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vendredi 11 avril 2014

Être son propre geôlier rétrécit le sens de la vie

Être son propre geôlier
On est parfois son propre geôlier. Pour survivre, pour se sentir moins contraint, l’individu de tout âge prend des décisions qu’il met à exécution et qui lui enlève la possibilité de se développer et de s’émanciper. L’univers se rétrécit, l’imaginaire se tait, l’émotion ne guide plus. C’est une fausse protection qui peut fonctionner pendant des années.

Se reconnecter à la vraie vie
Une étape de vie différente, de nouveaux besoins peuvent produire une insatisfaction grandissante mais ne pas générer de nouveaux comportements faute de savoir comment s’y prendre pour se reconnecter à la vraie vie, celle remplie de défis avec des réponses expérimentés au fur et à mesure des événements.

Se souvenir pour retrouver l'espoir
Dans le monde de la causalité, une action donnée donnera le plus souvent la même réaction. Pour se refaire, il est parfois nécessaire de retrouver ses propres liens entre son corps et son esprit. Se voir en images, se rappeler les sentis de son corps, c’est se souvenir de son unité et retrouver l’espoir.

 La personne participe à son rétablissement. C’est elle qui devra trouver les moyens de se garder dans son nouvel équilibre.

Le témoignage de Gisèle :
Plusieurs événements se sont bousculés à ma porte pour me faire saisir mes nouveaux besoins.
Mon corps physique a toujours somatisé : je me sentais brisée. Même si je donnais de moi une image de femme forte, j’étais incapable de confronter la partie de moi qui s’est sentie réduite à se cacher pour se protéger.  Je me fuyais moi-même autant que je pouvais fuir les autres. Lorraine faisait souvent valoir que se protéger a du bon si ce n’est que je n’avais pas besoin de confronter mes blessures d’estime durant cette longue période de noirceur. Par contre, j’avais désappris à faire face à la vie telle qu'elle se présente au quotidien avec des situations difficiles, des personnes avec qui il faut échanger, la vie, quoi!
Très influençable, j’avais suivi les désirs de mes proches m’enjoignant de me faire traiter avec les nouvelles méthodes. J’avais déjà essayé sur leur avis et j’avais eu des résultats que je percevais comme tiède. J’avais un profond désir que ça fonctionne et je me ralliais à une autre forme de traitement.
Pendant longtemps, mon désir de vivre était tellement mince que je ne voyais aucun plaisir à passer du temps avec des amis. Ma vie se résumait à travailler et à me prémunir contre les insultes, en fait, contre ma très grande sensibilité. Je me suis figurativement enterrée. Le neutre m’évitait toute souffrance mais toute joie également. Quand il m’arrivait de m’ennuyer, j’écoutais des films sur la spiritualité ou je me trouvais des distractions pour passer le temps. Éventuellement, ça passait!

Se reconnecter à des moments d'exceptions
La reprise de pouvoir avec un plan d’action peut-être suffisant, mais parfois il est important de défaire des nœuds en reconnectant à des moments d’exception à ses propres retranchements.

Cité de "Coupé de soi, coupé des autres: comprendre autrement", Lorraine Loranger, 2008

Une étincelle de créativité
L’étincelle de créativité nécessaire pour donner des outils représente le plus souvent la différence entre l’espoir réaliste et le rêve. La personne devra prendre soin d’elle et soigner son corps et son esprit. Dans le fait de comprendre que tous ses systèmes fonctionnent ensemble, on comprend également que chaque symptôme exprime une composante émotionnelle nous offrant une occasion de décoder les facteurs importants de nos vies, en particulier les relations importantes et le lien à soi.

Cité de "Coupé de soi, coupé des autres: comprendre autrement", Lorraine Loranger, 2008)   

Le témoignage de Lorette (cité de "De l’ombre à la lumière : la guérison par le récit de vie émotionnel", Lorraine Loranger, 2008).
« Je suis une femme d’une cinquantaine d’années. Durant ma vie de travail, j'ai oeuvré auprès des petits, peut-être dans une tentative de leur donner ce qui m’a si cruellement manqué ou pour me protéger des blessures liées à la communication. J’interprétais trop au pied de la lettre toute communication me concernant. Je ne me donnais pas le droit de m’exprimer, ayant toujours peur d’être prise en défaut.
Ma communication à l’adulte en a été considérablement réduite. Depuis ma tendre enfance, l’absence de mots dans ma famille m’indiquait que s’exprimer était rarement approprié. Je n’ai donc pu apprendre à mettre en mots ce que je ressentais. Habituée toute jeune à vivre dans mon monde, je me suis construite une image quasiment agréable de ce que j’ai vécu.
Une fois, j’ai tenté de me dire. Je me suis laissée porter par ma colère à l’endroit de ma famille et je me suis éloignée, sans en parler. Depuis ma sœur et moi n’échangeons presque plus. J’ai l’impression de payer très cher le geste d’abandon posé pour me dire. Ce geste posé dans le silence a été totalement inefficace parce qu’il n’a pas été compris dans son bon registre. Lorsque j’ai tenté de choisir les bons mots pour exprimer ce que je ressentais, ma soeur s’est rebiffée et la discussion a pris court. Je me suis laissé intimider ».

Les rapports avec les autres
L’attention sélective dont Lorette fait preuve est sans aucun doute une ressource positive dans ses rapports interpersonnels avec les enfants exprimant avec eux sa belle sensibilité à autrui. Dans son travail avec les tout-petits, cette ressource amène un climat de sécurité pour l’expression émotive des enfants. Mais cette même attention devient une épine quand elle est perméable à tout ce qui lui est dit.  Ses rapports avec des adultes la blessent facilement. Faire ainsi provoque chez elle un comportement de retrait non fonctionnel parce qu’elle est trop facilement blessée.  

Parler, communiquer pour Lorette est dangereux. Elle a donc tout fermé à clé : colère, tendresse, joie, de façon à protéger une possible explosion. Depuis l’enfance, elle couve une dépression qui n’est manifeste que lorsqu’elle prend sa retraite.

« Je suis une toute petite fille, des bouffants aux épaules, des souliers, avec des bas courts…je ne vois personne. Il n’y a personne à côté de moi. J’ai l’impression d’être toute seule à construire ma vie, j’ai l’impression d’avoir traversé toute seule l’enfance en solitaire…comme on traverse un désert. Je m’oblige à trouver mes solutions, mes points de repères, toute seule. J’ai été entourée de gens, mais finalement, j’ai été toute seule pour l’essentiel ». 
« Je vois beaucoup de gens autour de moi…la famille de mon grand-père en visite…mais même avec tous ces gens…j’ai un sentiment de solitude…J’ai l’impression de porter quelque chose de beaucoup trop lourd…que mes épaules d’enfant ne sont pas capables de porter. Ça fait longtemps que je porte des choses sur mes épaules ».
« Quand j’ai des mouvements d’absence, de pardon ou de douceur envers moi-même, ça vient allumer la « switch » des parents. Ça va chercher le manque…Quand j’ai une souffrance, ça me branche sur l’absence de compassion de mes parents naturels.  À chaque fois, c’est douloureux, c’est souffrant.

Le corps ressent tel une plante assoiffée ses manques
Le corps de Lorette a cumulé des marques de manque d’attention et d’affection, comme une plante qui n’a pas été arrosée depuis longtemps. Kinesthésique, son corps ressent le vide avec plus d’acuité que d’autres. Sa grande nervosité et des douleurs fréquentes dans les jambes lui rappellent constamment ses manques. Certains enfants anticipent le monde à travers leurs corps alors que bien des enfants ont besoin de le voir ou de l’entendre pour le sentir. Quand le parent est dénué de cette écoute, les petits corps le réclament maladroitement, soit en étant malades à répétition ou en se collant sur tous pour répondre à ce besoin.

L’incompréhension est une épreuve
L’incompréhension est une épreuve. Faute de mots, cela embrouille quand personne ne fournit d’explication pour calmer l’angoisse. Quand un enfant n’a pas d’explications vraies, il souffre ou à tout le moins s’interroge. Ce « sans signification » fermente et suscite beaucoup de questionnements qui perturbent sa sérénité. Il ne peut donc vivre l’insouciance de l’enfant dégagé et confiant en la vie.

La maladie, indice d'une remise en question
La réalité émotionnelle de son enfance s’ouvre à Lorette au moment où son corps est astreint à une inaction qu’elle ne s’est jamais donné le droit de vivre auparavant. La maladie lui signale qu’elle ne peut passer à côté d’elle-même une fois de plus.

« Maintenant, la vérité est plus acceptable, plus envisageable. Le fait de savoir, ça me rend plus calme et sereine »
« J’ai manqué d’une mère qui aime le plaisir. Je dois faire le deuil de cette mère-là que j’aurais voulue ouverte sur le monde de la gaieté et du bien-être. J’ai un souvenir de mon corps en détente quand je suis avec des petits, c’est cette partie-là de moi que je dois retrouver ». Cette partie sait rire, elle sait aussi dire les choses sans la peur de faire de la peine, sans la hantise de se faire blesser ». 

L'interaction entre le passé et le présent 
Une action normale exige un équilibre entre l'impulsion et l'inhibition. Une plus grande lucidité sur l'interaction entre le passé et le vécu d'aujourd'hui donne du sens aux actions et aux ressentis.  Les croyances commandent les actions de chacun. Les gestes posés engendrent les résultats et les circonstances dans lesquelles la vie se déroule. Lever l’inhibition qui rend prisonnier et freine l’action doit se faire un pas à la fois.

Le témoignage de Lola
Quand j'étais petite, je n'avais aucun contrôle sur les événements qui survenaient dans ma famille, peu importe que ce soit positif ou négatif. Même ma curiosité m'a quitté à l'adolescence. Je me suis résignée à attendre que les situations se corrigent d'elles-mêmes ou si je me voyais impuissante, je fuyais littéralement. La plupart du temps, je déménageais. Jamais je ne faisais face ayant trop peur de perdre mon nom, ma réputation, ayant la perception que je protégeais mes arrières.
Quand j'ai eu des enfants, j'ai été négligente de ce côté-là. Mes enfants, je l'ai réalisé beaucoup plus tard, étaient eux aussi timides et anxieux face à leurs difficultés. Je reconnais aujourd'hui qu'ils ont aussi souffert d'impuissance.
Je ne voulais pas vieillir avec ce peu de pouvoir sur ma vie. Les difficultés sociales auxquelles j'ai été confronté me semblaient inévitables. Durant et après l'écriture de mon autobiographie, je me suis retrouvée à faire l'expérience positive de  rechercher des outils de communication pour apprendre de nouvelles façons de confronter des situations qui m'avaient auparavant laissé impuissante et sans voix. Je me suis reconnue une force inconnue jusqu’alors. Malgré les difficultés à me prendre en charge dans mes communications, je suis maintenant en possession de plusieurs outils qui m’ont redonné confiance. 

L'humeur dépressive est accompagnée d’un manque d’énergie
Stress, absence de liens pour recevoir du réconfort, l'humeur dépressive et/ou une perte d’intérêt sont souvent accompagnées d’un manque d’énergie, de fatigue, d’indignité ou de culpabilité, de difficulté de concentration ou d'indécision, de changements dans le poids ou l’appétit, de difficultés de sommeil, d’agitation ou ralentissement psychomoteur et même parfois de pensées de mort et/ou d’idées suicidaires.

S’il est vrai que les personnes isolées sont plus exposées à vivre de la détresse qui s’exprime en outre par de l’anxiété et des sentiments dépressifs, la difficulté à nouer et/ou à maintenir des relations satisfaisantes conduit la personne à s’isoler et avoir la tendance à diminuer ses activités.

Favoriser une étincelle de vie 
Trouver ce qui va favoriser une étincelle de vie pour une personne avec des idées malveillantes envers elle-même demande de susciter l’espoir.  La motivation pour continuer à se reprendre en main malgré les difficultés est une démarche qui peut prendre du temps à mettre en marche. Accompagner une personne pour qu'elle se remette sur les rails en l’aidant à formulant un plan d’action réaliste est une occasion unique de faire valoir différents outils de travail. 

Témoignage de Céline
Je m'appelle Céline,
Je suis née dans une famille avec plusieurs peurs. Ma mère, dans sa fonction de mère protectrice, ne voulait pas qu'on sorte de la cour. Elle avait surtout peur de ce que diraient les voisins qui penseraient que nous n'étions que des petits voyous. Elle craignait le regard des autres plus que tout. J'ai appris à me taire, être fine et à dire ce qu'on attendait de moi. Les sœurs de ma mère ont aussi beaucoup contribué à mon éducation et ensuite les bonnes sœurs se sont assurées que je  respecte tous les dogmes de la religion catholique. J’ai été dressée à avoir peur.
Mon père, quant à lui, faisait tout ce qu'il faut comme pourvoyeur mais il était désinvesti de ses émotions, à tel point que je n'ai jamais éprouvé d'attachement pour lui. Je ne le connaissais que parce qu'il aimait tel loisir ou qu'il était un employé de telle compagnie et s'y rendait tous les jours. Autrement dit, je peux dire toute sorte de choses, comme...en apparence, il était calme, en apparence, il était patient, en apparence, il ne couraillait pas...mais il ne parlait pas de lui, il ne s'extériorisait pas...et il laissait notre éducation à ma mère.
Je fus très en colère contre toutes ces personnes, mais surtout contre moi, quand j'ai réalisé à quel point je m'étais laissée imprégnée et conditionnée par les peurs et les sacro-saints principes de toutes ces personnes. Je me suis sentie trahie par l'abandon affectif de ces personnes pour avoir négligé de me laisser me développer. Ultimement, je me suis sentie comme un petit chien de compagnie à qui on enseigne des trucs pour épater la galerie.
Évidemment, mon image publique est conforme: je suis douée pour fondre dans toute organisation humaine. Le problème, c'est que je ne me révélais à personne. Je ne savais même pas qui j'étais. Je gobais tous des autres mais je ne m'exprimais pas.
Une année, je suis allée en Italie avec une belle-sœur. J'ai passé mon temps à négocier avec elle si je pouvais faire telle chose ou telle autre tellement j'étais craintive de tout. C'est ce qui m'a décidé à faire ma démarche auprès de Lorraine.
Je manquais de confiance en moi mais aussi de confiance envers les autres. Tout ou presque tout présentait une insécurité. C'était difficile de penser que je pourrais vouloir me confier à quelqu'un que je ne connaissais pas, plus difficile encore de penser que je pourrais un jour choisir des actions qui me ressemblent plus.
Le premier plan d'intervention de Lorraine me fait encore frémir. Je devais nommer mes peurs. Certaines peurs étaient tellement bien cachées que c'est seulement quand j'ai commencé à lui en parler que j'ai pu les identifier.
J'ai vite compris qu'il me fallait comprendre mon cheminement d'enfant si je voulais passer à autre chose. Je l'ai travaillé en long et en large et j'ai compris que je m'en étais sortie grâce à mon imaginaire. Je fabulais beaucoup comme enfant, pour sortir de la cour, sans aucun doute.
Mon premier pas suite à mon récit de vie émotionnel fut de commencer à dire ce que je pensais réellement de tel ou tel événement. J'ai écrit plusieurs commentaires dans un cahier, certains sur des blogues et sur des forums de partage de journaux quotidiens. Au fur et à mesure que je prenais de l'assurance, je l'ai fait lors d'occasions avec des personnes que je fréquente. Ce fut un deuxième pas importants car là, j'avais une rétroaction et je devais continuer à débattre. Aujourd'hui, c'est gagné et j'y trouve plaisir. Et quand je n’ai rien à dire, je sais me taire aussi.
Ma participation à des ateliers de méditation a ouvert une porte vers le calme intérieur. Apprendre à respirer est devenu un leitmotiv car dès que je me sentais apeurée, je cessais de respirer. La peur m’avait persuadé que je ne pourrais jamais réaliser mes rêves. Je me tenais tranquille, et j’étais gelé dans mes habitudes et j’essayais peu de choses me limitant à ce qui m’était connu. Non pour moi, LA VIE GRANDEUR NATURE.
Mon rêve de voyager a resurgi et je me suis jointe à une organisation pour un échange de logis. Ce qui m'a surpris, c'est que je n'y ai pas résisté alors qu'avant, mes peurs me devançaient.
Je m'étais munie d'un cahier dans lequel j'étalais mes états d'âme. Ma façon de faire était de déposer mon projet dans une colonne et de voir ce qui me retenait dans une autre colonne. Dès lors, dans une troisième colonne, je me décrivais à moi-même les conséquences de me laisser arrêter par mes peurs. Or, je n'ai pas eu à me servir de mon cahier. Cela m'a surpris au plus haut point.
Je me suis dit maintes fois que j'aurais dû commencer bien avant et faire un travail en profondeur sur ce que j'avais vécu. Je me suis faite une image pour l'expliquer à une amie: c'est comme si j'avais labouré mon jardin et que les racines étaient maintenant toutes à la surface pour les jeter dans le compost. Je continue d’apprendre sur moi, mais je suis rassurée sur qui je suis et comment je me développe à mon propre rythme.  


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.








  


mardi 13 novembre 2012

La valeur du travail intérieur

Le travail intérieur 
Le travail intérieur est une démarche où l’on perfectionne au fur et à mesure notre accès aux informations sensibles. En apprivoisant cette manière d’être en contact avec ses émotions, l’individu parvient à rejoindre le contenu du réservoir d’éléments refoulés et susceptibles de causer les troubles pour lesquels il fait la thérapie. Selon le travail fait antérieurement en croissance et/ou en développement personnel par les individus, les informations du subconscient surgissent des profondeurs du corps et parviennent aux différentes couches du Moi pour les énoncer et les revivre.

Le lien corps-esprit
Le lien entre le corps et l’esprit fait par Janet et Freud sur les défenses psychologiques et les défenses corporelles ou physiologiques, est facilement démontrable en santé psychosomatique. Les conceptions plus académiques du trouble psychosomatique s’inspirent de deux écoles de pensée : l’école psychanalytique qui met de l’avant le rôle prévalant du subconscient dans les manifestations corporelles, et l’école cognitivo-comportementale qui fait jouer un rôle majeur à l’apprentissage et aux croyances.

Les organes vitaux et le stress émotionnel
Les pathologies les plus souvent impliquées sont l’asthme, l’eczéma et les psoriasis, les colopathies et les colites en gastro-entérologie, l’aggravation des coronaires en cardiologie, les céphalées en neurologie et les colites  en pédiatrie. Chaque trouble psychosomatique nécessite que l’on l’inscrive dans l’histoire du sujet pour déterminer les principaux mécanismes de défense utilisés pour le contrer et les facteurs qui l’ont déclenché afin de proposer des soins thérapeutiques appropriées.

Lors d'une dépression, le diaphragme est un muscle important
Lorsque l’individu vit une dépression, le diaphragme est un muscle très important. Si nous imaginons que l'énergie émotionnelle remonte depuis les profondeurs des parois intestinales, il est facile de comprendre que, lorsqu'il se contracte et s'abaisse, il empêche la montée de l'énergie dans la cavité thoracique, et en conséquence, vers les zones d'expression émotionnelle, la tête, les bras, les mains. En général, les personnes dépressives s’expriment comme si conditionnées à prendre le moins de place possible.

Inversement, lorsque l’individu choisit d'exprimer une émotion, le diaphragme pompe l'énergie de la cavité thoracique et l'envoie vers les zones d'expression. Les intestins digèrent alors, non seulement les aliments, mais aussi les résidus métaboliques des stress de la vie quotidienne.

La dépression affecte la pensée 
La  pensée opératoire est ce qui est surtout affectée dans la dépression. Cette organisation psychique se caractérise par  un discours factuel, rationnel, avec un déficit du fantasme. L’individu éprouve une difficulté à identifier et à exprimer ses affects. Il n’arrive pas à élaborer ses conflits pour les défouler.

Les symptômes du corps sont parlants
L’individu focalise sur les symptômes de son corps et ne peut s’en éloigner pour parler de sa vie. L’évocation de ses émotions est inadéquate et la relation thérapeutique avec la plupart des médecins demeure impersonnelle, voire neutre. Il ne fait pas de sens de ses manifestations corporelles et ne fait pas le lien avec sa vie. 

Les conséquences sur le bilan humain plus troublantes que les pertes matérielles
La dévastation laissée derrière par le feu des wagons chargés de pétrole à Lac Mégantic y aura laissé son lot de personnes traumatisées. Pendant une période plus ou moins définie, celles-ci revivront l’événement traumatique qui provoquera des sentiments de détresse à cause des images, des pensées et des perceptions. Ces souvenirs répétitifs et envahissants de l'événement viennent en boucle. Les flashbacks induisent des épisodes dissociatives déclenchant le sentiment de revivre l'événement.

Au fil d'un temps variable, la seule exposition à des indices internes ou externes ressemblant à un des aspects de l’événement traumatique (date d’anniversaire, soirée d’été, basse-ville de Lac Mégantic) provoquera une réaction physiologique d’alerte.

Pour éviter d’avoir ces réactions, les personnes commenceront à organiser leur vie en fonction de ne pas confronter les stimulus associés à l’événement en question.

Les répercussions sur le capital humain sont plus troublantes que les pertes matérielles. Même si les pertes humaines sont très faibles, le feu, l’incendie ravage parce qu'il modifie la réponse subséquente à tout autre stress prévisible.

Le symptôme a son retentissement sur la pensée opératoire 
Le symptôme est bêtement ignoré, mais lorsque les défenses sont débordées, leur retentissement sur la pensée opératoire désagrège l’organisation du corps. L’individu éprouve de la gêne à ressentir ou à parler de ses états affectifs. Sa vie imaginaire est limitée et il doit invoquer sa rationalité pour s’en défendre.

La dépression est une tentative de solution
La dépression constitue une tentative de solution des conflits affectifs inconscients.  Elle apparaît à tous les niveaux de la personnalité et provoque un ensemble de conflits entre les pulsions et leur expression. Ainsi, chez le déprimé, l'expression de soi est suffisamment réduite pour entraîner une diminution du rendement dans la vie courante du sujet. Dans ses propos, les énoncés et la description factuels des symptômes prédominent. Les passages à l’acte sont fréquemment engendrés pour tenter de résoudre les conflits.

La communication rend moins vulnérable
Plus le lieu de contrôle de l’individu est interne plus il est vulnérable dans les situations de stress aux maladies psychosomatiques. Il ravale ses émotions. Comme il pense ne pas pouvoir contrôler les situations et réagir à celles-ci, sa vulnérabilité est d’autant plus importante que c’est une contradiction entre sa personnalité et la rigidité de ses lieux de contrôle.

Le corps parle ses misères
Les informations du subconscient se retrouvent dans tout le corps, en commençant par le système circulatoire, mais aussi à travers le système pulmonaire, le système osseux et les systèmes reproductifs, le système nerveux central et autonome. Dans l’approche psycho-dynamique de la thérapie du tunnel, on conçoit que la dépression prenne racine dans les conflits inconscients non résolus. La personne peut être ancrée dans la réalité, toutefois, le jugement et la pensée peuvent être atteints.

Le corps est un régulateur émotionnel
Dans la démarche du récit de vie émotionnel par la thérapie du tunnel, le corps est perçu comme un régulateur émotionnel, celui par lequel passe les émotions. Des parties du corps rigidifiées et figées se manifestent pour le démontrer. 

Le travail de Wilhelm Reich illustre bien la fonction du corps
Le travail de Wilhelm Reich illustre bien la fonction du corps pour abriter et moduler l’intensité des émotions. Il décrit sept anneaux : la cuirasse dont il parle est une réaction inconsciente relevant d’un traumatisme corporel ou psychique. La contraction est une tension qui peut apparaître aussi tôt que dans le ventre de sa mère jusqu’à la vie adulte durant le processus d’individuation.

Dans chaque séance de thérapie, le corps offre une sensation qui provoque la mémoire des événements chargés. L'énergie libérée par la décharge contribue au  relâchement intérieur. 

La libération des affects augmente le bien-être
Plus le processus de libération se poursuit, plus la prise de conscience des différents niveaux de la réalité se développe et par conséquent,  la véritable personnalité s’affiche de plus en plus. Le MOI donne non seulement le bien-être intérieur, mais aussi une conscience de la circulation énergétique à travers chaque organe. Le potentiel énergétique est alors considérablement accru et particulièrement le potentiel sensible du cerveau. Lorsque la personne ressent l'amour à l'intérieur d'elle-même pour elle-même et à travers son corps, elle éprouve un sentiment de respect de soi-même et un sentiment de contentement, pour atteindre une maturité émotive. Les relations avec les autres personnes seront considérablement améliorées parce qu'elles partent d'un centre intérieur libre.

La force d'une personne saine
La personne saine se sent moins obligée de réprimer ou d'exploser lorsqu'elle ressent une émotion : elle l’exprime sans accusation. La libération est obtenue  par la force du MOI qui agit à travers le système moteur et les muscles du squelette.

Témoignage de Anne-Sarah
La thérapie faite en 1998 m’a demandé beaucoup de discipline et de persévérance. Durant mon processus d’éveil, j'ai senti que mon identité personnelle était enfouie au plus profond de moi. Je n'avais jamais senti ce que c'était ma conscience corporelle ainsi que mes propres frontières. Mon corps blessé de douleurs et de tensions, me donnait des informations sur l'ensemble de mon organisme. J'étais si mal en dedans mais je m'étais habituée à composer avec ses malaises.

Dans un premier temps, il m'a fallu faire un état des lieux : ce que je voyais, entendais, ressentais, constatais et sentais. Après, j'ai dû apprendre à dire, à nommer mes sensations et mes sentiments. Je suis devenue active dans cette approche en étant capable d'identifier mes émotions, de me permettre de les ressentir physiquement et de les dire. 


Après cette expérience, je venais de franchir un autre pas, je laissais la douleur être là pour dénouer un désordre intérieur pour en venir à rétablir une circulation corporelle fluide et nettoyante. Travail de longue haleine, mais aujourd’hui, mon corps est à moi et non le contraire. 

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

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mercredi 28 mars 2012

Nos modes de fonctionnement pour faire face au stress de nos vies

La psychosomatique, comme sujet de recherche, en atelier, part du principe de base que des facteurs émotionnels influent sur nos processus physiologiques en tant qu'organisme humain.

Le contenu émotionnel d'une émotion
Le contenu émotionnel d'une émotion, mis en corrélation avec des réactions physiologiques, ne diffèrent pas des autres processus dans l'organisme humain. Ces processus émotionnels sont en même temps physiologiques. Perçus subjectivement, ces processus sont susceptibles d'être communiqués verbalement à autrui. 

Être chargé émotivement 
Mon intérêt pour la psychosomatique a débuté lors d'une visite à un ami hospitalisé. Je connaissais cet homme depuis longtemps, je connaissais aussi ses modes de fonctionnement, aussi les stress auxquels il avait dû faire face au cours de sa vie. Or, ce qui m'a surprise, c'est qu'à l'âge de 50 ans, il fut obligé de mesurer tous les liquides qu'il ingérait afin de contrôler ses fonctions rénales. Le lien entre les fonctions de son corps et les peines de sa vie me semblait assez évident pour lui en parler et valider certaines hypothèses. Il était chargé émotivement et si je peux le dire ainsi, on aurait pu dire que ses reins pleuraient. 

Le trajet somatique
Depuis, j'ai poursuivi mon éducation avec des lectures sur le sujet. J'ai entendu s'exprimer des personnes sur les liens qu'elles percevaient avec leurs dynamiques psychiques.

Changer nos comportements
En posant certaines actions, nous pouvons changer nos comportements et nos conditions de vie. Si nous agissons préventivement, nous avons la possibilité de changer l'histoire avant qu'il ne soit trop tard.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

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Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.







dimanche 11 mars 2012

Décortiquer les émotions

La psychosomatique, comme sujet de recherche, part du principe de base que des facteurs émotionnels influent sur les processus physiologiques de l'organisme humain.

Les contenus psychologiques d'une émotion
Les contenus émotionnels d'une émotion, mis en corrélation avec des réactions physiologiques, ne diffèrent pas des autres processus dans l'organisme humain. Perçus subjectivement, ces processus sont susceptibles d'être communiqués verbalement à autrui. Par conséquent, ils peuvent faire l'objet d'étude par des méthodes d'observation.

Le lien entre les fonctions du corps et les peines de la vie
Mon intérêt pour la psychosomatique a débuté lors d'une visite à un ami hospitalisé. Je connaissais cet homme depuis longtemps, je connaissais aussi ses modes de fonctionnement. Or, ce qui m'a surprise, c'est qu'à l'âge de 50 ans, il fut obligé de mesurer tous les liquides qu'il ingérait afin de contrôler ses fonctions rénales. Le lien entre les fonctions de son corps et les peines de sa vie me semblait assez évidentes pour lui en parler et valider certaines hypothèses. Mon propre corps a validé les mêmes hypothèses

Faire du sens des symptômes physiologiques
Depuis, j'ai poursuivi mon éducation avec des lectures sur le sujet. J'ai entendu s'exprimer des personnes qui reconnaissaient leurs symptômes physiologiques en lien avec leurs dynamiques psychiques. 

Modifier nos comportements et nos conditions de vie
Mais aujourd'hui, le sujet me fascine d'autant plus que mon corps, dans le passé, a lui aussi été confronté à des manifestations similaires à mon sujet d'étude. Or, nous pouvons modifier nos comportements et nos conditions de vie afin de changer l'histoire prévue dans le long terme si nous agissons préventivement ou même en cours de route pour atténuer nos symptômes. Dès que nous cessons de penser à court-terme, les solutions pour la prévention s'imposent. Que l'on choisisse de mettre ces solutions en marche et la santé s'améliore.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.