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mardi 26 novembre 2013

Se concentrer sur ses intentions et ses gestes est un choix conscient

Se concentrer sur ses intentions et ses gestes
Se concentrer sur ses intentions et ses gestes est un choix conscient. La dimension du succès dans l’arène du travail tient compte autant des aspects personnels qu’interpersonnels. Pour atteindre ses objectifs, il ne suffit pas seulement de gérer de façon rationnelle.

Être maître de soi en se réappropriant son temps et son agenda
Le stress est devenu l’un des plus graves problèmes de notre siècle. Chaque individu est continuellement assailli par une avalanche d’informations; une sollicitation à outrance (téléphone cellulaire, messages SMS, textos et courriels, des coups de fil pour signaler des urgences); des messages publicitaires partout; des distractions crées par des réunions contraignantes; de la paperasse à remplir pour évaluer le temps de travail, etc.


Redevenir maître de soi

Déconstruire les bénéfices du récit de vie émotionnel
Dans les précédents articles, j’ai tenté de déconstruire les bénéfices, un à la fois, d'une telle démarche. Il n'était certes pas facile de comprendre que chaque personne vient chercher quelque chose qui lui est précieux et unique. Tous les bénéfices déconstruits se font avec l’outil du récit de vie émotionnel. Sonia, 44 ans, avec le témoignage qui suit, venait remettre à cran son sentiment de compétence et reprendre contact avec des comportements qui sont congruents avec ses buts.

Le témoignage de Sonia illustre mon propos :
« J’ai créé entreprise SYZ il y a plus de 20 ans. J’en suis la directrice. Mes problèmes ont débuté il y a environ cinq ans alors que des changements économiques m’ont amené à diminuer le nombre des membres du personnel à une équipe plus restreinte. La restructuration imposée a soulevé des tensions dus à  l’intensification du travail pour ceux qui sont restés. La communication est devenue plus difficile et pendant bon nombre de mois les réunions d’équipe sont devenues des sources de stress pour tous. Au cours des années, ces problèmes se sont amplifiés, me laissant pantoise et exténuée. Mes symptômes m’ont fait penser que je devenais ménopausée : je ne dormais plus, je transpirais; des problèmes de peau sont apparus et ma vision a diminué réduisant ma capacité de définir les tâches de mes travailleurs. Les malaises se sont accumulés et les choses se sont détériorées progressivement. Au début, je prenais des somnifères pour dormir, ensuite, je me suis laissé guider par un médecin bienveillant et j’ai pris des antidépresseurs. De plus en plus incapable de gérer mon stress, après des mois où j’ai vivoté, je me suis résolue à demander l’aide du CLSC. On m’a mise sur une liste d’attente en attendant de voir un professionnel en gestion de stress. Mes symptômes devenaient incompréhensibles. Je ne digérais plus rien, je faisais des crises de panique, même les somnifères ne fonctionnaient plus.  En désespoir de cause, je suis allé vers le privé.
Trois mois de rendez-vous à la semaine m’ont redonné une marge de manœuvre non seulement dans mon entreprise mais dans ma vie en général. J’ai appris de nouvelles choses, je me suis laissé guider et je me suis donnée à fond. Le plan d’intervention était assez serré, j’ai tout fait en mon pouvoir pour y adhérer. Lorraine ne mettait pas de pression, c’est moi qui souhaitait aller mieux. Je m’en suis sortie et je me sens maintenant plus forte, plus outillée.  

L’enclenchement du stress est attribuable à des stimuli désagréables
On attribue l’utilisation du terme stress au travail du scientifique Hans Selye. Ses expériences sur des rats l’amenèrent à décrire la réaction de stress qui fait suite à des types de stimulus désagréable pour expliquer le mécanisme d’enclenchement du stress.

Dépendance au stress
Selon le médecin et philosophe français Henri Laborit, les conséquences du stress deviendraient néfastes quand la réaction de fuite ou de combat est inhibée. C’est l’inhibition d’action qui serait en cause dans la réponse mésadaptée au stress.


En mode stress, on perd le contrôle 
Quand Sonia est arrivée pour sa première entrevue, nous avons regardé ensemble de quelles façons elle se percevait atteinte. Elle désirait retourner à son travail avant les trois mois décrétés par son médecin de famille. Le burn-out confirmé par son médecin traitant la confrontait à des décisions difficiles à prendre pour une gestionnaire chevronnée.

La situation décrite indiquait qu’elle était en mode réaction. Elle avait perdu le contrôle et subissait les répercussions de son manque d’efficacité. À fonctionner en permanence en mode réaction, elle n’arrivait plus à diriger son attention sur ses priorités.

Sonia a vite fait le lien entre cette dérive et le sentiment d’« être incapable de voir dans des situations qu’elle ne comprenait pas », comme dans son enfance alors que sa mère s’attendait à une prise en charge de ses cinq autres enfants quand elle sortait pour s’aérer l’esprit. La situation présente avait le même effet et Sonia se retrouvait devant la même angoisse de faillir à la tâche.

Écouter ses sensations intérieures fut un premier pas
Dans l’histoire de Sonia, il était clair qu’elle ne savait pas écouté ses sensations intérieures alors que son corps était perclus de malaises. Promouvoir cette capacité s’avérerait utile pour éviter de retomber dans le sentiment d’impuissance et d’incompétence qui l’empêchaient de reprendre les guides de son entreprise.

Le principe de l’autoguérison est un processus naturel
Dans son livre La guérison en Écho, Jean-Charles Crombez dit que « le principe de l’autoguérison est de pouvoir favoriser de façon optimale les processus naturels qui sont en nous de sorte que l’épanouissement de dynamiques corporelles se fasse simplement »

L’utilisation de l’outil de Jean-Charles Crombez (2003), la démarche Écho, a comblée une demande pour un recul salutaire par rapport à la souffrance de Sonia. Dans la façon de l’utiliser avec elle, la démarche Écho constituait une détente où elle avait un rôle central et actif. Ainsi, comme le propose Jean-Charles Crombez, des liens entre les différents niveaux, physique, mental et affectif étaient mis en évidence pour aller de l’implicite à l’explicite. 

Quand le terrain est assaini de nouvelles ressources peuvent se mettre en place de façon durable.

Ramener son intention à l’instant présent
Même si le monde du travail exige des résultats immédiats, toute décision impulsive risque de ne pas donner des solutions viables, ni les résultats escomptés.

Le plan d’intervention pour se réapproprier son temps et son agenda
Dans son plan d’intervention, Sonia a remis en place la réappropriation de son temps et de son agenda. Au lieu de répondre à tous en tout temps, elle s’est donné le droit de ne pas répondre à son téléphone entre telle et telle heure et de bloquer sa messagerie pour ne pas être tentée de lire et de répondre immédiatement à ses messages. Une affiche formelle sur la porte signifiant son indisponibilité du moment rendait les interruptions intempestives caduques. Au fil du temps, avec ces changements qu’elle désirait, sa capacité de concentration s’est accrue.

Des stratégies pour aller mieux
Le retour au bien-être physique n’a pas été instantané. Plusieurs étapes, plusieurs stratégies ont passé par des activités simples, comme la marche, des cures de sommeil, des rencontres entre amies, comme l’écriture périodique lors de situations plus intenses quand les facteurs déclencheurs étaient présents. Finalement, la participation à une série d’atelier de méditation lui a permis d’apprendre à faire le vide au besoin. Quand elle s’est sentie plus forte, elle a arrêté de prendre les somnifères et éventuellement avec son médecin de famille, elle a élaboré un protocole pour cesser les antidépresseurs.

Prendre soin de ses besoins pour prendre soin de ceux d’autrui
Une routine personnelle pour prendre soin de ses besoins ont facilité la reprise d’un bon rendement au travail en permettant une attitude de soutien plus adéquate pour ses employés.

Le gagnant est la personne qui s'investit et fournit les efforts pour s’en sortir
Regagner son autonomie peut prendre plusieurs chemins et il est parfois difficile de devoir fournir autant d'efforts pour s'en sortir. Le gagnant est la personne qui s'investit. En plus de retrouver sa dignité, l'estime de soi et la confiance en soi rapporte pour le reste de la vie.

Bibliographie
Bagot , Christophe et Laurence, 2012, L’empire du stress : quand le stress devient votre employeur, Les Éditions de l’homme.

Crombez, Jean-Charles, 2003, La guérison en Écho : un appel de l’indéfini, Publications MNH

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

mardi 12 mars 2013

L'intégration, la pierre d'assise de la thérapie du tunnel

« Le passé est lié au présent  par une chaîne ininterrompue d’événements » (Anton Tchékhov).


Le corps et l'esprit réunis dans l'aisance et la paix

L'intégration dans une démarche demeure la pierre d'assise de la thérapie du tunnel. L'émotion est la base même de la vie humaine. Le corps et l'esprit sont réunis vers le but de l'aisance et la paix en libérant de multiples stress.


Une image parlante de l’objet du travail intérieure
Bérénice-Bénédicte DARTEVELLE donne une image des germes qui poussent sur les pommes de terre. L’image des germes  résume bien l’objet du travail intérieur:
« Je me souviens que, lorsque j'étais enfant, nous stockions nos réserves de pommes de terre au sous-sol, à plusieurs mètres d'un petit soupirail.  En dépit de ces conditions peu favorables, les pommes de terre se mettaient à germer, mais ces germes blancs et pâles étaient très différents des pousses vertes et vigoureuses qui apparaissaient sur les pommes de terre lorsqu'elles étaient plantées au printemps. Mais ces maigres germes atteignaient deux ou trois pieds de long à mesure qu'ils se dirigeaient vers la lointaine lumière de la lucarne ».

 Une manifestation particulière de la conscience selon Janet
Décrit par Janet comme « une manifestation particulière de la conscience"(décrite en 1889) sous le nom de "subconscience par désagrégation", cette dissociation, ce passage de certains phénomènes psychologiques dans un groupe particulier me paraissait en rapport avec l’épuisement déterminé par diverses causes et en particulier par l’émotion ».  Il continue en disant : « J’ai été amené à supposer que dans des cas de ce genre il y avait une certaine relation entre cette dissociation des souvenirs et le gravité des troubles que ces souvenirs devenus subconscients déterminaient ».

L’intégration, la pierre d’assise de la thérapie du tunnel

La pierre d'assise de la thérapie du tunnel se trouve dans l'intégration des  émotions reliées aux souvenirs qui causent toutes sortes de contraintes internes chez l'individu. De l’embarras ou de l’inhibition d’action à tous les projets refoulés aux calendes grecques, des pensées intrusives à des troubles obsessifs-compulsifs, de dépression en dépression, les traces des conflits intérieurs déchirent l’âme. La gestalt occasionnée par l'intégration des souvenirs contribue à la maturation de l'individu.

La régression consciente est utilisée comme outil 
La régression consciente (par le corps ou des associations) est utilisée comme un outil de choix. Tout le monde connaît ce phénomène. On peut vivre des régressions accidentelles: par exemple, une cliente appelée à faire un témoignage devant des gens de loi fut vite en contact avec une expérience vécue à la cour alors qu'elle était enfant de la (DPJ) Protection de la Jeunesse. Cette expérience hors d’un cadre thérapeutique lui a donné accès à sa conscience d'enfant tout en la conviant à des réponses adaptées pour le moment présent.

La collection de souvenirs provient du néocortex
Pour le dire autrement, l'accès à la collection de souvenirs menaçants se fait à l'aide des parties du cerveau situées dans le néocortex. Selon plusieurs études transversales scientifiques, il semblerait que le lobe frontal gauche joue un rôle important dans la régulation des émotions désagréables et du stress en minimisant les signaux d'alarme de l'amygdale. C'est la raison pour laquelle, tout en nous référant à une expérience du passé, ce rappel ne nous déséquilibre pas. C'est simplement pour optimiser la capacité de faire des nuances et des liens utiles entre des événements.

La mise en scène d’événements avec des émotions intenses
La thérapie du tunnel fait la mise en scène d’événements impliquant des émotions intenses, bloquées, refoulées dans le corps ou dans la tête pour en permettre l’intégration dans la personnalité. Transvaser de l'inconscient au conscient permet de défaire les blocages intérieurs et de récupérer l'énergie  retenue.

Le monde perçu à travers les yeux de l’enfant 
Toutes nos expériences sont enregistrées. L’inconscient détient notre passé; il est en dessous de la conscience. Janet décrivait la pensée inconsciente automatique et soutenait que seule une infime partie des relations entre l’individu et son environnement se déroule au niveau conscient.

L'estime de soi commence avec l'acceptation de soi
Apprendre à s'apprécier tels que nous sommes, connaître ses goûts, ses besoins, ses capacités et ses limites augmentent l'estime de soi. Comme le petit de l'humain est un être social, sa perception de lui-même se forge dès l'enfance au contact des autres: ses parents, ses amis  et la manière dont ils agiront avec lui auront une influence directe sur sa perception de lui-même et son estime de soi. Son sentiment d'avoir une valeur se développe davantage à l'adolescence. Rendu à l'âge adulte, l'addition de ses succès et de son environnement de travail, en famille, joueront un rôle important dans son estime de soi. 

Le conflit psychique, l’angoisse et la culpabilité
L’homme tiraillé est en rupture avec lui-même. Le conflit psychique, l’angoisse inévitable et la culpabilité lui font adopter des attitudes et une conduite contraire à  son entendement rationnel. Ainsi une personne avec des valeurs éthiques peut se retrouver à mettre le feu à ses bâtiments pour obtenir la prime d’assurance.

Rechercher ce qui a déclenché le symptôme
En thérapie du tunnel on recherche ce qui a déclenché le symptôme. Quand l'individu arrive à le relier à un ou à des événement(s) le client l'intègre à sa personnalité et il est souvent délivré non seulement du symptôme, mais aussi des émotions enfouies. 

La guérison demande de démolir des mécanismes de défense

Pour arriver à la guérison, il est nécessaire de démolir progressivement l’une après l’autre les différents mécanismes de défense défensifs et d’éliminer tout blocage dans l’expression des sentiments et émotions. Il ne s’agit pas juste de mettre à jour ces émotions inconscientes, mais de les résoudre d’une manière satisfaisante.

Chaque symptôme raconte une histoire

Les individus identifient leurs propres problèmes et chaque symptôme amené par le subconscient raconte une histoire, révélant  des croyances illogiques et des décisions erronées. Par ce fait, celui qui a entrepris la démarche découvre ses propres solutions à ses problèmes en coopération avec ses objectifs de départ.

La réaction est celle de l'enfant intérieur
Une partie de notre conscience perçoit le monde avec les yeux de l'enfant que nous avons été ; l'autre partie voit le monde à travers les yeux de l'adulte que nous sommes. En raison de cette capacité, nous percevons et vivons les événements différemment selon la partie de la conscience à laquelle nous accédons. Les lobes préfrontaux sont les parties du néocortex qui suscitent les réactions émotionnelles. L’amygdale, quant à elle, réagit de  manière impulsive et moins réfléchie au stress, s’emballant à tel point que le cerveau rationnel est pris en otage. La réaction est spontanée: l’individu fige les émotions de l’événement pour s’en protéger et refoule ses souffrances. On donne à ces troubles le nom de souvenir traumatique.

La persistance du souvenir

L’inconscient détient notre passé. Dans certains cas, le souvenir de l’événement persiste avec son cortège de sentiments divers. Pour d’autres personnes, le souvenir devient inaccessible, mais la pensée, le corps ou les comportements l’illustrent.

Faire la paix avec les événements en les intégrant

La thérapie du tunnel va confronter l’individu à ses problèmes passés, à des aspects oubliés ou occultés. De vieux ressentiments envers des personnes proches vont refaire surface et de douloureux secrets longuement refoulés se manifesteront. Des émotions et des sentiments réprimés depuis des années  vont se révélés alors que ceux-ci étaient verrouillés par la peur. Faire la paix avec ces éléments va lui redonner une grande liberté et une énergie renouvelée qu'il pourra dès lors utiliser pour réaliser ses rêves.

La métaphore de la traversée du tunnel

Traverser le tunnel de la thérapie du tunnel est une métaphore. Il représente les aspects cachés des expériences non-comprises ou non digérées. Le lien entre les expériences non assimilées et l’identité personnelle deviendra évident en ce sens que ce que l’on sait aide à nous définir et à donner notre expansion.

Le passé non-réglé est toujours devant soi
Tant que le passé n’est pas réglé, la tendance dans l’âge adulte est de ressentir et répéter toujours les mêmes souffrances qui proviennent d’expériences douloureuses survenues le plus souvent dans l’enfance. Le terrain affectif est propice à développer le maintien des circonstances de l’enfance. Cet aspect de la vie devient très évident durant la période d'intégration.

Les mécanismes de survie
Les mécanismes de survie prennent racine de l’enfance. Comme l’enfant n’a pas assez de connaissances pour choisir sa réaction, le comportement adopté n’est pas rationnel. C’est l’enfant en soi qui réagit. C’est une attitude qui permet de survivre. Le travail sur soi au Centre Au nom de la santé consiste à intégrer les émotions refoulées. Que de décisions à réviser alors que celles-ci furent prises pour éviter la souffrance!

La conscience intégrative pour une distinction entre le présent et le passé

Le travail intérieur conscient permet d'intégrer le cognitif, le comportemental, l'émotionnel et la conscience du moment présent. La conscience intégrative permet de faire une distinction marquée entre le présent et le passé et de réagir de manière appropriée. La régression rend les expériences refoulées accessibles empêchant l’individu d’être soumis à l’impératif de l’irrationnel. 

Après la révision du passé, l'histoire ressemble à un bon livre 

Une conscience unifiée ramène au présent sans la douleur que l'enfant a dû refouler et nier pour survivre. Les anciennes douleurs de notre enfance revécues en thérapie du tunnel démantèlent les mécanismes de défense qui protègent à tort et à travers pour une protection désirable pour un enfant mais pas pour un adulte.

Les expériences douloureuses
Le travail en thérapie du tunnel atténue la tendance dans l’âge adulte à ressentir et à répéter toujours les mêmes souffrances qui proviennent d’expériences douloureuses survenues le plus souvent dans l’enfance et qui se transforment en douleurs corporelles. Le terrain affectif s'en trouve amélioré et l'individu retrouve sa liberté intérieure devenant plus unifié.

Toutes les émotions sont utiles

Plus le travail se fait en conscience plus l’individu devient conscient, non seulement des stimuli extérieurs, mais aussi de ses idées, de ses rêves, et du flot incessant de ses sentiments, de ses émotions et de ses réactions physiologiques. Plus cette conscience sera grande, mieux l’individu pourra se mouvoir dans une direction qui est en accord avec le flux de sa vie contemporaine.

Modifier les cartes cognitives et émotionnelles 

La thérapie du tunnel est une façon de modifier les cartes cognitives et émotionnelles des individus. Les clients expérimentent un sens nouveau à leur vie. Leur habileté plus grande à faire des choix qui sont alignés avec leurs buts conscients offre une nouvelle raison d'être. La plus grande souplesse dans leur interaction avec des gens et des situations modifie leurs croyances face à eux-mêmes et une plus grande appréciation des autres. Leur nouvelle confiance et une meilleure estime de soi produisent des changements concrets et durables. Leur bonheur en est amélioré. Les changements sont habituellement évidents dès la fin du processus et sont cumulatifs dans les semaines et les mois qui suivent. 

Changer pour exister autrement demain
Le changement et l’atteinte d’objectifs sérieux ne se font pas sans un engagement ferme, mais quand le terrain est finalement nettoyé, on a beaucoup d'obstacles pour le mettre de l'avant. L'engagement et la réussite du changement fait la promotion d'une confiance retrouvée, redonne du sens à l'individu en rendant accessible ses ressources naturelles qui sont les clés du succès pour un changement durable.

La démarche de la thérapie du tunnel est plus rapide
 La démarche de la thérapie du tunnel comme méthode de « récit de vie » est comme nulle autre. Plus accélérée que toute autre forme de « récit de vie », parce que les mécanismes de défense ont moins l’option de se mettre en place que dans une thérapie verbale conventionnelle. Le trajet en thérapie du tunnel permet de comprendre pourquoi l’individu a enfoui ses souffrances si loin que possible. Nous dirons que les événements ont été occultés par de fausses sécurités inconscientes. L’espace libéré par le nettoyage peut maintenant faire une place à une « nourriture » de choix pour retrouver une motivation et des repères mieux adaptés à ses besoins contemporains.  

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

dimanche 24 février 2013

En avant, les ressources nouvelles!

En avant les ressources nouvelles!
Ce texte, entièrement inspiré, parfois même copié intégralement de mon premier livre: "De l’ombre à la lumière: la guérison par le récit de vie émotionnel" (ISBN: 978-2-981037-305) parle de "l'inhibition de l'action", terme employé par Henri Laborit pour désigner les obstacles freinant l'action. 

La magie du subconscient
En thérapie du tunnel on recherche ce qui a déclenché le symptôme. Quand l'individu arrive à le relier à un ou à des événement(s) le client l'intègre à sa personnalité et il est souvent délivré non seulement du symptôme, mais aussi des émotions enfouies. Le «récit de vie émotionnel» qu’est la thérapie du tunnel permet de confronter les événements problématiques, de manière non menaçante, non forçant. En le faisant, cela leur donne souvent un sens nouveau.

L’individu se réoriente avec une autre  signification  
Le maître d’oeuvre de la démarche de la thérapie du tunnel est le subconscient dont a d’abord parlé Pierre Janet. Lorsque les émotions liées aux situations revisitées sont intégrées à sa personnalité, l’individu peut habituellement se réorienter avec une autre  signification qui fera sens pour le reste de sa vie. Dans l’acte thérapeutique, la recherche du sens donné à ce qui est derrière soi et la nouvelle signification que l’individu lui attribuera se fait sans la part active du thérapeute.

Une image vaut mille mots 
J’ai déjà dit qu’une image vaut mille mots. Imaginons un instant que nous ayons un arpent de terre boisé sur lequel nous aimerions planter des tulipes : que faudrait-il faire en premier? 

a)  évidemment,  enlever les racines, mauvaises herbes, branches : les enlever correspond à enlever les croyances formées dans la première enfance, les peurs, les stress, les rationalisations illogiques, les refoulements ;

b)  ensuite apprêter le sol pour recevoir les bulbes : avec les outils du professionnel, le client bâtit son estime de soi, sa confiance, sa communication ;

c)   nourrir adéquatement le sol pour planter les bulbes : maintenant que le sol est dépouillé et enrichi, il est prêt à recevoir une nouvelle philosophie et de nouveaux modèles de comportements ;

d) continuer d’alimenter le sol pour une récolte optimale : cela correspond à mettre en marche ses nouveaux objectifs.

Changer pour exister autrement demain
Le changement et l’atteinte d’objectifs sérieux ne se font pas sans un engagement ferme, mais quand le terrain est finalement nettoyé, on a beaucoup d'obstacles pour le mettre de l'avant. L'engagement et la réussite du changement fait la promotion d'une confiance retrouvée, redonne du sens à l'individu en rendant accessible ses ressources naturelles qui sont les clés du succès pour un changement durable.

La thérapie du tunnel défriche l'histoire 
L’histoire (terrain) a été défrichée, ensuite rendu apte à recevoir d’autres modèles, lesquels seront sélectionnés par le client pour sa vie présente quand il se révèle prêt à choisir parmi ses différentes options.

Les masques rendent l’individu méconnaissable, même à lui-même
La distance entre le moi intérieur et son reflet extérieur est parfois si grande que l’individu se méconnaît à plusieurs égards.  Il est évidemment plus facile de partir à la découverte de soi en l’abordant de l’extérieur. Chacun a plus ou moins à sa portée, quelques masques pour son moi social, mais il est à peu près certain que ces visages multiples, qui fournissent quelques indices sur la réalité extérieure de l’individu, ne révèlent rien sous la surface des choses. Il est évident qu’un décalage important entre ce que nous pensons être et la façon dont les autres nous perçoivent vient généralement de ce que notre comportement n’exprime pas nos véritables sentiments, maintenus sous couvercle.

Les profondes lézardes du subconscient prennent le relais
Les profondes lézardes créées par le subconscient qui prennent le relais quand l’individu est dépassé (c’est comme s‘il prenait à charge les informations dans un dossier bien ficelé et caché) empêchent le plein épanouissement de l‘individu. Dans la logique du subconscient, il protège l’individu, croyant le matériel nuisible si ramené à la conscience. Tant que les informations sont sous clé, l’individu survit et se développe pour continuer à survivre. Mais les lézardes finissent par se révéler sous des formes mettant à risque la santé physique ou mentale de l’individu. Il sait qu’il est prêt à faire un trajet intérieur.

L’individu est hanté d’une manière invisible
La vie qui caractérise un être qui souffre des séquelles d’un drame ancien, comme la perte d’un être aimé, d’un viol ou d’un intense sentiment d’insécurité le hante d’une manière invisible. Les conséquences multiples ne peuvent être anticipées et on ne peut les prévenir. Ces genres de problèmes finissent par l’enfermer dans un rôle imposé par lui-même ou par les autres, d’où l’utilité des masques. Le développement de sa personnalité peut en être gravement atteint.

La souffrance indique que le temps du ménage est venu
La souffrance qui suinte, soit de temps en temps ou de façon continue, indique que le temps est venu de se débarrasser des défenses qui nuisent à l’obtention de relations vivantes et saines et de tout autre objectif que l’individu veut atteindre. Pour découvrir son moi véritable, il devra oser ouvrir le dossier « subconscient » qui en a gardé une trace, soit dans les comportements aliénants, soit par des malaises physiques.

Intégrer les émotions à sa personnalité va dégager l‘individu
S’il reste ligoté, l’individu perd une grande partie de ses possibilités pour acquérir de l’expérience et pour se développer de façon optimale. Revivre les émotions douloureuses de ces événements douloureux pour les intégrer à sa personnalité va permettre de confronter des souvenirs pour les rendre moins dommageables en les dégageant du Soi.

Remettre en marche le système émotionnel figé
L’objectif du travail en thérapie du tunnel est de permettre de ressentir toutes les émotions liées à des événements traumatisants ou significatifs et de remettre en marche le système émotionnel, figé, pour ainsi dire, à un moment où, plus jeune, il ne pouvait analyser adéquatement ce qui lui arrivait. Même quand il devient adulte, il arrive qu’il ne peut se départir des comportements ou des défenses mises en place pour éviter le rappel de ces événements. Cela devient un mode de fonctionnement.

Tant que le terrain n’est pas assaini, toute programmation restera fragile
Comme dans la nature, il est, à mon avis, inutile de planter des fleurs parmi des ronces, des racines ou dans un terrain miné. Tant que le terrain n’est pas assaini, toute programmation reste fragile.

Les nouvelles ressources disponibles pour l’individu
Aucun compromis, aucun coin rond n’est laissé par le subconscient pour parvenir à « déminer » les démons intérieurs intégrés au fil d’une enfance souffrante. La puissance unique de ces outils pour une finale victorieuse dans une démarche comme la thérapie du tunnel est un traitement émotionnel personnalisé à l’individu désireux d’un nouvel avenir. Une fois les arbres coupés, les racines et les débris enlevés, le sol fertilisé et traité, il faut maintenant prévoir la préparation adéquate du terrain nouvellement défriché pour nos plantes.

Les outils pour une adéquation avec la vie contemporaine
C’est ici que les outils supplémentaires pour une adéquation avec la vie contemporaine de la personne deviennent importants. Des outils tels que la synthèse de la personnalité, la réunification des parties, le travail sur la ligne de vie et les techniques de négociation pour des niveaux de changements, les techniques d’impact à petites doses, l’utilisation du EMDR pour la structuration cohérente des perceptions ainsi que la reprise des valeurs fondamentales, occasionneront une prise durable pour tout ce que la personne voudra rajouter.

Des outils supplémentaires pour démarquer une nouvelle position
Le travail en polarité, en programmation neurolinguistique, avec les recadrages et de nouveaux ancrages sont parfois requis pour démarquer une nouvelle position. Parce que le travail en thérapie du tunnel dégage des émotions, ces outils sont porteurs de nouvelles valeurs pour l’individu. 


Bibliographie :
Glaude, Albert: (1984) Catharsis: le tunnel qui mène à la guérison. Montréal, Stanké

Laborit, Henri: (1981) L'inhibition de l'action. Paris, Masson

Marland, Serge et François: (1983) Guérir des pièges de son enfance? Paris, Flammarion

Miller, Alice: (1990) La connaissance interdite: affronter les blessures de l'enfance dans la thérapie. Paris, Aubier

SIRIM: (1984) Alors survient la maladie. Montréal, Boréal Express

Vasse, Denis : (1995) Le temps du désir, Essai sur le corps et la parole, Essais Le Seuil

Basset, Lytta: (1999) Guérir du malheur, Spiritualités vivantes, Albin Michel

Alberti, Robert, et Emmons, Michael. S’affirmer-Savoir prendre sa place, Montréal, Le jour, éditeur.

Bradshaw, John. S’affranchir de la honte : libérer l’enfant en soi
Chapitre 6 : Libérez votre enfant intérieur oublié, page 197, Montréal, Le Jour, éditeur.

Norwood, Robin. Ces femmes qui aiment trop, Montréal, Stanké, collection Parcours.

David Servan Schreiber, Notre corps aime la vérité-, p. 24


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.


Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.



Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 


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mercredi 30 janvier 2013

La forteresse se fissure

Les fissures dans la forteresse
Le refoulement et les informations cachées qui demeurent inconscientes permettent d’échapper à l’angoisse. II est difficile d’accéder aux informations sans une démarche particulière. Plusieurs trouveront inutile de retourner dans ce qui a déclenché le refoulement, mais les conséquences seront multiples: l’énergie manquante, l’agressivité, l’auto-sabotage, l’angoisse, les peurs et la détresse profonde feront partie des symptômes accompagnateurs qui en révèlent l'existence. Au contraire, retourner dans ce qui a déclenché le refoulement permet de se libérer complètement pour retrouver une énergie retenue et pour désormais ne plus souffrir des affres de l'angoisse.

Les fissures de la forteresse apparaissent
Chaque prise de conscience importante est semblable à une fissure qui se produit dans un barrage (névrose) qui s’oppose à l’écoulement des eaux (la vie active, les projets, l’autonomie et la vie sans peur).

Les façades se lézardent
À l’évidence, certaines prises de conscience produisent de l’angoisse. La « cuirasse caractérielle » érigée pour protéger les façades montrées aux autres et à soi-même est remplie d’angoisses, de compensations, d’inhibitions mais surtout de mécanismes de défense construits inconsciemment pour vivre tant bien que mal.

Le coût des façades
L’individu a un visage qui n’est pas tout le sien. Il le sait mais il ignore parfois quel est son vrai visage. Il sait aussi qu’il agit de telle ou telle manière, mais bien souvent il ignore pourquoi. Il se cache derrière les façades d’une forteresse qui lui coûtent beaucoup d’énergie, de fatigue et d’épuisement sans compter l’entretien à faire sur la forteresse sans cesse menacée.

S’accrocher à ce que l’on connaît
Le client a beau en avoir assez de lui-même, il s’accroche au connu et à ses mécanismes de défense. La thérapie du tunnel va le confronter à ses problèmes passés, à des dépressions non-soignées, à des aspects oubliés ou occultés. De vieux ressentiments envers des personnes proches vont refaire surface et de douloureux secrets longuement refoulés se manifesteront. Des émotions et des sentiments réprimés depuis des années  vont se révélés, verrouillés par la peur.

Libérer l’énergie bloquée
À travers bien des hésitations et des tâtonnements, des prises de conscience s’effectueront pour enlever des masques, pour libérer l’énergie bloquée. Il fera face à des peurs inconscientes et tout un monde éclatera au moment où il verra à quel point il avait pris tout ce qui était enfoui pour sa personnalité réelle.

La personnalité remise en question
Il pourra alors dire : « C’est moins fort que moi maintenant! » La personnalité remise en question trouve de nouveaux moyens d'adaptation et est moins soumise aux stress. 

La démarche de la thérapie du tunnel est plus rapide
La démarche de la thérapie du tunnel comme méthode de « récit de vie » est comme nulle autre. Plus accélérée que toute autre forme de « récit de vie » en thérapie verbale conventionnelle de 50 minutes par séance, les mécanismes de défense ont beaucoup moins l’option de se remettre en place. Le trajet en thérapie du tunnel permet de comprendre pourquoi l’individu a enfoui ses souffrances aussi loin. Cet aspect permet une compréhension; l'intégration des émotions reliées aux événements est prévisible après le déroulement systématique des scènes revisitées. 

Nous dirons que les événements ont été occultés pour des raisons de fausses sécurités inconscientes. L’espace libéré par le nettoyage peut maintenant faire une place à une « nourriture » de choix pour retrouver une motivation et des repères mieux adaptés à ses besoins contemporains, pour une énergie renouvelée et un espace de paix dans le coeur et dans la tête.  

Bibliographie :
Glaude, Albert: (1984). Catharsis: le tunnel qui mène à la guérison. Montréal, Stanké

Laborit, Henri: (1981). L'inhibition de l'action. Paris, Masson

Marland, Serge et François: (1983). Guérir des pièges de son enfance. Paris, Flammarion

Miller, Alice: (1990). La connaissance interdite: affronter les blessures de l'enfance dans la thérapie. Paris, Aubier

SIRIM: (1984). Alors survient la maladie. Montréal, Boréal Express

Loranger, Lorraine: (2008). De l'ombre à la lumière: la guérison par un récit de vie émotionnel, T.A.C.T.I.Q.U.E.

Vasse, Denis : (1995). Le temps du désir, Essai sur le corps et la parole, Essais Le Seuil

Basset, Lytta: (1999). Guérir du malheur, Spiritualités vivantes, Albin Michel

Alberti, Robert, et Emmons, Michael (1992). S’affirmer-Savoir prendre sa place, Montréal, Le jour, éditeur.

Bradshaw, John, (1993). S’affranchir de la honte : libérer l’enfant en soi
Chapitre 6 : Libérez votre enfant intérieur oublié, page 197, Montréal, Le Jour, éditeur.

Norwood, Robin (1985). Ces femmes qui aiment trop, Montréal, Stanké, collection Parcours.

Servan Schreiber, David, (2012). Notre corps aime la vérité-, p. 24


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.










samedi 27 octobre 2012

Les réactions au stress dépendent de la capacité d'adaptation

Les nœuds de conflit
Si le corps était une société, le système immunitaire serait sa police (David Servan-Schreiber). Pour s'acquitter de l'intensité d’une expérience, la psyché répond en réprimant les souvenirs. Cela peut ressembler à un kyste émotionnel maintenu sous couvert dans un but de protéger l’individu.

Chaque individu ressentira différents signaux corporels

Chaque individu ressentira différents signaux corporels qui se manifestent de manières variées. Le stress est tout de même mesurable : ce processus requiert d'énormes quantités d'énergie psychique à maintenir, et n'est généralement pas très bien réussi.

Une réaction de survie à court terme

Si l’individu ne fait aucun changement important dans son style de vie, "une réaction de survie à court terme se fait au détriment de la fonction à long terme", laquelle peut  causer des dommages permanents dans le cerveau, le corps et la psyché. Dès lors, des mécanismes mentaux nocifs se manifesteront durant les périodes les plus stressantes de la vie courante. 

Les mécanismes de survie prennent racine dans l’enfance

Ce qui différencie un individu d’un autre sont les apprentissages faits tout au long de son histoire personnelle et relationnelle. Les mécanismes de survie prennent racine dans l’enfance.


Il est évident que, dans l’enfance, l’individu n’a pas assez de connaissance pour choisir ses réactions. Le comportement et l’attitude adoptés pour faire face au stress ne sont donc pas le résultat d’un choix rationnel. Au contraire, c’est donc l’enfant en soi qui réagit. (Voir sur tou-tv: 30 vies: 23-10-12: Le directeur d’école a subi l'intimidation dans l'enfance: il réagit à un parent comme s’il avait 8 ans). 

L'estime de soi commence avec l'acceptation de soi
Apprendre à s'apprécier tels que nous sommes, connaître ses goûts, ses besoins, ses capacités et ses limites augmentent l'estime de soi. Comme le petit de l'humain est un être social, sa perception de lui-même se forge dès l'enfance au contact des autres: ses parents, ses amis  et la manière dont ils agiront avec lui auront une influence directe sur sa perception de lui-même et son estime de soi. Son sentiment d'avoir une valeur se développe davantage à l'adolescence. Rendu à l'âge adulte, l'addition de ses succès et de son environnement de travail, en famille, joueront un rôle important dans son estime de soi. 

Les mécanismes de la psychosomatique

Les mécanismes de la psychosomatique ont été élucidés par les recherches de Hans Hugo Bruno Selye, médecin et endocrinologue. Dans son étude du syndrome d'adaptation générale, Selye prétend que des facteurs nocifs, non-spécifiques, d'intensité suffisante, aboutissent à un déclenchement de processus dans les tissus et à la production de la première étape du syndrome, à savoir la réaction d'alarme. Cette étape peut être divisée en deux phases distinctes.

La première, la phase de choc, par exemple, lors d'un accident de la route, est caractérisée par des réflexes primitifs tels des mains moites, des muscles tendus et frémissants, de l'essoufflement, une diminution  du tonus musculaire et l'abaissement de la température du corps.

La deuxième est la phase de la réaction d’alarme : Selye postulait que si le trouble n'est pas trop accentué, le métabolisme stimule la décharge des hormones pour éviter la phase de la réaction d'alarme, c'est à dire la phase du contre-choc.

Dans la période de la réaction d'alarme, il y accroissement de l'activité et
augmentation du volume  de la corticosurrénale. L'involution rapide du thymus et des autres organes lymphatiques, ainsi que le renversement de la plupart des signes caractéristiques font partie de la phase de choc. Dans des conditions expérimentales spéciales, l'influence des agents nocifs peuvent causer une hypertension, une sclérose rénale, des lésions du myocarde, de l'arthrite.

La troisième est la phase de la résistance : On appelle ces changements les "troubles de l'adaptation". Quand le stimulus persiste, la phase du contre-choc se fraye le chemin à la phase du syndrome de l'adaptation de l'organisme, celle de la phase de résistance.

Participation du psychique et du physique

«Dans toute maladie, affirme le docteur Jean Lapierre, l'un des pionniers de la médecine psychosomatique au Québec, il y a participation du psychique et du physique.» Pour peu que le thérapeute ait le souci d'écouter et de comprendre (avec l'anamnèse), il constatera toujours qu'un certain nombre de faits dans la vie psychique du patient accompagnent sa maladie ».

Les symptômes induits par le stress

À ce moment, la plupart des lésions morphologiques observées dans la première phase disparaissent et la résistance au stimulus persistant atteint son maximum. Dès lors, on voit apparaître des symptômes induits par le stress. (Riley, 1981, p. 1101).

Stress en milieu de travail
Lors de situations intenses, comme dans un emploi exigeant, dans une scolarisation rigoureuse, la personne ressent un déséquilibre entre ce qui lui est demandé de faire et les ressources dont elle dispose pour y répondre. Ces situations ont des répercussions négatives sur le fonctionnement des individus (absentéisme, démotivation, inhibition de l'action …)


Stress dans la vie conjugale ou familial

Dans des relations difficiles, il faut, pour survivre, trouver un équilibre qui permet de fonctionner sous la pression au jour le jour. Quand on parle de stress, l'inhibition de l'action est dommageable pour l'organisme. Il s’agit donc d’agir pour libérer les stress accumulés.


Stress dans les cours d'école
Plusieurs enfants peuvent avoir vécu l’intimidation; les statistiques révèlent que 8% des élèves entre 12 et 19 ans subissent de l’intimidation au moins une fois par semaine. Ça brise le cœur de tout parent d’entendre son enfant se faire dire des énormités. Ce fut le cas pour la mère de Noémie 12 ans, «T’as une bouche pour sucer », « T’es grosse! », « T’as une face de pète » en plus de s’être faite niaiser sur un des réseaux sociaux. Ce n’est pas un événement isolé. Cela s’est répétée tous les jours de présence scolaire sur trois ans. Insultée, frappée, ridiculisée, collée contre un mur, Noémie ne sait pas se défendre devant autant de cruauté gratuite. Sa mère est dépassée et n’ose intervenir. Elle aussi a peur que ce soit pire après. Elle ne sait pas comment s’y prendre, ni à qui elle doit le dire.

L’activité physique sans changement aura peu de bénéfice 

Pratiquer une activité physique peut aider à libérer l’individu de son stress. Or, souvent la personne est en chute libre avec peu d’énergie. Afin de faire face, chacun doit sans cesse redéfinir les conséquences négatives de ne rien faire.  L'effet cumulatif d’un stress peut être dramatique. Sans changements de style de vie importants, "une réaction de survie à court terme peut se faire au détriment de la fonction à long terme" et en fin de compte, causer des dommages permanents dans nos cerveaux, nos corps et nos psychés.

Le stress prolongé est dommageable

Les ressources de notre système deviennent épuisées après un stress prolongé : fatigue, épuisement des surrénales, l’affaiblissement du système immunitaire.  La réponse au stress (on entend ici non-réponse, fuite ou sur-adaptation pour le contrer) provoque les organes à se décomposer. L'incapacité de faire face à l'agent stressant est grandement responsable des conséquences au stress. La défaillance sur la compétence immunitaire et la capacité à combattre les maladies dépend du ressort qu’on a pour demeurer dans des conditions de vie qui nous stressent. 

Les troubles de l'adaptation 

En résumé, l'idée de Selye est que l'organisme répond à une grande variété de chocs par un mécanisme physiologique de défense qui dépend principalement de l'intégrité de la corticosurrénale. Les troubles de l'adaptation apparaissent quand l'organisme décide de supporter les inconvénients de ses propres mesures de défense.

Mobiliser ses ressources pour décoder son  seuil de capacité 
Le client en thérapie sera convié à identifier et à mobiliser ses ressources pour décoder son  seuil de capacité le plus adapté à sa vie courante. Le but est de se retirer de la situation critique avant  que ce seuil ne soit atteint, soit en cherchant secours ou en mettant sa capacité d'auto-affirmation en action. Déclencher cette mobilisation permettra un retour à la normale.

Témoignage de Sonia:

« J’ai créé mon entreprise SYZ il y a plus de 20 ans. J’en suis la directrice. Mes problèmes ont débuté il y a environ cinq ans alors que des changements économiques m’ont amené à diminuer le nombre de membres du personnel. La restructuration imposée a soulevé des tensions dus à  l’intensification du travail pour ceux qui sont restés. La communication est devenue plus difficile et pendant bon nombre de mois les réunions d’équipe sont devenues des sources de stress pour tous. 
Au cours des années, ces problèmes se sont amplifiés, me laissant pantoise et exténuée. Mes symptômes m’ont fait penser que je devenais ménopausée : je ne dormais plus, je transpirais; des problèmes de peau sont apparus et ma vision a diminué réduisant ma capacité de définir les tâches de mes travailleurs. 
Les malaises se sont accumulés et les choses se sont détériorées progressivement. Au début, je prenais des somnifères pour dormir, ensuite, je me suis laissé guider par un médecin bienveillant et j’ai pris des antidépresseurs. De plus en plus incapables de gérer mon stress, après des mois où j’ai vivoté, je me suis résolue à demander l’aide du CLSC. On m’a mise sur une liste d’attente en attendant de voir un professionnel en gestion de stress. Mes symptômes devenaient incompréhensibles. Je ne digérais plus rien, je faisais des crises de panique, même les somnifères ne fonctionnaient plus.  
En désespoir de cause, je suis allé vers le privé. Trois mois de rendez-vous à la semaine m’ont redonné une marge de manœuvre non seulement dans mon entreprise mais dans ma vie en général. J’ai appris de nouvelles choses, je me suis laissée guider et je me suis donnée à fond. Le plan d’intervention était assez serré, j’ai tout fait en mon pouvoir pour y adhérer. Lorraine ne mettait pas de pression, c’est moi qui désirait aller mieux. Je m’en suis sortie et je me sens maintenant plus forte, plus outillée.   
Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.