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mardi 18 septembre 2012

Le subconscient et sa magie

"PARMI TOUS LES GENS QUE VOUS CONNAÎTREZ AU COURS DE VOTRE VIE, VOUS ÊTES LA SEULE PERSONNE QUE JAMAIS VOUS NE QUITTEREZ OU PERDREZ" (Jo Courdet)


Faire les deuils nécessaires
Apparemment liés à la mémoire infantile, les deuils provoquent une brèche dans le mur de protection et cela déclenche la dépression, l'insomnie ou des comportements auto-destructeurs. Une jeune cliente de 15 ans se revoit dans des scènes d’abandon affectif; elle comprend que la difficulté à faire son deuil est en lien avec ces événements.

Depuis le début de ma pratique en thérapie du tunnel, je constate que la plupart des personnes qui viennent me consulter n'ont pas fait les deuils nécessaires pour promouvoir une vie libre, sans remords, sans regrets, sans la naïveté de superstitions qui les maintiennent dans la peur.

Le subconscient est le maître d’œuvre de la thérapie du tunnel
Le maître d’oeuvre de la démarche de la thérapie du tunnel est le subconscient dont a d’abord parlé Janet. Le subconscient est comme une balance. Sur l’un des plateaux viennent s’accumuler les souvenirs positifs, tandis que le poids des expériences négatives repose sur le second. Le côté le plus lourd nous indique notre perception de la vie et de nous-même. 

Le « récit de vie émotionnel» (1) et la thérapie du tunnel 
Le « récit de vie émotionnel» (1) et la thérapie du tunnel permettent de faire face, de manière non menaçante, aux événements et aux émotions non-intégrées. En le faisant, cela leur donne un sens nouveau.
  
La recherche de sens
Lorsque les émotions liées aux situations sont intégrées à sa personnalité, l’individu peut se réorienter avec une nouvelle signification qui fait sens pour le reste de sa vie. Dans l’acte thérapeutique, la recherche du sens donné à ce qui est derrière soi et la nouvelle signification sont attribuables à une intégration active du matériel visité.

Les masques que nous portons
Il est évidemment plus facile de partir à la découverte de soi en l’abordant de l’extérieur. Chacun de nous a plus ou moins à sa portée consciente quelques masques pour son moi social, mais il est à peu près certain que ces visages multiples, qui fournissent quelques indices sur la réalité extérieure de l’individu, ne révèlent rien de ce qui sert à pénétrer sous la surface des choses. La distance entre le moi intérieur et son reflet extérieur est parfois si grande que l’individu se méconnaît à plusieurs égards. 

Le clivage empêche l'épanouissement
Les profondes lézardes sont créées par le subconscient pour prendre le relais quand l’individu est dépassé mais elles empêchent l’épanouissement. C’est dire que le subconscient prend à charge les informations qui sont perçues dangereuses pour la survie de l’individu dans un dossier quasi-hermétique. Le matériel est toujours là, il est seulement inaccessible pour un temps.

Le subconscient protège le matériel sensible     
S’il en est ainsi, c’est que le subconscient a bien fait son travail. Dans sa logique, s’il protège l’individu, c’est que le matériel qui pourrait être ramené à la conscience pourrait lui nuire. Il garde donc sous clé ces informations pour permettre à l’individu de survivre et à développer les ressources nécessaires pour continuer à survivre. Une personne qui offre une telle dissonance ne se connaît pas vraiment.

Les conséquences d'un événement non-intégré
S’il n’en était que ça! La vie qui caractérise un être qui souffre des séquelles d’un drame ancien, comme la perte d’un être aimé, d’un viol ou d’un intense sentiment d’insécurité quand on a pas été choisi, le hante parfois d’une manière non-tangible. Les conséquences sont multiples et on ne peut les anticiper pour les prévenir. Ces genres de problèmes finissent par l’enfermer dans un rôle imposé par lui-même ou par les autres. Le développement de sa personnalité peut être gravement atteint. Ainsi ligoté, l’individu perd une grande partie de ses possibilités pour acquérir de l’expérience et pour se développer de façon optimale.

La souffrance signale de se débarrasser de ses défenses
La souffrance qui suinte, soit de temps en temps ou de façon continue, indique que le temps est venu de se débarrasser des défenses qui nuisent à l’obtention de relations vivantes et saines et de tout autre objectif que l’individu veut atteindre. Pour découvrir son moi véritable, il devra oser ouvrir le dossier « subconscient » qui en a gardé une trace, soit dans les comportements aliénants, soit par des malaises physiques.

Confronter ses souvenirs pour les intégrer les neutralise
Revivre ces événements douloureux pour les intégrer à sa personnalité va permettre de confronter des souvenirs pour les rendre moins dommageables ou les neutraliser en les dégageant du Soi par une intégration à la personnalité. 

L'endurance continue de faire mal
L’être humain est très endurant: plutôt que de se soumettre à une expérience de thérapie qui assainirait le corps et libérerait l’âme, il opte parfois pour un statu quo souffrant.

Remettre en marche le système émotionnel
L’objectif du travail en thérapie du tunnel est de permettre de ressentir toutes les émotions liées à des événements traumatisants ou significatifs et de remettre en marche le système émotionnel, figé, pour ainsi dire, à un moment où, plus jeune, il ne pouvait analyser adéquatement ce qui lui arrivait. Devenu un mode de fonctionnement, l'adulte en arrive à ne pouvoir se départir de comportements ou de défenses mises en place pour éviter le rappel de ces événements. 

La thérapie du tunnel
La thérapie du tunnel consiste à intégrer les émotions et à réviser les décisions prises pour éviter la souffrance pour finalement s'en dégager.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.





samedi 14 juillet 2012

La violence se donne bonne mine!

La violence est souvent banalisée
Chaque fois que quelqu'un me confie son malaise face à la violence vécue quotidiennement dans son couple ou sa famille (s'il/elle est adulte, bien entendu), je pense au travail à faire pour aller au-delà de la banalisation et de la justification. Pierre a pris le chemin du "pardon" et du "rétablissement" après avoir revécu sa détresse. L'amour pour sa conjointe et sa famille a fait le reste. 

Les conséquences de la violence 
Des périodes de peur et des attaques de panique se manifestent. Les différents symptômes, tels les cauchemars, des palpitations cardiaques, des nausées, des engourdissements et des étourdissements exposent l’individu à aggraver sa santé physique et psychique.


La loi du silence


TÉMOIGNAGE
Pierre D. écrit:
Avant de me mettre à l'écriture, j'en suis venu à me dire que d'écrire ce témoignage me permettrait de mesurer le chemin parcouru depuis la fin de ma thérapie.

Depuis mon enfance, je luttais contre des accès de colère qui m'ont fait perdre le contrôle, souvent; parfois, je rageais. Mes dents sont usées juste de les serrer, surtout la nuit.


En vieillissant, je me suis rendu compte que mon éloquence verbale pouvait servir deux causes: celle de m'exprimer avec précision, mais aussi celle de créer des situations particulières avec mes proches. Bien sûr, la culpabilité, jamais très loin derrière moi, me faisait me transformer du lion à la douce brebis pour me reprendre, mais pour tout l'or au monde, je ne me serais excusé à mes enfants ou à mon épouse. C'eût été trop humiliant parce que trop fréquent!


Ce n'est pas pour me justifier, mais j'ai appris à la bonne école. Quand j'étais petit, mon père était mon héros: s'il narguait ma mère, je lui donnais raison. Avec le recul de l'adolescence, j'avais commencé à réaliser que, quand mon père reprenait ma mère ou qu'il la sermonnait et la dénigrait devant nous, il n'avait pas toujours raison et surtout, il n'avait pas le droit. C'était son mode de communication avec nous aussi, et moi qui n'en connaissait pas d'autre, je l'ai repris à mon compte. Lorsque j'ai quitté le domicile parental à 17 ans, je ne savais pas que je transportais le modèle de communication paternel.


Mon père avait un vocabulaire bien particulier; je me suis entendu dire les mêmes paroles pour des "conneries" envoyées à ma femme et à mes enfants. Je n'en suis pas fier. Quand je songe à la cruauté de mes commentaires et à la souffrance que j'ai causée, j'ai mal. Le pardon ne m'est pas facile. J'étais capable de clamer mon innocence quand je ridiculisais un membre de ma famille en disant que c'était une farce et que le visé devrait développer son sens de la dérision. Je me faisais accroire que je pratiquais ma liberté d'expression alors que cela parlait plutôt de mon impulsivité.


Il fallait que je m'en sorte. Ma femme pensait me quitter, mon plus jeune allait bientôt partir pour le collège. Je suis dur à convaincre, mais j'ai choisi la thérapie du tunnel parce que je croyais que ça irait plus vite et aussi parce que c'était dans ma région.


Les scènes revisitées m'ont fait pleurer. J'ai eu envie de quitter la thérapie, mais j'avais trop à perdre. La violence de mon enfance m'a marquée, c'est indéniable. Je me suis revu et senti caché derrière le divan du salon pendant que ma mère tentait de se défendre. J'en ai voulu à mon père pour ses comportements violents, j'en ai aussi voulu à ma mère pour s'être laissée traiter comme ça. J'ai compris qu'à l'origine, mes accès de colère étaient  des décharges qui ne sortaient pas sainement, ni à l'époque, ni juste avant ma thérapie.

De décharges physiques en décharges émotives, je fis l'expérience directe de  l'impact des mots utilisés par mon père et je devins plus conscient de ceux que j'employais suite à mes sessions de thérapie. Puis, un jour, je suis entré en résonance avec des désirs enfouis, l'un d'eux, le désir d'amener ma femme dans l'aventure d'un voyage. C'était tombé dans l'oubli avec "la vie, la vie". J'ai alors commencé à lui en parler: pour moi, c'était nous donner une deuxième chance et ça me donnait l'occasion de pratiquer une communication plus saine, plus vraie. Elle était réticente et je la comprenais; comment aurait-elle pu me faire confiance? Il m'était maintenant facile d'imaginer le raisonnement qu'elle n'osait me partager. Les victimes de violence psychologique deviennent adroites pour éviter d'être pris dans "l'oeil du dragon". Je crois que ma femme en était venue à se demander si elle était en fait responsable des conflits entre nous. Pendant des années, je lui avais fait valoir que j'étais l'incompris.


Ventiler me permettait auparavant d'exploser avec des sarcasmes, visant à punir, à invalider sournoisement les membres de ma famille. Comme j'ai la tête dure, il m'est arrivé d'avoir encore recours à mes nombreux jugements sur tout. Plus tard, au cours de la thérapie, j'ai compris que ces comportements me protégeaient contre les attentes émotives des gens qui m'entouraient. Je leur coupais toute inspiration de partager leurs opinions. Cela faisait partie de ma vulnérabilité comme si je croyais que je n'aurais pu gérer les émotions que j'éprouverais s'ils se partageaient.

Un an après ma thérapie, je suis encore avec ma conjointe. Nous avons encore du chemin à faire, mais mes efforts portent fruit. Je suis heureux!

(Pierre D)


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.