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samedi 10 janvier 2015

La résilience est une ressource qui peut être renouvelée

"Les idées et les images qui peuplent l'esprit des hommes sont les pouvoirs invisibles qui les régissent constamment". -Jonathan Edwards

Une solution temporaire à un problème permanent
Le désarroi et l’inquiétude qui déclenchent divers  maux ne permettent pas à l’individu de développer des mécanismes d’adaptation et l’apprentissage de l’autorégulation de ses comportements inadaptés. La réduction de stress ne s'opère que si l'on apprend de nouveaux comportements. Face à toutes les sensations, les perceptions, les émotions et les idées que chacun transporte, notre conscience agit comme un centre de décisions. Quand celles-ci sont polluées, le contenu de la conscience devient embrouillé et il est alors difficile de prendre les meilleures décisions. Réactualiser ses processus de décisions n’est pas un miracle, non plus qu’une prouesse. C’est une forme de digestion des événements alors que l'on "cueille les perles".

Le sens de la vie passe par l’épreuve de la vérité subjective
Celui qui cherche sa vérité est plus près du sens de sa vie parce qu’il recherche la confirmation de ce qui est vrai dans ce qu’il porte en trop (bagage excessif) selon son point de vue. Les nouvelles ressources deviennent disponibles pour l’individu quand il parvient à « faire fructifier » ses compétences acquises au fil d’une enfance difficile.

Le travail d’accompagnement
Dans le travail d’accompagnement des personnes pour qui la douleur et la souffrance n’en sont que rarement les premières expériences, il ne s’agit pas de trouver une recette de bonheur. Il s’agit davantage de les supporter dans certaines transactions sociales (droit, logement, justice.) en les référant aux bons organismes.

Le travail en « récit de vie » narratif
La démarche fait la promotion de l’autonomie afin de les renforcer pour augmenter leur confiance et estime de soi. Le travail en « récit de vie » narratif redonne la capacité de résoudre des problèmes qui semblaient insolubles auparavant.

Les obstacles au bonheur et à la joie de vivre
Les obstacles au bonheur sont faciles à énumérer : naissance difficile, enfance malheureuse, maladie chronique, pauvreté, violence, vie dénuée de confort, relations interpersonnelles inexistantes ou compliquées, désillusions, insatisfactions liées au travail, désordre intérieur, univers affectif désertique.

Vivre dans l’anxiété et l’ennui ne permet pas non plus de cultiver notre propension au bonheur ou la joie de vivre.

La capacité de cultiver notre propension au bonheur
De nos jours nous pouvons vivre en meilleure santé parce que nous mangeons mieux. C’est une condition que l’on doit préparer et cultiver. Ni la vie grandeur nature, ni la joie de vivre n’arrive à l’improviste, ça ne se commande pas non plus dans un catalogue…ça ne dépend pas de circonstances externes.

Maîtriser le contenu de la conscience
Pour trouver joie et sens, il devient important de reconquérir sa liberté d’agir, de penser et d’être. Le « récit de vie narratif », tout comme la démarche autobiographique du « Livre de ma vie » rédigé par des participants voulant léguer leurs histories de vie à leurs descendants, permettent de maîtriser le contenu de sa conscience en faisant connaissance avec ses ressources et ses compétences acquises.  .

Se prendre en main appartient à chacun de soi
De nos jours, on peut observer que nos institutions ne donnent plus le soutien auquel l’individu pourrait s’attendre pour se donner une vie pleine de sens. Même l’église a perdu des galons. L’autonomie individuelle exige alors un changement d’attitude drastique. C’est à chacun de se secouer et d'actualiser sa vie s’il veut connaître le bonheur. Même si chacun pense qu’il est important de l’atteindre, on ne peut attendre d’autrui des lendemains meilleurs.

On dit que les gens heureux n’ont pas d’histoire
Des personnes qui ont beaucoup souffert arrivent à profiter de la vie à nouveau et à explorer leur drame pour laisser derrière eux quelque chose qui continuera d’exister, qui laissera une trace bien après eux. Cette forme de résilience se nourrit de nouveaux buts, de nouveaux défis qui deviennent un moyen de croissance, ces ressources ont déjà été disponibles.

Le sujet de cet article est la résilience. Alors, je veux l’illustrer en vous racontant l’histoire de ce petit arbre. Lors du verglas de l’hiver 1998, un jeune saule a été gravement abîmé par le gel. Il avait subi des dommages considérables. Certaine qu’il était condamné, j’attendais qu’il dépérisse de plus en plus. À le voir tous les jours en allant à mon bureau, je croyais qu’on le couperait. Il  était tout brisé; il faisait peine à voir. Quelle ne fut pas ma surprise de voir que lors de la prochaine saison, il a repris sa croissance.



On a nettoyé autour et on a enlevé toutes ses branches cassées. Au fil du temps, il a commencé à se réparer. Ce qui a contribué à sa reprise, c’est le fait qu’on ait nettoyé à chaque début de saison. Cela lui a donné une chance de recommencer à se développer. Il s’est remis à grandir. On a ainsi augmenté sa résilience.



Tout comme les individus, un mauvais départ n’empêche pas de survivre et de se développer. Quand je le vois j’ai toujours un pincement au cœur car cela me fait penser à mon travail. Le récit de vie narratif présente les mêmes bénéfices que le nettoyage sous le petit saule de la photo. Il a mobilisé des ressources autrement inaccessibles.



La résilience est une ressource qui peut être ravivée
Il est clair que le processus de résilience qui permet à l'individu de s’adapter et de retomber en équilibre de façon saine après une épreuve peut être renforcé. Avec les ressources et le soutien appropriés, le "survivant" peut devenir un "résilient".

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.




vendredi 14 février 2014

La gestion de stress ré-ouvre des espaces intérieurs

Qu’est-ce que le stress?
Le stress est considéré comme le résultat de l’interaction entre le sujet et son environnement. C'est une réaction d’autodéfense mise en place pour faire face aux agressions de la vie. Très utile tant qu’elle reste ponctuelle, lorsque son action est répétée, elle peut être néfaste à la santé.

La plupart des étudiants de tous les niveaux connaissent le stress qui précède les examens d’étape, les exposés oraux et autres évaluations. Même si cette réaction normale d’anxiété ne mine leur vie quotidienne de façon continuelle, lors d’examens, ils se sentent paralysés, oublient tout, souffrent de migraines, etc.

Dans une société où la performance et la réussite individuelle sont des valeurs, l’anxiété de performance est reliée à la peur de l’échec et se caractérise par une forte appréhension face aux évaluations ou à toute situation où l’on peut se sentir jugé ou évalué. Le stress élevé lors d’examens de toute sorte, des crises d’angoisse avant les évaluations, une prépondérance au perfectionnisme exagéré ou une panoplie de troubles somatiques comme des troubles digestifs, des migraines, des urticaires à l’approche des échéances, paralyse et peut conduire à des comportements autodestructeurs.

Témoignage de Karine:
Mon expérience du stress a débuté dans mon enfance. Mes parents avaient beaucoup de soucis financiers et je crois que je me faisais rare pour ne pas les accabler davantage. Souvent, je me couchais le soir en petite boule suite aux événements de la journée. Je cumulais le stress : à douze ans, je pissais encore dans ma culotte et je m’échappais régulièrement, je me rongeais les ongles au sang et j’avais des maux de tête épouvantables.
Vers l’âge de seize ans, j’ai fait plusieurs attaques de panique; le médecin a dit à mes parents de me ménager. Donc, plus question que j’aide aux travaux de la maisonnée. L’intention du médecin était sûrement bonne, mais je me suis sentie rejetée, inutile, ce qui a nuis à mon estime considérablement.
J’ai quitté l’école à 16 ans, je n’en pouvais plus de faire projet sur projet, je me sentais tellement nulle, je ne dormais plus, on a dû m’hospitaliser parce que je me grattais au sang. J’ai repris des études depuis, après ma démarche et je constate tout le chemin parcouru. Lorraine m’a appris une technique de respiration que je fais religieusement trois fois par jour. Ça m’apporte beaucoup de relaxation et je dors mieux. Je fais attention à ce qui me stresse et j’applique un plan serré que nous avons élaboré ensemble pour me dégager de ma tendance à voir « le verre à moitié vide ».
Tous les jours, je gagne en respect de moi-même et de mes limites, mais je ne me sauve plus des situations : je me prépare, et je fais face.  Je suis sur le bon chemin. Dans un prochain temps, je prendrai des cours de yoga.

Témoignage de Jenny
J’ai fait ma thérapie du tunnel alors que j’avais 16 ans. Tout mon argent de poche y est passé….le reste, c’est mon père qui s’en est chargé. J’ai maintenant 22 ans, ça fait déjà 6 ans.
Depuis un an, je vis avec un garçon. Il y a eu plusieurs ajustements au début, mais je suis consciente que la bonne communication apprise durant ma thérapie a contribué à notre harmonie de couple.
Avant, j’avais eu seulement un chum et après quelques mois, la sexualité semblait être un enjeu de pouvoir entre nous. Quand nous avions des rapprochements, il cherchait à m’humilier en me disant des bêtises sur mon comportement amoureux. Je me sentais inadéquate et cela me faisait de la peine.
En thérapie du tunnel, on doit tout dire ce qui remontait…ce n’était pas facile pour moi. Chez moi, avec ma mère, il y avait beaucoup de silence. Elle souffre d’une maladie mentale et se confine souvent à sa chambre ou elle sort la nuit.
Le fait de devoir tout dire a été formateur pour moi : cela m’a permis de mieux prendre ma place parmi les autres alors que j’étais étudiante. Je me suis sentie plus intégrée au secondaire et dans mon premier travail. Par contre, cela m’a aussi fait apprécier ma différence et même encore aujourd’hui, c’est quelque chose qui me rend fière.
Grâce à ma thérapie du tunnel, j’ai fait plusieurs démarches pour apprendre à méditer : cela m’ouvre sur mon monde intérieur et calme mes angoisses occasionnelles.
Tous les jours, je perçois encore les effets de ma thérapie.

Des problèmes de santé si la réaction de stress est prolongée
Lorsque cette réaction de stress est brève, elle permet à l’individu de s’adapter. Si elle est intense, durable ou chronique, elle s'accompagne de souffrance et est susceptible d'entraîner des problèmes de santé (maladies psychosomatiques, troubles psychiques: c'est l'état de stress (Le stress au travail: facteurs de risques, évaluation et prévention, SPF Emploi, Travail et Concertation Sociale, 2004).

Les influences du stress sur la réponse immunitaire
Dans les années 70 et 80, les études animales (légales à ce moment-là) démontrent les influences du stress sur la réponse immunitaire à combattre les maladies du corps. On a également démontré que, lorsque l'animal avait la possibilité de contrôler l'après-choc en ayant une porte de sortie pour s'échapper, il était passablement moins susceptible de développer des lésions et ensuite, des tumeurs. Cela renforce la notion que ce n'est pas tant le choc qui provoque le stress, c'est l'incapacité d'y faire face ou de s'en sauver.

Le "syndrome général d'adaptation"
Hans Selye, médecin et endocrinologue, qui a nommé le "syndrome général d'adaptation", a remarqué que, lors des stades précoces de maladies infectieuses, un processus en vertu duquel le corps confronte le stress se présentait par trois réponses communes, à la privation prolongée de nourriture: l'élargissement des glandes surrénales, le gonflement des ganglions, et les ulcères hémorragiques dans la muqueuse de l'estomac et les intestins.

Le stress fait succomber les fonctions du corps
Dans son modèle de la maladie pour présenter le syndrome général d'adaptation, il dit que le stress physique et émotionnel conduit TOUJOURS, si non-traité, à une infection, une lésion, une maladie et éventuellement, à la mort. Les systèmes d'organes luttent, mais le stress finit par faire succomber les fonctions du corps.

Ses idées sont maintenant généralement acceptées et respectées par les professionnels de la santé et la science. La somatisation est une expérience commune à plusieurs.

Le stress, un facteur de vulnérabilité
La psychosomatique dit que le trouble émotif inconscient se traduit dans un « langage des organes ». Une perturbation émotive qui trouble l’irrigation de l’estomac peut aboutir à un ulcère. Il est démontrable que des images chargées d’affectivité refoulées du conscient causent une inhibition affectant différentes parties du corps. Plus l’histoire est inconsciente, plus le passé est perpétué dans l’avenir.

Actualiser sa vie donne un nouveau sens à son existence 
Associé aux maux d'origine émotionnelle, le stress, les angoisses, les phobies, les dépendances toxicologiques, les traumatismes, la dépendance affective, les deuils, l'anorexie, la boulimie, les problèmes liés à la sexualité, la dépression, les migraines, sinusites, douleurs chroniques, l’approche narrative dans la démarche de récit de vie émotionnel permet d’actualiser sa vie pour trouver un nouveau sens aux événements de sa vie d’enfance, pour développer plus de confiance en soi, pour aller vers l'acceptation et l’estime de soi en intégrant les vieilles émotions à la personnalité. 

La santé émotionnelle s'améliore
Dans le récit de vie émotionnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. 

Évacuer la charge somatique
Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress qui était actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. La solitude donne l’occasion d’intégrer un à un les événements de notre vie pour nous permettre de les intérioriser.

Des solutions existent
D’abord, il est nécessaire de commencer par apprendre à le repérer, en notant toutes les situations qui vous ont affectées pendant une période donnée. À cette fin, on peut tenir un carnet de situations pour isoler ce qui le déclenche. En se décrivant la réaction de stress que cela a engendré, on parvient à saisir le mode émotionnel à notre portée. Parfois, c’est le corps qui réagit : la tension artérielle grimpe, le rythme cardiaque s’accélère, les muscles se tendent et on se sent déstabilisé.

Changement de comportements
Les comportements changent quand on subit du stress: certaines personnes se cachent et fuient, d'autres attaquent. Ces comportements ont pour effet de dégrader les relations et c'est un cercle vicieux parce que ça augmente les sensations de stress. 

L’état émotionnel 
Au niveau psychologique, le stress se traduit par une brève exacerbation de la vigilance et de l’état émotionnel (tension, sensation de malaise) engendrant une agitation ou une inhibition psychomotrice.

Techniques de relaxation
Le stress qui nous domine peut entraîner de sérieux problèmes de santé. Pour maîtriser ses stress quand elles ont des effets physiques sur votre santé, il sera utile d'apprendre des techniques de relaxation (méditation, yoga, reiki, gymnastique sensorielle) pour affronter tout défi qui se manifestera.

Une vie spirituelle
En période de crise, entendre parler de personnes qui font face à des défis de santé, de circonstances, relativise notre situation. Toute vérité spirituelle est réconfortante. Avoir la foi ne garantit pas que nous n'ayons plus de stress, mais cela aide pour affronter ses difficultés. Lire des biographies de femmes ou d’hommes qui ont fait face à des défis particuliers pour découvrir comment elles/ils s'en sont sorties peut être inspirant et réconfortant.

Affronter ses peurs
L'étape d’affronter ses stress est une étape importante. Rappelons que certains stress assurent notre sécurité personnelle, mais il est réaliste de dire que certaines situations doivent être évitées. L’important est donc de commencer en affrontant un premier stress et en le transformant en projet. Comme tout travail sur soi, confronter ses stress est un processus et il est clair que certaines situations devront être confrontées à plusieurs reprises pour se sentir en contrôle.

Se ressourcer
Effectuer un changement dans sa vie peut faire peur. Il est bénéfique de prendre davantage soin de soi durant cette démarche: se changer les idées, se relaxer, faire des pauses durant le cheminement pour se ressourcer afin de continuer sa route vers le mieux-être.

Bibliographie
Bagot, Christophe, Bagot, Laurence, 2012, L'empire du stress: quand le stress devient votre employeur, Les Éditions de l'Homme.

Brillon, Monique, 2006, La pensée qui soigne, Les Éditions de l'Homme.

Crombez, Jean-Charles, 2003, La guérison en Écho : un appel de l’indéfini, Publications MNH


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

dimanche 26 janvier 2014

La leçon de l'huître perlière donne une vision différente de la santé mentale

         La leçon de l’huître perlière
Comment l’huître s’y prend-elle pour fabriquer une perle?
Tout d’abord, c’est un grain de sable qui est tombé dans sa coquille.
Ce grain de sable représente une difficulté pour l’huître; il l’irrite,
C’est alors qu’elle se met à secréter cette matière spéciale,
Qui enveloppera "sa difficulté".

             (oeuvre inconnue, mais appréciée)

Accepter qui l'on est 
À 53 ans, Laurent a le goût de travailler activement à son rétablissement. Il s'investira tout au long de sa démarche pour accepter qui et ce qu'il est.

Le premier rapport que j’ai avec Laurent est positif. Il a non seulement réussi à survivre à un passé douloureux, il a été un membre actif de la société et à sa mesure, il l’est encore par le biais du bénévolat.  Sa vie avec ses histoires d’amour, ses continuelles difficultés dans la jeune vingtaine pour se sortir de son village natal, sa lutte pour se défaire de la secte dans laquelle il a été pendant 12 ans, son lien indéfectible à sa fille en dépit de tous les écueils reliés à son rôle de père, restent dans l’ombre de son cœur fermé. Il a de la difficulté à se reconnaître, et, quand une personne le fait, il a tendance à le balayer du revers de la main. 

Créer un pont entre deux humains
Au fil des entrevues, il devient moins blindé, moins endurci. Il enlève sa casquette quand le sujet lui semble digne d’attention. C’est un repère important. Sa gestuelle devient plus ample, il est sur le mode partage davantage qu’à nos débuts d’entrevues. Il a les yeux brillants quand il est intéressé. Il me parle de Tom Waits, me parle de son langage musical engagé. J’ai l’impression que c’est lui qui se construit au fur et à mesure qu’il partage. C’est une « rencontre ».

Une quête d'identité suite à un diagnostic
Laurent a décroché à force d’échecs. Débute alors la transition d’une vie vécue au niveau social et culturel à une vie plus intérieure. C’est un changement dans l’échelle social. Il amorce une quête d’identité. C’est la ligne de démarcation entre une vie réussie et ce qu’il appelle « une petite vie ». Ce passage obligé bouleverse sa vie. Selon ses dires, la société n’encourage pas du tout cette étape parfois nécessaire.

Selon la lettre ouverte rédigée le 29 janvier 2014 par Hélène Fradet, directrice générale de la Fédération des familles et amis de la personne atteinte de maladie mentale (FFAPAMM), "Les enjeux sont grands. Aujourd’hui, les problèmes de santé mentale touchent 20% de la population et affectent 80% des Québécois qui, un jour ou l’autre, auront à côtoyer un proche atteint de maladie mentale".

Modifier les conditions de vie 
Avec Laurent, laisser une empreinte « de mon profond respect pour ses capacités intellectuelles et cognitives », passe beaucoup par la confirmation des différentes facettes qu’il me montre, et qui peuvent l’édifier. Tout au long des rencontres, je reviens sur ses façons de faire, son adaptation, sa manière de voir et d’agir qui souligne son esprit inventif et original en questionnant comment il a fait pour développer les qualités nécessaires pour altérer et modifier ses conditions de vie. Comment s’y est-il pris pour surmonter sa peur d’aller à l’encontre du conformisme existant dans le domaine du bâtiment? Et que dire de celui de se  défaire d’un endoctrinement (secte) auquel peu de personnes peuvent résister? Il s’agit donc de reconnaître les patterns dans les perceptions, les croyances et les comportements et d’honorer ce qui ne demande qu’à s’exprimer. 

Réviser ses croyances
Laurent est entravé par des croyances qui font la promotion du consensus. L’amener à remettre en question ce schéma, tout en évitant d’entrer trop en confrontation avec lui demande d’être consciente de ses accès « cognitifs » qui peuvent l’amener à changer ses constructions consensuelles. En lui présentant des critères singuliers de ce qu’il conçoit être « le réel » qui peuvent lui être profitables, de « nouvelles significations » sont susceptibles de naître dans le contexte relationnel.  Cet échange potentiellement productif dans le sens d’orienter vers une nouvelle vision de lui-même et des autres vivant ou ayant vécu différents problèmes doit passer par son filtre de crédibilité. 

De nouvelles possibilités peuvent éclore
Je tente de lui insuffler des données dont il peut s’inspirer pour apporter des changements à certaines parties ternes de sa vie. Je crois fermement que c’est en exploitant le potentiel de croissance de l’individu par le langage des relations que de nouvelles possibilités peuvent éclore.  Laurent est libre d’accepter ou non ce nouveau discours.  L’aspect novateur de ce discours pour le construire consiste à faire co-exister une signification alternative plausible pour dénouer une impasse émanant des diverses influences inhérentes à plusieurs organisations dans notre société. 

La perspective de changer un système de représentations prend pour base la relation entre les termes. Foucault explique que l’instrument pour la transmission de toute connaissance est le langage. 

Les rapports entre l'individu et la société
Chercher les liens entre des manières de réfléchir et la manière dont les personnes transmettent leurs réflexions aux autres sur différents sujets montre la nature des rapports entre l’individu et la société. Les éléments signifiants, tels le soi et la quête de sens ainsi que le comportement culturel  sont déterminés par la langue que la personne parle. Le signe ou le symbole n’est donc pas arbitraire.

La santé mentale, une manière de sauvegarder l’identité
Laurent est dur avec lui-même mais également avec toute personne qui vit des problèmes de santé mentale. Il dit ne pas se reconnaître dans les personnes qu’il côtoie en santé mentale. Un jour il me parle de "la folie" d’un homme ayant revêtu une tenue d’hiver alors que nous sommes à la mi-octobre. Selon d’autres éléments qu’il m’a racontés, je me dis que cela représente probablement une des seules véritables libertés qu’il se donne. Alors qu’il décrit la folie de l’homme auquel il a référé plus tôt en englobant des descriptions d’autres personnes qu’il fréquente, je lui soumets un autre regard en lui disant que j’ai lu ce qu’en écrivait Alexis Nouss, un anthropologue connu. Celui-ci a déjà déclaré « que la maladie mentale, loin d’être un symptôme d’aliénation, représente une manière de sauvegarder l’identité».

Plus tard, lors d’un autre entretien, il le reprendra à son compte en s’appropriant  les propos de Nouss en parlant de lui-même: 

« S’il est vrai que la maladie mentale, c’est une façon de protéger son identité… ce doit bien être parce qu’il a fallu le faire ».

Et alors qu’il donne une formation dans un espace de bénévolat, il me raconte plus tard qu’il en a fait part  aux participants. L'approche narrative lui convient.

La « maladie mentale » a été un point tournant pour lui : son expérience de la maladie mentale a miné sa confiance en ses capacités d’être avec autrui. À mi-temps de sa vie, Laurent a dû quitter pour s’aimer, un travail, des êtres chers et bien des choses qui étaient sans doute douces à aimer et qu’il a perdu, ayant été longuement blessé par elles bien avant de les perdre. Les années ont peu à peu refermé les blessures, mais le corps et le cœur n’y sont pas pour refaire ses forces vives.

Faire pression aux « poussées extérieures » via l’ajout d’informations nouvelles  est un acte délicat. Mais introduire de nouvelles informations, de nouvelles connaissances répond à son modèle cognitif. 

La dépression est une remise en question
Pour Laurent qu’une profonde dépression a terrassé et déstabilisé, c’est une remise en question, c’est une interrogation sur le sens de la vie et sur ce qui donne sens de même qu’une incursion dans un mieux être salutaire. On peut sans aucun doute parler de la mésadaptation comme une source de croissance (Dabrowski, 1982). Même s’il ne se reconnaît pas parmi d’autres vivant des problèmes de santé mentale, deux événements démontrent non  seulement son ouverture, mais son engagement envers les personnes et peut-être bien le « moment d’exception » que son « récit de vie » a créé.

« Il serait peut être intéressant de documenter la vie que j’avais …même si son sens se situe encore dans une zone grise… »

À travers ses actions, Laurent exprime son besoin d’être avec d’autres, ce qu’il ne reconnaît pas volontiers.

Les métaphores employées par Laurent :
« À un moment donné, j’avais dit à mon psychiatre… « Pour moi…dans ma tête à moi, de la manière que je vois cela, je me suis dit : « Je me suis embarqué sur un bateau qui n’a plus de gouvernail et qui n’a plus de mât.  Il n’a plus rien qui avance, plus rien qui va nulle part, il n’a plus de raison.  Le mât, les voiles, c’est la passion, c’est l’amour. Le gouvernail, c’est la raison…plus de vent, plus  de vent…plus rien qui le pousse. Puis il est là, un va pas sans l’autre, ça prend les deux ». 

Le psychiatre m’a donné plus de pilules. À un moment donné, ça fait partie de mes démarches. Ça ne me servait à rien de voir un psychiatre. À un moment donné, tu passes au travers toute sorte de réflexions, d’étapes et je me dis que c’est pas en psychiatrie que je vais trouver de l’aide ».
        
Laurent est un homme qui a beaucoup travaillé sur lui. Depuis des années, il s’outille en travaillant bénévolement sur des tables de concertation en santé mentale.  Ayant vécu la « contention » lors d’une première crise alors qu’il était en dépression, il reconnaît maintenant le pouvoir pour ce que c’est. Le spécialiste ne peut que lui donner des médicaments alors que ce que Laurent cherche à exprimer c’est plutôt son manque de direction depuis qu’il a perdu son travail, sa famille et tout le reste.  Le psychiatre ne répond pas aux attentes de Laurent, pourtant il détient un pouvoir de savoir. Le diagnostic de Laurent semble le maintenir en infériorité.

Lorsque je lui demande s’il croit que la réparation des blessures subies est possible, il répondra en deux parties : 

« Mon sentiment, c’est qu’à douze ans, tu peux pas réapprendre.  Pour réapprendre, ça prend de la maturité nécessaire pour être capable de t’évaluer avec les…tu peux réapprendre, mais plus tard. T’as plus confiance…à douze ans, tu fonctionnes sur un programme…t’es programmé. Quelqu’un va essayer de changer ton programme. Dans le fond, ça vient pas de toi, là. Tandis qu’à un moment donné, si tu entres en démarche, tu as 40-45 ans. Là, tu te dis, il y a des trucs qui fonctionnent pas. Dans le fond, ce que tu réussis à faire, tu réussis à le faire sur le plan cognitif. Tu réussis pas à modifier la personne que tu es. Ce que tu fais, c’est que tu réussis à l’accepter, à dire : « Elle est comme ça, cette personne. Moi, je suis comme ça, j’ai des impulsions, comme telles, j’ai des tendances comme…Là, ce que tu fais, c’est que tu t’adaptes, tu adaptes les comportements que tu as. 

(En admettant que l’on place l’enfant dans un autre environnement, Laurent commente ainsi) :

La différence, oui, c’est que le changer d’environnement, ça peut donner des résultats. Dans le sens que, là, tu vas aller le chercher, ce bonhomme là, sur le plan affectif. Tu vas pas aller le chercher sur le plan intellectuel.  Il va se dire : « Ce monde-là, y a pas l’air à me vouloir du mal, je vais essayer de faire quelque chose ». Ça vient pas du tout du jeune. C’est ça la différence ».

Le repli sur soi occasionne une grande solitude
Laurent raconte les expériences de sa vie et parle de ses blessures comme si elles étaient extérieures à lui. Il se compte chanceux d’avoir une intelligence cognitive qui l’a peut être sauvée. Son regard sur lui-même fait qu’il considère que son ultime faiblesse ne regarde que lui. Je me dis que c’est un homme avec une grande sensibilité, mais que le même détachement qu’il utilise pour ne pas souffrir est ce qui l’isole des autres et occasionne par la même occasion un repli sur soi quand il s’agit de relations interpersonnelles. Il vit une grande solitude.

Tout en recherchant un consensus qui vise à le soustraire à un diagnostic qu’il a de la difficulté à accepter, il veut qu’on le reconnaisse.  Mais il demeure inaccessible avec son langage qui juge facilement et sa manière de voir l’autre. Il a endossé la définition de « l’étrange »  par rapport à la santé mentale. Il ne se reconnaît pas dans les personnes qu’il côtoie en santé mentale. Tout en se définissant comme un être plus intelligent que la moyenne, il fait preuve de soumission à l’endroit de son diagnostic.

On dirait tout le temps qu’il tente de trouver « les malades ». Dans son modèle de déficience, il se sent facilement désarmé. Il regarde tout le monde et lui-même à travers cette lentille de ce qui est normal et ce qui ne l’est pas.

« Avec les autres, (en parlant des frères de sa mère) ..Raymond…est déconnecté lui aussi. À un moment donné, il vivait sur la pourvoirie de Robert. Mon père est allé à  la chasse, il l’a vu…les cheveux et la barbe jusque là…pareil à un vieux hippy. Il gossait sur un bout de bois, il est déconnecté….Il est déconnecté, il est renfermé…dans le bois. C’est du monde qui sont pas adaptés dans les termes qu’on entend. C’est du monde de bois. S’ils vont dans le bois, c’est parce qu’ils ont de la misère…vont pas chercher à fonder des familles. Je suis pas tout à fait sûr…peut être que sur le plan affectif, ils ont pas développé des habiletés.  Moi-même, j’ai pas développé d’habiletés beaucoup. J’ai fait un travail pour arriver où c’est que je suis…j’ai bien l’impression que de toute façon…sur le plan affectif, c’est plus difficile de développer des aptitudes que sur le plan cognitif. À un moment donné, c’est comme…C’est creux ».
« Sur le plan cognitif, tu peux t’organiser d’une façon…c’est plus rentable, d’une manière. Sur le plan affectif, …tu peux adopter de nouveaux comportements, des raisons pour les adopter, mais sur le plan affectif, c’est comme…je le sais pas. Une personne qui garde ses sentiments par en dedans…elle peut dire qu’elle va essayer  d’en parler, mais ça ne change pas les sentiments. Il faut comprendre aussi que les émotions là, il peut y avoir certains avantages à les partager, mais c’est pas toujours le cas ». 

L’acteur n’est jamais dissocié du groupe social auquel il appartient.  En me parlant de son milieu, de sa ville natale et de sa difficulté à en sortir, il évoquera pour la première fois le petit garçon qu’il a été dans l’enfance et qui ne s’est pas senti reconnu par ses parents quoique ceux-ci reconnaissent les enfants des autres.

« Comme par exemple, une fois, je me rappelle…ça fait pas si longtemps que …ma mère, elle voit son médecin.  Elle dit à son médecin qu’elle a quatre gars.  Fac, là, son médecin lui dit « Vous devez être grand-mère pas mal de fois ».Elle dit : « Non », elle dit : « J’ai juste une petite fille ».  « Comment ça se fait? Qu’est-ce qu’ils font vos gars? » « Ils devraient avoir des enfants. Les gars, là, sont pas en shape pour faire des grosses familles, tu sais. Ils en arrachent avec eux-mêmes ». 

Un tel travail se fait suite à une analyse de la situation, de soi et de son expérience au regard des perceptions d’autrui en la personne du médecin et de sa mère. À l’issue de cette prise de conscience, Laurent amènera tout de même une distinction importante visant la réconciliation avec ce dur passé.


Il y en a qui sont battus, il y en a qui sont maltraités. Personnellement, je n’ai pas été maltraité physiquement.  J’en ai connu qui ont été maltraité physiquement ».

Cité de « Coupé de soi, coupé des autres : comprendre autrement », Lorraine Loranger, 2008 (ISBN : 978-2-981037-329)

« Avec les autres, (en parlant des frères de sa mère) ..Raymond…est déconnecté lui aussi. À un moment donné, il vivait sur la pourvoirie de Robert. Mon père est allé à  la chasse, il l’a vu…les cheveux et la barbe jusque là…pareil à un vieux hippy. Il gossait sur un bout de bois, il est déconnecté….Il est déconnecté, il est renfermé…dans le bois. C’est du monde qui sont pas adaptés dans les termes qu’on entend. C’est du monde de bois. S’ils vont dans le bois, c’est parce qu’ils ont de la misère…vont pas chercher à fonder des familles. Je suis pas tout à fait sûr…peut être que sur le plan affectif, ils ont pas développé des habiletés.  Moi-même, j’ai pas développé d’habiletés beaucoup. J’ai fait un travail pour arriver où c’est que je suis…j’ai bien l’impression que de toute façon…sur le plan affectif, c’est plus difficile de développer des aptitudes que sur le plan cognitif. À un moment donné, c’est comme…C’est creux ».
« Sur le plan cognitif, tu peux t’organiser d’une façon…c’est plus rentable, d’une manière. Sur le plan affectif, …tu peux adopter de nouveaux comportements, des raisons pour les adopter, mais sur le plan affectif, c’est comme…je le sais pas. Une personne qui garde ses sentiments par en dedans…elle peut dire qu’elle va essayer  d’en parler, mais ça ne change pas les sentiments. Il faut comprendre aussi que les émotions là, il peut y avoir certains avantages à les partager, mais c’est pas toujours le cas ». 

L’acteur n’est jamais dissocié du groupe social auquel il appartient.  En me parlant de son milieu, de sa ville natale et de sa difficulté à en sortir, il évoquera pour la première fois le petit garçon qu’il a été dans l’enfance et qui ne s’est pas senti reconnu par ses parents quoique ceux-ci reconnaissent les enfants des autres.

« Comme par exemple, une fois, je me rappelle…ça fait pas si longtemps que …ma mère, elle voit son médecin.  Elle dit à son médecin qu’elle a quatre gars.  Fac, là, son médecin lui dit « Vous devez être grand-mère pas mal de fois ».Elle dit : « Non », elle dit : « J’ai juste une petite fille ».  « Comment ça se fait? Qu’est-ce qu’ils font vos gars? » « Ils devraient avoir des enfants. Les gars, là, sont pas en shape pour faire des grosses familles, tu sais. Ils en arrachent avec eux-mêmes ». 

Un tel travail se fait suite à une analyse de la situation, de soi et de son expérience au regard des perceptions d’autrui en la personne du médecin et de sa mère. À l’issue de cette prise de conscience, Laurent amènera tout de même une distinction importante visant la réconciliation avec ce dur passé.


Il y en a qui sont battus, il y en a qui sont maltraités. Personnellement, je n’ai pas été maltraité physiquement.  J’en ai connu qui ont été maltraité physiquement ».

Cité de « Coupé de soi, coupé des autres : comprendre autrement », Lorraine Loranger, 2008 (ISBN : 978-2-981037-329)


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.


mercredi 20 novembre 2013

Retourner à sa source pour être et renaître

« La vie doit être vécue en regardant vers l’avenir, mais elle ne peut être comprise qu’en se retournant vers le passé » Sören Kierkegaard.

Au-delà des informations obtenues lors de l’évaluation du fonctionnement social de l’individu, avec ses caractéristiques et sa situation (détails nominatifs), l’intervenant révisera les stratégies utilisées dans le passé et les résultats obtenus.

L’histoire de l’individu est liée à sa situation actuelle
L’examen des éléments pertinents de son histoire et son influence sur la situation actuelle éclairera la perception des ressources formelles  de l’individu face aux problèmes qu’il rencontre. Ses attentes et parfois celles de ses proches qui sont présents à la première rencontre détermineront les recommandations visant à dénouer les problèmes.

Des solutions spécifiques pour des besoins particuliers
Chaque personne expérimente des problèmes particuliers, et donc, il existe des solutions spécifiques avec des variables qui ne peuvent être réduites à des actions pareilles à celles utilisées par d’autres personnes.

En fin de compte, l’individu se déploie à travers ses soumissions, ses agressivités, ses sentiments d’infériorité, ses culpabilités, etc. Notons que ses ruminations bloquent la réflexion, ce qui fait qu’il n’arrive pas à dépasser certains événements et à continuer d’avancer. La digestion de ces situations est entravée et la construction négative qui s’ensuit devient le fruit d’une pensée qui piège.

Des outils de changement au choix
Oser pour risquer le changement permet de retrouver une belle autonomie. Les outils de changement, la stratégie du dauphin, la méditation posturale corporelle, le "Livre de ma vie", sont des outils de mieux-être et occasionnent un meilleur fonctionnement de la conscience parce qu’ils sont basés sur des comportements qui sont congruents avec les buts contemporains de l’individu.

Déconstruire les bénéfices du récit de vie émotionnel
Dans les précédents articles, j’ai tenté de "déconstruire" les bénéfices, un à la fois, d'une telle démarche. Il n'était certes pas facile de comprendre que chaque personne vient chercher quelque chose qui lui est précieux et unique. Tous les bénéfices déconstruits se font en fonction de l’outil du récit de vie émotionnel.

Le récit de vie émotionnel est un formidable outil d’exploration
Le « récit de vie émotionnel » peut ressembler à la démarche autobiographique du "Livre de ma vie" rédigé par des participants voulant léguer leurs histoires de vie à leurs descendants.

Défaire ses noeuds pour renouer avec soi-même
Défaire ses noeuds pour renouer avec soi-même en se dépouillant de ses armures, celles-là qui ont auparavant fait office de protection, permet de recommencer à s’aimer. Quand la pensée est libérée, l’énergie psychique coule plus librement et on peut alors s’investir à fond dans ses buts personnels.

Traverser un miroir est douloureux
Ne pas le traverser, c’est accepter de vivre une sentence  avec des peurs, des émotions anciennes qui finiront par se frayer un chemin en passant par la fatigue chronique, les maladies psychosomatiques, un poids sur le coeur, des déséquilibres affectifs.

L’inhibition d’action paralyse
Quand on est figé dans une seule manière de faire ou dans l'attente d'une autre option, on fait face à un obstacle qui provient de l'intérieur de soi. L’inhibition d’action paralyse et la peur rend difficile la victoire sur les difficultés.

Un nouvel éclairage pour se dégager de l’histoire
En revisitant son histoire de vie, non seulement l'individu comprend la raison de son inhibition mais encore il reçoit un nouvel éclairage pour en sortir.

Le corps pensant est souvent à l’oeuvre
Le siège de la pensée est dans le cerveau, mais le corps, dans sa totalité, « pense ».Tout le monde a pu se rendre compte que  suite à un argument avec autrui, un mal de tête ou de cœur s’est  installé. Le corps pensant est à l’œuvre : le corps a besoin de parler, de se plaindre et de pleurer. Cette phase, indispensable, permet de prendre conscience, de manière violente, parfois, des souffrances refoulées et niées (Anne-Catherine Sabas). 

Les résistances ne sont pas la même chose que les ruminations
Les ruminations bloquent la réflexion, ce qui fait qu’on n’arrive pas à la dépasser et à continuer d’avancer. La digestion des situations est entravée et cette construction négative est le fruit d’une pensée qui piège. Les résistances sont souvent empreintes de peurs et de doutes. Le fait de les exprimer aide à la prise de conscience pour tenir compte de la situation actuelle.

Saisir son histoire pour une meilleure connaissance de soi
Lors du récit de vie émotionnel, la capacité de saisir le passé avec tout son bagage de vie contribue à la connaissance de soi. En tout temps en tenant compte de ses forces, ses faiblesses, ses difficultés mais aussi ses succès, l’image de soi peut être renégociée. La découverte de ses limites et de ses nouveaux besoins modifient le rapport à la réalité.

Des comportements en réaction à autrui
Chez certaines personnes, toute une panoplie de comportements, de façons de voir, de penser et d’agir ont été construits en réaction contre les autres. À écouter autant de récits de vie, il apparaîtrait à certaines personnes qu'il fut probablement plus sain de démissionner en voulant protéger leur cœur brisé plutôt que de continuer à se battre. Les gestes et paroles maladroites, un regard mal interprété, tous ces mots peuvent inciter celui qui les reçoit à se retirer. L’angoisse qu’ils déclenchent donne une raison de plus de fuir ou de se barricader seul, dans un endroit. 

Les diverses formes de la dépendance
La dépendance se présente sous diverses formes: la peur d'être seul; un désir insatiable d'être aimé;  la peur d'être rejeté; un fort sentiment de culpabilité; un sentiment de honte;  le manque d'estime de soi; la peur de ne pas être à la hauteur.

Le récit de vie émotionnel met en lumière les différentes couches de protection qui nous maintiennent dans la dépendance affective depuis l’enfance. Lorsque ces protections sont fissurées et défaites, nous saisissons mieux ce qui fait obstacle à la maturité affective : compulsions, manques et besoins affectifs inassouvis.


Emboîter les pièces du casse-tête
Accepter de refaire le portrait casse-tête de soi en acceptant d’utiliser des morceaux inconnus, et d’autres déjà connus mais réputés ne pas s’emboîter avec les autres, ceci afin de parvenir à une image vraie de ce que je suis, de tout ce que je suis. 

La conscience relie les souvenirs du passé au présent
Une personne en équilibre dans sa vie réussit à composer adéquatement avec tous ses rôles. Quand elle doit procéder à des ajustements dans des portions de vie, elle s’adapte assez facilement. Plusieurs enfants-adultes incapables de s’adapter ont vécu des situations où ils ont laissé passer des opportunités, où ils se sont enfermés dans le refus, la solitude et la morosité. Comme la conscience relie les souvenirs du passé au présent, l’identité personnelle prend le sens d’une continuité subjective entre le passé et le présent.

Nos croyances commandent nos actions
Les gestes que nous posons engendrent des résultats et les circonstances dans lesquelles notre vie se déroule. Nos croyances en disent long sur nous et notre histoire. Elles sont à l’image de nos préoccupations, de notre image du monde et des pensées que nous entretenons ainsi que de notre organisation sociale.

L’identité d’une personne est façonnée essentiellement par ce qu’elle a vécu et même ce qu’elle croit avoir vécu, donc, de son interprétation. Cette vérité subjective révèle autant les illusions et les souvenirs que les mémoires fabriquées.

Actualiser sa vie pour y trouver un nouveau sens
Associé aux maux d'origine émotionnelle comme le stress, les angoisses, les phobies, les dépendances toxicologiques, les traumatismes, la dépendance affective, les deuils, l'anorexie, la boulimie, les problèmes liés à la sexualité, la dépression, les migraines, sinusites, douleurs chroniques, la démarche de récit de vie émotionnel/thérapie du tunnel permet d’actualiser sa vie pour trouver un nouveau sens aux événements de sa vie d’enfance, pour développer plus de confiance en soi, pour aller vers l'acceptation et l’estime de soi en intégrant les vieilles émotions à la personnalité.

Reconquérir sa liberté d’agir, de penser et d’être
Pour trouver joie et sens, il devient important de reconquérir sa liberté d’agir, de penser et d’être. Maîtriser le contenu de sa conscience signifie que l'on fasse connaissance avec soi. Le « récit de vie émotionnel » est comme la démarche autobiographique du « Livre de ma vie » rédigé par des participants voulant léguer leurs histoires de vie à leurs descendants.

Refaire le plein commence par réviser le passé
Le travail intérieur donne l'occasion de "remplir le vide". Ceux qui souffrent d’un vide intérieur cherchent souvent les réponses à l’extérieur d’eux au lieu de commencer à chercher en eux. Refaire le plein commence par réviser le passé.

La solitude débute dans la petite enfance, quand l’amour inconditionnel et la reconnaissance des parents ont manqué: la sensation de ne pas avoir été désirés, des critiques au lieu de gestes et de paroles de douceur et d’appréciation qui auraient contribué à l’estime de soi. 

La méthode des petits pas avec un plan d’intervention adapté à l’individu
Que ce soit pour récupérer des capacités du corps, que ce soit pour retrouver une identité jusqu'alors voilée ou niée, que ce soit pour changer sa relation à autrui, que ce soit pour redevenir libre d'agir, que ce soit pour changer ses pensées et ses croyances, que ce soit pour trouver un nouveau sens à sa vie, que ce soit pour raviver des ressources et sa résilience, que ce soit pour faire le plein de soi ou encore remplir le vide, que ce soit pour récréer son lien à soi-même, changer est un processus. La méthode "des petits pas" met en place des changements qui s'effectuent en douceur et qui font la promotion de nouvelles réalités. Ceux qui évoluent le plus rapidement sont ceux qui utilisent ce qu’ils ont dévoilés pour mettre en route un plan d’intervention rédigé à deux.

Déconstruire les défenses pour reconstruire la personnalité
Déconstruire les défenses pour reconstruire la personnalité se fait au prix de la mise à jour de certains mécanismes. Déconstruire les élaborations de l’esprit pour aller à la découverte de soi en ouvrant l’espace intérieur.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 
Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.