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lundi 25 août 2014

"On se construit avec, contre ou malgré sa famille"

Notre famille influence notre vie de manière déterminante
L'idée que la famille influence notre vie de manière déterminante ne constitue pas une grande nouvelle. La famille est la plus puissante structure relationnelle à laquelle l'être humain est lié. En Occident, ce lien est plus ou moins intense pendant 18 ans.  Dans notre monde occidental, cette relation, pourtant si naturelle, semble la plus difficile.

Témoignage de Katia
Mon père et ma mère se sont séparés quand j’avais 4 ans. Je me souviens que mon père est devenu un peu fou, c’est-à-dire qu’il a utilisé la violence à l’endroit de ma mère qui n’en menait pas large. Ma mère nous a élevé seule pendant presque 6 ans avant de se remarier. Nous voyions notre père toutes les deux fins de semaine.
Après un temps, mon père s’est mis en ménage avec une femme qui avait aussi deux enfants. Au début, c’était bien. La femme était gentille avec nous mais quand son fils s’est mis à avoir des problèmes de comportement-il mentait, volait, faisait des crises-notre père s’est plus ou moins détourné de nous. L’affaire, c’est que cet enfant mobilisait toute l’attention et que nous soyons là ou pas, notre père ne se souciait plus de nous. Quand sa blonde est tombée enceinte de notre petite soeur, ça n’a fait qu’empirer.
Il n’est pas un mauvais père, il est un père absent, donc, pas un bon père non plus. Quand il s’occupait de nous, c’était seulement pour nous attribuer des tâches. À 15 ans, j’ai vécu une peine d’amour; jamais il ne s’est informé, mais quand il l’a su, il m’a dit que ça me passerait et que je trouverais un autre mec bien assez tôt. Je trouve son indifférence ordinaire.
Son attitude a beaucoup affecté mon frère. Il s’est senti ignoré et il trouvait que notre père avait changé de camp : à son avis, il aimait plus les enfants de sa blonde que  nous. Vers l’âge d 15-16 ans, nous avons essayé de lui en parler mais il a tout rejeté en bloc. Il a dit que notre mère nous avait monté contre lui.  Cela m’a tellement fâché que je ne voulais plus le revoir. J’avais du ménage à faire dans mes émotions parce qu’elles m’empêchaient de voir si mes réactions étaient justifiées ou pas, aussi dans mes autres relations importantes.
Ma honte de moi, mon incapacité de voir vraiment ce qui se passait avec mon chum me faisait sentir coupable, mais je me sentais paralysée. J’ai parlé à ma mère des flashbacks que j’avais du temps de la séparation de mon père et ma mère. Elle a suggéré que je fasse une démarche quand elle a su que mon nouveau chum me faisait des vacheries. Elle trouvait que je n’avais pas beaucoup d’estime de moi d’accepter ces comportements.  C’est vrai que je me sentais moins que rien.
Par le temps que j’ai commencé ma démarche, il m’avait déjà trompé deux fois et il me traitait de niaiseuse devant ses amis. Je savais que ce n’était pas sain, mais j’ai continué avec lui me disant qu’à force de me connaître, il se calmerait et qu’il finirait par considérer l’exclusivité sexuelle comme moi. Ma mère m’a aidé, j’ai accepté de faire la démarche pour parvenir à me séparer de lui.
Mon plan d’intervention que j’ai rédigé avec Lorraine incluait une période d’observation dans ma relation : j’ai observé les propos de S. à mon égard, ses demandes, ses exigences et les attentes que j’avais à son égard. Ça m’a vraiment donné des outils pour prendre ma décision de le laisser.
Ça fait maintenant plusieurs mois que j’ai terminé la relation avec l’ex-chum, et même si je cherche présentement un nouvel ami, je sais que je devrai être vigilante.
Par contre, j’ai une nouvelle compréhension de  notre vie avec notre père. Je ne suis plus toute mêlée et ça me permet de me rendre plus compte des bons coups de mon père à qui je n’ai pas fini de pardonner. J’espère un jour pouvoir lui dire combien j’aurais voulu être proche de lui, je l’aime mais j’ai encore mal de son attitude. Je me fais confiance davantage. Je n’ai pas tout réglé mais je prends de l’assurance dans mes décisions qui ont affaire avec mon cœur. C’est un pas énorme pour moi.
Dans ma démarche, mes réactions avaient un sens, même si je ne les comprenais pas toujours auparavant. Elles nourrissaient un besoin vital profond. Je fais maintenant la distinction entre ce que ma réaction m’a permis d’obtenir et ce que je voulais obtenir. J'identifie mieux mes besoins.

La famille apprend à l’enfant ses normes et ses valeurs
Même quand on observe une plus grande autonomisation de l’individu en lien avec la structure familiale dans notre société, le choix du conjoint, de ses conditions de vie, les croyances restent déterminées par les expériences au sein du couple papa-maman. La raison étant que la famille apprend à l’enfant les normes et les valeurs de sa collectivité. C’est une forme d’héritage offerte sans pour autant y mettre des mots; elle fait partie de la socialisation. C’est un processus qui se poursuit aussi à travers toute la scolarisation de l’enfant.

Le système familial est fondamental
Quoique ce processus soit interactif, la force du système familial est la plus fondamentale et le système familial continue d’influencer toutes nos relations et comment nous les filtrons. Serait-ce donc une illusion de penser que nous avons la maîtrise de nos vies? Même quand on fait sa vie loin de la famille, elle demeure présente en nous.

Le choix d'un conjoint n'est pas complètement "individuel"
Bien sûr, c'est par attirance que deux jeunes individus décident de de former un couple, mais le choix d'un conjoint dans notre société moderne n'est pas complètement "individuel". En apparence libre, le choix est souvent déterminé par des perspectives inconscientes qui échappent à l'individu.

Un modèle parental autoritaire non fondé sur « la démocratie familiale
Dans le cas présent, le modèle parental auquel Katia fait référence dans son témoignage est un modèle parental autoritaire qui ne semble pas fondé sur « la démocratie familiale. Le stress vécu lors de la séparation alors qu’elle n’avait que 4 ans a figé un comportement d’hébétude et de soumission, un peu comme si sa réaction naturelle était de n’en avoir aucune et de tout accepter par amour. Le récit de vie de Katia était empreint de culpabilité.

Les troubles émotionnels influencés par une relation familiale conflictuelle 
Selon plusieurs experts en santé mentale, les maux physiques, occasionnels ou chroniques, aussi bien que les troubles émotionnels peuvent provenir d'une relation conflictuelle au sein de la famille. Nous sommes tous et toutes parties prenantes de dynamiques familiales profondes et inconscientes qui se manifestent de différentes façons. Une même dynamique peut induire différents malaises de stress chez les membres d'une même famille. Ainsi, un membre sentira ses entrailles se tordre alors que l'autre éprouvera une crise d'eczéma suite à une réunion familiale.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

vendredi 25 juillet 2014

L’éclosion du mental humain a lieu bien avant la naissance

L’éclosion du mental humain a lieu avant la naissance
Le nouveau-né est considéré un visiteur que l’on croit fraîchement émoulu dans son nouvel univers. Or, l’expérience vécue par le foetus permet de comprendre comment se forme le mental humain. Des personnes ont revécu leur naissance et certains aspects de leur vie in utéro. On a pu conclure dès lors que le « nouveau-né est à la naissance un organisme déjà capable de percevoir ».  Capable d’apprendre, de réagir, de se souvenir, ses capacités sont tellement aiguisées à la naissance que sa qualité de vie intra-utérine influence déjà sa vie future.

Les traces de la relation intra-utérine déjà établie avec sa mère
Le fœtus ayant déjà fait l’expérience de contentement (quand la mère vit une grossesse paisible) ou de tourment (par exemple, quand la mère est en deuil d’un autre enfant), l’enfant portera les traces de la relation intra-utérine déjà établie avec sa mère. Ce lien avec sa mère se développe lors de tous les stades de développement.

Les risques de malaises minent sa confiance en la vie
Ce lien sera renforcé ou évoquera des réactions d’anxiété ou d’angoisse. L’alcool, la drogue, l’inquiétude, la dépression augmenteront les risques de malaises minant ses possibilités futures et sa confiance en la vie. Invariablement, quand l’expérience in utero est globalement néfaste, le nouveau-né n’anticipera pas mieux du monde dans lequel il est projeté, celui-ci pouvant lui sembler hostile, voire même dangereux.

La capacité d'acquérir de l'estime de soi est compromise
Dans la petite enfance, tout enfant blessé dans son intégrité, méprisé, négligé, ignoré, humilié, rompu aux coups, aux privations dommageables, verra sa capacité, de s'épanouir, d'acquérir la confiance en soi, l'estime de soi, compromise. Or, comme le cerveau se construit entre 0 et 4 ans, il n’est pas rare qu’il garde les empreintes de ces traitements sans jamais se rendre compte que sa vie future est en péril.

Les répercussions sur l'enfant ayant subi la négligence et la violence
Les répercussions de la négligence et de la violence sont nombreuses. Logiquement, quand un enfant subit des mauvais traitements, par exemple, de la négligence, il devrait pouvoir être en colère contre celui qui le malmène. Il devrait avoir mal d'être ainsi traité. Or, l'enfant désire être aimé par son parent: il en est aussi dépendant. Dans cet état, il n'a pas d'autre choix que de supprimer sa douleur insupportable et de refouler ses sentiments. Étant donné sa dépendance, la réaction physiologique naturelle de fuite en cas de danger, lui est totalement interdite.

Les sentiments de colère refoulés sont enregistrés et emmagasinés
Dépendant, seul contre le pouvoir des adultes, il ira jusqu'en oublier le souvenir et pourra idéaliser ceux qui l’ont ignoré, bafoué, méprisé. Ainsi, plus tard, il n'aura plus aucun souvenir conscient de ce qu'on lui a fait. En parallèle, tous ses sentiments de colère, de tristesse, de détresse, d'impuissance, d'angoisse et de douleur refoulés seront durablement enregistrés.  Ce seront des stress emmagasinés. Les dépendances à l'alcool, au tabac, aux drogues, les troubles de l'alimentation, la dépression le guetteront.

Le transgénérationnel est à l’œuvre dans les relations familiales
Le transgénérationnel est fréquemment à l’œuvre dans les relations familiales. Certains, devenus parents à leur tour, se vengeront sur leur propres enfants. Sous le couvert de l'éducation, légitimée par la société, chaque occasion sera bonne pour déverser cette charge de haine et la violence marquera les liens familiaux.

L’incapacité de la figure maternelle à répondre à ses besoins
Une série d’études portant sur la transmission intergénérationnelle des patterns d’attachement ont démontré que le type d’attachement chez un parent au cours de la grossesse prédit de façon significative le pattern d’attachement de son bébé bien au-delà de l’âge de un an (Zeanah, 1996). Les résultats confirment les prévisions transgénérationnelles : l’enfant qui n’a pu bénéficier lors des premières années de sa vie d’une présence maternelle apte à favoriser l’apparition de liens d’attachement solides, (en raison de ruptures répétées ou de l’incapacité de la figure maternelle à être sensible à ses besoins, risque de devenir complètement détaché en se détournant peu à peu de la relation. Par contre, l’enfant ignoré pourra utiliser tout un stratagème pour tenter de s’attacher à son parent indifférent. Il en prendra soin, tentera d'être son consolateur, de combler ses besoins exprimés ou non pour se faire apprécier.

La répression des sentiments authentiques rend malade
La répression des sentiments authentiques rend malade. Ils sont réprimés par peur. Cette peur inconsciente ressentie par l'enfant peut l’accompagner toute sa vie s’il reste au stade du déni au lieu de la confronter.

Témoignage de Tanya :
« Longtemps, je me suis dit que je n’avais pas été battue, violée, donc, je n’avais pas le droit de me sentir aussi mal dans ma peau.
 Je n’ai pas de doute que ma mère m’aurait aimé si je n’avais débuté ma vie au moment où mon frère de deux ans s’est noyé. Malheureusement, mon père avait déjà quitté le domicile conjugal. Comme enfant de remplacement, je n’ai pas su faire ma véritable place et j’ai été déchue dans mon rôle, n’étant ni parfaite, ni mâle.
Ma mère se retrouva dans une situation quelque peu particulière, mono parentale et endeuillée. Mon mal-être a pris forme au travers de cauchemars et aux dires de ma mère de pleurs incessants jusqu’à mon entrée à l’école. Plus tard, je me suis repliée sur moi-même.
Je n’en veux pas à ma mère et je comprends que j’aie été une source de désarroi supplémentaire. Elle a réagi comme elle le pouvait. Mon revécu de l’accouchement maternel m’a laissé supposer que j’avais déjà la mort dans l’âme à ma naissance. Sans doute ais-je ressenti toute sa tristesse et je reconnais mon fond d’amertume profond qui ne m’a jamais quitté de ne pas l'avoir sentie près de moi, toute petite.
J’ai souvent eu le sentiment d’être bannie de ma famille, parce que différente. Je ne « fittais » pas dans ma famille. Petite dernière dans une famille de plusieurs beautés sans équivoque, délicate et souffre-douleur d’une famille qui me laisse peu de place, je suis sujette à beaucoup de moqueries. Je me sens laide, grosse, inadéquate et incompétente. Et puisque père et mère «m’abandonnent à mon sort », je m’abandonne aussi. Je ne me suis jamais lamenté sur mon sort, contrairement à mes sœurs qui se sont « mises en frais de trouver les meilleures façons de plaire » dès qu’elles se virent seuls avec notre mère.
Dans ma vie d'adulte, j’ai beaucoup utilisé la séduction et la sexualité pour me ramener au moment présent-Ici et MAINTENANT. Je me suis mutilée pour la même raison. Par la suite, je me suis condamnée moi-même. En m’accusant moi-même de ne pas être facile à aimer, je me protégeais doublement de la douleur.
Devenir honnête sur le plan émotionnel n’a pas été facile : reconnaître le manque d’amour et d’implication de mes parents à mon endroit me demandait d’accepter une chose que je trouvais difficile à m’admettre. L’impact a été grave, en particulier dans ma haine de moi-même. Elle a été très destructrice, parce qu’elle était refoulée et dirigée contre moi-même.
Ma démarche m’a permis de marquer une distance nécessaire entre mes parents et moi. J’ai même pu admettre que les défauts de réponse de ma mère à l’égard de mes besoins provenaient de ses propres défensesElle ne veut pas nous raconter sa vie avant nous mais je sais que je n’étais pas en cause. Sa généalogie pourrait apaiser certains démons de notre histoire familiale. Je me promets de faire une telle recherche pour éviter de léguer ces tares familiales à mes enfants. 
Toutefois, cette reconnaissance et cette compréhension m’ont grandement libérée des affects négatifs que je portais envers moi-même. Je travaille à devenir un bon parent pour moi-même. Ma session de méditation posturale corporelle m’a apaisé énormément en ce sens que j’aurais voulu tout faire parfaitement et je m’en voulais dès que je n’y arrivais pas. Je suis plus relaxe devant mes faiblesses.

L’enfant se bat pour surmonter cette épreuve
À la relecture de son témoignage, on peut deviner que cette petite a fait preuve d’ingéniosité, de courage, d’une capacité d’anticipation remarquable pour surmonter ses épreuves. Autrement dit, les conditions pénibles dans lesquelles elle a été projetée à la naissance lui ont permis de gagner en autonomie. Cet accomplissement de soi capte en lui-même l’attention tout en mettant en relief la cruauté initiale. Son récit de vie fait état des répercussions sur sa vie actuelle.

Les conséquences du climat émotif de la mère
"Une mère qui n'établit pas de contact affectif, soit parce qu'elle est déprimée, soit parce qu'elle est psychotique, soit parce qu'elle est sans désir met son enfant dans une situation de solitude absolue"

S’emparer des difficultés de la vie pour une seconde naissance
Devenir auteur de soi-même et responsable plutôt que d’accepter d’être condamnée à l’impuissance, sans moyens de réagir demande de ne pas s’apitoyer sur son sort, mais de confronter ce qui a laissé des traces sur soi.

Cette confrontation avec les faits s’avère souhaitable
De façon symbolique, cette confrontation avec les faits entourant la naissance de Tanya s’avère souhaitable et essentielle pour rompre avec les liens de dépendances infantiles. Quand les séquelles de ce malheur contaminent encore aujourd’hui les rapports dans lesquels trempent les membres de cette famille, faire face à la musique inclut de s’avouer des sentiments habituellement inavouables. Tout le corps y participe alors que ceux-ci sont exprimés d’une façon qui va bien au-delà du simple effet de style.  La remise en question par rapport à soi-même permet de faire face à ses propres vérités.

L’honnêteté émotionnelle pour faire tomber le mur du refoulement
L’honnêteté émotionnelle est capable de faire tomber le mur de refoulement et de la violence de l'abandon maternel. La douleur de ne pas avoir été aimé n'est qu'un sentiment, lequel serait moins destructeur s’il était dirigé contre la personne qui a causé cette douleur. Dirigé contre soi, le sentiment de valeur personnelle sera remis en question et l’auto-mutilation pourra en être le symptôme le plus évident, comme dans l’histoire de Tanya.  

Le "récit de vie émotionnel" pour traiter la personnalité
Traiter la personnalité pour avoir une action durable sur la conduite symptomatique requiert un doigté non-envahissant de l’intervenant lors du « récit de vie émotionnel » et la patience du client qui fait progressivement des liens importants entre son histoire familiale et sa vie contemporaine.

La continuité relationnelle restaure le sentiment de valeur personnelle
La continuité relationnelle aide à restaurer le sentiment de valeur personnelle et de réduire le sentiment de honte associé à ces conduites d’autodestruction.


(1) Grenier Louise Les violences de l'autre: faire parler les silences de son histoire, Édition Québecor, 2008.



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


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mercredi 2 juillet 2014

S'approprier son avenir redonne un élan de vie

S'approprier son avenir pour redonner du sens à sa vie
Il n’y a pas de solution facile pour s’approprier son avenir et redonner du sens à sa vie quand on y arrive plus. Chacun de nous est un être complexe et avant de bien se connaître, nous devons faire de nombreuses expériences. Lors du récit de vie, le processus de reconquête de soi comporte plusieurs étapes. 

Le témoignage de Mélanie illustre bien les étapes:
Au début, on se méfie de sa capacité à entrer dans ses émotions. À force de les refouler, de se barrer et de ravaler, on finit par ne plus savoir ce qu’on éprouve.
L’exaltation qui suit quand on y arrive est parfois suivie de colère de devoir être là à fournir cet effort. Viendra ensuite la peine ainsi que des vagues de souffrances, de résistances et d’espoir en alternance.
Des hauts et des bas…le processus de réappropriation de soi est suivi par une « période de négociation » ferme avec soi-même. Ma capacité à résoudre mes conflits intérieurs a été mise à rude épreuve. Qu’est-ce que j’étais prête à abandonner au risque de ne plus être capable de retourner à la vie que j’avais connue? Qu’étais-je prête à changer pour ne plus y retourner?
S’élever au-dessus de ma vie endommagée m’a permis de regarder en face les non-dits, les secrets gardés par la famille. C’était comme faire un voyage vers l’inconnu.
Pour vivre mes émotions sans en souffrir excessivement et pour cesser de m'anesthésier, je devais acquérir : la "grammaire émotionnelle". Le simple fait de les sentir là si près stimule une énergie créatrice porteuse de tous les projets que j’avais abandonnés.
Mais, comme dans tout, s’en est suivie une période de deuil pénible et remplie de tristesse. Quand j’ai réalisé la vie dont je me contentais, j’ai eu de la difficulté à l’assumer. La tristesse a fait partie de ce processus en même temps que de temps en temps, l’espoir de voir mes projets se réaliser. Sans elle, je me doute que tout ce travail n’aurait pas eu de sens. La douleur la plus vive à traverser pour devenir honnêtes sur le plan émotionnel, c'était de reconnaître que je n’avais pas été aimée quand j’en avais le plus besoin. C'était très, très difficile de ressentir cette douleur, d'accepter qu'il en soit ainsi. Toute ma vie, j’avais attendu qu'un jour mes parents changent et se mettent à m’aimer correctement.
Je suis contente de voir la progression de mon cheminement en participant aux différents ateliers de groupe qui m’ont permis de reprendre l'élan dont j'ai besoin pour continuer. Reprendre mon pouvoir personnel sur ma vie a passé par la dissipation de l’engourdissement dans lequel je me maintenais depuis des années avec mes troubles d’alimentation.
Se choisir est un geste très intime, parfois insécurisant, parce qu’il oblige à se faire confiance.

La peur de la perte de contrôle
Certaines personnes craignent de perdre le contrôle si elles échappent des émotions. Parfois, elles savent ce qu’elle devrait ressentir, mais n’en font pas l’expérience s’en étant complètement dissociée. Certains pour supprimer leur douleur insupportable refouleront leurs sentiments jusqu'en oublier le souvenir du traumatisme et d'idéaliser ses agresseurs.

L'organisme enregistre ses sentiments et émotions refoulés
Le cerveau, dans son refus, tourne en boucle pour faire face au choc. Ainsi, plus tard, il n'aura plus aucun souvenir conscient de ce qu'on lui a fait. Mais en parallèle, l'organisme corporel enregistre et emmagasine tous ces sentiments de colère, de tristesse, de détresse, d'impuissance, d'angoisse et de douleur refoulés, de honte.

La haine qu'on retourne sur soi
Ces émotions et ces sentiments se stockent durablement, comme dans des réservoirs, et plus tard, chaque occasion sera bonne pour se déverser. Le temps de se charger de haine envers les autres ou de le tourner contre soi-même par les dépendances à l'alcool, au tabac, à la drogue, les troubles de l'alimentation, la dépression...tous des obstacles au bien-être.

Mélanie poursuit son témoignage :
Je présente rapidement mon parcours. À partir de mes 13 ans, mon rapport à la nourriture est devenu malsain. Je me croyais laide, je voulais perdre du poids, alors, je cachais des barres de chocolat, des gâteaux et des noix dans ma chambre pour les manger dans la nuit. J'étais extrêmement complexée, ma mère me disait que j'étais ronde, l'ambiance entre mes sœurs et moi était extrêmement oppressante, mais je faisais semblant d'aller très bien.
Ma confiance en moi et mon estime de moi a toujours été très basse. Ma première année au secondaire a fini de me faire perdre le peu de confiance et d'estime de moi que j'avais. Au début, j'ai espéré que quelqu'un remarquerait mon comportement d'autodestruction. Pendant sept mois, je ne mangeais qu'une tomate tous les deux jours, avant de tomber dans la boulimie non-vomitive, couplée à une dépression sévère.
Mon année s'est déroulée plus ou moins bien, j'ai finalement perdu le poids que j'avais pris, je commençais doucement à aller mieux.
Les années suivantes, je me suis mise à bosser d'arrache-pied, d'autant que je convoitais d'être accepté en sciences infirmières. Quand je ne travaillais pas, j'allais courir… 12 kms par jour… tous les jours. Je faisais des crises, j'étais obsédée pendant mes examens par ce que j'allais manger, ce que je ne pouvais pas manger, bref, dans une terreur absolue en tout temps. J'arrivais à peu près à tenir jusqu'au moment où je me suis totalement écroulée. J'ai demandé de me faire hospitaliser. Je n'arrivais plus à aller en cours, j'étais trop mal. J'ai donc arrêté. J'ai commencé un suivi diététique; un groupe de parole dans un récit autobiographique au Centre Au nom de la santé m'a beaucoup apporté. Cette hospitalisation m'a permis de me recentrer.
Après 3 1/2 ans, je m'en suis sortie. J'ai reçu d'excellents services au Centre Au Nom de la Santé. On m’a pris là où j’en étais dans mon cheminement de vie et on m’a aidé à refaire mes fondations en développant mon estime de moi-même. La sensation de vide intérieur s’est apaisée.

Rester au stade du déni nuit à sa maturité 
La peur inconsciente que ressent l'enfant confronté à des parents perturbés peut l’accompagner toute sa vie s’il reste au stade du déni pour refuser de se confronter à elle.

Prendre du recul demande une détermination 
Chaque étape comporte ses difficultés particulières, ses remous émotionnels. Prendre du recul par rapport à son ancienne vie demande détermination et le non-attachement aux mauvais plis de l’égo. À ce stade, si le changement n’est pas conçu comme un processus positif, on se laisse parfois tomber.

Raviver ses rêves enfouis suite à la mise à jour
Le fait de continuer amène aux confins de l’égo et c’est le début pour raviver ses rêves enfouis…sur les relations importantes…la santé et le bien-être…la mise en mots…la cohérence de son histoire afin de dénouer l'inconscient pour faire éclore sa personnalité.

Le passé est rempli d'un fourbi de ce que l’on a acheté des autres
Certaines personnes sur le point de réaliser de grands changements se disent que leurs rêves ne sont pas importants, insistant sur leur besoin d’être sensé et raisonnable. Ces vieilles idées font partie de la rencontre avec leur vieux MOI. Les opinions des vieux complexes ne sont pas la vérité; il représente habituellement un fourbi de tout ce que l’on a acheté des autres.

La reconquête de soi pour débloquer tous les domaines de sa vie 
La reconquête de soi permet de ne pas rester bloqué dans aucun domaine de sa vie. Le fil conducteur de toute démarche est de retrouver l’interprétation des événements qui font obstacle à la capacité de s’épanouir, autant pour retrouver sa confiance en soi que son estime de soi.

La répression des sentiments rend malades
La répression des sentiments authentiques rend malades. Habituellement, nous les réprimons par peur. Malgré tout, contrairement aux enfants, les adultes affranchis de leur famille peuvent se débarrasser de cette illusion, pour le bien de leur santé et de leurs enfants. Ceux qui veulent vraiment connaître leur vérité en sont capables.

La haine dirigée contre soi est destructrice
La douleur de ne pas avoir été aimé n'est qu'un sentiment, un sentiment parfois destructeur quand il est dirigé contre soi-même. La haine dirigée envers soi-même peut être très destructrice pour soi-même et pour les autres quand elle est refoulée.


La "rencontre" avec son histoire et soi contribue à la guérison
Le but de "se rencontrer" dans le récit de vie émotionnel est de guérir. Guérir des autres demande de faire le deuil des attentes pour l'amour tel qu'il aurait dû être; cela veut également dire de rediriger ses attentes tout en devenant de plus en plus conscient de son corps pour lui donner douceur et plaisir. C'est un travail ardu de changer ses attentes et de s'approprier la responsabilité de se "donner à soi" plutôt que de donner encore et toujours à l'autre.

Mettre à jour ses conflits augmente la santé
Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés: la santé émotionnelle et la santé physique en bénéficient. Il gère mieux ses stress pour la suite.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


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vendredi 13 juin 2014

Redevenir auteur de soi-même et responsable de ses choix

Un héritage vient à la naissance
Naître donne automatiquement droit à un héritage. Celui-ci comprend non seulement la couleur des yeux, mais aussi des aspects aussi intangibles que le tempérament et encore plus importants, une histoire familiale. L'héritage est quelque chose qui est légué par un autre. Dans le cas des parents qui nous font un lègue, celui-ci peut être "tangible ou intangible" et aura comme conséquence un effet durable sur notre vie.

L'héritage émotionnel de la mère 
Dans l'intangible, quand on est une fille, habituellement, on hérite un « héritage émotionnel de la mère ». Par identification,  ce sera le comportement de la mère, ses attitudes, ses croyances, ses habitudes, ses suppositions et ses réactions face aux personnes et aux événements importants de sa vie. Ceux-ci  s’enracinent au fil du temps, du moins jusqu'à ce qu'ils soient éclaircis, parlés, repensés.

Le rang dans la famille
Quand on naît dans une famille, on est aussi dans un rang à moins d’être un enfant unique. Ceci implique beaucoup plus qu’il n’y paraît. «Le rang de naissance constitue l’un des facteurs les plus importants dans le développement de la personnalité». (Marion Balla, éducatrice et thérapeute à Ottawa). Selon les experts, plusieurs facteurs peuvent entraver les effets liés au rang de naissance.

La séparation des parents est un drame pour un enfant
Par exemple, les circonstances de chaque famille influeront sur les événements qui pourraient marquer un enfant. Par essence, la séparation des parents est un drame pour tout enfant.  La continuité des soins et la stabilité de l'environnement sont souvent marquées par des conflits entre les deux parents, lesquels n’échapperont pas à l’enfant qui exprimera sa souffrance, ses besoins insatisfaits et son mal-être.

Le petit envahi d’un véritable tourment d’abandon
Submergé par sa propre souffrance et la détresse d’un deuil à faire pour lui-même, le parent laissé derrière n’arrive plus à s’intéresser à son enfant. Se sentant délaissé, le petit être qui a tellement besoin de sa présence et de son attention, se sent envahi d’un véritable tourment d’abandon. C'est un stress qu'il transporte dans son être entier. L'empreinte profonde de cet abandon, qu’il soit volontaire ou inconscient, laissera des traces de rupture ou même de décalage face à ce parent abandonnique. La dépendance affective en sera la pointe de l'iceberg.

L'enfant désespéré devient un petit être impuissant
Le départ causera une angoisse profonde qui se manifestera parfois par des pleurs, des protestations évidentes et une agitation extrême. L'enfant désespéré devient un petit être impuissant. Le sentiment d’abandon qui en découle invite à des réponses singulières: repli sur soi, perte d’appétit, dépression, pleurs, conduites d’anxiété, agressivité, automutilation.

Les répercussions du sentiment d’abandon
Mais si de surcroît, l’enfant-fille sent le désinvestissement de l’autre parent, ce sentiment d’abandon s’accompagnera de sentiments d’injustice, d’impuissance ou d’insécurité. Les répercussions iront de difficultés relationnelles, voire d'épisodes dépressifs répétés jusqu’à l’âge adulte.

La solitude caractérise le sentiment d’abandon
Cette solitude, lorsqu’elle est mal vécue, c’est-à-dire, lorsqu’elle est subit comme une injustice ou accompagnée d’une sensation de trahison, semble bien caractériser le sentiment d’abandon. Se sentir isolé peut découler d’un abandon réel dans le présent ou d’un abandon passé qui vient enduire l’actuel présent de toute la puissance des troubles qui lui sont rapprochés dans la mémoire.

Des programmes de survie seront mis en place
Occasionnellement, cela permettra de se différencier, de s’émanciper, et donc d’être une source de juste considération. Pour une autre, la problématique familiale plongera l’enfant dans l’abattement ou le désarroi. Soumission, révolte, pour persévérer malgré l’intolérable, l’enfant inventera toutes sortes de « programmes de survie » : repli anorexique, appel à la fusion, silence, insomnie, ou tendance à l’hyperactivité et à la plainte comme s’il fallait se faire comprendre à tout prix et ne pas se laisser oublier. 

La famille est supposée être source de sécurité
La vulnérabilité de l’enfant à des difficultés affectives se produit dans un environnement familial où les besoins de sécurité et d’acceptation de l’enfant ne sont pas satisfaits.

Un fonctionnement familial perturbé révèle un manque de cohésion
S’ajoute à celui-ci, un fonctionnement familial perturbé révélant un manque de cohésion, des conflits interpersonnels, des attitudes éducatives hostiles envers l’enfant, des pratiques parentales dominatrices, des critiques fréquentes, peu d’implication des pères, prédit l’augmentation et la persistance des symptômes dépressifs ou le début des troubles dépressifs chez les enfants et les adolescents.

Le sentiment d’abandon est lié à une expérience douloureuse
Dans l’intime, dans l’histoire personnelle de la personne adulte, le sentiment d’abandon prend sa dimension en générant parfois la violence, la colère, la révolte, le défi pour provoquer, ou, à l’opposé, la retraite, la soumission, l’inhibition. Le sentiment d’abandon est habituellement lié à une expérience douloureuse dont on n’a pas fait le deuil.

Les expériences refoulées pour ne pas ressentir le manque à surmonter
Les souvenirs persévèrent en arrière-plan. Les expériences refoulées sont parfois projetées sur les autres pour éviter de parler de soi et pour ne pas ressentir le grand manque qui est à surmonter. D’autres prendront le parti de « se blinder » et devenir « méchant » pour résister à ce qui fut ressenti comme une agression ou une dépossession de soi.

Tous les mouvements de colère, d’obstination, et toute autre conduite excessive viennent tenter de combattre le sentiment d’inexistence que lui communique son parent par ses « absences ».

Le sentiment d’abandon refoulé agit comme une emprise
Le souvenir d’un abandon mal vécu, non surmonté ou refoulé dans la petite enfance a des répercussions à l’âge adulte. La manifestation d’une dépendance extrême invite à se livrer à toutes sortes de concessions dévalorisantes, sous la contrainte des menaces intériorisées que lui ont fait subir l’angoisse.

L’abandon fait craindre l’engagement
À l’inverse, la même expérience d’abandon peut l’inciter, au niveau inconscient, à ne pas s’engager, sous l’emprise de la peur de revivre ce drame. Ne voulant dépendre de personne, ce sera sa façon d’éviter l’abandon, mais aussi fréquemment toute relation à l’autre.

Des conduites excessives de protection
Par souci de protection, en défense par rapport à son vécu, il pourra s’engager dans des conduites excessives de protection. Ainsi une maman prise par les angoisses de l’abandon réel dont elle, petite fille, aura été soumise choisira, à son corps défendant, de ne jamais s’opposer à son petit.

Les interprétations d’événements se font à la lumière du passé
Réactualisé à l’occasion d’un événement déclencheur, il ranime une sensation que l’on aura connue lors d’un événement angoissant. Les interprétations d’événements présents se font souvent à la lumière du passé. Notre vision du présent est influencée par la mémoire de souvenirs qui nous auront plongés dans le noir de l’oubli et qui en se réactivant nous plonge à nouveau dans le désespoir.

Les réminiscences provoquent un état de tension
Craintes, appréhension, désarroi, vestiges du passé sont ressuscités. L’expérience qui se rejoue devant nous provoque un état de tension bien réel. Cette émotion non-anticipée influence les perceptions à tel point de nous faire croire par le biais de notre sensibilité à notre calvaire renouvelé.

Revivre le passé pour l’accepter et le dépasser
L’individu conserve une empreinte inconsciente qui s’extériorisera à son insu par des conséquences inattendues dans ses relations. Ce qui a été ressenti et subi est bien réel pour celui qui l’a vécu. La souffrance émotionnelle peut s’amplifier si un déni s’y oppose. Malheureusement, la nécessité de cette souffrance s’enracinera comme pour prouver  qu’elle doit être reconnue. Pourtant, elle peut être source de création et une occasion de maturer.

L’intégration, la pierre d’assise de la thérapie du tunnel
En dressant un pont entre le passé et l’avenir, le deuil des attentes fera fructifier l’espoir : en permettant l’expression, soit dans un groupe de parole, soit dans une démarche individuelle, l’articulation de l’expérience induira une maturité souhaitée. L’événement original devrait pouvoir, avec le temps, être traduit de façon positive. Le récit de vie est ciblé: question de l’assimiler, celui qui l’intègre dans son histoire personnelle s’enrichira en redonnant du sens à son expérience. 

La santé émotionnelle s’améliore
La prise de conscience aura lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs au lieu de les nier ou de les refouler…d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress actif dans le système nerveux de se dissoudre. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

lundi 26 mai 2014

L'injustice vécue comme une violence

La résilience des enfants
Les enfants sont à la fois plus fragiles et plus résilients que l'on pense. Mais il faut bien avouer que, sans le cerveau qui prend la relève quand les obstacles se révèlent trop pénibles, on ne parlerait pas de résilience et on parlerait de vies qui tournent parfois au drame. Il n'en reste pas moins qu'un enfant qui vit l'injustice  familiale vivra les répercussions de l'injustice comme une violence dans sa vie d’adulte, souvent avec une sensibilité plus grande que la moyenne.
L'injustice parentale
L’injustice génère la comparaison à la base de la convoitise dans la fratrie (Bourbeau, 2000) et va entraîner deux formes de violence. La première, une violence passive dirigée contre soi sera construite sur la dépréciation et la dévalorisation de soi qui sont des façons de refuser d’affronter la vie avec ce que l’on a et ce que l’on est.

Une compétition pour recevoir de l’amour
L’autre forme est une violence active dirigée contre l’extérieur. La rivalité de l’enfance va consister à tenter de s’approprier ce que possède l’autre ou à l’empêcher d’en jouir, à le nier, en le culpabilisant, en tentant de prouver par tous les moyens qu’il est le meilleur ou celui qui est le plus digne de recevoir de l’amour. Quoique malsain, cela permet de survivre tant bien que mal.

Les besoins particuliers de l'enfant
Peu de facteurs compensatoires ou de ressources peuvent compenser pour les méthodes de parentage inappropriées. Même quand les interactions sont positives entre les membres de la famille et qu'il existe un réseau de soutien social, ils ne peuvent prendre en charge les besoins particuliers de l'enfant: son stade de développement, ses sensibilités propres, ses besoins spéciaux, les difficultés de son tempérament, sa santé physique ou ses problèmes d'apprentissage. L'enfant devra faire face seul à sa situation.

Témoignage de Liliane
Liliane a vécu l'injustice dans sa famille. Elle confie:
 "Ma mère a toujours préféré ma soeur. Aujourd'hui, quand je lui (mère) en parle, elle me dit que je suis responsable de ne pas avoir été aimée: d'une part, parce que j'étais souvent malade et aussi parce que, selon elle, j'avais du caractère. Je suis donc coupable de n'avoir pas su me faire aimer.
J'ai de la difficulté à entendre cela, je me sens repoussée. Pendant des années, j'ai fait celle qui s'en balançait, mais avec l'âge, la peine a gagné une place importante dans mon coeur. De savoir que ma mère ne me trouvait pas aimable me galvanise: je suis en colère, mais encore plus, je me sens affaiblie par un sentiment de peine immense. Je me demande aujourd'hui si mes actions dans mon travail et dans ma vie courante ont été motivées pour recevoir de l'amour. Je ne trouve pas de réponse, mais cela me pose question".

L’enfant s’engage dans une quête d’amour
Chaque enfant s’engage dans une quête d’amour avec la certitude qu’il sera accueilli et aimé par ses parents. Pourtant, Liliane ne s’est pas sentie aimée pour ce qu'elle était. Pour toutes sortes de raisons connues et inconnues (carences personnelles, blessures d’estime, fatigue, maladies), ses parents n’ont pas répondu à sa faim d’amour.


Le sentiment d'abandon
L’expression d’une souffrance liée au sentiment d’abandon dans la relation à l’autre suite à une injustice familiale se traduit souvent par des manifestations de repli sur soi, de dépression, de conduites d’anxiété, d’agressivité, voire même d’automutilation.


Une stratégie contraignante
Dans une tentative pour s’adapter, elle a vite pris le parti de se faire aimer pour ce qu'elle faisait, s'en demandant toujours davantage, en développant un perfectionnisme qui impose de ne jamais se tromper, de tout faire à la perfection, ne sachant mettre des limites par peur de ne plus être aimée. Cette stratégie contraignante a pour but de la protéger de l’effet toxique de l’insuffisance de liens d’amour et de tendresse avec ses parents tout en s’assurant au moins leur présence physique par des somatisations fréquentes.

Colérique pour se défendre, elle finit par en faire trop. Seulement quand elle tombe gravement malade peut-elle négocier ses engagements. Que de deuils à affronter, que d'espoirs déçus!

Il est malheureux que ce soient souvent les personnes significatives dans la vie d'un enfant qui lui infligent les blessures les plus dommageables. Les parents font de leur mieux, mais ils viennent eux aussi avec un bagage de blessures qui est souvent transmis à travers leurs méthodes d'éducation. L'autre facteur influençant le point de vue des enfants adultes blessés est qu'en tant qu'enfants, ils ramènent facilement à eux les raisons de l'injustice, le rejet, la violence, etc...



Témoignage de Sandrine 

A l'aube de la trentaine, j'ai décidé de suivre une démarche, et je m'y tiens depuis un an. Je manquais de repères dans ma relation de couple. Je me sentais toujours au banc des accusés comme dans ma famille d’origine. Dans mes rêves d’enfant, on me poursuivait pour ma méchanceté et dans ma vie de couple, j’étais toujours « la méchante ».

Les démons du passé venaient perturber ma vie de couple. Je n'étais pas en paix avec moi-même, la colère avait beaucoup d’emprise sur moi. Je me défendais de tout et je croyais qu’on ne me respectait pas. Ça créait des tensions entre mon mari et moi.

Après quelques mois, je me suis sentie beaucoup mieux. Ce besoin d'introspection a été tout à fait bénéfique. Lorraine me recommandait de faire de la méditation pour maintenir mes bonnes habitudes, mais j’ai la tête dure. Je m’y suis mise en janvier cette année. Effectivement, je me sens plus sereine, beaucoup plus épanouie dans ma vie de femme et de mère. Je travaille sur moi : je suis moins exigeante et un suivi régulier me donne des outils pratiques.


Prendre sa responsabilité
Se connaître mieux permet d'appréhender les choses de la vie avec lucidité et de prendre davantage sa responsabilité. Et plus on parvient à déterminer ce dont on a plus envie, dans le plus grand respect de soi, plus on l’accorde aussi aux autres. L'approche narrative du récit de vie permet un regard à distance sur les événements.


Témoignage d’Arielle

Mes parents sont deux bonnes personnes avec de belles valeurs. Je me compte chanceuse d'être née d'eux.

Ceci dit, l'injustice dans ma famille m'a fait très mal. Je suis la plus jeune d'une famille de trois enfants. Mes parents se sont séparés quand j'étais très jeune et j’ai vite versé dans la somatisation pour avoir de l’attention.

Mon frère, le seul garçon, a toujours été considéré comme la 7e merveille du monde, tant du côté de ma mère que de mon père. Tout lui souriait. Ma soeur, elle, exigeait l'attention avec ses comportements exagérés et son indépendance. Moi, la petite dernière, je devais suivre et être tranquille. J'étais "pas de trouble". J'étais une enfant docile, ne pouvant rivaliser ni avec l'un ni avec l'autre.

À part quand j’étais malade, je disparaissais facilement, tentant d'avoir l'attention en étant fine, mais quand j'ai commencé ma démarche, je me suis sentie vide et pas correcte. Peut-on se sentir si blessée de ne pas sentir l'amour des autres?

D'une part, lorsque j'avais tenté de le dire à ma mère, elle se sentait accusée et elle se forçait pour valider ce qu'elle avait fait comme mère. On aurait dit que je lui en demandais trop. Quant à mon père, je ne pensais pas pouvoir lui en parler. Il me dirait d'aller faire plus de sport! Ma passivité a toujours semblé l'accommoder si bien que ce n'est pas quelque chose dont je puisse lui parler. Dans ma famille, on ne me reconnaissait pas; c'est ça, la grande injustice. Ma responsabilité, c'est de ne pas savoir demander du temps d'antenne: quand je le fais, je sens l'impatience et je me ferme.  

Après trois mois en récit de vie, je me sens plus assurée. J'exprime plus mes besoins et mon point de vue sans me démonter, sans me replier sur moi-même. Je ne me lâche plus comme avant, et si on m'aime moins pour ça, je demeure plus autonome dans mes sentiments.

Ma mère n'aime toujours pas que je lui parle de mon enfance, mais au moins, c'est dit. Je crois que ma mère en est malheureuse, mais le "paraître" est plus important que la communication vraie avec ses enfants. C'est nous qui devons la rassurer. Contrairement à mon frère, moi, je n'attends plus que mes parents changent. Ça fait du bien, mon coeur est plus léger et je profite plus de ma vie.

Je suis contente d'avoir fait ma démarche, les choses sont plus claires pour moi, merci!


Injustices/violence et clivage
L’injustice dirigée sur un enfant lors de situations familiales cause parfois un traumatisme émotif qui peut nuire à la faculté à se sentir en sécurité dans son environnement. L'individu peut avoir vécu un seul événement d’injustice et en être profondément affecté.
Impacts de l'utilisation excessive de la critique et du harcèlement verbal
Quand les parents appellent leurs enfants par toute sorte de noms, l’enfant peut se sentir rejeté. L'utilisation excessive de la critique et du harcèlement verbal, l'utilisation de techniques disciplinaires inacceptables, l'absence d'affection physique ou verbale envers les enfants, l'absence de stimulation appropriée au développement des possibilités de l'enfant, l'exposition à la violence familiale et d'autres expériences semblables causés par les personnes s'occupant de l'enfant laissent des traces sur l’estime de soi. 


Témoignage de Chantal

Chez nous, les méthodes d'éducation des enfants violaient plusieurs de nos besoins fondamentaux. On se faisait crier après, insulter, et menacer pour toutes sortes de raison. C’était des actes non physiques envers les enfants qui ne laissaient aucune marque visible, mais qui ont causé des dommages sérieux.

Quand j’ai fait mes classes de pédiatrie, je me suis rendue compte que mes parents  utilisaient des méthodes de parentage proche de la violence psychologique. Dès l’âge de 4 ans, pour contrôler nos comportements, notre père nous punissait en nous enfermant dans une penderie la nuit. Ça durait des heures. J’avais tellement peur de lui. Je me souviens de cauchemars qui me remplissaient d’effroi. Ma sœur, elle, se réfugiait aux pieds du lit de mes parents qui la laissaient par terre comme si de rien n’était. Personne ne reparlait de ces événements.

Mon plus jeune frère a fait des psychoses à partir de ses treize ans. Vous imaginez la honte dans une famille dont le père a un standing particulier. Nous n’avions, aucun de nous, le bon profil pour nos parents qui voulaient des enfants aussi parfaits qu’eux.

Ma démarche m’a soulagée, j’ai laissé aller un grand poids. La validation de mon histoire m’a grandement soulagée. Ce qui m’a le plus aidée, c’est d’être crue. Je n’ai qu’un désir, que mon frère et ma soeur fassent une telle démarche.  

Injustices/violence et clivage
L’injustice dirigée sur un enfant lors de situations familiales cause parfois un traumatisme émotif qui peut nuire à la faculté à se sentir en sécurité dans son environnement. L'individu peut avoir vécu un seul événement d’injustice et en être profondément affecté.

Impacts de l'utilisation excessive de la critique et du harcèlement verbal
Quand les parents appellent leurs enfants par toute sorte de noms, l’enfant peut se sentir rejeté. L'utilisation excessive de la critique et du harcèlement verbal, l'utilisation de techniques disciplinaires inacceptables, l'absence d'affection physique ou verbale envers les enfants, l'absence de stimulation appropriée au développement des possibilités de l'enfant, l'exposition à la violence familiale et d'autres expériences semblables causés "par les personnes s'occupant de l'enfant laissent des traces sur l’estime de soi. 


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.