apprend à l’enfant ses normes et ses valeurs
Même quand on observe une plus grande autonomisation de l’individu en lien avec la structure familiale dans notre société, le choix du conjoint, de ses conditions de vie, les croyances restent déterminées par les expériences au sein du couple papa-maman. La raison étant que la famille apprend à l’enfant les normes et les valeurs de sa collectivité. C’est une forme d’héritage offerte sans pour autant y mettre des mots; elle fait partie de la socialisation. C’est un processus qui se poursuit aussi à travers toute la scolarisation de l’enfant.

Le système familial est fondamental
Quoique ce processus soit interactif, la force du système familial est la plus fondamentale et le système familial continue d’influencer toutes nos relations et comment nous les filtrons. Serait-ce donc une illusion de penser que nous avons la maîtrise de nos vies? Même quand on fait sa vie loin de la famille, elle demeure présente en nous.

Le choix d'un conjoint n'est pas complètement "individuel"
Bien sûr, c'est par attirance que deux jeunes individus décident de de former un couple, mais le choix d'un conjoint dans notre société moderne n'est pas complètement "individuel". En apparence libre, le choix est souvent déterminé par des perspectives inconscientes qui échappent à l'individu.

Un modèle parental autoritaire non fondé sur « la démocratie familiale
Dans le cas présent, le modèle parental auquel Katia fait référence dans son témoignage est un modèle parental autoritaire qui ne semble pas fondé sur « la démocratie familiale. Le stress vécu lors de la séparation alors qu’elle n’avait que 4 ans a figé un comportement d’hébétude et de soumission, un peu comme si sa réaction naturelle était de n’en avoir aucune et de tout accepter par amour. Le récit de vie de Katia était empreint de culpabilité.

Les troubles émotionnels influencés par une relation familiale conflictuelle 
Selon plusieurs experts en santé mentale, les maux physiques, occasionnels ou chroniques, aussi bien que les troubles émotionnels peuvent provenir d'une relation conflictuelle au sein de la famille. Nous sommes tous et toutes parties prenantes de dynamiques familiales profondes et inconscientes qui se manifestent de différentes façons. Une même dynamique peut induire différents malaises de stress chez les membres d'une même famille. Ainsi, un membre sentira ses entrailles se tordre alors que l'autre éprouvera une crise d'eczéma suite à une réunion familiale.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

vendredi 25 juillet 2014

L’éclosion du mental humain a lieu bien avant la naissance

L’éclosion du mental humain a lieu avant la naissance
Le nouveau-né est considéré un visiteur que l’on croit fraîchement émoulu dans son nouvel univers. Or, l’expérience vécue par le foetus permet de comprendre comment se forme le mental humain. Des personnes ont revécu leur naissance et certains aspects de leur vie in utéro. On a pu conclure dès lors que le « nouveau-né est à la naissance un organisme déjà capable de percevoir ».  Capable d’apprendre, de réagir, de se souvenir, ses capacités sont tellement aiguisées à la naissance que sa qualité de vie intra-utérine influence déjà sa vie future.

Les traces de la relation intra-utérine déjà établie avec sa mère
Le fœtus ayant déjà fait l’expérience de contentement (quand la mère vit une grossesse paisible) ou de tourment (par exemple, quand la mère est en deuil d’un autre enfant), l’enfant portera les traces de la relation intra-utérine déjà établie avec sa mère. Ce lien avec sa mère se développe lors de tous les stades de développement.

Les risques de malaises minent sa confiance en la vie
Ce lien sera renforcé ou évoquera des réactions d’anxiété ou d’angoisse. L’alcool, la drogue, l’inquiétude, la dépression augmenteront les risques de malaises minant ses possibilités futures et sa confiance en la vie. Invariablement, quand l’expérience in utero est globalement néfaste, le nouveau-né n’anticipera pas mieux du monde dans lequel il est projeté, celui-ci pouvant lui sembler hostile, voire même dangereux.

La capacité d'acquérir de l'estime de soi est compromise
Dans la petite enfance, tout enfant blessé dans son intégrité, méprisé, négligé, ignoré, humilié, rompu aux coups, aux privations dommageables, verra sa capacité, de s'épanouir, d'acquérir la confiance en soi, l'estime de soi, compromise. Or, comme le cerveau se construit entre 0 et 4 ans, il n’est pas rare qu’il garde les empreintes de ces traitements sans jamais se rendre compte que sa vie future est en péril.

Les répercussions sur l'enfant ayant subi la négligence et la violence
Les répercussions de la négligence et de la violence sont nombreuses. Logiquement, quand un enfant subit des mauvais traitements, par exemple, de la négligence, il devrait pouvoir être en colère contre celui qui le malmène. Il devrait avoir mal d'être ainsi traité. Or, l'enfant désire être aimé par son parent: il en est aussi dépendant. Dans cet état, il n'a pas d'autre choix que de supprimer sa douleur insupportable et de refouler ses sentiments. Étant donné sa dépendance, la réaction physiologique naturelle de fuite en cas de danger, lui est totalement interdite.

Les sentiments de colère refoulés sont enregistrés et emmagasinés
Dépendant, seul contre le pouvoir des adultes, il ira jusqu'en oublier le souvenir et pourra idéaliser ceux qui l’ont ignoré, bafoué, méprisé. Ainsi, plus tard, il n'aura plus aucun souvenir conscient de ce qu'on lui a fait. En parallèle, tous ses sentiments de colère, de tristesse, de détresse, d'impuissance, d'angoisse et de douleur refoulés seront durablement enregistrés.  Ce seront des stress emmagasinés. Les dépendances à l'alcool, au tabac, aux drogues, les troubles de l'alimentation, la dépression le guetteront.

Le transgénérationnel est à l’œuvre dans les relations familiales
Le transgénérationnel est fréquemment à l’œuvre dans les relations familiales. Certains, devenus parents à leur tour, se vengeront sur leur propres enfants. Sous le couvert de l'éducation, légitimée par la société, chaque occasion sera bonne pour déverser cette charge de haine et la violence marquera les liens familiaux.

L’incapacité de la figure maternelle à répondre à ses besoins
Une série d’études portant sur la transmission intergénérationnelle des patterns d’attachement ont démontré que le type d’attachement chez un parent au cours de la grossesse prédit de façon significative le pattern d’attachement de son bébé bien au-delà de l’âge de un an (Zeanah, 1996). Les résultats confirment les prévisions transgénérationnelles : l’enfant qui n’a pu bénéficier lors des premières années de sa vie d’une présence maternelle apte à favoriser l’apparition de liens d’attachement solides, (en raison de ruptures répétées ou de l’incapacité de la figure maternelle à être sensible à ses besoins, risque de devenir complètement détaché en se détournant peu à peu de la relation. Par contre, l’enfant ignoré pourra utiliser tout un stratagème pour tenter de s’attacher à son parent indifférent. Il en prendra soin, tentera d'être son consolateur, de combler ses besoins exprimés ou non pour se faire apprécier.

La répression des sentiments authentiques rend malade
La répression des sentiments authentiques rend malade. Ils sont réprimés par peur. Cette peur inconsciente ressentie par l'enfant peut l’accompagner toute sa vie s’il reste au stade du déni au lieu de la confronter.

Témoignage de Tanya :
« Longtemps, je me suis dit que je n’avais pas été battue, violée, donc, je n’avais pas le droit de me sentir aussi mal dans ma peau.
 Je n’ai pas de doute que ma mère m’aurait aimé si je n’avais débuté ma vie au moment où mon frère de deux ans s’est noyé. Malheureusement, mon père avait déjà quitté le domicile conjugal. Comme enfant de remplacement, je n’ai pas su faire ma véritable place et j’ai été déchue dans mon rôle, n’étant ni parfaite, ni mâle.
Ma mère se retrouva dans une situation quelque peu particulière, mono parentale et endeuillée. Mon mal-être a pris forme au travers de cauchemars et aux dires de ma mère de pleurs incessants jusqu’à mon entrée à l’école. Plus tard, je me suis repliée sur moi-même.
Je n’en veux pas à ma mère et je comprends que j’aie été une source de désarroi supplémentaire. Elle a réagi comme elle le pouvait. Mon revécu de l’accouchement maternel m’a laissé supposer que j’avais déjà la mort dans l’âme à ma naissance. Sans doute ais-je ressenti toute sa tristesse et je reconnais mon fond d’amertume profond qui ne m’a jamais quitté de ne pas l'avoir sentie près de moi, toute petite.
J’ai souvent eu le sentiment d’être bannie de ma famille, parce que différente. Je ne « fittais » pas dans ma famille. Petite dernière dans une famille de plusieurs beautés sans équivoque, délicate et souffre-douleur d’une famille qui me laisse peu de place, je suis sujette à beaucoup de moqueries. Je me sens laide, grosse, inadéquate et incompétente. Et puisque père et mère «m’abandonnent à mon sort », je m’abandonne aussi. Je ne me suis jamais lamenté sur mon sort, contrairement à mes sœurs qui se sont « mises en frais de trouver les meilleures façons de plaire » dès qu’elles se virent seuls avec notre mère.
Dans ma vie d'adulte, j’ai beaucoup utilisé la séduction et la sexualité pour me ramener au moment présent-Ici et MAINTENANT. Je me suis mutilée pour la même raison. Par la suite, je me suis condamnée moi-même. En m’accusant moi-même de ne pas être facile à aimer, je me protégeais doublement de la douleur.
Devenir honnête sur le plan émotionnel n’a pas été facile : reconnaître le manque d’amour et d’implication de mes parents à mon endroit me demandait d’accepter une chose que je trouvais difficile à m’admettre. L’impact a été grave, en particulier dans ma haine de moi-même. Elle a été très destructrice, parce qu’elle était refoulée et dirigée contre moi-même.
Ma démarche m’a permis de marquer une distance nécessaire entre mes parents et moi. J’ai même pu admettre que les défauts de réponse de ma mère à l’égard de mes besoins provenaient de ses propres défensesElle ne veut pas nous raconter sa vie avant nous mais je sais que je n’étais pas en cause. Sa généalogie pourrait apaiser certains démons de notre histoire familiale. Je me promets de faire une telle recherche pour éviter de léguer ces tares familiales à mes enfants. 
Toutefois, cette reconnaissance et cette compréhension m’ont grandement libérée des affects négatifs que je portais envers moi-même. Je travaille à devenir un bon parent pour moi-même. Ma session de méditation posturale corporelle m’a apaisé énormément en ce sens que j’aurais voulu tout faire parfaitement et je m’en voulais dès que je n’y arrivais pas. Je suis plus relaxe devant mes faiblesses.

L’enfant se bat pour surmonter cette épreuve
À la relecture de son témoignage, on peut deviner que cette petite a fait preuve d’ingéniosité, de courage, d’une capacité d’anticipation remarquable pour surmonter ses épreuves. Autrement dit, les conditions pénibles dans lesquelles elle a été projetée à la naissance lui ont permis de gagner en autonomie. Cet accomplissement de soi capte en lui-même l’attention tout en mettant en relief la cruauté initiale. Son récit de vie fait état des répercussions sur sa vie actuelle.

Les conséquences du climat émotif de la mère
"Une mère qui n'établit pas de contact affectif, soit parce qu'elle est déprimée, soit parce qu'elle est psychotique, soit parce qu'elle est sans désir met son enfant dans une situation de solitude absolue"

S’emparer des difficultés de la vie pour une seconde naissance
Devenir auteur de soi-même et responsable plutôt que d’accepter d’être condamnée à l’impuissance, sans moyens de réagir demande de ne pas s’apitoyer sur son sort, mais de confronter ce qui a laissé des traces sur soi.

Cette confrontation avec les faits s’avère souhaitable
De façon symbolique, cette confrontation avec les faits entourant la naissance de Tanya s’avère souhaitable et essentielle pour rompre avec les liens de dépendances infantiles. Quand les séquelles de ce malheur contaminent encore aujourd’hui les rapports dans lesquels trempent les membres de cette famille, faire face à la musique inclut de s’avouer des sentiments habituellement inavouables. Tout le corps y participe alors que ceux-ci sont exprimés d’une façon qui va bien au-delà du simple effet de style.  La remise en question par rapport à soi-même permet de faire face à ses propres vérités.

L’honnêteté émotionnelle pour faire tomber le mur du refoulement
L’honnêteté émotionnelle est capable de faire tomber le mur de refoulement et de la violence de l'abandon maternel. La douleur de ne pas avoir été aimé n'est qu'un sentiment, lequel serait moins destructeur s’il était dirigé contre la personne qui a causé cette douleur. Dirigé contre soi, le sentiment de valeur personnelle sera remis en question et l’auto-mutilation pourra en être le symptôme le plus évident, comme dans l’histoire de Tanya.  

Le "récit de vie émotionnel" pour traiter la personnalité
Traiter la personnalité pour avoir une action durable sur la conduite symptomatique requiert un doigté non-envahissant de l’intervenant lors du « récit de vie émotionnel » et la patience du client qui fait progressivement des liens importants entre son histoire familiale et sa vie contemporaine.

La continuité relationnelle restaure le sentiment de valeur personnelle
La continuité relationnelle aide à restaurer le sentiment de valeur personnelle et de réduire le sentiment de honte associé à ces conduites d’autodestruction.


(1) Grenier Louise Les violences de l'autre: faire parler les silences de son histoire, Édition Québecor, 2008.



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

vendredi 16 mai 2014

L'inconscience d'un parent nuit au processus d'attachement

Tyrannie affective
C’est une histoire assez commune, même si elle fait rarement la manchette. Un parent peut être inconscient du tort qu’il fait à ses enfants quand il les prend comme confidents à propos de sa vie conjugale. En effet, dans son for intérieur, il arrive à se convaincre que l'autre est mauvais et qu’il ne se soucie pas de ses obligations familiales. On peut dire qu’il a une vision négative de l'autre et il mine ce parent en confiant à ses enfants non seulement ses déboires mais aussi la mauvaise image de celui-ci.

Relation fusionnelle
Sa réaction n’est pas tant de vouloir protéger ses enfants du conjoint qu'il croit être mauvais, mais de se libérer de son ressentiment face à l’autre parent. Malheureusement, en créant une relation fusionnelle avec l’enfant, celui-ci se percevra dans une relation privilégiée et endossera sans question les propos de son parent aliénant.

Entretenir une image négative
Il est clair que tout le monde de la famille souffrira de cette situation : la personne qui verse dans les confidences adultes, la personne dont on entretient une image négative et surtout les enfants, victimes dépendantes, non-consentantes, ayant peu de filtres pour faire cesser ce chantage émotif.


Les séquelles chez l’enfant
L’endoctrinement continu par un parent finit par éloigner l’enfant d’un de ses parents. Cela peut potentiellement entraîner des séquelles significatives à l'enfant qui ne peut déterminer la véracité des faits reprochés à son autre parent. Il deviendra parfois le défenseur attitré du parent qu’il perçoit, soit en victime, soit fragile et incapable de se défendre. Jamais il ne remettra en cause son lien gratifiant. 

Son esprit programmé à ne voir que les faiblesses du parent bourreau, le rend vulnérable dans ses liens à tout autre du même sexe que celui qu’il rejette d’emblée.


Témoignage d’Olivia
Ma mère a passé toute sa vie à me raconter des histoires sur sa vie avec mon père. Petite, je me croyais la grande amie de ma mère. Mais la conséquence fut que je n’avais pas de lien avec mon père.
Ce n’est qu’à l’âge adulte que j’ai remis mon lien en question. Enfant, j’ai cru que ce que je connaissais de mon père ne me donnait pas le droit de l’aimer. Ça semblait rassurer ma mère. Jamais je n’ai pris le risque de développer ma relation à mon père. Faut dire qu’il ne m’a pas tellement aidé non plus. Peu enclin à communiquer, il travaillait de nombreuses heures d’affilée et il rentrait à la maison tard en soirée alors que je dormais. 
Petite, je ne croyais pas que mes parents s’aimaient. J’ai été longuement déchirée : j’essayais de comprendre les raisons pour lesquelles ma mère restait avec lui. Adulte, j’ai finalement vu clair et j’ai rencontré mon père seul à seul pour le connaître. Mais comme j’avais peu d’estime et un manque de confiance en moi, je me suis reproché durement de n’avoir pas pris le temps de le connaître et je me suis mise à m’auto-mutiler. Ça faisait trop mal de me sentir responsable de ma trahison envers mon père. Mon mal de l’âme était tellement évident que j’éloignais les personnes les plus attachées à moi.
Je ne faisais confiance à personne, toujours aux prises avec un sentiment profond que je ne méritais pas l’amour des autres. Ma vie professionnelle fonctionnait mais ma vie personnelle était sens dessus dessous.
Quand j’ai reçu un diagnostic de maniaco-dépression, je me suis effondrée. C’était comme si cela confirmait que j’étais une personne détestable.
Mon instinct est plus solide que moi. Je voulais me défaire de cette partie confuse mais je ne savais pas comment m’y prendre.
C’est difficile de tout livrer, on se met à nu quand on raconte sa vie. Au début, je contrôlais mes informations ayant besoin de sentir que mon récit ne me fasse pas rejeter. Sur quelques jours, j’ai réussi à mettre sur la table mes plus grosses angoisses et je suis arrivée à me rassurer moi-même.
J’avais tellement de peine de mon histoire, mais au moins je reconnaissais les éléments de ma vie qui m’avait chaviré et déchiré. Comprendre mon histoire, me comprendre m’a permis de laisser aller bien des souffrances et je me sens plus forte maintenant pour affronter les aléas de la vie.
Je me félicite d’avoir réussi à connaître mon père. Ce ne fut pas facile mais je crois que j’ai réussi et dans cette mesure, je me sens beaucoup moins influençable que je ne me croyais avant.
Dans le futur, je devrai regarder ma relation à ma mère, ses manipulations à la limite de la cruauté. Je ne me sens pas encore prête. Il  me faudrait admettre que ça m’a causé beaucoup de tort et que c’était cruel comme chantage affectif.  En transigeant mon amour contre ses confidences, je me rends compte de l’abandon affectif que j’ai vécu. Pour le moment, je travaille sur me « déprogrammer » de l’image que j’ai des hommes et c’est tout un travail.       

La répétition du message
La répétition du message et l'intensité avec laquelle les enfants sont soumis à ce traitement facilitent l’intégration des informations, qu’elles soient mensongères ou réelles. Plus souvent qu’autrement, la relation aliénante se verra confrontée aux doutes caractéristiques de la relation fusionnelle encouragée par l’un des parents.

Les conditions propices au chantage affectif
Sans blâme, sans malice, ce sont les mères qui disposent des conditions les plus propices pour s'adonner à cette pratique dans une mise en service au sein de la famille parfois pour des raisons financières et « pour le bien des enfants ». Le lien d’exclusivité que l’enfant développe à sa  mère  répond à la notion d’attachement dont parle Bowlby et c’est le lien maternant qui constitue la rencontre fondatrice entre le petit et le monde qui l’entoure. Malheureusement quand l’enfant devient le confident de son parent, c’est un relationnel basé sur le besoin de cette dernière et non sur la qualité relationnelle perçue par l’enfant.

La souffrance est mauvaise conseillère
Bien sûr, tout n'est jamais blanc ou noir! La souffrance de la mère la rend manipulatrice et elle agit avec une cruauté inconsciente pour véhiculer une image négative du père à son propre enfant afin que celui-ci prenne le parti du parent aliénant. Événement stressant s'il en est un de devoir choisir son parent.

La recherche d’une image masculine de proximité
L’enfant ainsi manipulé peut se sentir abandonné par leurs deux parents même en présence d’une présence paternelle qu’il perçoit comme cohérente et non trompeuse. La recherche d’une image masculine de proximité est assez déroutante, car comment faire une analyse valable quand on a confondu les actions du parent décrites par l’autre comme étant au mieux embêtantes, sinon dommageables pour la cellule familiale.

Le sentiment d'abandon

Le sentiment d’abandon refoulé, mal vécu, non surmonté de la petite enfance agit comme une emprise. Il a des répercussions à l’âge adulte. Il peut amener à une dépendance extrême et à se livrer à des compromis dévalorisants pour réduire l’angoisse. 

Un outil de gestion de stress
Le récit de vie d'Olivia a fait ressortir de grands besoins. Le plan d’intervention conçu en fonction des besoins d’Olivia est à la fois un outil de gestion de stress et un outil de planification et de communication. Pour maintenir son niveau de stress à son minimum, Olivia a participé à un atelier de méditation posturale corporelle qu’elle pratique aussi souvent que la marche. L’élaboration du plan lui a permis d’élaborer une stratégie pour cheminer dans son désir de rétablir des liens sains avec les hommes. 

Tyrannie affective
C’est une histoire assez commune, même si elle fait rarement la manchette. Un parent peut être inconscient du tort qu’il fait à ses enfants quand il les prend comme confidents à propos de sa vie conjugale. En effet, dans son for intérieur, il arrive à se convaincre que l'autre est mauvais et qu’il ne se soucie pas de ses obligations familiales. On peut dire qu’il a une vision négative de l'autre et il mine ce parent en confiant à ses enfants non seulement ses déboires mais aussi la mauvaise image de celui-ci.

Relation fusionnelle
Sa réaction n’est pas tant de vouloir protéger ses enfants du conjoint qu'il croit être mauvais, mais de se libérer de son ressentiment face à l’autre parent. Malheureusement, en créant une relation fusionnelle avec l’enfant, celui-ci se percevra dans une relation privilégiée et endossera sans question les propos de son parent aliénant.

Entretenir une image négative
Il est clair que tout le monde de la famille souffrira de cette situation : la personne qui verse dans les confidences adultes, la personne dont on entretient une image négative et surtout les enfants, victimes dépendantes, non-consentantes, ayant peu de filtres pour faire cesser ce chantage émotif.

Les séquelles chez l’enfant
L’endoctrinement continu par un parent finit par éloigner l’enfant d’un de ses parents. Cela peut potentiellement entraîner des séquelles significatives à l'enfant qui ne peut déterminer la véracité des faits reprochés à son autre parent. Il deviendra parfois le défenseur attitré du parent qu’il perçoit, soit en victime, soit fragile et incapable de se défendre. Jamais il ne remettra en cause son lien gratifiant. 

Son esprit programmé à ne voir que les faiblesses du parent bourreau, le rend vulnérable dans ses liens à tout autre du même sexe que celui qu’il rejette d’emblée.


Témoignage d’Olivia
Ma mère a passé toute sa vie à me raconter des histoires sur sa vie avec mon père. Petite, je me croyais la grande amie de ma mère. Mais la conséquence fut que je n’avais pas de lien avec mon père.
Ce n’est qu’à l’âge adulte que j’ai remis mon lien en question. Enfant, j’ai cru que ce que je connaissais de mon père ne me donnait pas le droit de l’aimer. Ça semblait rassurer ma mère. Jamais je n’ai pris le risque de développer ma relation à mon père. Faut dire qu’il ne m’a pas tellement aidé non plus. Peu enclin à communiquer, il travaillait de nombreuses heures d’affilée et il rentrait à la maison tard en soirée alors que je dormais. 
Petite, je ne croyais pas que mes parents s’aimaient. J’ai été longuement déchirée : j’essayais de comprendre les raisons pour lesquelles ma mère restait avec lui. Adulte, j’ai finalement vu clair et j’ai rencontré mon père seul à seul pour le connaître. Mais comme j’avais peu d’estime et un manque de confiance en moi, je me suis reproché durement de n’avoir pas pris le temps de le connaître et je me suis mise à m’auto-mutiler. Ça faisait trop mal de me sentir responsable de ma trahison envers mon père. Mon mal de l’âme était tellement évident que j’éloignais les personnes les plus attachées à moi.
Je ne faisais confiance à personne, toujours aux prises avec un sentiment profond que je ne méritais pas l’amour des autres. Ma vie professionnelle fonctionnait mais ma vie personnelle était sens dessus dessous.
Quand j’ai reçu un diagnostic de maniaco-dépression, je me suis effondrée. C’était comme si cela confirmait que j’étais une personne détestable.
Mon instinct est plus solide que moi. Je voulais me défaire de cette partie confuse mais je ne savais pas comment m’y prendre.
C’est difficile de tout livrer, on se met à nu quand on raconte sa vie. Au début, je contrôlais mes informations ayant besoin de sentir que mon récit ne me fasse pas rejeter. Sur quelques jours, j’ai réussi à mettre sur la table mes plus grosses angoisses et je suis arrivée à me rassurer moi-même.
J’avais tellement de peine de mon histoire, mais au moins je reconnaissais les éléments de ma vie qui m’avait chaviré et déchiré. Comprendre mon histoire, me comprendre m’a permis de laisser aller bien des souffrances et je me sens plus forte maintenant pour affronter les aléas de la vie.
Je me félicite d’avoir réussi à connaître mon père. Ce ne fut pas facile mais je crois que j’ai réussi et dans cette mesure, je me sens beaucoup moins influençable que je ne me croyais avant.
Dans le futur, je devrai regarder ma relation à ma mère, ses manipulations à la limite de la cruauté. Je ne me sens pas encore prête. Il  me faudrait admettre que ça m’a causé beaucoup de tort et que c’était cruel comme chantage affectif.  En transigeant mon amour contre ses confidences, je me rends compte de l’abandon affectif que j’ai vécu. Pour le moment, je travaille sur me « déprogrammer » de l’image que j’ai des hommes et c’est tout un travail.       

La répétition du message
La répétition du message et l'intensité avec laquelle les enfants sont soumis à ce traitement facilitent l’intégration des informations, qu’elles soient mensongères ou réelles. Plus souvent qu’autrement, la relation aliénante se verra confrontée aux doutes caractéristiques de la relation fusionnelle encouragée par l’un des parents.

Les conditions propices au chantage affectif
Sans blâme, sans malice, ce sont les mères qui disposent des conditions les plus propices pour s'adonner à cette pratique dans une mise en service au sein de la famille parfois pour des raisons financières et « pour le bien des enfants ». Le lien d’exclusivité que l’enfant développe à sa  mère  répond à la notion d’attachement dont parle Bowlby et c’est le lien maternant qui constitue la rencontre fondatrice entre le petit et le monde qui l’entoure. Malheureusement quand l’enfant devient le confident de son parent, c’est un relationnel basé sur le besoin de cette dernière et non sur la qualité relationnelle perçue par l’enfant.

La souffrance est mauvaise conseillère
Bien sûr, tout n'est jamais blanc ou noir! La souffrance de la mère la rend manipulatrice et elle agit avec une cruauté inconsciente pour véhiculer une image négative du père à son propre enfant afin que celui-ci prenne le parti du parent aliénant. 

La recherche d’une image masculine de proximité
L’enfant ainsi manipulé peut se sentir abandonné par leurs deux parents même en présence d’une présence paternelle qu’il perçoit comme cohérente et non trompeuse. La recherche d’une image masculine de proximité est assez déroutante, car comment faire une analyse valable quand on a confondu les actions du parent décrites par l’autre comme étant au mieux embêtantes, sinon dommageables pour la cellule familiale.

Le sentiment d'abandon

Le sentiment d’abandon refoulé, mal vécu, non surmonté de la petite enfance agit comme une emprise. Il a des répercussions à l’âge adulte. Il peut amener à une dépendance extrême et à se livrer à des compromis dévalorisants pour réduire l’angoisse

Un outil de gestion de stress
Le récit de vie d'Olivia a fait ressortir de grands besoins. Le plan d’intervention conçu en fonction des besoins d’Olivia est à la fois un outil de gestion de stress et un outil de planification et de communication. Pour maintenir son niveau de stress à son minimum, Olivia a participé à un atelier de méditation posturale corporelle qu’elle pratique aussi souvent que la marche. L’élaboration du plan lui a permis d’élaborer une stratégie pour cheminer dans son désir de rétablir des liens sains avec les hommes. 


Message de Lorraine Loranger 
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts. 





lundi 8 octobre 2012

La dépendance affective engendre des problèmes sur le plan affectif et émotionnel

Les ornières de relations malsaines se construisent dans l'enfance
William James (psychologue américain) déclare que rien n’est plus douloureux pour un être humain que de devenir parfaitement invisible pour ses semblables ! Que l'on parle de la relation mère, père et enfant, la relation de couple, les relations entre amis, nos principaux objectifs de vie – affectifs, professionnels, matériels, etc. – reflètent les attentes passées de nos parents à notre égard.  

Que dire de la dépendance affective? 
Au début, c'est la relation normale du nouveau-né avec le monde qui l'entoure. Totalement dépendant pour sa survie, le bébé a besoin de ses parents sur le plan physique, car ils lui apportent nourriture et soins physiques nécessaires, mais il dépend d’eux tout autant sur le plan affectif et relationnel. Le bébé ne pourrait se développer ou s’épanouir s’il ne recevait pas les contacts du regard, du toucher et des caresses. Cela lui est  indispensable, et privé, il peut en mourir. Ces nourritures affectives, vitales pour lui, lui permettent de s’attacher aux personnes qui les lui donnent.


En grandissant, le jeune enfant a besoin d'être écouté, touché, regardé avec attention. Pour être considéré humain, disait le philosophe Hegel : « Il faut, pour le moins, être deux ».

Le droit d'exister se réclame
La dépendance affective maintient les ornières de relations malsaines et à la limite, destructrice.

L’amour de soi se construit dans l’enfance : le sourire d’une mère à son enfant, l’affection basée sur un solide amour et non sur le devoir de plaire lui renvoie une vision positive de lui-même. L'enfant qui rencontre le regard admiratif de sa mère ou de son père en est imprégné et quand il entend la voix émue de sa mère qui l’appelle, il se presse pour se blottir contre elle.

La quête d'identité
En quête d’identité, chacun d’entre nous a besoin, dans son plus jeune âge de paroles. La parole d’autrui véhicule non seulement des informations mais témoigne aussi de notre existence alors que l’on nous adresse la parole. En plus, peu importe notre âge, le seul fait d’être regardé avec attention nous donne un sentiment d’importance. Il en est de même lorsque nous sommes écoutés, et touchés.

Le besoin d'être reconnu se manifeste à l'adolescence
C’est au cours de l’enfance et de l’adolescence que se manifeste sans doute de la manière la plus intense le besoin de se sentir reconnus et encouragés dans notre personnalité malgré toutes nos différences et particularités. L’enfant, l’adolescent et l’adulte vont s’attacher naturellement aux personnes qui leur prodiguent ces marques d’attention. Ces « strokes/caresses » (en analyse transactionnelle) font de nous ce que nous sommes et nous y répondons avec tendresse et amour.

Avoir une vision positive de soi-même permet de lutter contre l’adversité, de persévérer dans des projets de longue haleine.

La dépendance affective
La dépendance affective engendre toutes les peurs humaines imaginables : la peur d’aimer, la peur d’être aimé, la peur d’être abandonné, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur d’être rejeté, la peur de ne pas en faire assez, de ne pas être assez ceci ou cela, la peur d’être exploité parce que l’on en fait trop, la peur d’être seul et la peur des  autres, tout court.

Les émissions de télé réalité indiquent le besoin de reconnaissance
Pour ne pas vivre le rejet, plusieurs accepteront de vivre dans la soumission la plus totale; d’autres encore prendront les grands moyens pour se donner l’impression d’exister. D’où les émissions de télé réalité dans lesquelles des jeunes gens ne cessent de se lancer des « vacheries » en quête d’une reconnaissance. Il faut avoir peu d’estime de soi et ne pas avoir développé la capacité de faire des choix responsables pour « backstabber » les concurrents de même sexe dans le but de faire monter les enjeux relationnels. Le manque de confiance en soi indique le peu de place que l’on perçoit avoir sinon on n’aurait pas à « bitcher » les autres pour s’en faire une.

L'estime de soi illustre qu'on a une valeur en soi  
Une bonne estime de soi rend l’individu moins dépendant des autres. L’autre n’est pas là pour donner le sentiment d’exister. L’estime de soi fait la promotion qu’on a en soi de la valeur; les partenaires sont choisis, et il n’y a nul besoin de s’accrocher à eux. S’engager demande de la confiance. Certains préfèrent ne pas avoir de vie sentimentale.

Verrouiller ses rapports aux autres pour ne pas en souffrir témoigne tout autant que la dépendance que du manque d’estime de soi. 

Bibliographie :
Alberti, Robert, et Emmons, Michael. S’affirmer-Savoir prendre sa place, Montréal, Le jour, éditeur.

Bradshaw, John. S’affranchir de la honte : libérer l’enfant en soi
Chapitre 6 : Libérez votre enfant intérieur oublié, page 197, Montréal, Le Jour, éditeur.

Norwood, Robin. Ces femmes qui aiment trop, Montréal, Stanké, collection Parcours.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

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mardi 28 août 2012

La découverte de la thérapie du tunnel

Pierre Janet a institué le terme "dissociation"
Décrite par Janet comme « une manifestation particulière de la
conscience (décrite en 1889) la dissociation était auparavant connue sous le nom de «subconscience par désagrégation ». « Cette dissociation, ce passage de certains phénomènes psychologiques dans un groupe particulier me paraissait en rapport avec l’épuisement déterminé par diverses causes et en particulier par l’émotion ». 

Janet continue en disant : « J’ai été amené à supposer que dans des cas de ce genre il y avait une certaine relation entre cette dissociation des souvenirs et le gravité des troubles que ces souvenirs devenus subconscients déterminaient ».

La dissociation, un phénomène connu
Dans le livre "De l'ombre à la lumière: une guérison par un récit de vie émotionnel" (ISBN: 978-2-981037-305) paru en 2008, le même sujet élucide davantage le phénomène. 

La thérapie du tunnel et le sujet de la dissociation
On attribue à Pierre Janet, contemporain de Freud, philosophe, psychologue et psychiatre français, la théorie encore valable de la dissociation (1). Son oeuvre «L’automatisme psychologique» porte sur les phénomènes de la double conscience.

L'historique de la découverte de la thérapie du tunnel
Un retour sur l’historique de la découverte de cette forme de «récit de vie» permettra de faire connaître cette approche utile pour toute sorte de problèmes.

On donne raison à Pierre Janet
Plusieurs événements contemporains ont donné raison à Pierre Janet, le père spirituel de cette méthode de récit de vie par la thérapie du tunnel. Il fut le premier à décrire et à commenter l’existence de traumatismes pouvant provoquer de graves problèmes émotionnels.

De nos jours, par exemple, les guerres de l’Afghanistan, du Vietnam, de la Bosnie, du Rwanda ont d’horribles conséquences sur les soldats. D’autres traumatismes sont occasionnés par des circonstances particulières: dans différents pays, des familles entières sont décimées lors d’éruptions volcaniques, d’inondations, de tremblements de terre, de catastrophes naturelles, de tortures dans les camps de concentration.

Des conséquences dramatiques lors du développement de la personnalité
Toutes ces situations remarquables ont certes des conséquences dramatiques, mais il est des drames dont on tienne peu compte dans le développement de la personnalité d’une personne.

Un enfant, qui est victime d’un traumatisme prolongé et répété comme celui d’un abus sexuel ou physique ou de l’alcoolisme d’un parent avec violence verbale ou morale, qui subit des humiliations à répétition, est un enfant marqué pour la vie par un stress véritable. Le manque d’outils pour contrer ce qui lui est fait, son drame est aussi percutant que ceux mentionnés plus haut. 

Des enfants en proie à une diversité de symptômes
Même très jeunes, et des enseignants en témoignent, certains enfants sont en proie à une grande diversité de symptômes et de pathologies allant de la phobie, de l’idée fixe, de troubles obsessionnels, de troubles paniques ou de somatisation comme la dépression chronique menant parfois à des suicides infantiles. Certains, plus sensibles, précipités dans l’abîme d’une peur sans nom, développent des troubles graves de comportements. Les désordres de l’attachement dont souffrent certains enfants vont les handicaper toute leur vie s’ils ne sont pas traités.

"L'inhibition de l'action", un terme d’Henri Laborit
D’autres seront atteints dans leur psychisme. L'aspect le plus fréquent demeure "l'inhibition de l'action", terme utilisé par Henri Laborit dans son livre "L'inhibition de l'action", Éditions Masson.

L’inhibition de l’action, parfois appelé inhibition comportementale
L'inhibition consiste à freiner un mouvement ou une action.  Elle ralentit l'action projetée. Une personne normale hésite parfois mais l'arrêt est court. Une personne inhibée hésite longuement, doute, revenant sans cesse sur ses décisions. Il y a blocage de l'action à entreprendre comme si la volonté est prisonnière. Le frein intérieur est plus puissant que la volonté d'agir.

L'inhibé attend que l'on décide pour lui. Il attend une situation idéale, un événement qui le décollera de sa léthargie. Ceci apparaît chez les timides, les déprimés, les personnes souffrant d'un sentiment d'infériorité, les névrosés, les personnes avec des complexes fortement chargés d'émotions.

Un événement traumatique, la cause des problèmes émotionnels
Pierre Janet a élaboré une théorie encore valable de nos jours pour expliquer comment un événement traumatique survenu dans la petite enfance ou dans un passé lointain pouvait, plusieurs années, après, même si on l’a oublié, être la cause des problèmes émotionnels d’un individu. En 1889, il clarifie sa pensée: 

« Il faudrait passer en revue toute la pathologie mentale et peut-être même une partie importante de la pathologie physique pour montrer tous les désordres psychologiques et corporels que peut produire une pensée persistant ainsi en dehors de la conscience personnelle".

Deux aspects ont surtout été retenus: le subconscient qui préserve les organisations du passé et le conscient qui ordonne les phénomènes du présent (Côté, 1997).

La dissociation (1), un des nombreux processus psychologiques qu’il (Pierre Janet) a longuement étudié par l’observation et une prise rigoureuse de notes, produit les effets les plus marquants chez l’être humain. Les automatismes ainsi que les transformations de souvenirs traumatisants en pathologies diverses seront illustrés dans bon nombre de trajectoires subjectives dans le chapitre XVII. Selon Janet, la «dissociation» est la défense psychologique la plus adéquate à un traumatisme, lequel peut déterminer autant une pathologie psychologique qu’une pathologie physique (Côté, 1997). En faisant appel aux concepts de force et de tension psychologique pour rendre compte des conduites pathologiques, Janet cherchait à démontrer que la santé psychique se situe dans un continuum entre les pôles santé et maladie.


Bibliographie
Glaude, Albert: (1984) Catharsis: le tunnel qui mène à la guérison. Montréal, Stanké

Laborit, Henri: (1981) L'inhibition de l'action. Paris, Masson

Marland, Serge et François: (1983) Guérir des pièges de son enfance? Paris, Flammarion

Miller, Alice: (1990) La connaissance interdite: affronter les blessures de l'enfance dans la thérapie. Paris, Aubier

SIRIM: (1984) Alors survient la maladie. Montréal, Boréal Express

Vasse, Denis : (1995) Le temps du désir, Essai sur le corps et la parole, Essais Le Seuil

Basset, Lytta: (1999) Guérir du malheur, Spiritualités vivantes, Albin Michel


Lire:


Message de Lorraine Loranger
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Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

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