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mercredi 2 juillet 2014

S'approprier son avenir redonne un élan de vie

S'approprier son avenir pour redonner du sens à sa vie
Il n’y a pas de solution facile pour s’approprier son avenir et redonner du sens à sa vie quand on y arrive plus. Chacun de nous est un être complexe et avant de bien se connaître, nous devons faire de nombreuses expériences. Lors du récit de vie, le processus de reconquête de soi comporte plusieurs étapes. 

Le témoignage de Mélanie illustre bien les étapes:
Au début, on se méfie de sa capacité à entrer dans ses émotions. À force de les refouler, de se barrer et de ravaler, on finit par ne plus savoir ce qu’on éprouve.
L’exaltation qui suit quand on y arrive est parfois suivie de colère de devoir être là à fournir cet effort. Viendra ensuite la peine ainsi que des vagues de souffrances, de résistances et d’espoir en alternance.
Des hauts et des bas…le processus de réappropriation de soi est suivi par une « période de négociation » ferme avec soi-même. Ma capacité à résoudre mes conflits intérieurs a été mise à rude épreuve. Qu’est-ce que j’étais prête à abandonner au risque de ne plus être capable de retourner à la vie que j’avais connue? Qu’étais-je prête à changer pour ne plus y retourner?
S’élever au-dessus de ma vie endommagée m’a permis de regarder en face les non-dits, les secrets gardés par la famille. C’était comme faire un voyage vers l’inconnu.
Pour vivre mes émotions sans en souffrir excessivement et pour cesser de m'anesthésier, je devais acquérir : la "grammaire émotionnelle". Le simple fait de les sentir là si près stimule une énergie créatrice porteuse de tous les projets que j’avais abandonnés.
Mais, comme dans tout, s’en est suivie une période de deuil pénible et remplie de tristesse. Quand j’ai réalisé la vie dont je me contentais, j’ai eu de la difficulté à l’assumer. La tristesse a fait partie de ce processus en même temps que de temps en temps, l’espoir de voir mes projets se réaliser. Sans elle, je me doute que tout ce travail n’aurait pas eu de sens. La douleur la plus vive à traverser pour devenir honnêtes sur le plan émotionnel, c'était de reconnaître que je n’avais pas été aimée quand j’en avais le plus besoin. C'était très, très difficile de ressentir cette douleur, d'accepter qu'il en soit ainsi. Toute ma vie, j’avais attendu qu'un jour mes parents changent et se mettent à m’aimer correctement.
Je suis contente de voir la progression de mon cheminement en participant aux différents ateliers de groupe qui m’ont permis de reprendre l'élan dont j'ai besoin pour continuer. Reprendre mon pouvoir personnel sur ma vie a passé par la dissipation de l’engourdissement dans lequel je me maintenais depuis des années avec mes troubles d’alimentation.
Se choisir est un geste très intime, parfois insécurisant, parce qu’il oblige à se faire confiance.

La peur de la perte de contrôle
Certaines personnes craignent de perdre le contrôle si elles échappent des émotions. Parfois, elles savent ce qu’elle devrait ressentir, mais n’en font pas l’expérience s’en étant complètement dissociée. Certains pour supprimer leur douleur insupportable refouleront leurs sentiments jusqu'en oublier le souvenir du traumatisme et d'idéaliser ses agresseurs.

L'organisme enregistre ses sentiments et émotions refoulés
Le cerveau, dans son refus, tourne en boucle pour faire face au choc. Ainsi, plus tard, il n'aura plus aucun souvenir conscient de ce qu'on lui a fait. Mais en parallèle, l'organisme corporel enregistre et emmagasine tous ces sentiments de colère, de tristesse, de détresse, d'impuissance, d'angoisse et de douleur refoulés, de honte.

La haine qu'on retourne sur soi
Ces émotions et ces sentiments se stockent durablement, comme dans des réservoirs, et plus tard, chaque occasion sera bonne pour se déverser. Le temps de se charger de haine envers les autres ou de le tourner contre soi-même par les dépendances à l'alcool, au tabac, à la drogue, les troubles de l'alimentation, la dépression...tous des obstacles au bien-être.

Mélanie poursuit son témoignage :
Je présente rapidement mon parcours. À partir de mes 13 ans, mon rapport à la nourriture est devenu malsain. Je me croyais laide, je voulais perdre du poids, alors, je cachais des barres de chocolat, des gâteaux et des noix dans ma chambre pour les manger dans la nuit. J'étais extrêmement complexée, ma mère me disait que j'étais ronde, l'ambiance entre mes sœurs et moi était extrêmement oppressante, mais je faisais semblant d'aller très bien.
Ma confiance en moi et mon estime de moi a toujours été très basse. Ma première année au secondaire a fini de me faire perdre le peu de confiance et d'estime de moi que j'avais. Au début, j'ai espéré que quelqu'un remarquerait mon comportement d'autodestruction. Pendant sept mois, je ne mangeais qu'une tomate tous les deux jours, avant de tomber dans la boulimie non-vomitive, couplée à une dépression sévère.
Mon année s'est déroulée plus ou moins bien, j'ai finalement perdu le poids que j'avais pris, je commençais doucement à aller mieux.
Les années suivantes, je me suis mise à bosser d'arrache-pied, d'autant que je convoitais d'être accepté en sciences infirmières. Quand je ne travaillais pas, j'allais courir… 12 kms par jour… tous les jours. Je faisais des crises, j'étais obsédée pendant mes examens par ce que j'allais manger, ce que je ne pouvais pas manger, bref, dans une terreur absolue en tout temps. J'arrivais à peu près à tenir jusqu'au moment où je me suis totalement écroulée. J'ai demandé de me faire hospitaliser. Je n'arrivais plus à aller en cours, j'étais trop mal. J'ai donc arrêté. J'ai commencé un suivi diététique; un groupe de parole dans un récit autobiographique au Centre Au nom de la santé m'a beaucoup apporté. Cette hospitalisation m'a permis de me recentrer.
Après 3 1/2 ans, je m'en suis sortie. J'ai reçu d'excellents services au Centre Au Nom de la Santé. On m’a pris là où j’en étais dans mon cheminement de vie et on m’a aidé à refaire mes fondations en développant mon estime de moi-même. La sensation de vide intérieur s’est apaisée.

Rester au stade du déni nuit à sa maturité 
La peur inconsciente que ressent l'enfant confronté à des parents perturbés peut l’accompagner toute sa vie s’il reste au stade du déni pour refuser de se confronter à elle.

Prendre du recul demande une détermination 
Chaque étape comporte ses difficultés particulières, ses remous émotionnels. Prendre du recul par rapport à son ancienne vie demande détermination et le non-attachement aux mauvais plis de l’égo. À ce stade, si le changement n’est pas conçu comme un processus positif, on se laisse parfois tomber.

Raviver ses rêves enfouis suite à la mise à jour
Le fait de continuer amène aux confins de l’égo et c’est le début pour raviver ses rêves enfouis…sur les relations importantes…la santé et le bien-être…la mise en mots…la cohérence de son histoire afin de dénouer l'inconscient pour faire éclore sa personnalité.

Le passé est rempli d'un fourbi de ce que l’on a acheté des autres
Certaines personnes sur le point de réaliser de grands changements se disent que leurs rêves ne sont pas importants, insistant sur leur besoin d’être sensé et raisonnable. Ces vieilles idées font partie de la rencontre avec leur vieux MOI. Les opinions des vieux complexes ne sont pas la vérité; il représente habituellement un fourbi de tout ce que l’on a acheté des autres.

La reconquête de soi pour débloquer tous les domaines de sa vie 
La reconquête de soi permet de ne pas rester bloqué dans aucun domaine de sa vie. Le fil conducteur de toute démarche est de retrouver l’interprétation des événements qui font obstacle à la capacité de s’épanouir, autant pour retrouver sa confiance en soi que son estime de soi.

La répression des sentiments rend malades
La répression des sentiments authentiques rend malades. Habituellement, nous les réprimons par peur. Malgré tout, contrairement aux enfants, les adultes affranchis de leur famille peuvent se débarrasser de cette illusion, pour le bien de leur santé et de leurs enfants. Ceux qui veulent vraiment connaître leur vérité en sont capables.

La haine dirigée contre soi est destructrice
La douleur de ne pas avoir été aimé n'est qu'un sentiment, un sentiment parfois destructeur quand il est dirigé contre soi-même. La haine dirigée envers soi-même peut être très destructrice pour soi-même et pour les autres quand elle est refoulée.


La "rencontre" avec son histoire et soi contribue à la guérison
Le but de "se rencontrer" dans le récit de vie émotionnel est de guérir. Guérir des autres demande de faire le deuil des attentes pour l'amour tel qu'il aurait dû être; cela veut également dire de rediriger ses attentes tout en devenant de plus en plus conscient de son corps pour lui donner douceur et plaisir. C'est un travail ardu de changer ses attentes et de s'approprier la responsabilité de se "donner à soi" plutôt que de donner encore et toujours à l'autre.

Mettre à jour ses conflits augmente la santé
Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés: la santé émotionnelle et la santé physique en bénéficient. Il gère mieux ses stress pour la suite.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

lundi 26 mai 2014

L'injustice vécue comme une violence

La résilience des enfants
Les enfants sont à la fois plus fragiles et plus résilients que l'on pense. Mais il faut bien avouer que, sans le cerveau qui prend la relève quand les obstacles se révèlent trop pénibles, on ne parlerait pas de résilience et on parlerait de vies qui tournent parfois au drame. Il n'en reste pas moins qu'un enfant qui vit l'injustice  familiale vivra les répercussions de l'injustice comme une violence dans sa vie d’adulte, souvent avec une sensibilité plus grande que la moyenne.
L'injustice parentale
L’injustice génère la comparaison à la base de la convoitise dans la fratrie (Bourbeau, 2000) et va entraîner deux formes de violence. La première, une violence passive dirigée contre soi sera construite sur la dépréciation et la dévalorisation de soi qui sont des façons de refuser d’affronter la vie avec ce que l’on a et ce que l’on est.

Une compétition pour recevoir de l’amour
L’autre forme est une violence active dirigée contre l’extérieur. La rivalité de l’enfance va consister à tenter de s’approprier ce que possède l’autre ou à l’empêcher d’en jouir, à le nier, en le culpabilisant, en tentant de prouver par tous les moyens qu’il est le meilleur ou celui qui est le plus digne de recevoir de l’amour. Quoique malsain, cela permet de survivre tant bien que mal.

Les besoins particuliers de l'enfant
Peu de facteurs compensatoires ou de ressources peuvent compenser pour les méthodes de parentage inappropriées. Même quand les interactions sont positives entre les membres de la famille et qu'il existe un réseau de soutien social, ils ne peuvent prendre en charge les besoins particuliers de l'enfant: son stade de développement, ses sensibilités propres, ses besoins spéciaux, les difficultés de son tempérament, sa santé physique ou ses problèmes d'apprentissage. L'enfant devra faire face seul à sa situation.

Témoignage de Liliane
Liliane a vécu l'injustice dans sa famille. Elle confie:
 "Ma mère a toujours préféré ma soeur. Aujourd'hui, quand je lui (mère) en parle, elle me dit que je suis responsable de ne pas avoir été aimée: d'une part, parce que j'étais souvent malade et aussi parce que, selon elle, j'avais du caractère. Je suis donc coupable de n'avoir pas su me faire aimer.
J'ai de la difficulté à entendre cela, je me sens repoussée. Pendant des années, j'ai fait celle qui s'en balançait, mais avec l'âge, la peine a gagné une place importante dans mon coeur. De savoir que ma mère ne me trouvait pas aimable me galvanise: je suis en colère, mais encore plus, je me sens affaiblie par un sentiment de peine immense. Je me demande aujourd'hui si mes actions dans mon travail et dans ma vie courante ont été motivées pour recevoir de l'amour. Je ne trouve pas de réponse, mais cela me pose question".

L’enfant s’engage dans une quête d’amour
Chaque enfant s’engage dans une quête d’amour avec la certitude qu’il sera accueilli et aimé par ses parents. Pourtant, Liliane ne s’est pas sentie aimée pour ce qu'elle était. Pour toutes sortes de raisons connues et inconnues (carences personnelles, blessures d’estime, fatigue, maladies), ses parents n’ont pas répondu à sa faim d’amour.


Le sentiment d'abandon
L’expression d’une souffrance liée au sentiment d’abandon dans la relation à l’autre suite à une injustice familiale se traduit souvent par des manifestations de repli sur soi, de dépression, de conduites d’anxiété, d’agressivité, voire même d’automutilation.


Une stratégie contraignante
Dans une tentative pour s’adapter, elle a vite pris le parti de se faire aimer pour ce qu'elle faisait, s'en demandant toujours davantage, en développant un perfectionnisme qui impose de ne jamais se tromper, de tout faire à la perfection, ne sachant mettre des limites par peur de ne plus être aimée. Cette stratégie contraignante a pour but de la protéger de l’effet toxique de l’insuffisance de liens d’amour et de tendresse avec ses parents tout en s’assurant au moins leur présence physique par des somatisations fréquentes.

Colérique pour se défendre, elle finit par en faire trop. Seulement quand elle tombe gravement malade peut-elle négocier ses engagements. Que de deuils à affronter, que d'espoirs déçus!

Il est malheureux que ce soient souvent les personnes significatives dans la vie d'un enfant qui lui infligent les blessures les plus dommageables. Les parents font de leur mieux, mais ils viennent eux aussi avec un bagage de blessures qui est souvent transmis à travers leurs méthodes d'éducation. L'autre facteur influençant le point de vue des enfants adultes blessés est qu'en tant qu'enfants, ils ramènent facilement à eux les raisons de l'injustice, le rejet, la violence, etc...



Témoignage de Sandrine 

A l'aube de la trentaine, j'ai décidé de suivre une démarche, et je m'y tiens depuis un an. Je manquais de repères dans ma relation de couple. Je me sentais toujours au banc des accusés comme dans ma famille d’origine. Dans mes rêves d’enfant, on me poursuivait pour ma méchanceté et dans ma vie de couple, j’étais toujours « la méchante ».

Les démons du passé venaient perturber ma vie de couple. Je n'étais pas en paix avec moi-même, la colère avait beaucoup d’emprise sur moi. Je me défendais de tout et je croyais qu’on ne me respectait pas. Ça créait des tensions entre mon mari et moi.

Après quelques mois, je me suis sentie beaucoup mieux. Ce besoin d'introspection a été tout à fait bénéfique. Lorraine me recommandait de faire de la méditation pour maintenir mes bonnes habitudes, mais j’ai la tête dure. Je m’y suis mise en janvier cette année. Effectivement, je me sens plus sereine, beaucoup plus épanouie dans ma vie de femme et de mère. Je travaille sur moi : je suis moins exigeante et un suivi régulier me donne des outils pratiques.


Prendre sa responsabilité
Se connaître mieux permet d'appréhender les choses de la vie avec lucidité et de prendre davantage sa responsabilité. Et plus on parvient à déterminer ce dont on a plus envie, dans le plus grand respect de soi, plus on l’accorde aussi aux autres. L'approche narrative du récit de vie permet un regard à distance sur les événements.


Témoignage d’Arielle

Mes parents sont deux bonnes personnes avec de belles valeurs. Je me compte chanceuse d'être née d'eux.

Ceci dit, l'injustice dans ma famille m'a fait très mal. Je suis la plus jeune d'une famille de trois enfants. Mes parents se sont séparés quand j'étais très jeune et j’ai vite versé dans la somatisation pour avoir de l’attention.

Mon frère, le seul garçon, a toujours été considéré comme la 7e merveille du monde, tant du côté de ma mère que de mon père. Tout lui souriait. Ma soeur, elle, exigeait l'attention avec ses comportements exagérés et son indépendance. Moi, la petite dernière, je devais suivre et être tranquille. J'étais "pas de trouble". J'étais une enfant docile, ne pouvant rivaliser ni avec l'un ni avec l'autre.

À part quand j’étais malade, je disparaissais facilement, tentant d'avoir l'attention en étant fine, mais quand j'ai commencé ma démarche, je me suis sentie vide et pas correcte. Peut-on se sentir si blessée de ne pas sentir l'amour des autres?

D'une part, lorsque j'avais tenté de le dire à ma mère, elle se sentait accusée et elle se forçait pour valider ce qu'elle avait fait comme mère. On aurait dit que je lui en demandais trop. Quant à mon père, je ne pensais pas pouvoir lui en parler. Il me dirait d'aller faire plus de sport! Ma passivité a toujours semblé l'accommoder si bien que ce n'est pas quelque chose dont je puisse lui parler. Dans ma famille, on ne me reconnaissait pas; c'est ça, la grande injustice. Ma responsabilité, c'est de ne pas savoir demander du temps d'antenne: quand je le fais, je sens l'impatience et je me ferme.  

Après trois mois en récit de vie, je me sens plus assurée. J'exprime plus mes besoins et mon point de vue sans me démonter, sans me replier sur moi-même. Je ne me lâche plus comme avant, et si on m'aime moins pour ça, je demeure plus autonome dans mes sentiments.

Ma mère n'aime toujours pas que je lui parle de mon enfance, mais au moins, c'est dit. Je crois que ma mère en est malheureuse, mais le "paraître" est plus important que la communication vraie avec ses enfants. C'est nous qui devons la rassurer. Contrairement à mon frère, moi, je n'attends plus que mes parents changent. Ça fait du bien, mon coeur est plus léger et je profite plus de ma vie.

Je suis contente d'avoir fait ma démarche, les choses sont plus claires pour moi, merci!


Injustices/violence et clivage
L’injustice dirigée sur un enfant lors de situations familiales cause parfois un traumatisme émotif qui peut nuire à la faculté à se sentir en sécurité dans son environnement. L'individu peut avoir vécu un seul événement d’injustice et en être profondément affecté.
Impacts de l'utilisation excessive de la critique et du harcèlement verbal
Quand les parents appellent leurs enfants par toute sorte de noms, l’enfant peut se sentir rejeté. L'utilisation excessive de la critique et du harcèlement verbal, l'utilisation de techniques disciplinaires inacceptables, l'absence d'affection physique ou verbale envers les enfants, l'absence de stimulation appropriée au développement des possibilités de l'enfant, l'exposition à la violence familiale et d'autres expériences semblables causés par les personnes s'occupant de l'enfant laissent des traces sur l’estime de soi. 


Témoignage de Chantal

Chez nous, les méthodes d'éducation des enfants violaient plusieurs de nos besoins fondamentaux. On se faisait crier après, insulter, et menacer pour toutes sortes de raison. C’était des actes non physiques envers les enfants qui ne laissaient aucune marque visible, mais qui ont causé des dommages sérieux.

Quand j’ai fait mes classes de pédiatrie, je me suis rendue compte que mes parents  utilisaient des méthodes de parentage proche de la violence psychologique. Dès l’âge de 4 ans, pour contrôler nos comportements, notre père nous punissait en nous enfermant dans une penderie la nuit. Ça durait des heures. J’avais tellement peur de lui. Je me souviens de cauchemars qui me remplissaient d’effroi. Ma sœur, elle, se réfugiait aux pieds du lit de mes parents qui la laissaient par terre comme si de rien n’était. Personne ne reparlait de ces événements.

Mon plus jeune frère a fait des psychoses à partir de ses treize ans. Vous imaginez la honte dans une famille dont le père a un standing particulier. Nous n’avions, aucun de nous, le bon profil pour nos parents qui voulaient des enfants aussi parfaits qu’eux.

Ma démarche m’a soulagée, j’ai laissé aller un grand poids. La validation de mon histoire m’a grandement soulagée. Ce qui m’a le plus aidée, c’est d’être crue. Je n’ai qu’un désir, que mon frère et ma soeur fassent une telle démarche.  

Injustices/violence et clivage
L’injustice dirigée sur un enfant lors de situations familiales cause parfois un traumatisme émotif qui peut nuire à la faculté à se sentir en sécurité dans son environnement. L'individu peut avoir vécu un seul événement d’injustice et en être profondément affecté.

Impacts de l'utilisation excessive de la critique et du harcèlement verbal
Quand les parents appellent leurs enfants par toute sorte de noms, l’enfant peut se sentir rejeté. L'utilisation excessive de la critique et du harcèlement verbal, l'utilisation de techniques disciplinaires inacceptables, l'absence d'affection physique ou verbale envers les enfants, l'absence de stimulation appropriée au développement des possibilités de l'enfant, l'exposition à la violence familiale et d'autres expériences semblables causés "par les personnes s'occupant de l'enfant laissent des traces sur l’estime de soi. 


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

vendredi 9 mai 2014

Cours et ateliers pour une gestion de stress efficace

Toutes les formations ont une visée sociale. 
Elles comprennent :
1-   Le récit de vie: est une approche individuelle pour la rédaction de son livre de vie autobiographique ou pour sa propre compréhension de son vécu. À partir de ses problématiques de stress et des conséquences sur sa santé physique et son équilibre psychosocial, nous abordons des thèmes comme : - la confiance en soi, - l’image de soi, - l’estime de soi, - l’écoute et l’expression pour être mieux dans sa peau, mieux respirer, se détendre, améliorer le sommeil, diminuer le stress relationnel, favoriser les nouveaux projets, promouvoir la prise de parole, diminuer les angoisses, augmenter la concentration, faciliter la communication, diminuer les comportements agressifs, embellir la vie personnelle et la vie professionnelle.

Prérequis : la maîtrise ou l’équivalent est nécessaire pour suivre la formation des facilitateurs qui animeront les sessions de « récit de vie » en individuel ou en groupe.

Pour le facilitateur : les sessions proposent aux participants d’apprendre des méthodes qu’ils pourront appliquer dans leurs activités de facilitateur pour recevoir des clients en « récit de vie ».


2-      Le LIVRE DE MA VIE : est un atelier d’écriture autobiographique dans lequel se retrouve des personnes de tout âge, mais en particulier des aînés.

Le prérequis: le baccalauréat ou l’équivalent est nécessaire pour suivre la formation des facilitateurs qui animera les sessions de LE LIVRE DE MA VIE (ateliers dédiés à l’acte d’aider d’autres personnes à écrire leur autobiographie).

    Pour le facilitateur : les sessions proposent aux participants d’apprendre des méthodes qu’ils pourront appliquer dans leurs activités de facilitateur.

3-      Atelier de Communication non-verbale : l’utilisation du modèle de la neurolinguistique permet d’entrer plus facilement en contact avec les autres, ce qui fait la promotion de relations plus vraies et plus relaxes. Cette formation réalisée en groupe permet aux gens de se confronter à des situations réelles de communication et peuvent donc expérimenter leurs nouveaux outils alliant communication verbale à la communication non-verbale.

Les sessions de formation proposent aux participants des méthodes qu’ils pourront appliquer dans leurs activités professionnelles telles pour des études de cas, avec des jeux de rôles (par exemple, on repère des micro-informations, le repérage des dissonances avec des enfants pour augmenter les chances de comprendre leur message.

Prérequis : le vécu professionnel et personnel que le participant possède avec toutes ses compétences et ses expériences.


La communication non-verbale 

-Savez-vous ce que votre corps essaie de dire à votre interlocuteur et saisissez-vous ce que votre langage non-verbal dit de vous?

La science de ce langage s'appelle "kinésie", ce qui signifie "mouvement"; elle est basée sur les comportements en lien avec le système nerveux.


Tout le monde reconnaît l'impression persistante du langage non-verbal dès les premiers instants d'une rencontre. Les expressions faciales, la voix, le ton, les yeux communiquent nos émotions, notre stress également, tandis que les postures indiquent la force de notre sentiment et notre humeur sous-jacente. L'écho postural et gestuel sont des aspects fascinants du langage corporel. Notre langage non-verbal confirme que nous éprouvons des émotions. La lecture des messages non-verbaux offre une possibilité de rencontre directe et authentique avec notre vis-à-vis. C'est un langage qui vaut la peine d'être décrypté.

Si vous êtes intéressés de découvrir différentes facettes de ce langage, vous pouvez vous joindre à deux nouveaux groupes d'apprentissage.

Voici les thèmes des rencontres en atelier:

      -L'histoire des débuts de la communication non-verbale



      -Le langage des postures 

      -Les axes corporelles
       
      -LES TERRITOIRES CORPORELS 
  
      -Indices d'accès

      -Les 5 races gestuelles

      -Les ressorts cachés des personnes que vous côtoyez
       
      -Le code secret derrière les attitudes.

      -LA MANIFESTATION DE NOS ÉMOTIONS
       (Huit catégories pour décoder le langage non-verbal)

      -Le langage de l’amitié et les armes de la séduction.

      - Le tissu de dissimulations.


4-      Atelier d’Autogestion pour la réduction de stress : atelier de groupes pour faire l’apprentissage de techniques visant la gestion du stress à utiliser dans leurs milieux multiples : vie professionnelle, vie familiale, vie sociale.

16 nouveaux thèmes pour :
Favoriser la maîtrise de l'équilibre nerveux chez les participants par un ralentissement physiologique général pour:

Améliorer le plan cognitif et le plan expérientiel chez les participants pour produire un état mental de calme;
Viser une diminution du niveau de stress chez les participants;
Favoriser la maîtrise de soi en conditions stressantes.

5-      À venir fin 2015 : Atelier de Relaxation sensorielle : l’utilisation de techniques corporelles pour cultiver l’aptitude à agir sur la relaxation de l'esprit et produire indirectement une relaxation physique et vice et versa.

Objectifs généraux de la formation
Apprendre à structurer et à animer des séances et des ateliers de relaxation dans des cadres professionnels donnés.

6-      À venir fin 2015: Atelier de Gymnastique sensorielle : l’utilisation de mouvements de danse pour étirer, assouplir, renforcer, coordonner le corps, en diminuant le stress.

Objectifs généraux
Agir sur l’attractivité de « se mouvoir » pour garder la forme et mieux gérer son stress;
Faire l’inventaire des capacités de souplesse de son corps;
Ressentir les effets de la souplesse retrouvée;
Élargir sa capacité de maintien d’équilibre avec son corps;
Éveiller le mouvement du corps pour retrouver la souplesse;
Ré-éduquer le corps en travaillant des mouvements corporels de base;;
Développer sa capacité d’estime de soi et de joie de vivre;
Assurer le bien-être physique pour promouvoir la santé globale;
Optimiser la gestion de stress pour augmenter les conditions qui favorisent une meilleure conciliation travail et vie personnelle.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.
Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en soumettant cet article à vos contacts.

jeudi 27 mars 2014

D'une solitude vide à une solitude choisie


"Dans toutes les larmes s'attarde un espoir" (Simone de Beauvoir)

La solitude à deux
La solitude à deux est probablement la plus pénible à vivre. Les autres nous voient entourés, ils voient que nous partageons un territoire avec un compagnon ou une compagne alors que l’on sait pertinemment qu’il n’y a pas d’échanges, sinon qu’une cohabitation remplie de silence. Les silences, les non-dits, les tensions, les menaces sous-jacentes imprègnent les lieux et le quotidien.

Le stress suscite des réactions de survie
Le stress inhérent à une telle situation suscite des réactions d’auto-conservation, donc de survie. Chacun reste dans ses retranchés avec ses frustrations larvées, ses ressentiments chargés de colère, ses indisponibilités émotives. Des forces d’éclatement nourries par l’incompréhension sont à l’œuvre : peu ou pas d’intimité, l’indifférence offrant une présence toxique, des gestes stéréotypés, des hostilités rentrées, tout concoure a une misère partagée.

Traiter la personne et non ses symptômes
Dans mon travail, je ne traite pas un dossier, je traite une personne.  L’écoute attentive révèle le vécu de la personne et les raisons pour ses positionnements. Dans ce travail, tenir compte de la plainte pour passer à l’étape de l’action avec un plan d'intervention signifie que je suis attentive à prendre en compte la personne là où elle est et non là où je voudrais qu’elle soit.  


L’accueil, la disponibilité pour accompagner
Il ne s’agit pas de la convaincre de passer à l’action, mais de lui donner la chance de s’écouter, de ponctuer ses efforts sur un chemin tracé selon son rythme. En temps voulu, ce sera le temps de passer à l’action. Quand la personne souffre, ce n’est pas seulement son corps qui souffre, c’est son cœur, c’est son âme. L’accueil, la disponibilité se mettent au service de la personne. Tout doit se faire doucement si on veut avancer vers ses enjeux.

Maria témoigne
Je ne voulais plus revivre ce que je vivais quand j’étais enfant. J’étais seule, je me suis débrouillée seule. En me collant à quelqu’un, je me disais que je ne serais plus seule.
Quand j’ai rencontré mon ami, je pensais qu’il avait autant besoin de moi que moi de lui. Quelques années plus tard, je vois que je me suis trompée, je ne suis qu’un objet, une poupée à montrer, une personne qui entretient son intérieur et qui gère bien sa visite d’homme d’affaires.
Nous nous sommes servis l’un de l’autre, je le reconnais. Je n’ai jamais ressenti autant de solitude. Je crois que c’est parce que, comme adulte, je pouvais mettre des mots sur mon sentiment, mais aussi parce que le temps qui s’écoulait en présence de mon ami me paraissait interminable.
On dirait qu’un étrange instinct de vengeance nous animait. Tout se passait dans nos silences, pesants, emplis de sous-entendus et dénudés de toute compassion. La relation de dépendance que nous avions était minée par toutes les plaintes retenues, toutes les récriminations non-entendues, les scènes du quotidien envoyées sous le tapis pour ne pas déranger l’ordre établi et pour préserver les apparences d’une relation satisfaisante. Nous nous complaisions dans une fatalité inavouée.
Deux êtres déchus, déçus aussi, mais sans volonté de se confronter et de ventiler. Nous avons fait fausse route sur nos intentions de départ. Quand je me suis décidée à partir, j’ai eu besoin d’aide. Je me suis tournée vers une amie qui m’a référée à Lorraine.
Des mois plus tard, mon chemin a abouti à une prise de décision que je ne regrette pas. Mon déménagement m’a délivré.  Je m’en porte mieux et mon jeune fils d’un mariage précédent aussi. Je découvre la joie de me sentir moi-même sans toujours devoir me protéger ou me rendre invisible. Dans cette démarche, j’ai appris à communiquer, pas toujours adroitement, j’en conviens, mais je peux nommer mes besoins et mes attentes. L’estime de soi, ça s’apprend!
Dans une autre vie, j’aurais tout fait pour éviter une rupture, mais je me suis rendue compte que je n’avais plus les épaules assez larges pour tout supporter. Mon ex-ami disait que c’est moi qui étais  à l’origine de tout. Pendant un temps, je l’ai cru, mais j’ai réalisé que, parmi mes nombreux manquements, je ne m’étais pas fait respectée, donc, que nous étions deux dans cette galère de silence. Maintenant mes jours sont plus paisibles et je choisis d’être seule pour être bien. Je poursuis mon chemin en quête d’autres outils, mais pour l’avoir fait, je sais que le stress vécu dans cette relation-là m’avait plongé dans un profond désarroi et que je ne me soumettrai plus à cela, au grand jamais. L’épreuve nous fait grandir, dit-on, alors j’ai grandi. Lorraine, Merci pour ta grande compréhension et de ton respect pour mon rythme.

Se recueillir pour s'entendre et s'écouter
Notre vision de nous-mêmes est presque toujours sans rapport avec notre reflet objectif dans le miroir.  Dans notre vision de nous, ce que nous soulignons, ce sont nos convictions intimes, nos préjugés à notre endroit. C'est la raison pour laquelle notre regard sur nous-même surprend parfois les autres.

Notre interprétation des espoirs de nos parents 
Avoir une vision positive de soi reflète souvent notre interprétation des espoirs que nos parents ont placés en  nous ou retirés de nous. La plupart de nos principaux buts dans la vie-affectifs, professionnels, matériels et autres-reflètent les attentes passées de nos parents à notre égard. Ils ne sont pas les seuls à partager la responsabilité, l'école rend possible l'épanouissement ou le contraire faute d'une attention supportante. Quand cette vision de soi est positive, elle permet de lutter contre l’adversité, de persévérer en dépit des obstacles, même si notre avenir nous paraît obscur.


On apprend d'abord à se voir dans le regard de l'autre 
On ne vient pas au monde avec un regard positif sur soi. C'est dans le regard de l'autre qu'on apprend d'abord à se voir. Un enfant qui doit être aussi raisonnable qu’un adulte, toujours être un premier de classe, le meilleur partout, aura l’impression de ne pas être à la hauteur, de ne pas être assez bon. Quand on est un enfant, notre imagination nous incite fréquemment à imaginer qu’ils nous auraient voulu différents ou meilleurs, et cette interprétation nous transforme en perfectionnistes insatisfaits de nos performances et de nos succès.

L’amour de soi se construit dans l’enfance 
L’amour de soi se construit dans l’enfance sur des événements normaux : une mère qui sourit à son enfant quand il la cherche du regard. Tout petit, l’enfant s’interroge sur son apparence physique et se demande s’il a le pouvoir de plaire à ses parents. Les courbettes d’enfant ont pour but de maintenir l’attrait du parent, la demande d’attentions est souvent une tentative de vérifier sa valeur à leurs yeux.

Un amour parental inconditionnel
Généralement, les personnes dotées d’un solide amour de soi ont bénéficié d’un amour parental inconditionnel. Quand les parents n’ont pas dosé leur affection en fonction des résultats scolaires, de l’aptitude du petit à dire "bonjour à la dame", à être "sage comme une image", quand ils se sont abstenus de le comparer en permanence à sa sœur aînée ou à son petit cousin, l’acceptation contribue à l’amour de soi.

Une bonne estime de soi 
Une bonne estime de soi  rend moins dépendant de l’autre qui n’est pas là pour donner le sentiment d’exister. Les partenaires choisis, ne le sont pas, dans le but de s’accrocher à eux, mais plutôt grâce au bon équilibre des trois aspects suivants: l’amour de soi, l’acceptation de soi et la confiance en soi.

À l’heure du diktat de l’apparence physique qui incite tant d’hommes et de femmes à détester leur propre image, l’estime de soi fait la promotion du sentiment de sa valeur. Pourtant, s’il est sain de douter de soi, parce que c’est un signe de lucidité, vivre dans le doute en permanence est un passeport pour une vie plate et étriquée.

Témoignage d’Élise
Je me trouvais laide et grosse même quand mes amis disaient qu’ils me trouvaient charmante avec mes rondeurs. A 35 ans, je végétais dans un emploi de gratte-papier très éloigné de mes capacités réelles et j’endurais une relation amoureuse privée de tous les avantages d’en avoir une. Mon ami de ce temps-là m’utilisait dans un rapport qui ressemblait davantage à une colocation. Je me sentais ignorée et franchement abandonnée, mais comme je croyais que je ne méritais pas mieux, je suis restée 16 ans dans ce lien pénible. J’arrivais presque à le croire quand il disait que, selon lui, la faute résidait dans le fait que nous avions peu de rapprochements physiques.
Je ne m’aimais pas, quand un homme s’intéressait à moi, j’imaginais toujours qu’il en viendrait à me voir comme une personne détestable. Dès que quelqu’un me contredisait, je pensais qu’il avait raison. Mes amis m’encourageaient à trouver un boulot plus passionnant, mais je ne croyais pas en mes compétences.
Mon plus gros défi s’est résumé à me faire confiance. Mes efforts ont porté fruit. Je me suis jointe à un groupe de méditation au Centre Au Nom de la Santé et ce nouveau groupe m’a laissé être qui j’étais. Ça m’a permis de commencer à m’accepter telle que je suis et non avec les idées de ma mère sur mon compte. Ça m’a fait le plus grand bien. On aurait dit que je devenais finalement responsable de ma propre personne, j’ai senti que j’avais grandi, que je devenais une adulte. Je me fais maintenant confiance et je continue de pratiquer la méditation pour sa valeur restaurative.

La nécessité de s’aimer
Verrouiller ses rapports aux autres pour ne pas en souffrir témoigne d’un manque d’estime de soi. La nécessité de s’aimer suffisamment soi-même pour réussir dans l’existence a depuis longtemps été pointée par Freud. Sans un amour propre bien assuré, l’individu peut se considérer nul. Indulgent, il continuera de s’apprécier même en cas de situation rupture amoureuse, de licenciement, de blâme.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.