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lundi 5 mai 2014

Le corps sert de boussole pour illustrer sa réaction au stress

Selon l'Institut de recherche en construction du Conseil national de recherches du Canada, les parcs à bureaux représentent au moins 70% des bureaux en Amérique du Nord. «Tant ces parcs à bureaux que d'autres milieux bruyants comme les salles de classe ou les CPE n'ont pas été construits ou aménagés en tenant compte du confort acoustique des employés, se désole Tony Leroux, directeur de l'École d'orthophonie et d'audiologie de l'Université de Montréal.

Témoignage de Nadine 
Depuis 5 ans, je travaille dans un bureau à aire ouverte. À l’automne, je me suis rendue compte que je m’isolais de mes collègues. J’ai essayé de trouver des solutions, mais je me sentais toujours à bout de souffle et agressive. Même si j'augmentais le volume de mon casque d'écoute, il y a des journées où je sortais complètement épuisée de mon bureau.
Les conversations de mes collègues m’irritaient, les sonneries de téléphone, les cliquetis de clavier, l'ascenseur et la machine à café, tout me tapait sur les nerfs : nombreuses étaient les sources de bruit qui nuisaient à mon efficacité. Ça perturbait ma concentration, les éclats de voix me dérangeaient, surtout lorsque je faisais de la recherche pour mon travail.  
Ma concentration diminuait, ce qui avait pour effet d'augmenter les risques d'erreurs. J’ai beau comprendre que ces espaces de plus en plus décloisonnés et densément occupés sont économiques et efficients, les problèmes de niveau de bruit est un des facteurs de stress à mon travail.
J’éprouvais de sérieuses migraines et des douleurs peu fréquentes, mais toutefois pénibles aux articulations. Mon médecin parlait de fibromyalgie, ce qui m’apeurait. Mon attitude agressive inhabituelle me surprenait moi-même.

Nadine regrette le temps où elle travaillait dans un bureau fermé.
«Mon espace de travail se trouve juste devant une salle de réunion », explique cette chercheuse en santé animale.
Je suis partie en congé-maladie pour 2 semaines, je croyais que cela suffirait. Revenue au bureau, je me sentais pire encore, rien, ni personne n’y pouvait quoi que ce soit. Mon médecin de famille me déclara alors en burnout.
Il fallait que je m’en sorte. J’ai fait un peu de recherche et je suis tombée sur un site intéressant. Le récit de vie m’intéressait pour diverses raisons et après avoir lu plusieurs articles, je me suis renseigné sur le fonctionnement du Centre Au Nom de la Santé.
Je suis passée aux choses sérieuses dès le début de ma démarche et j’ai senti mes perceptions du monde extérieur changer. Après un séjour de 7 jours, je suis retournée travailler et mon attitude était définitivement modifiée. Même mes pensées de persécution avaient disparues. Je n’anticipais plus les situations et j’avais le sentiment d'être en mesure d'exercer quelque contrôle sur les événements.
La pratique de la méditation que j’ai faite quelques semaines plus tard m’a beaucoup aidé à garder mon humeur stable et j’ai pu mettre plusieurs choses derrière moi pour mon plus grand bien. Je me suis même adopté un chien et je respecte mon plan d’intervention en faisant de l’exercice tous les jours. C’est merveilleux de se sentir en forme et en santé! »

Le corps humain perçoit le bruit comme un signal d'alerte
Le corps humain perçoit le bruit comme un signal d'alerte, explique Tony Leroux. Même si on sait qu'aucun mammouth ne va nous attaquer sur notre lieu de travail, le corps envoie automatiquement un signal pour se préparer à fuir ou à se défendre contre un danger. Le coeur bat plus vite, le sang se dirige vers les muscles et la pression artérielle augmente. Ces réactions finissent par s'émousser avec le temps et induisent une fatigue, indique-t-il. Ses effets, combinés à d'autres facteurs, entraînent à long terme une baisse de productivité et parfois même de l'absentéisme et des troubles de santé mentale.

Éprouver de telles tensions dans ces circonstances est normal
Éprouver de telles tensions dans ces circonstances est normal, mais quand le sentiment de sécurité de l’individu est rompu par le stress, la capacité d’obtenir un équilibre de la pensée et des émotions se trouve diminuée; encore plus difficile cela rendra-t-il la capacité d’utiliser le stress comme occasion d’apprentissage et de croissance personnelle.

Actualiser sa vie pour trouver un nouveau sens à son existence
Associé aux maux comme le stress, les angoisses, les phobies, les dépendances toxicologiques, les traumatismes, la dépendance affective, les deuils, l'anorexie, la boulimie, les problèmes liés à la sexualité, la dépression, les migraines, les sinusites, les douleurs chroniques, la démarche du récit de vie permet d’actualiser sa vie pour trouver un nouveau sens aux événements de sa vie, pour développer plus de confiance en soi, pour aller vers l'acceptation et l’estime de soi en intégrant ses vieilles émotions à sa personnalité.

La santé émotionnelle ne se résume pas à surmonter le stress
Le paysage émotionnel de notre société hautement développée laisse voir des traces de combats internes chez de nombreux individus. La santé émotionnelle ne se résume pas à la capacité de surmonter le stress. Elle entre en jeu dans toutes les sphères de notre existence.

Le stress est la maladie de notre siècle
Le stress est la maladie de notre siècle et il peut devenir une accoutumance. Le stress est une composante importante de la vie moderne et les outils que choisissent les individus pour s’y ajuster sont reliés à des facteurs tels que les circonstances externes, l’intensité et le déroulement rapide d’événements, les ressources individuelles disponibles et ses prédispositions pour l’une ou l’autre de stratégies d’adaptation connues.

Notre corps réagit devant une situation stressante 
Il n’y a pas si longtemps, on ne croyait pas que la colère ou la culpabilité et la honte puisse déclencher un ulcère, un mal de tête, ou une pathologie cardiaque. Nous savons, pour l’avoir expérimenté, que notre corps réagit devant une situation stressante : les palpitations de notre cœur augmentent et nos mains deviennent moites.

La corrélation entre un épisode de stress et l'apparition de petits problèmes de santé
L’interprétation du moment actuel est souvent en lien avec une expérience passée douloureuse. Une étude récente, menée par le docteur Réjean Tessier, de l'Université Laval, permet d'établir une nette corrélation entre un épisode de stress ou de dépression et l'apparition trois mois plus tard de petits problèmes de santé: kystes, ulcères, hernies, maux de tête récurrents... Comme si l'anxiété ou le chagrin s'incarnait, se matérialisait dans la chair. Une colère réprimée? Et voilà qu'une affreuse migraine vous broie la tête. 

«Dans toute maladie, affirme le docteur Jean Lapierre, l'un des pionniers de la médecine psychosomatique au Québec, il y a participation du psychique et du physique.» 

VIVEZ VOS ÉMOTIONS, RIEZ, PLEUREZ... VOUS FEREZ FUIR LA MALADIE Source: CYR, Mario. Le Bel Âge, Février 1990.

Les stress élécitent une réaction individuelle
Chacun d’entre nous réagit différemment lorsque confronté à une situation stressante. On peut classer les signes de stress en quatre grandes catégories : les réactions physiologiques, cognitives, émotionnelles et comportementales. Chacune de ces formes de stress élucidera une réaction individuelle.

Pour réduire le stress
Pour réduire le stress, il faut prendre le temps d'écouter la personne, établir la confiance… c'est la priorité pour qu'elle se sente à l'aise de raconter son histoire de vie. Quand nous établissons par la suite un plan d'action avec des repères et des objectifs concrets, chaque petit pas sera une avancée vers le mieux-être, pour ne plus se sentir "coincée" dans ses émotions et le stress.

Pour diminuer le stress
Pour diminuer le stress, les objectifs doivent être réalistes : lui donner des outils qu’elle sera en mesure d’utiliser à chaque fois qu’elle en ressent le besoin aide à maintenir le stress à un niveau acceptable.



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.






dimanche 26 janvier 2014

La leçon de l'huître perlière donne une vision différente de la santé mentale

         La leçon de l’huître perlière
Comment l’huître s’y prend-elle pour fabriquer une perle?
Tout d’abord, c’est un grain de sable qui est tombé dans sa coquille.
Ce grain de sable représente une difficulté pour l’huître; il l’irrite,
C’est alors qu’elle se met à secréter cette matière spéciale,
Qui enveloppera "sa difficulté".

             (oeuvre inconnue, mais appréciée)

Accepter qui l'on est 
À 53 ans, Laurent a le goût de travailler activement à son rétablissement. Il s'investira tout au long de sa démarche pour accepter qui et ce qu'il est.

Le premier rapport que j’ai avec Laurent est positif. Il a non seulement réussi à survivre à un passé douloureux, il a été un membre actif de la société et à sa mesure, il l’est encore par le biais du bénévolat.  Sa vie avec ses histoires d’amour, ses continuelles difficultés dans la jeune vingtaine pour se sortir de son village natal, sa lutte pour se défaire de la secte dans laquelle il a été pendant 12 ans, son lien indéfectible à sa fille en dépit de tous les écueils reliés à son rôle de père, restent dans l’ombre de son cœur fermé. Il a de la difficulté à se reconnaître, et, quand une personne le fait, il a tendance à le balayer du revers de la main. 

Créer un pont entre deux humains
Au fil des entrevues, il devient moins blindé, moins endurci. Il enlève sa casquette quand le sujet lui semble digne d’attention. C’est un repère important. Sa gestuelle devient plus ample, il est sur le mode partage davantage qu’à nos débuts d’entrevues. Il a les yeux brillants quand il est intéressé. Il me parle de Tom Waits, me parle de son langage musical engagé. J’ai l’impression que c’est lui qui se construit au fur et à mesure qu’il partage. C’est une « rencontre ».

Une quête d'identité suite à un diagnostic
Laurent a décroché à force d’échecs. Débute alors la transition d’une vie vécue au niveau social et culturel à une vie plus intérieure. C’est un changement dans l’échelle social. Il amorce une quête d’identité. C’est la ligne de démarcation entre une vie réussie et ce qu’il appelle « une petite vie ». Ce passage obligé bouleverse sa vie. Selon ses dires, la société n’encourage pas du tout cette étape parfois nécessaire.

Selon la lettre ouverte rédigée le 29 janvier 2014 par Hélène Fradet, directrice générale de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM), "Les enjeux sont grands. Aujourd’hui, les problèmes de santé mentale touchent 20% de la population et affectent 80% des Québécois qui, un jour ou l’autre, auront à côtoyer un proche atteint de maladie mentale".

Modifier les conditions de vie 
Avec Laurent, laisser une empreinte « de mon profond respect pour ses capacités intellectuelles et cognitives », passe beaucoup par la confirmation des différentes facettes qu’il me montre, et qui peuvent l’édifier. Tout au long des rencontres, je reviens sur ses façons de faire, son adaptation, sa manière de voir et d’agir qui souligne son esprit inventif et original en questionnant comment il a fait pour développer les qualités nécessaires pour altérer et modifier ses conditions de vie. Comment s’y est-il pris pour surmonter sa peur d’aller à l’encontre du conformisme existant dans le domaine du bâtiment? Et que dire de celui de se  défaire d’un endoctrinement (secte) auquel peu de personnes peuvent résister? Il s’agit donc de reconnaître les patterns dans les perceptions, les croyances et les comportements et d’honorer ce qui ne demande qu’à s’exprimer. 

Réviser ses croyances
Laurent est entravé par des croyances qui font la promotion du consensus. L’amener à remettre en question ce schéma, tout en évitant d’entrer trop en confrontation avec lui demande d’être consciente de ses accès « cognitifs » qui peuvent l’amener à changer ses constructions consensuelles. En lui présentant des critères singuliers de ce qu’il conçoit être « le réel » qui peuvent lui être profitables, de « nouvelles significations » sont susceptibles de naître dans le contexte relationnel.  Cet échange potentiellement productif dans le sens d’orienter vers une nouvelle vision de lui-même et des autres vivant ou ayant vécu différents problèmes doit passer par son filtre de crédibilité. 

De nouvelles possibilités peuvent éclore
Je tente de lui insuffler des données dont il peut s’inspirer pour apporter des changements à certaines parties ternes de sa vie. Je crois fermement que c’est en exploitant le potentiel de croissance de l’individu par le langage des relations que de nouvelles possibilités peuvent éclore.  Laurent est libre d’accepter ou non ce nouveau discours.  L’aspect novateur de ce discours pour le construire consiste à faire co-exister une signification alternative plausible pour dénouer une impasse émanant des diverses influences inhérentes à plusieurs organisations dans notre société. 

La perspective de changer un système de représentations prend pour base la relation entre les termes. Foucault explique que l’instrument pour la transmission de toute connaissance est le langage. 

Les rapports entre l'individu et la société
Chercher les liens entre des manières de réfléchir et la manière dont les personnes transmettent leurs réflexions aux autres sur différents sujets montre la nature des rapports entre l’individu et la société. Les éléments signifiants, tels le soi et la quête de sens ainsi que le comportement culturel  sont déterminés par la langue que la personne parle. Le signe ou le symbole n’est donc pas arbitraire.

La santé mentale, une manière de sauvegarder l’identité
Laurent est dur avec lui-même mais également avec toute personne qui vit des problèmes de santé mentale. Il dit ne pas se reconnaître dans les personnes qu’il côtoie en santé mentale. Un jour il me parle de "la folie" d’un homme ayant revêtu une tenue d’hiver alors que nous sommes à la mi-octobre. Selon d’autres éléments qu’il m’a racontés, je me dis que cela représente probablement une des seules véritables libertés qu’il se donne. Alors qu’il décrit la folie de l’homme auquel il a référé plus tôt en englobant des descriptions d’autres personnes qu’il fréquente, je lui soumets un autre regard en lui disant que j’ai lu ce qu’en écrivait Alexis Nouss, un anthropologue connu. Celui-ci a déjà déclaré « que la maladie mentale, loin d’être un symptôme d’aliénation, représente une manière de sauvegarder l’identité».

Plus tard, lors d’un autre entretien, il le reprendra à son compte en s’appropriant  les propos de Nouss en parlant de lui-même: 

« S’il est vrai que la maladie mentale, c’est une façon de protéger son identité… ce doit bien être parce qu’il a fallu le faire ».

Et alors qu’il donne une formation dans un espace de bénévolat, il me raconte plus tard qu’il en a fait part  aux participants. L'approche narrative lui convient.

La « maladie mentale » a été un point tournant pour lui : son expérience de la maladie mentale a miné sa confiance en ses capacités d’être avec autrui. À mi-temps de sa vie, Laurent a dû quitter pour s’aimer, un travail, des êtres chers et bien des choses qui étaient sans doute douces à aimer et qu’il a perdu, ayant été longuement blessé par elles bien avant de les perdre. Les années ont peu à peu refermé les blessures, mais le corps et le cœur n’y sont pas pour refaire ses forces vives.

Faire pression aux « poussées extérieures » via l’ajout d’informations nouvelles  est un acte délicat. Mais introduire de nouvelles informations, de nouvelles connaissances répond à son modèle cognitif. 

La dépression est une remise en question
Pour Laurent qu’une profonde dépression a terrassé et déstabilisé, c’est une remise en question, c’est une interrogation sur le sens de la vie et sur ce qui donne sens de même qu’une incursion dans un mieux être salutaire. On peut sans aucun doute parler de la mésadaptation comme une source de croissance (Dabrowski, 1982). Même s’il ne se reconnaît pas parmi d’autres vivant des problèmes de santé mentale, deux événements démontrent non  seulement son ouverture, mais son engagement envers les personnes et peut-être bien le « moment d’exception » que son « récit de vie » a créé.

« Il serait peut être intéressant de documenter la vie que j’avais …même si son sens se situe encore dans une zone grise… »

À travers ses actions, Laurent exprime son besoin d’être avec d’autres, ce qu’il ne reconnaît pas volontiers.

Les métaphores employées par Laurent :
« À un moment donné, j’avais dit à mon psychiatre… « Pour moi…dans ma tête à moi, de la manière que je vois cela, je me suis dit : « Je me suis embarqué sur un bateau qui n’a plus de gouvernail et qui n’a plus de mât.  Il n’a plus rien qui avance, plus rien qui va nulle part, il n’a plus de raison.  Le mât, les voiles, c’est la passion, c’est l’amour. Le gouvernail, c’est la raison…plus de vent, plus  de vent…plus rien qui le pousse. Puis il est là, un va pas sans l’autre, ça prend les deux ». 

Le psychiatre m’a donné plus de pilules. À un moment donné, ça fait partie de mes démarches. Ça ne me servait à rien de voir un psychiatre. À un moment donné, tu passes au travers toute sorte de réflexions, d’étapes et je me dis que c’est pas en psychiatrie que je vais trouver de l’aide ».
        
Laurent est un homme qui a beaucoup travaillé sur lui. Depuis des années, il s’outille en travaillant bénévolement sur des tables de concertation en santé mentale.  Ayant vécu la « contention » lors d’une première crise alors qu’il était en dépression, il reconnaît maintenant le pouvoir pour ce que c’est. Le spécialiste ne peut que lui donner des médicaments alors que ce que Laurent cherche à exprimer c’est plutôt son manque de direction depuis qu’il a perdu son travail, sa famille et tout le reste.  Le psychiatre ne répond pas aux attentes de Laurent, pourtant il détient un pouvoir de savoir. Le diagnostic de Laurent semble le maintenir en infériorité.

Lorsque je lui demande s’il croit que la réparation des blessures subies est possible, il répondra en deux parties : 

« Mon sentiment, c’est qu’à douze ans, tu peux pas réapprendre.  Pour réapprendre, ça prend de la maturité nécessaire pour être capable de t’évaluer avec les…tu peux réapprendre, mais plus tard. T’as plus confiance…à douze ans, tu fonctionnes sur un programme…t’es programmé. Quelqu’un va essayer de changer ton programme. Dans le fond, ça vient pas de toi, là. Tandis qu’à un moment donné, si tu entres en démarche, tu as 40-45 ans. Là, tu te dis, il y a des trucs qui fonctionnent pas. Dans le fond, ce que tu réussis à faire, tu réussis à le faire sur le plan cognitif. Tu réussis pas à modifier la personne que tu es. Ce que tu fais, c’est que tu réussis à l’accepter, à dire : « Elle est comme ça, cette personne. Moi, je suis comme ça, j’ai des impulsions, comme telles, j’ai des tendances comme…Là, ce que tu fais, c’est que tu t’adaptes, tu adaptes les comportements que tu as. 

(En admettant que l’on place l’enfant dans un autre environnement, Laurent commente ainsi) :

La différence, oui, c’est que le changer d’environnement, ça peut donner des résultats. Dans le sens que, là, tu vas aller le chercher, ce bonhomme là, sur le plan affectif. Tu vas pas aller le chercher sur le plan intellectuel.  Il va se dire : « Ce monde-là, y a pas l’air à me vouloir du mal, je vais essayer de faire quelque chose ». Ça vient pas du tout du jeune. C’est ça la différence ».

Le repli sur soi occasionne une grande solitude
Laurent raconte les expériences de sa vie et parle de ses blessures comme si elles étaient extérieures à lui. Il se compte chanceux d’avoir une intelligence cognitive qui l’a peut être sauvée. Son regard sur lui-même fait qu’il considère que son ultime faiblesse ne regarde que lui. Je me dis que c’est un homme avec une grande sensibilité, mais que le même détachement qu’il utilise pour ne pas souffrir est ce qui l’isole des autres et occasionne par la même occasion un repli sur soi quand il s’agit de relations interpersonnelles. Il vit une grande solitude.

Tout en recherchant un consensus qui vise à le soustraire à un diagnostic qu’il a de la difficulté à accepter, il veut qu’on le reconnaisse.  Mais il demeure inaccessible avec son langage qui juge facilement et sa manière de voir l’autre. Il a endossé la définition de « l’étrange »  par rapport à la santé mentale. Il ne se reconnaît pas dans les personnes qu’il côtoie en santé mentale. Tout en se définissant comme un être plus intelligent que la moyenne, il fait preuve de soumission à l’endroit de son diagnostic.

On dirait tout le temps qu’il tente de trouver « les malades ». Dans son modèle de déficience, il se sent facilement désarmé. Il regarde tout le monde et lui-même à travers cette lentille de ce qui est normal et ce qui ne l’est pas.

« Avec les autres, (en parlant des frères de sa mère) ..Raymond…est déconnecté lui aussi. À un moment donné, il vivait sur la pourvoirie de Robert. Mon père est allé à  la chasse, il l’a vu…les cheveux et la barbe jusque là…pareil à un vieux hippy. Il gossait sur un bout de bois, il est déconnecté….Il est déconnecté, il est renfermé…dans le bois. C’est du monde qui sont pas adaptés dans les termes qu’on entend. C’est du monde de bois. S’ils vont dans le bois, c’est parce qu’ils ont de la misère…vont pas chercher à fonder des familles. Je suis pas tout à fait sûr…peut être que sur le plan affectif, ils ont pas développé des habiletés.  Moi-même, j’ai pas développé d’habiletés beaucoup. J’ai fait un travail pour arriver où c’est que je suis…j’ai bien l’impression que de toute façon…sur le plan affectif, c’est plus difficile de développer des aptitudes que sur le plan cognitif. À un moment donné, c’est comme…C’est creux ».
« Sur le plan cognitif, tu peux t’organiser d’une façon…c’est plus rentable, d’une manière. Sur le plan affectif, …tu peux adopter de nouveaux comportements, des raisons pour les adopter, mais sur le plan affectif, c’est comme…je le sais pas. Une personne qui garde ses sentiments par en dedans…elle peut dire qu’elle va essayer  d’en parler, mais ça ne change pas les sentiments. Il faut comprendre aussi que les émotions là, il peut y avoir certains avantages à les partager, mais c’est pas toujours le cas ». 

L’acteur n’est jamais dissocié du groupe social auquel il appartient.  En me parlant de son milieu, de sa ville natale et de sa difficulté à en sortir, il évoquera pour la première fois le petit garçon qu’il a été dans l’enfance et qui ne s’est pas senti reconnu par ses parents quoique ceux-ci reconnaissent les enfants des autres.

« Comme par exemple, une fois, je me rappelle…ça fait pas si longtemps que …ma mère, elle voit son médecin.  Elle dit à son médecin qu’elle a quatre gars.  Fac, là, son médecin lui dit « Vous devez être grand-mère pas mal de fois ».Elle dit : « Non », elle dit : « J’ai juste une petite fille ».  « Comment ça se fait? Qu’est-ce qu’ils font vos gars? » « Ils devraient avoir des enfants. Les gars, là, sont pas en shape pour faire des grosses familles, tu sais. Ils en arrachent avec eux-mêmes ». 

Un tel travail se fait suite à une analyse de la situation, de soi et de son expérience au regard des perceptions d’autrui en la personne du médecin et de sa mère. À l’issue de cette prise de conscience, Laurent amènera tout de même une distinction importante visant la réconciliation avec ce dur passé.


Il y en a qui sont battus, il y en a qui sont maltraités. Personnellement, je n’ai pas été maltraité physiquement.  J’en ai connu qui ont été maltraité physiquement ».

Cité de « Coupé de soi, coupé des autres : comprendre autrement », Lorraine Loranger, 2008 (ISBN : 978-2-981037-329)

« Avec les autres, (en parlant des frères de sa mère) ..Raymond…est déconnecté lui aussi. À un moment donné, il vivait sur la pourvoirie de Robert. Mon père est allé à  la chasse, il l’a vu…les cheveux et la barbe jusque là…pareil à un vieux hippy. Il gossait sur un bout de bois, il est déconnecté….Il est déconnecté, il est renfermé…dans le bois. C’est du monde qui sont pas adaptés dans les termes qu’on entend. C’est du monde de bois. S’ils vont dans le bois, c’est parce qu’ils ont de la misère…vont pas chercher à fonder des familles. Je suis pas tout à fait sûr…peut être que sur le plan affectif, ils ont pas développé des habiletés.  Moi-même, j’ai pas développé d’habiletés beaucoup. J’ai fait un travail pour arriver où c’est que je suis…j’ai bien l’impression que de toute façon…sur le plan affectif, c’est plus difficile de développer des aptitudes que sur le plan cognitif. À un moment donné, c’est comme…C’est creux ».
« Sur le plan cognitif, tu peux t’organiser d’une façon…c’est plus rentable, d’une manière. Sur le plan affectif, …tu peux adopter de nouveaux comportements, des raisons pour les adopter, mais sur le plan affectif, c’est comme…je le sais pas. Une personne qui garde ses sentiments par en dedans…elle peut dire qu’elle va essayer  d’en parler, mais ça ne change pas les sentiments. Il faut comprendre aussi que les émotions là, il peut y avoir certains avantages à les partager, mais c’est pas toujours le cas ». 

L’acteur n’est jamais dissocié du groupe social auquel il appartient.  En me parlant de son milieu, de sa ville natale et de sa difficulté à en sortir, il évoquera pour la première fois le petit garçon qu’il a été dans l’enfance et qui ne s’est pas senti reconnu par ses parents quoique ceux-ci reconnaissent les enfants des autres.

« Comme par exemple, une fois, je me rappelle…ça fait pas si longtemps que …ma mère, elle voit son médecin.  Elle dit à son médecin qu’elle a quatre gars.  Fac, là, son médecin lui dit « Vous devez être grand-mère pas mal de fois ».Elle dit : « Non », elle dit : « J’ai juste une petite fille ».  « Comment ça se fait? Qu’est-ce qu’ils font vos gars? » « Ils devraient avoir des enfants. Les gars, là, sont pas en shape pour faire des grosses familles, tu sais. Ils en arrachent avec eux-mêmes ». 

Un tel travail se fait suite à une analyse de la situation, de soi et de son expérience au regard des perceptions d’autrui en la personne du médecin et de sa mère. À l’issue de cette prise de conscience, Laurent amènera tout de même une distinction importante visant la réconciliation avec ce dur passé.


Il y en a qui sont battus, il y en a qui sont maltraités. Personnellement, je n’ai pas été maltraité physiquement.  J’en ai connu qui ont été maltraité physiquement ».

Cité de « Coupé de soi, coupé des autres : comprendre autrement », Lorraine Loranger, 2008 (ISBN : 978-2-981037-329)


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.


mardi 1 mai 2012

"Psychosomatique en action": outils pour mieux vivre

Le père de la psychosomatique
Georg Groddeck est perçu comme le père instigateur de la psychosomatique. Dans le livre de Groddeck, "Le livre du ça", il affirmait que "la maladie offre une perspective sur la santé". Toujours selon Groddeck, la maladie est un symbole puisqu'elle convertit un problème intérieur en signes organiques.

Notre groupe d'étude en atelier de psychosomatique 
Grâce à l'intégration de tous nos outils mentaux, tels le langage, le raisonnement, la mémoire, les émotions, notre groupe d'étude en atelier de psychosomatique a tenté de faire du sens et d'obtenir une compréhension de ce qu'est l'adaptation aux conditions de l'environnement.

Réunir nos connaissances professionnelles et personnelles
Ayant appris nous-mêmes par essai et par erreur des comportements de plus en plus adaptés dans nos vies, par exemple, quand nous mettons de l'avant les stratégies comportementales qui remportent davantage de réussites, quand nous évitons les écueils, quand nous parvenons à imiter les comportements des pairs, quand nous raisonnons pour prévoir les difficultés, quand nous planifions des actions stratégiques pour résoudre nos problèmes et quand nous communiquons pour accroître les bénéfices et transmettre les connaissances, nous avons tenté de réunir nos connaissances professionnelles et personnelles pour affiner notre recherche sur le sujet de la "psychosomatique" et nous avons voulu déployer nos connaissances communes à cette fin.

La psychologie cognitive 
La psychologie cognitive utilise la notion de schéma cognitif. La structure mentale qu’est la cognition permet de nommer, de classifier, d'interpréter, d'évaluer, de faire du sens des événements, d'aider à structurer l'information, de comprendre une situation, d'influencer le rappel d'information en mémoire, afin de mieux organiser une réponse cohérente et de "bon sens".

L'organisme humain est une unité
Ce résumé est le résultat de nos lectures (à voir plus bas, notre bibliographie), de notre réflexion en groupes et de nos expériences professionnelles et personnelles. La prémisse que l'organisme humain est une unité et que le fonctionnement de ses parties s'interpénètre dans un système entier nous a amené à examiner les concepts fondamentaux de la psychosomatique ayant trait à l'influence des facteurs émotionnels sur les fonctions somatiques et leurs perturbations sur le corps. Comme unité, le psychisme de l'organisme est l'expression d'une réaction totale plutôt qu'une relation partielle.

Le système nerveux central
Chaque organisme vivant est doué d'un psychisme, c'est à dire d'un type total de réaction. L'unité de l'organisme est clairement exprimée par les fonctions du système nerveux central. De plus, le système des glandes endocrines, considéré comme un système régulateur, exprime tout autant que le système nerveux central. À preuve, nous exprimons toutes nos émotions par des processus physiologiques: la tristesse par des pleurs, la joie par le rire, la honte par la rougeur.

Les émotions et les changements physiologiques
Toutes les émotions sont accompagnées par des changements physiologiques: la peur, la colère déclenchent l'accélération de l'activité cardiaque et l'élévation de la tension artérielle ainsi que par des modifications dans le métabolisme des hydrates de carbone; le désespoir s'exprime par l'inspiration et l'expiration, ex: le soupir. Tous ces phénomènes physiologiques liées au stress, résultent d'interactions musculaires complexes et sont influencés par des impulsions nerveuses. Des impulsions nerveuses sont provoquées par certaines situations émotionnelles qui proviennent à leur tour de l'interaction entre l'individu et autrui. 

Il y a donc une réponse totale de l'organisme à son milieu environnant et ce, même avant la naissance. 

L'incidence de la maladie dépressive 
Nous avons aussi examiné l'incidence de la maladie dépressive comme élément d'une somatisation, les dysfonctionnements faisant partie, dans une certaine mesure, de la normalité. Rien d'étrange alors que des organes deviennent déficients et que des systèmes biologiques défaillent! Même notre système cognitif n'échappe pas à la règle. Du traitement de l'information à des interprétations en décalage avec la réalité, nous pouvons aboutir à des pensées erronées, générant ainsi comportements et émotions inadaptés.

Chaque processus physiologique est soumis à des stimuli psychiques
Pour résumer, nous dirions que chaque processus physiologique est directement ou indirectement soumis à des stimuli psychiques. Dit autrement, plusieurs troubles chroniques sont causés par l'hyperactivité continuelle des fonctions organiques au cours de la vie quotidienne, dans la lutte pour l'existence.

Des conflits non-extériorisés 
La complexité de nos vies sociales et de nos vies de travail condamne beaucoup de nos émotions à ne pouvoir être extériorisées. Continuellement refoulées, elles sont éventuellement détournées pour agir sur des fonctions végétatives comme la digestion, la respiration et la circulation. À la base des névroses, il y a des conflits qui ne peuvent être extériorisés et convertis librement en activité volontaire. Les émotions sont refoulées dans des conflits affectifs, lesquels constituent la cause la plus valable de certains troubles fonctionnels et organiques qui se développent lors de nos contacts avec le monde environnant. La peur, l'agressivité, la culpabilité, les désirs frustrés, sans cesse réprimés, produisent une tension émotionnelle chronique qui perturbe le fonctionnement des organes viscéraux.

Le monde médical recommande la thérapie
Nos connaissances dans le domaine des relations des émotions avec le fonctionnement normal ou perturbé de l'organisme incarnent de plus en plus un changement d'attitude dans le monde médical. Chaque participante de l'atelier connaissait au moins une personne qui, suite à un diagnostic de cancer, de problème cardio-vasculaire, de diabète, de colite ulcéreuse, de la maladie de crohn, d'arthrite inflammatoire, avait reçu une recommandation d'aller en thérapie par son médecin traitant. C'est une avancée importante dans le monde médical car encore plusieurs médecins traitent encore les  parties du corps plutôt que de traiter de manière globale, l'individu.

Toute maladie est psychosomatique
Notre groupe est convaincu que théoriquement, toute maladie, même celle que l'on admet être transmise génétiquement, est psychosomatique, puisque les facteurs émotionnels dans une transmission inter-généalogique influencent tous les processus physiologiques par l'intermédiaire des voies nerveuses et hormonales.

LES ÉTAPES-LE DÉCLENCHEMENT DE LA MALADIE
Quoique nous soyons restées incapables de conclure sur le problème de la spécificité des facteurs émotionnels dans les troubles somatiques, le travail de Hans Selye nous a permis de découvrir les étapes qui conduisent à la maladie:

Étape 1: Une situation donnée dérangeante va déclencher un ensemble immédiat de réactions "d'alarme" de lutte contre le stress. Si le système immunitaire est déprimé, les niveaux normaux de résistance sont abaissés, rendant l'organisme plus sensible à l'infection et la maladie.

Étape 2: Finalement, dans la phase "résistance", nous nous adaptons au stress, et il y a effectivement une tendance à devenir plus résistants à la maladie.

Étape 3: 
Mais lorsque notre corps n'est pas capable de maintenir l'homéostasie et la résistance à long terme nécessaire pour combattre le stress, nous allons vers "l'épuisement" et nous développons une soudaine baisse dans notre niveau de résistance. Personne n'expérimente la même résistance et la tolérance au stress, mais l'immunité, à un moment donné, s'effondre à la suite des réactions de stress prolongé.

Nos recommandations
Nos recommandations vont dans le sens d'un gros bon sens car nous croyions que chacun a des ressources externes aussi bien qu'internes pour soulager son stress. Toutefois, toutes nos recommandations ne donnent pas des solutions pour remédier aux situations qui déclenchent les afflictions dont nous parlons dans ce document. 

Nous disposons tous de moyens, tant corporels que psychiques pour maintenir la tension interne au niveau le plus bas possible. Les différences uniques entre chacun résident dans les apprentissages faits tout au long de notre histoire personnelle et relationnelle.

Chacun de nous possède une boîte à outils personnelle qui constitue, dans notre organisation psychique, une aide précieuse et importante pour maintenir au mieux notre homéostasie.

Plus nous laissons nos pensées, nos idées, nos images intérieures nous guider, moins nous réprimons, plus notre tâche de communication interne sera facile et plus nous serons en moyen de préserver et maintenir nos tensions internes à leur plus bas niveau. À chacun de choisir dans sa boîte à outils!

La boite à outils  
La psychothérapie devrait avoir une valeur préventive, elle devrait en principe se dérouler au moment des premiers signes de danger car elle permet de changer les perceptions, de travailler sur les patterns sous-jacents et de reconfigurer les expériences de vie pour bénéficier de changements durables dès le début des difficultés.

La méditation est un autre outil à considérer. Le bienfait le plus reconnu de la méditation est le soulagement du stress. Ceux qui méditent décrivent des baisses importantes de leur anxiété, une diminution des risques de perdre leur calme et un meilleur contrôle face aux situations stressantes. 

L'exercice physique: la marche, le jogging, la natation sont tous des moyens d'évacuer des tensions. Dans les débuts de l'hypertension, «la reprise d’une activité physique ou sportive sont des mesures qui permettent de retarder le début d’un traitement. Lorsque l’hypertension est traitée par des médicaments, augmenter son activité physique et pratiquer régulièrement un sport apporte un avantage supplémentaire de protection cardio-vasculaire. De plus, l’activité sportive agit sur d’autres facteurs de risques cardiovasculaires (cholestérol, diabète, surpoids)".

L'écriture pour soulager ses angoisses: Nous n'avons pas toujours un "psy" à nos côtés pour nous écouter, c'est pourquoi il est important d'avoir des outils à notre portée pour nous aider lors de ces crises.

Écrire est un outil à la portée de tous et c'est une transaction personnelle peu dispendieuse.  Cela aide "à trouver les causes de votre angoisse et ainsi ne plus subir les effets. Alors au lieu de vivre dans la peur vous vivrez dans la foi et la confiance. Car si l'angoisse est synonyme de peur et bien la peur est le contraire de foi et confiance. Nous pouvons tous "prendre un papier et un crayon et d'écrire vos peurs intérieures. Laissez-vous aller et soyez honnête envers vous-même. Laissez tomber les masques.

Vous découvrirez sûrement de grandes peurs en vous qui causent ces angoisses".

Bibliographie sur le sujet de la psychosomatique
1- Alexander F.: La médecine psychosomatique: Ses principes et ses applications. Payot, Paris, 1977.

2- Changeux J.P. et Ricoeur P.: In: La nature et la règle: Ce qui nous fait penser. Odile Jacob, Paris, 1998.

3- Filliozat, A.-M. et Guasch, G., “L’écoute psychosomatique” et Guasch, G., “Analyse reichienne et psychosomatique” dans: Psychosomatique et Guérison. De la dualité à l’unité : vers une santé holistique (sous la direction du Dr Simon Idelman), Saint-Jean-De-Braye, Dangles, 2004.

4- Le Breton D.: Anthropologie du corps et modernité, PUF, Paris, 1990.

5- Stewart J.: Psychologie et biologie. In: Somatisation: psychanalyse et sciences du vivant, Eshel, Paris, 223-243, 1994.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.


























































dimanche 12 février 2012

La dépression fait mal à tous!

La dépression fait mal à tous
La santé émotionnelle est aussi importante sinon plus que la santé physique. Différents âges critiques sont renommés pour l'apparition de la dépression. Si votre moral est a terre, il est important de voir votre médecin. Mais il est aussi important de soigner votre âme car cela ne va pas s'en aller juste à mieux dormir.

Voir son médecin pour une médication appropriée 
On me demande ce que je pense de la prise de médicaments pendant une dépression. Répondre à une telle question sans savoir les particularités de l'histoire de vie de la personne en question est comme avoir des prescriptions toutes faites pour les distribuer à des gens que je verrais pour la première fois. Or, je ne crois pas qu'il faille attendre de voir le dentiste pour atténuer un sérieux mal de dents avec une médication appropriée. En traitant d'abord la douleur et la souffrance quand elles se présentent, on peut éviter que cela se dégénère en problèmes chroniques de santé mentale. 

La combinaison d'un anti-dépresseur et d'une thérapie
Pour revenir à notre sujet, l'individu pourra être regagnant de prendre un anti-dépresseur à court et moyen terme s'il est angoissé et sujet à des problèmes psychosomatiques qui parlent de stress: s'il fait en même temps une thérapie pour se soigner, il sera sentira soulagé plus rapidement et pourra cesser la médication avec un protocole médical approprié plus rapidement.

La fatigue est un signal d'alarme
Notre vie trépidante moderne empêche souvent notre rythme naturel. Basée sur l'hyperactivité, la compétition, l'agressivité et la volonté, nous méprisons la fatigue qui est un signal d'alarme. Nous passons outre, produisant efforts sur efforts. Et de fatigue, à l'entêtement, à l'obstination, à l'acharnement, nous aboutissons ....à l'épuisement. Mais il est possible d'en sortir!

L'épuisement produit deux réactions
-la dépression;
-l'agitation. 

La personne épuisée est caractérisée par ces deux pôles: elle déprime et elle angoisse en s'énervant.

Dans la dépression, toutes les fonctions sont au ralenti
Dans la dépression, l'activité est fortement réduite: les gestes, la parole, les fonctions digestives du déprimé sont troublées, ralenties. Un amaigrissement, des tremblements, un trouble de la vision, des tachycardies apparaissent. La dépression inhibe: il y a une incapacité d'agir. L'énergie est insuffisante pour accomplir même des tâches ordinaires. Il est normal que le déprimé recule devant des situations demandant l'action: son système nerveux, à bout, ne le lui permet plus.

La dépression peut apparaître à la suite de tracas prolongés
La dépression, avec une base émotionnelle, peut apparaître à la suite de violences continuelles, de tracas prolongés, de doutes, d'anxiétés, de craintes qui amènent, par épuisement, un état de tension en chute libre. Souvent insomniaque, le déprimé se retrouve avec des maux de tête, une sensation d'immense lassitude, une impossibilité de se concentrer et d'agir. Il est indécis et triste, parfois sans raison apparente immédiate: il développe des manies, des tics et, en plus de douleurs physiques, il a peur de devenir fou. Ses émotions sont en déroute.

La dispersion de la volonté plonge le déprimé dans l’apathie
"Vouloir" est le mal qui lui fait défaut. La dispersion de la volonté plonge le déprimé dans une apathie qu'il ne reconnaît pas et il s'en veut d'être ainsi.

Défaire les mécanismes mentaux nocifs
La santé émotionnelle est aussi importante que la santé physique, sinon plus. Lorsque la vie déraille vers la dépression, une démarche thérapeutique s'impose pour réviser les situations à l'origine du stress et découvrir de nouvelles méthodes de gestion de stress.

Mieux encore, la thérapie du tunnel défait les mécanismes mentaux nocifs, résultats des conditionnements de l'enfance. Le changement de processus cognitifs va alors permettre de changer votre façon de vous comporter dans une situation donnée.

La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

La dépression majeure doit être soignée immédiatement
Dans le domaine de la dépression, l'affirmation que l'individu souffrant d'une telle affliction puisse se soigner lui-même est  erreur répandue. Il existe encore des gens qui ont peur d'être perçus comme fous.

Au contraire, les traitements chez le psychologue, travailleur social et/ou un médecin sont aussi nécessaire que dans le cas d'un organe malade. S'il s'agit d'une dépression saisonnière ou d'une dépression situationnelle suite au décès d'un être cher, une dépression non soignée peut mal tourner et devenir chronique.

Une dépression majeure peut déstabiliser un individu
Admettons que suite à une série d'événements au travail, au collège ou à l’université ou d'une personne qui vit une relation malsaine avec une autre, dominatrice et autoritaire pouvant la déstabiliser, l'approche recommandée pour l’aider à s'en sortir est basée sur la connaissance spéciale des facteurs affectifs agissant sur chaque personne, et aussi sur celle des mécanismes physiologiques par lesquels les facteurs affectifs interviennent dans le développement de la dépression. Combien de fois ais-je entendu que « les autres fois » elle était seule avec elle-même pour s’entreprendre. Ce n’est pas surprenant qu’elle retombe encore, surtout si elle n’a pas de soutien et d’écoute.

Un seul événement traumatisant à l'origine d'une dépression majeure
Un seul événement peut déclencher ce qui deviendra une dépression majeure. Chaque personne a un seuil de tolérance différent de celui des autres et sa capacité est unique pour affronter les difficultés. On ne peut pas généraliser. La dépression est généralement une mauvaise adaptation à des situations, à des circonstances contraignantes, à des relations malsaines.

Penser au long terme pour un vrai rétablissement
Dans notre société nord-américaine, on vit l'immédiateté et on pense rarement au long terme. Si j'ai un conseil à donner aux personnes qui se sentent plus vulnérables, faites-vous un devoir de suivre vos émotions. La thérapie aide à prévenir les rechutes en brisant le cycle des émotions et des pensées dépressives ou anxieuses.

La santé émotionnelle s'entretient et se répare
La santé émotionnelle s'entretient et se répare, tout autant que la santé physique. Il est donc nécessaire d'être suffisamment en contact avec soi-même pour évaluer son tonus psychique. Personne n’est à l’abri d’un scénario du passé à l'origine du déclenchement d’une dépression.

Les personnes en dépression ont besoin d'écoute
Ce n'est pas de se fouetter dont la plupart des gens ont besoin lorsqu'elles sont en dépression: c'est d'être écoutées, entendues et retenues par quelqu'un qui recevra avec compassion ses doléances, mais surtout ses émotions. Les changements de mode de vie proposés aideront la personne à se motiver et à se mobiliser, ce qui stimule la remise en question les pensées déprimantes.

La relation du déprimé au professionnel choisi est primordiale en ce sens que seront projetés sur celui-ci bien des ressentiments et d'autres manifestations multiples de révolte.

L'estime de soi pour une bonne connaissance de soi et l'acceptation de soi
Comme le petit de l'humain est un être social, sa perception de lui-même se forge dès l'enfance au contact des autres: ses parents, ses amis  et la manière dont ils agiront avec lui auront une influence directe sur sa perception de lui-même et son estime de soi. Son sentiment d'avoir une valeur se développe davantage l'adolescence. Rendu à l'âge adulte, l'addition de ses succès et sa capacité à s’intégrer dans son environnement de travail et dans sa  famille, joueront un rôle important dans son estime de soi. 

Une bonne thérapie ravive les forces de l’estime de soi. Apprendre à s'apprécier tels que nous sommes, connaître ses goûts, ses besoins, ses capacités et ses limites augmentent l'estime de soi. 



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.