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vendredi 13 juin 2014

Redevenir auteur de soi-même et responsable de ses choix

Un héritage vient à la naissance
Naître donne automatiquement droit à un héritage. Celui-ci comprend non seulement la couleur des yeux, mais aussi des aspects aussi intangibles que le tempérament et encore plus importants, une histoire familiale. L'héritage est quelque chose qui est légué par un autre. Dans le cas des parents qui nous font un lègue, celui-ci peut être "tangible ou intangible" et aura comme conséquence un effet durable sur notre vie.

L'héritage émotionnel de la mère 
Dans l'intangible, quand on est une fille, habituellement, on hérite un « héritage émotionnel de la mère ». Par identification,  ce sera le comportement de la mère, ses attitudes, ses croyances, ses habitudes, ses suppositions et ses réactions face aux personnes et aux événements importants de sa vie. Ceux-ci  s’enracinent au fil du temps, du moins jusqu'à ce qu'ils soient éclaircis, parlés, repensés.

Le rang dans la famille
Quand on naît dans une famille, on est aussi dans un rang à moins d’être un enfant unique. Ceci implique beaucoup plus qu’il n’y paraît. «Le rang de naissance constitue l’un des facteurs les plus importants dans le développement de la personnalité». (Marion Balla, éducatrice et thérapeute à Ottawa). Selon les experts, plusieurs facteurs peuvent entraver les effets liés au rang de naissance.

La séparation des parents est un drame pour un enfant
Par exemple, les circonstances de chaque famille influeront sur les événements qui pourraient marquer un enfant. Par essence, la séparation des parents est un drame pour tout enfant.  La continuité des soins et la stabilité de l'environnement sont souvent marquées par des conflits entre les deux parents, lesquels n’échapperont pas à l’enfant qui exprimera sa souffrance, ses besoins insatisfaits et son mal-être.

Le petit envahi d’un véritable tourment d’abandon
Submergé par sa propre souffrance et la détresse d’un deuil à faire pour lui-même, le parent laissé derrière n’arrive plus à s’intéresser à son enfant. Se sentant délaissé, le petit être qui a tellement besoin de sa présence et de son attention, se sent envahi d’un véritable tourment d’abandon. C'est un stress qu'il transporte dans son être entier. L'empreinte profonde de cet abandon, qu’il soit volontaire ou inconscient, laissera des traces de rupture ou même de décalage face à ce parent abandonnique. La dépendance affective en sera la pointe de l'iceberg.

L'enfant désespéré devient un petit être impuissant
Le départ causera une angoisse profonde qui se manifestera parfois par des pleurs, des protestations évidentes et une agitation extrême. L'enfant désespéré devient un petit être impuissant. Le sentiment d’abandon qui en découle invite à des réponses singulières: repli sur soi, perte d’appétit, dépression, pleurs, conduites d’anxiété, agressivité, automutilation.

Les répercussions du sentiment d’abandon
Mais si de surcroît, l’enfant-fille sent le désinvestissement de l’autre parent, ce sentiment d’abandon s’accompagnera de sentiments d’injustice, d’impuissance ou d’insécurité. Les répercussions iront de difficultés relationnelles, voire d'épisodes dépressifs répétés jusqu’à l’âge adulte.

La solitude caractérise le sentiment d’abandon
Cette solitude, lorsqu’elle est mal vécue, c’est-à-dire, lorsqu’elle est subit comme une injustice ou accompagnée d’une sensation de trahison, semble bien caractériser le sentiment d’abandon. Se sentir isolé peut découler d’un abandon réel dans le présent ou d’un abandon passé qui vient enduire l’actuel présent de toute la puissance des troubles qui lui sont rapprochés dans la mémoire.

Des programmes de survie seront mis en place
Occasionnellement, cela permettra de se différencier, de s’émanciper, et donc d’être une source de juste considération. Pour une autre, la problématique familiale plongera l’enfant dans l’abattement ou le désarroi. Soumission, révolte, pour persévérer malgré l’intolérable, l’enfant inventera toutes sortes de « programmes de survie » : repli anorexique, appel à la fusion, silence, insomnie, ou tendance à l’hyperactivité et à la plainte comme s’il fallait se faire comprendre à tout prix et ne pas se laisser oublier. 

La famille est supposée être source de sécurité
La vulnérabilité de l’enfant à des difficultés affectives se produit dans un environnement familial où les besoins de sécurité et d’acceptation de l’enfant ne sont pas satisfaits.

Un fonctionnement familial perturbé révèle un manque de cohésion
S’ajoute à celui-ci, un fonctionnement familial perturbé révélant un manque de cohésion, des conflits interpersonnels, des attitudes éducatives hostiles envers l’enfant, des pratiques parentales dominatrices, des critiques fréquentes, peu d’implication des pères, prédit l’augmentation et la persistance des symptômes dépressifs ou le début des troubles dépressifs chez les enfants et les adolescents.

Le sentiment d’abandon est lié à une expérience douloureuse
Dans l’intime, dans l’histoire personnelle de la personne adulte, le sentiment d’abandon prend sa dimension en générant parfois la violence, la colère, la révolte, le défi pour provoquer, ou, à l’opposé, la retraite, la soumission, l’inhibition. Le sentiment d’abandon est habituellement lié à une expérience douloureuse dont on n’a pas fait le deuil.

Les expériences refoulées pour ne pas ressentir le manque à surmonter
Les souvenirs persévèrent en arrière-plan. Les expériences refoulées sont parfois projetées sur les autres pour éviter de parler de soi et pour ne pas ressentir le grand manque qui est à surmonter. D’autres prendront le parti de « se blinder » et devenir « méchant » pour résister à ce qui fut ressenti comme une agression ou une dépossession de soi.

Tous les mouvements de colère, d’obstination, et toute autre conduite excessive viennent tenter de combattre le sentiment d’inexistence que lui communique son parent par ses « absences ».

Le sentiment d’abandon refoulé agit comme une emprise
Le souvenir d’un abandon mal vécu, non surmonté ou refoulé dans la petite enfance a des répercussions à l’âge adulte. La manifestation d’une dépendance extrême invite à se livrer à toutes sortes de concessions dévalorisantes, sous la contrainte des menaces intériorisées que lui ont fait subir l’angoisse.

L’abandon fait craindre l’engagement
À l’inverse, la même expérience d’abandon peut l’inciter, au niveau inconscient, à ne pas s’engager, sous l’emprise de la peur de revivre ce drame. Ne voulant dépendre de personne, ce sera sa façon d’éviter l’abandon, mais aussi fréquemment toute relation à l’autre.

Des conduites excessives de protection
Par souci de protection, en défense par rapport à son vécu, il pourra s’engager dans des conduites excessives de protection. Ainsi une maman prise par les angoisses de l’abandon réel dont elle, petite fille, aura été soumise choisira, à son corps défendant, de ne jamais s’opposer à son petit.

Les interprétations d’événements se font à la lumière du passé
Réactualisé à l’occasion d’un événement déclencheur, il ranime une sensation que l’on aura connue lors d’un événement angoissant. Les interprétations d’événements présents se font souvent à la lumière du passé. Notre vision du présent est influencée par la mémoire de souvenirs qui nous auront plongés dans le noir de l’oubli et qui en se réactivant nous plonge à nouveau dans le désespoir.

Les réminiscences provoquent un état de tension
Craintes, appréhension, désarroi, vestiges du passé sont ressuscités. L’expérience qui se rejoue devant nous provoque un état de tension bien réel. Cette émotion non-anticipée influence les perceptions à tel point de nous faire croire par le biais de notre sensibilité à notre calvaire renouvelé.

Revivre le passé pour l’accepter et le dépasser
L’individu conserve une empreinte inconsciente qui s’extériorisera à son insu par des conséquences inattendues dans ses relations. Ce qui a été ressenti et subi est bien réel pour celui qui l’a vécu. La souffrance émotionnelle peut s’amplifier si un déni s’y oppose. Malheureusement, la nécessité de cette souffrance s’enracinera comme pour prouver  qu’elle doit être reconnue. Pourtant, elle peut être source de création et une occasion de maturer.

L’intégration, la pierre d’assise de la thérapie du tunnel
En dressant un pont entre le passé et l’avenir, le deuil des attentes fera fructifier l’espoir : en permettant l’expression, soit dans un groupe de parole, soit dans une démarche individuelle, l’articulation de l’expérience induira une maturité souhaitée. L’événement original devrait pouvoir, avec le temps, être traduit de façon positive. Le récit de vie est ciblé: question de l’assimiler, celui qui l’intègre dans son histoire personnelle s’enrichira en redonnant du sens à son expérience. 

La santé émotionnelle s’améliore
La prise de conscience aura lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs au lieu de les nier ou de les refouler…d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

vendredi 16 mai 2014

L'inconscience d'un parent nuit au processus d'attachement

Tyrannie affective
C’est une histoire assez commune, même si elle fait rarement la manchette. Un parent peut être inconscient du tort qu’il fait à ses enfants quand il les prend comme confidents à propos de sa vie conjugale. En effet, dans son for intérieur, il arrive à se convaincre que l'autre est mauvais et qu’il ne se soucie pas de ses obligations familiales. On peut dire qu’il a une vision négative de l'autre et il mine ce parent en confiant à ses enfants non seulement ses déboires mais aussi la mauvaise image de celui-ci.

Relation fusionnelle
Sa réaction n’est pas tant de vouloir protéger ses enfants du conjoint qu'il croit être mauvais, mais de se libérer de son ressentiment face à l’autre parent. Malheureusement, en créant une relation fusionnelle avec l’enfant, celui-ci se percevra dans une relation privilégiée et endossera sans question les propos de son parent aliénant.

Entretenir une image négative
Il est clair que tout le monde de la famille souffrira de cette situation : la personne qui verse dans les confidences adultes, la personne dont on entretient une image négative et surtout les enfants, victimes dépendantes, non-consentantes, ayant peu de filtres pour faire cesser ce chantage émotif.


Les séquelles chez l’enfant
L’endoctrinement continu par un parent finit par éloigner l’enfant d’un de ses parents. Cela peut potentiellement entraîner des séquelles significatives à l'enfant qui ne peut déterminer la véracité des faits reprochés à son autre parent. Il deviendra parfois le défenseur attitré du parent qu’il perçoit, soit en victime, soit fragile et incapable de se défendre. Jamais il ne remettra en cause son lien gratifiant. 

Son esprit programmé à ne voir que les faiblesses du parent bourreau, le rend vulnérable dans ses liens à tout autre du même sexe que celui qu’il rejette d’emblée.


Témoignage d’Olivia
Ma mère a passé toute sa vie à me raconter des histoires sur sa vie avec mon père. Petite, je me croyais la grande amie de ma mère. Mais la conséquence fut que je n’avais pas de lien avec mon père.
Ce n’est qu’à l’âge adulte que j’ai remis mon lien en question. Enfant, j’ai cru que ce que je connaissais de mon père ne me donnait pas le droit de l’aimer. Ça semblait rassurer ma mère. Jamais je n’ai pris le risque de développer ma relation à mon père. Faut dire qu’il ne m’a pas tellement aidé non plus. Peu enclin à communiquer, il travaillait de nombreuses heures d’affilée et il rentrait à la maison tard en soirée alors que je dormais. 
Petite, je ne croyais pas que mes parents s’aimaient. J’ai été longuement déchirée : j’essayais de comprendre les raisons pour lesquelles ma mère restait avec lui. Adulte, j’ai finalement vu clair et j’ai rencontré mon père seul à seul pour le connaître. Mais comme j’avais peu d’estime et un manque de confiance en moi, je me suis reproché durement de n’avoir pas pris le temps de le connaître et je me suis mise à m’auto-mutiler. Ça faisait trop mal de me sentir responsable de ma trahison envers mon père. Mon mal de l’âme était tellement évident que j’éloignais les personnes les plus attachées à moi.
Je ne faisais confiance à personne, toujours aux prises avec un sentiment profond que je ne méritais pas l’amour des autres. Ma vie professionnelle fonctionnait mais ma vie personnelle était sens dessus dessous.
Quand j’ai reçu un diagnostic de maniaco-dépression, je me suis effondrée. C’était comme si cela confirmait que j’étais une personne détestable.
Mon instinct est plus solide que moi. Je voulais me défaire de cette partie confuse mais je ne savais pas comment m’y prendre.
C’est difficile de tout livrer, on se met à nu quand on raconte sa vie. Au début, je contrôlais mes informations ayant besoin de sentir que mon récit ne me fasse pas rejeter. Sur quelques jours, j’ai réussi à mettre sur la table mes plus grosses angoisses et je suis arrivée à me rassurer moi-même.
J’avais tellement de peine de mon histoire, mais au moins je reconnaissais les éléments de ma vie qui m’avait chaviré et déchiré. Comprendre mon histoire, me comprendre m’a permis de laisser aller bien des souffrances et je me sens plus forte maintenant pour affronter les aléas de la vie.
Je me félicite d’avoir réussi à connaître mon père. Ce ne fut pas facile mais je crois que j’ai réussi et dans cette mesure, je me sens beaucoup moins influençable que je ne me croyais avant.
Dans le futur, je devrai regarder ma relation à ma mère, ses manipulations à la limite de la cruauté. Je ne me sens pas encore prête. Il  me faudrait admettre que ça m’a causé beaucoup de tort et que c’était cruel comme chantage affectif.  En transigeant mon amour contre ses confidences, je me rends compte de l’abandon affectif que j’ai vécu. Pour le moment, je travaille sur me « déprogrammer » de l’image que j’ai des hommes et c’est tout un travail.       

La répétition du message
La répétition du message et l'intensité avec laquelle les enfants sont soumis à ce traitement facilitent l’intégration des informations, qu’elles soient mensongères ou réelles. Plus souvent qu’autrement, la relation aliénante se verra confrontée aux doutes caractéristiques de la relation fusionnelle encouragée par l’un des parents.

Les conditions propices au chantage affectif
Sans blâme, sans malice, ce sont les mères qui disposent des conditions les plus propices pour s'adonner à cette pratique dans une mise en service au sein de la famille parfois pour des raisons financières et « pour le bien des enfants ». Le lien d’exclusivité que l’enfant développe à sa  mère  répond à la notion d’attachement dont parle Bowlby et c’est le lien maternant qui constitue la rencontre fondatrice entre le petit et le monde qui l’entoure. Malheureusement quand l’enfant devient le confident de son parent, c’est un relationnel basé sur le besoin de cette dernière et non sur la qualité relationnelle perçue par l’enfant.

La souffrance est mauvaise conseillère
Bien sûr, tout n'est jamais blanc ou noir! La souffrance de la mère la rend manipulatrice et elle agit avec une cruauté inconsciente pour véhiculer une image négative du père à son propre enfant afin que celui-ci prenne le parti du parent aliénant. Événement stressant s'il en est un de devoir choisir son parent.

La recherche d’une image masculine de proximité
L’enfant ainsi manipulé peut se sentir abandonné par leurs deux parents même en présence d’une présence paternelle qu’il perçoit comme cohérente et non trompeuse. La recherche d’une image masculine de proximité est assez déroutante, car comment faire une analyse valable quand on a confondu les actions du parent décrites par l’autre comme étant au mieux embêtantes, sinon dommageables pour la cellule familiale.

Le sentiment d'abandon

Le sentiment d’abandon refoulé, mal vécu, non surmonté de la petite enfance agit comme une emprise. Il a des répercussions à l’âge adulte. Il peut amener à une dépendance extrême et à se livrer à des compromis dévalorisants pour réduire l’angoisse. 

Un outil de gestion de stress
Le récit de vie d'Olivia a fait ressortir de grands besoins. Le plan d’intervention conçu en fonction des besoins d’Olivia est à la fois un outil de gestion de stress et un outil de planification et de communication. Pour maintenir son niveau de stress à son minimum, Olivia a participé à un atelier de méditation posturale corporelle qu’elle pratique aussi souvent que la marche. L’élaboration du plan lui a permis d’élaborer une stratégie pour cheminer dans son désir de rétablir des liens sains avec les hommes. 

Tyrannie affective
C’est une histoire assez commune, même si elle fait rarement la manchette. Un parent peut être inconscient du tort qu’il fait à ses enfants quand il les prend comme confidents à propos de sa vie conjugale. En effet, dans son for intérieur, il arrive à se convaincre que l'autre est mauvais et qu’il ne se soucie pas de ses obligations familiales. On peut dire qu’il a une vision négative de l'autre et il mine ce parent en confiant à ses enfants non seulement ses déboires mais aussi la mauvaise image de celui-ci.

Relation fusionnelle
Sa réaction n’est pas tant de vouloir protéger ses enfants du conjoint qu'il croit être mauvais, mais de se libérer de son ressentiment face à l’autre parent. Malheureusement, en créant une relation fusionnelle avec l’enfant, celui-ci se percevra dans une relation privilégiée et endossera sans question les propos de son parent aliénant.

Entretenir une image négative
Il est clair que tout le monde de la famille souffrira de cette situation : la personne qui verse dans les confidences adultes, la personne dont on entretient une image négative et surtout les enfants, victimes dépendantes, non-consentantes, ayant peu de filtres pour faire cesser ce chantage émotif.

Les séquelles chez l’enfant
L’endoctrinement continu par un parent finit par éloigner l’enfant d’un de ses parents. Cela peut potentiellement entraîner des séquelles significatives à l'enfant qui ne peut déterminer la véracité des faits reprochés à son autre parent. Il deviendra parfois le défenseur attitré du parent qu’il perçoit, soit en victime, soit fragile et incapable de se défendre. Jamais il ne remettra en cause son lien gratifiant. 

Son esprit programmé à ne voir que les faiblesses du parent bourreau, le rend vulnérable dans ses liens à tout autre du même sexe que celui qu’il rejette d’emblée.


Témoignage d’Olivia
Ma mère a passé toute sa vie à me raconter des histoires sur sa vie avec mon père. Petite, je me croyais la grande amie de ma mère. Mais la conséquence fut que je n’avais pas de lien avec mon père.
Ce n’est qu’à l’âge adulte que j’ai remis mon lien en question. Enfant, j’ai cru que ce que je connaissais de mon père ne me donnait pas le droit de l’aimer. Ça semblait rassurer ma mère. Jamais je n’ai pris le risque de développer ma relation à mon père. Faut dire qu’il ne m’a pas tellement aidé non plus. Peu enclin à communiquer, il travaillait de nombreuses heures d’affilée et il rentrait à la maison tard en soirée alors que je dormais. 
Petite, je ne croyais pas que mes parents s’aimaient. J’ai été longuement déchirée : j’essayais de comprendre les raisons pour lesquelles ma mère restait avec lui. Adulte, j’ai finalement vu clair et j’ai rencontré mon père seul à seul pour le connaître. Mais comme j’avais peu d’estime et un manque de confiance en moi, je me suis reproché durement de n’avoir pas pris le temps de le connaître et je me suis mise à m’auto-mutiler. Ça faisait trop mal de me sentir responsable de ma trahison envers mon père. Mon mal de l’âme était tellement évident que j’éloignais les personnes les plus attachées à moi.
Je ne faisais confiance à personne, toujours aux prises avec un sentiment profond que je ne méritais pas l’amour des autres. Ma vie professionnelle fonctionnait mais ma vie personnelle était sens dessus dessous.
Quand j’ai reçu un diagnostic de maniaco-dépression, je me suis effondrée. C’était comme si cela confirmait que j’étais une personne détestable.
Mon instinct est plus solide que moi. Je voulais me défaire de cette partie confuse mais je ne savais pas comment m’y prendre.
C’est difficile de tout livrer, on se met à nu quand on raconte sa vie. Au début, je contrôlais mes informations ayant besoin de sentir que mon récit ne me fasse pas rejeter. Sur quelques jours, j’ai réussi à mettre sur la table mes plus grosses angoisses et je suis arrivée à me rassurer moi-même.
J’avais tellement de peine de mon histoire, mais au moins je reconnaissais les éléments de ma vie qui m’avait chaviré et déchiré. Comprendre mon histoire, me comprendre m’a permis de laisser aller bien des souffrances et je me sens plus forte maintenant pour affronter les aléas de la vie.
Je me félicite d’avoir réussi à connaître mon père. Ce ne fut pas facile mais je crois que j’ai réussi et dans cette mesure, je me sens beaucoup moins influençable que je ne me croyais avant.
Dans le futur, je devrai regarder ma relation à ma mère, ses manipulations à la limite de la cruauté. Je ne me sens pas encore prête. Il  me faudrait admettre que ça m’a causé beaucoup de tort et que c’était cruel comme chantage affectif.  En transigeant mon amour contre ses confidences, je me rends compte de l’abandon affectif que j’ai vécu. Pour le moment, je travaille sur me « déprogrammer » de l’image que j’ai des hommes et c’est tout un travail.       

La répétition du message
La répétition du message et l'intensité avec laquelle les enfants sont soumis à ce traitement facilitent l’intégration des informations, qu’elles soient mensongères ou réelles. Plus souvent qu’autrement, la relation aliénante se verra confrontée aux doutes caractéristiques de la relation fusionnelle encouragée par l’un des parents.

Les conditions propices au chantage affectif
Sans blâme, sans malice, ce sont les mères qui disposent des conditions les plus propices pour s'adonner à cette pratique dans une mise en service au sein de la famille parfois pour des raisons financières et « pour le bien des enfants ». Le lien d’exclusivité que l’enfant développe à sa  mère  répond à la notion d’attachement dont parle Bowlby et c’est le lien maternant qui constitue la rencontre fondatrice entre le petit et le monde qui l’entoure. Malheureusement quand l’enfant devient le confident de son parent, c’est un relationnel basé sur le besoin de cette dernière et non sur la qualité relationnelle perçue par l’enfant.

La souffrance est mauvaise conseillère
Bien sûr, tout n'est jamais blanc ou noir! La souffrance de la mère la rend manipulatrice et elle agit avec une cruauté inconsciente pour véhiculer une image négative du père à son propre enfant afin que celui-ci prenne le parti du parent aliénant. 

La recherche d’une image masculine de proximité
L’enfant ainsi manipulé peut se sentir abandonné par leurs deux parents même en présence d’une présence paternelle qu’il perçoit comme cohérente et non trompeuse. La recherche d’une image masculine de proximité est assez déroutante, car comment faire une analyse valable quand on a confondu les actions du parent décrites par l’autre comme étant au mieux embêtantes, sinon dommageables pour la cellule familiale.

Le sentiment d'abandon

Le sentiment d’abandon refoulé, mal vécu, non surmonté de la petite enfance agit comme une emprise. Il a des répercussions à l’âge adulte. Il peut amener à une dépendance extrême et à se livrer à des compromis dévalorisants pour réduire l’angoisse

Un outil de gestion de stress
Le récit de vie d'Olivia a fait ressortir de grands besoins. Le plan d’intervention conçu en fonction des besoins d’Olivia est à la fois un outil de gestion de stress et un outil de planification et de communication. Pour maintenir son niveau de stress à son minimum, Olivia a participé à un atelier de méditation posturale corporelle qu’elle pratique aussi souvent que la marche. L’élaboration du plan lui a permis d’élaborer une stratégie pour cheminer dans son désir de rétablir des liens sains avec les hommes. 


Message de Lorraine Loranger 
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts. 





dimanche 20 avril 2014

Un père narcissique impose une vie pour se mettre au monde!

Se sentir orphelin de père et de mère
Ayant déjà parlé de la mère narcissique, je poursuis avec les conséquences d’avoir eu un père narcissique. Je suis certaine que toutes les personnes ayant un père narcissique le reconnaîtront facilement. L'objectif n'est certes pas d'imposer un procès d'intention mais plutôt de poursuivre une réflexion sur les impacts de comportements dominateurs nuisibles aux enfants.

L’enfant du père narcissique se sent dévalorisé
Bien souvent, dans l’enfance, l’enfant du père narcissique se sent dévalorisé, avec la négation pure et simple de ses perceptions, de ses sensations, de ses pensées et de ses désirs. Le narcissisme du père nous pousse à nous interroger la manière dont un tel enfant pourra se mettre au monde

Pour commencer, nous pouvons voir que l’enfant qui a été disqualifié par son parent narcissique n’a pas de repères. La disqualification dont l’enfant fait l’objet ne tient pas compte du désir de communiquer de l’enfant.

Si nous nous penchons sur les caractéristiques du parent, nous reconnaissons que le père narcissique est rempli de lui-même. Tous ses discours visent à envahir l’espace mental de ses proches. Il utilise des argumentations que personne ne peut contester.

L'enfant ne reçoit que des injonctions et des commandes 
Le parent narcissique ne partage pas avec son enfant, ce qui isole davantage l’enfant. De son père, il ne reçoit que des injonctions et des commandes sur son comportement. L’enfant comprendra très jeune qu’il doit découvrir et apprendre par lui-même le trajet de son père. Il se sent orphelin de père et de mère, la mère étant la proie captive de l’image du foyer parfait que tous conçoivent comme nécessaire à afficher.

Seule compte la vision du parent
L’assujettissement des siens se fait via les projections du parent narcissique : seulement sa vision des choses est acceptable. Il ne tolère pas d’être remis en question et sa partenaire et ses enfants doivent se conformer et adhérer à l’image qu’il projette.  

Le père narcissique ne dévoile jamais son histoire personnelle
L’enfant du père narcissique n’est ni reconnu, ni compris.  Le père narcissique ne dévoile jamais son histoire personnelle, sauf dans une version édulcorée, une version bien léchée, arrangée, de la réalité. En se réfugiant dans une intellectualisation des événements de la vie, il n’aborde que les sujets qui font son affaire.

Le parent narcissique ne crée pas le lien d’attachement
Le parent narcissique ne sait pas créer le lien d’attachement, il se sert de son enfant pour ne le présenter aux autres qu’à travers son propre narcissisme, ce qui le valorise d’autant plus qu’il est toujours dans le domaine de l’image avec une « plus-value ».  

L’enfant n’a pas droit d’existence
L’enfant, témoin, ne peut que dissimuler sa pensée et sa peine. Sa plaie intérieure est réelle mais n’a pas droit d’existence, cachée derrière une image de la famille parfaite. La mutilation psychique crée une impasse, d’abord parce qu’elle  est invisible, mais aussi parce qu’elle occasionne une incertitude. L’enfant se demande s’il a, lui, une tare.

La mère finit par adopter la position de défense du père
Les enjeux de la relation de dépendance pour l’enfant font que l’enfant tentera de se tourner vers sa mère. Malheureusement, celle-ci, prise dans une emprise implacable, est obnubilée le plus souvent par les discours de son conjoint et finira par adopter la position de défense du père. Soumise, elle choisit ses batailles et il est plus facile d’endosser son rôle d’épouse plutôt que de remplir son rôle de mère.

L’enfant s’oblige à ne rien demander
L’enfant se sentira mis à l’écart et cherchera son chemin tout seul dans cette dyade malsaine. La contestation, qui serait immédiatement étouffée et réprimée l’oblige à ne rien demander. Il est assez rare qu’il pourra en parler à ses proches puisque l’image de la famille quasi parfaite créera un paradoxe certain entre la présentation des deux réalités. Cette situation ne fait qu’intensifier sa souffrance alors que ses proches sont incapables de saisir ou de comprendre ses perceptions.

Le témoignage de Laurent, (un participant de l'atelier LE LIVRE DE MA VIE a écrit cette lettre à son père en 2013 pour ensuite me la laisser publier).
Papa, je suis en train de sortir de mon carcan d’enfant. Ce que j’espère, c’est de liquider les influences actives de mon enfance sur mes relations actuelles t mes décisions.
Quand j’étais enfant, je n’avais ni mère, ni père. Maman nous a quitté, mais je te rappelle que personne ne venait aux spectacles de fin d’année à l’école. Tu n’as jamais su que je me faisais intimider. La fois où je t’en ai parlé, tu m’as demandé ce que j’avais fait pour attirer leur attention. Quand j’avais peur, tu refusais de me laisser ma porte de chambre ouverte. Je me suis tellement souvent interdit de pleurer que j’ai fini par sentir que mon cœur se transformait en pierre.
De tout temps, tu m’as ridiculisé, je me suis senti sans valeur, sans intérêt, manipulé. Tu m’as harcelé pour tout et rien. À plusieurs égards, je suis devenu un enfant invisible parce que je percevais que j’encombrais ton espace. Je cherche encore comment je saurais que tu m’as aimé. Tes règles de vie ont fait de moi un être refoulé, incapable de s’affirmer. Je devais être irréprochable même quand je ne comprenais pas les raisons de tes demandes.
J’aurais tellement eu besoin que tu t’occupes de moi, que tu me consoles, que tu m’écoutes. C’était pas mieux avec maman qui prenait tous tes conseils au pied de la lettre. Elle n’a jamais pris l’initiative, tu prenais l’espace du chef de famille, c’était comme ça.
Maintenant que je suis adulte, je veux que tu cesses de me critiquer et de me dénigrer. Je mets de la distance entre nos rencontres parce que je n’arrête pas d’avoir une vision de nos liens d’avant dans ceux que tu offres maintenant. Ça me fâche même si je n’espère plus que ça change. J’ai cherché ton amour toute ma vie, maintenant je fais des choix pour me respecter et je te saurai gré d’accepter qui je suis maintenant.
Il m’a fallu travailler fort pour sortir toute ma colère envers toi. C’est fait mais je commence maintenant à me tenir debout devant toi. Le respect de qui je suis sera mon guide et je ferai mes choix en fonction de cette partie de moi qui veut exister en tant que moi, avec mes besoins, mes buts, mes aspirations.
J’ai fait tellement de démarches pour me relever de l’abandon vécue quand j’étais enfant. Depuis presque deux ans, je me suis investi dans un groupe d’appartenance qui m’accepte tel que je suis. En écrivant mon histoire, je mets des mots sur des expériences vécues comme enfant. Je livre des parties de mes textes à mes collègues du groupe et je me sens écouté.
Je te saurai gré de me respecter comme ils le font, à défaut de quoi je m’éloignerai pour de bon. 

L’enfant est doublement orphelin
Le père narcissique est un raisonneur. L’enfant est doublement orphelin de ses parents, sa mère se range du côté du père. Il lui faut faire son deuil. Il comprend qu’il doit être selon l’image dictée par son père. Pour ne pas être rejeté, il aura donc beaucoup de misère à se montrer tel qu’il est.

L'expression des sentiments et des affects menace le père narcissique
L'expression des sentiments et des affects menace le père narcissique dans le sens que les discussions où on exprimerait des émotions risqueraient de le rendre vulnérable et de lui faire perdre son pouvoir.  Son discours, sa parole, sa pensée, doit occuper tout l’espace, tant celui des autres que celui de leurs émotions.

Témoignage de Marielle
"Suite à une rencontre destructrice avec un pervers narcissique dont j'ai eu la bonne idée de tomber amoureuse et qui m'a piétiné le coeur, puis qui a utilisé mes amies pour m'atteindre, les deux premiers rendez-vous m'ont permis de me décrocher de cette relation destructrice qui avait déteint sur le reste de ma vie..."

L'enfant du père narcissique doit se glisser dans un personnage
L’affirmation de soi est délicate pour n’importe quel enfant. Qui suis-je ? Pour être le mieux possible, il doit se glisser dans un personnage construit à l’étroit par un autre. L’enfant perçoit qu’il doit se taire, ne pas confronter son parent à son propre vide.

L’enfant se préserve de manière inconsciente dans sa famille
On le percevra souvent comme un enfant modèle, secret, souvent dans le silence, à l’image de ce que l’on le laisse être. L’artifice fonctionne pour son parent narcissique. Sur le plan relationnel, l’enfant se préserve de manière inconsciente dans sa famille. Les étreintes, rares, ne sont pas chaleureuses. Les contacts physiques sont réduits au minimum. Il faut dire que le parent narcissique n’est pas lui non plus enclin au contact physique.

Préoccupé par les apparences, cet enfant manquera de spontanéité
Sur le plan social, la soumission acquise fera en sorte que l’enfant aura des difficultés à nouer des contacts avec les autres. Le fait d’avoir vécu auprès d’un parent harcelant, systématiquement dans le jugement et préoccupé par les apparences réduira toute possibilité de spontanéité. Sa capacité à s'intégrer au sein d'un groupe en sera affectée.

L’enfant du père narcissique a une rage d’exister
L’enfant du père narcissique est parfois intense, avec une rage d’exister, de dire, de se dire, et surtout de partager et de transmettre. Contrôlé au maximum, la voix de son enfant risque d’être mise en échec, mais son sentiment de force et d’indépendance, même s’il met du temps à se révéler, lui permettra un jour de sortir de sa prison. Sa révolte pourra se manifester pour exprimer sa soif d’être aimé, regardé et entendu.

Pour Laurent, l’espoir réside dans les bouts de racines qu’il est arrivé à découvrir avec sa famille élargie quand il a débuté l’écriture de son autobiographie. Depuis ses premiers chapitres, Laurent a mis tout en ouvre pour se dévoiler et pour prendre sa place dans le groupe. Il se fait de plus en plus confiance et il n’hésite plus à intervenir auprès de ses collègues en écriture.

Cela lui a permis de se découvrir un sentiment de filiation dans ce groupe d’appartenance, première condition pour se bâtir un avenir.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.
Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

jeudi 27 mars 2014

D'une solitude vide à une solitude choisie


"Dans toutes les larmes s'attarde un espoir" (Simone de Beauvoir)

La solitude à deux
La solitude à deux est probablement la plus pénible à vivre. Les autres nous voient entourés, ils voient que nous partageons un territoire avec un compagnon ou une compagne alors que l’on sait pertinemment qu’il n’y a pas d’échanges, sinon qu’une cohabitation remplie de silence. Les silences, les non-dits, les tensions, les menaces sous-jacentes imprègnent les lieux et le quotidien.

Le stress suscite des réactions de survie
Le stress inhérent à une telle situation suscite des réactions d’auto-conservation, donc de survie. Chacun reste dans ses retranchés avec ses frustrations larvées, ses ressentiments chargés de colère, ses indisponibilités émotives. Des forces d’éclatement nourries par l’incompréhension sont à l’œuvre : peu ou pas d’intimité, l’indifférence offrant une présence toxique, des gestes stéréotypés, des hostilités rentrées, tout concoure a une misère partagée.

Traiter la personne et non ses symptômes
Dans mon travail, je ne traite pas un dossier, je traite une personne.  L’écoute attentive révèle le vécu de la personne et les raisons pour ses positionnements. Dans ce travail, tenir compte de la plainte pour passer à l’étape de l’action avec un plan d'intervention signifie que je suis attentive à prendre en compte la personne là où elle est et non là où je voudrais qu’elle soit.  


L’accueil, la disponibilité pour accompagner
Il ne s’agit pas de la convaincre de passer à l’action, mais de lui donner la chance de s’écouter, de ponctuer ses efforts sur un chemin tracé selon son rythme. En temps voulu, ce sera le temps de passer à l’action. Quand la personne souffre, ce n’est pas seulement son corps qui souffre, c’est son cœur, c’est son âme. L’accueil, la disponibilité se mettent au service de la personne. Tout doit se faire doucement si on veut avancer vers ses enjeux.

Maria témoigne
Je ne voulais plus revivre ce que je vivais quand j’étais enfant. J’étais seule, je me suis débrouillée seule. En me collant à quelqu’un, je me disais que je ne serais plus seule.
Quand j’ai rencontré mon ami, je pensais qu’il avait autant besoin de moi que moi de lui. Quelques années plus tard, je vois que je me suis trompée, je ne suis qu’un objet, une poupée à montrer, une personne qui entretient son intérieur et qui gère bien sa visite d’homme d’affaires.
Nous nous sommes servis l’un de l’autre, je le reconnais. Je n’ai jamais ressenti autant de solitude. Je crois que c’est parce que, comme adulte, je pouvais mettre des mots sur mon sentiment, mais aussi parce que le temps qui s’écoulait en présence de mon ami me paraissait interminable.
On dirait qu’un étrange instinct de vengeance nous animait. Tout se passait dans nos silences, pesants, emplis de sous-entendus et dénudés de toute compassion. La relation de dépendance que nous avions était minée par toutes les plaintes retenues, toutes les récriminations non-entendues, les scènes du quotidien envoyées sous le tapis pour ne pas déranger l’ordre établi et pour préserver les apparences d’une relation satisfaisante. Nous nous complaisions dans une fatalité inavouée.
Deux êtres déchus, déçus aussi, mais sans volonté de se confronter et de ventiler. Nous avons fait fausse route sur nos intentions de départ. Quand je me suis décidée à partir, j’ai eu besoin d’aide. Je me suis tournée vers une amie qui m’a référée à Lorraine.
Des mois plus tard, mon chemin a abouti à une prise de décision que je ne regrette pas. Mon déménagement m’a délivré.  Je m’en porte mieux et mon jeune fils d’un mariage précédent aussi. Je découvre la joie de me sentir moi-même sans toujours devoir me protéger ou me rendre invisible. Dans cette démarche, j’ai appris à communiquer, pas toujours adroitement, j’en conviens, mais je peux nommer mes besoins et mes attentes. L’estime de soi, ça s’apprend!
Dans une autre vie, j’aurais tout fait pour éviter une rupture, mais je me suis rendue compte que je n’avais plus les épaules assez larges pour tout supporter. Mon ex-ami disait que c’est moi qui étais  à l’origine de tout. Pendant un temps, je l’ai cru, mais j’ai réalisé que, parmi mes nombreux manquements, je ne m’étais pas fait respectée, donc, que nous étions deux dans cette galère de silence. Maintenant mes jours sont plus paisibles et je choisis d’être seule pour être bien. Je poursuis mon chemin en quête d’autres outils, mais pour l’avoir fait, je sais que le stress vécu dans cette relation-là m’avait plongé dans un profond désarroi et que je ne me soumettrai plus à cela, au grand jamais. L’épreuve nous fait grandir, dit-on, alors j’ai grandi. Lorraine, Merci pour ta grande compréhension et de ton respect pour mon rythme.

Se recueillir pour s'entendre et s'écouter
Notre vision de nous-mêmes est presque toujours sans rapport avec notre reflet objectif dans le miroir.  Dans notre vision de nous, ce que nous soulignons, ce sont nos convictions intimes, nos préjugés à notre endroit. C'est la raison pour laquelle notre regard sur nous-même surprend parfois les autres.

Notre interprétation des espoirs de nos parents 
Avoir une vision positive de soi reflète souvent notre interprétation des espoirs que nos parents ont placés en  nous ou retirés de nous. La plupart de nos principaux buts dans la vie-affectifs, professionnels, matériels et autres-reflètent les attentes passées de nos parents à notre égard. Ils ne sont pas les seuls à partager la responsabilité, l'école rend possible l'épanouissement ou le contraire faute d'une attention supportante. Quand cette vision de soi est positive, elle permet de lutter contre l’adversité, de persévérer en dépit des obstacles, même si notre avenir nous paraît obscur.


On apprend d'abord à se voir dans le regard de l'autre 
On ne vient pas au monde avec un regard positif sur soi. C'est dans le regard de l'autre qu'on apprend d'abord à se voir. Un enfant qui doit être aussi raisonnable qu’un adulte, toujours être un premier de classe, le meilleur partout, aura l’impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas être assez bon. Quand on est un enfant, notre imagination nous incite fréquemment à imaginer qu’ils nous auraient voulu différents ou meilleurs, et cette interprétation nous transforme en perfectionnistes insatisfaits de nos performances et de nos succès.

L’amour de soi se construit dans l’enfance 
L’amour de soi se construit dans l’enfance sur des événements normaux : une mère qui sourit à son enfant quand il la cherche du regard. Tout petit, l’enfant s’interroge sur son apparence physique et se demande s’il a le pouvoir de plaire à ses parents. Les courbettes d’enfant ont pour but de maintenir l’attrait du parent, la demande d’attentions est souvent une tentative de vérifier sa valeur à leurs yeux.

Un amour parental inconditionnel
Généralement, les personnes dotées d’un solide amour de soi ont bénéficié d’un amour parental inconditionnel. Quand les parents n’ont pas dosé leur affection en fonction des résultats scolaires, de l’aptitude du petit à dire "bonjour à la dame", à être "sage comme une image", quand ils se sont abstenus de le comparer en permanence à sa sœur aînée ou à son petit cousin, l’acceptation contribue à l’amour de soi.

Une bonne estime de soi 
Une bonne estime de soi  rend moins dépendant de l’autre qui n’est pas là pour donner le sentiment d’exister. Les partenaires choisis, ne le sont pas, dans le but de s’accrocher à eux, mais plutôt grâce au bon équilibre des trois aspects suivants: l’amour de soi, l’acceptation de soi et la confiance en soi.

À l’heure du diktat de l’apparence physique qui incite tant d’hommes et de femmes à détester leur propre image, l’estime de soi fait la promotion du sentiment de sa valeur. Pourtant, s’il est sain de douter de soi, parce que c’est un signe de lucidité, vivre dans le doute en permanence est un passeport pour une vie plate et étriquée.

Témoignage d’Élise
Je me trouvais laide et grosse même quand mes amis disaient qu’ils me trouvaient charmante avec mes rondeurs. A 35 ans, je végétais dans un emploi de gratte-papier très éloigné de mes capacités réelles et j’endurais une relation amoureuse privée de tous les avantages d’en avoir une. Mon ami de ce temps-là m’utilisait dans un rapport qui ressemblait davantage à une colocation. Je me sentais ignorée et franchement abandonnée, mais comme je croyais que je ne méritais pas mieux, je suis restée 16 ans dans ce lien pénible. J’arrivais presque à le croire quand il disait que, selon lui, la faute résidait dans le fait que nous avions peu de rapprochements physiques.
Je ne m’aimais pas, quand un homme s’intéressait à moi, j’imaginais toujours qu’il en viendrait à me voir comme une personne détestable. Dès que quelqu’un me contredisait, je pensais qu’il avait raison. Mes amis m’encourageaient à trouver un boulot plus passionnant, mais je ne croyais pas en mes compétences.
Mon plus gros défi s’est résumé à me faire confiance. Mes efforts ont porté fruit. Je me suis jointe à un groupe de méditation au Centre Au Nom de la Santé et ce nouveau groupe m’a laissé être qui j’étais. Ça m’a permis de commencer à m’accepter telle que je suis et non avec les idées de ma mère sur mon compte. Ça m’a fait le plus grand bien. On aurait dit que je devenais finalement responsable de ma propre personne, j’ai senti que j’avais grandi, que je devenais une adulte. Je me fais maintenant confiance et je continue de pratiquer la méditation pour sa valeur restaurative.

La nécessité de s’aimer
Verrouiller ses rapports aux autres pour ne pas en souffrir témoigne d’un manque d’estime de soi. La nécessité de s’aimer suffisamment soi-même pour réussir dans l’existence a depuis longtemps été pointée par Freud. Sans un amour propre bien assuré, l’individu peut se considérer nul. Indulgent, il continuera de s’apprécier même en cas de situation rupture amoureuse, de licenciement, de blâme.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.