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vendredi 11 avril 2014

Être son propre geôlier rétrécit le sens de la vie

Être son propre geôlier
On est parfois son propre geôlier. Pour survivre, pour se sentir moins contraint, l’individu de tout âge prend des décisions qu’il met à exécution et qui lui enlève la possibilité de se développer et de s’émanciper. L’univers se rétrécit, l’imaginaire se tait, l’émotion ne guide plus. C’est une fausse protection qui peut fonctionner pendant des années.

Se reconnecter à la vraie vie
Une étape de vie différente, de nouveaux besoins peuvent produire une insatisfaction grandissante mais ne pas générer de nouveaux comportements faute de savoir comment s’y prendre pour se reconnecter à la vraie vie, celle remplie de défis avec des réponses expérimentés au fur et à mesure des événements.

Se souvenir pour retrouver l'espoir
Dans le monde de la causalité, une action donnée donnera le plus souvent la même réaction. Pour se refaire, il est parfois nécessaire de retrouver ses propres liens entre son corps et son esprit. Se voir en images, se rappeler les sentis de son corps, c’est se souvenir de son unité et retrouver l’espoir.

 La personne participe à son rétablissement. C’est elle qui devra trouver les moyens de se garder dans son nouvel équilibre.

Le témoignage de Gisèle :
Plusieurs événements se sont bousculés à ma porte pour me faire saisir mes nouveaux besoins.
Mon corps physique a toujours somatisé : je me sentais brisée. Même si je donnais de moi une image de femme forte, j’étais incapable de confronter la partie de moi qui s’est sentie réduite à se cacher pour se protéger.  Je me fuyais moi-même autant que je pouvais fuir les autres. Lorraine faisait souvent valoir que se protéger a du bon si ce n’est que je n’avais pas besoin de confronter mes blessures d’estime durant cette longue période de noirceur. Par contre, j’avais désappris à faire face à la vie telle qu'elle se présente au quotidien avec des situations difficiles, des personnes avec qui il faut échanger, la vie, quoi!
Très influençable, j’avais suivi les désirs de mes proches m’enjoignant de me faire traiter avec les nouvelles méthodes. J’avais déjà essayé sur leur avis et j’avais eu des résultats que je percevais comme tiède. J’avais un profond désir que ça fonctionne et je me ralliais à une autre forme de traitement.
Pendant longtemps, mon désir de vivre était tellement mince que je ne voyais aucun plaisir à passer du temps avec des amis. Ma vie se résumait à travailler et à me prémunir contre les insultes, en fait, contre ma très grande sensibilité. Je me suis figurativement enterrée. Le neutre m’évitait toute souffrance mais toute joie également. Quand il m’arrivait de m’ennuyer, j’écoutais des films sur la spiritualité ou je me trouvais des distractions pour passer le temps. Éventuellement, ça passait!

Se reconnecter à des moments d'exceptions
La reprise de pouvoir avec un plan d’action peut-être suffisant, mais parfois il est important de défaire des nœuds en reconnectant à des moments d’exception à ses propres retranchements.

Cité de "Coupé de soi, coupé des autres: comprendre autrement", Lorraine Loranger, 2008

Une étincelle de créativité
L’étincelle de créativité nécessaire pour donner des outils représente le plus souvent la différence entre l’espoir réaliste et le rêve. La personne devra prendre soin d’elle et soigner son corps et son esprit. Dans le fait de comprendre que tous ses systèmes fonctionnent ensemble, on comprend également que chaque symptôme exprime une composante émotionnelle nous offrant une occasion de décoder les facteurs importants de nos vies, en particulier les relations importantes et le lien à soi.

Cité de "Coupé de soi, coupé des autres: comprendre autrement", Lorraine Loranger, 2008)   

Le témoignage de Lorette (cité de "De l’ombre à la lumière : la guérison par le récit de vie émotionnel", Lorraine Loranger, 2008).
« Je suis une femme d’une cinquantaine d’années. Durant ma vie de travail, j'ai oeuvré auprès des petits, peut-être dans une tentative de leur donner ce qui m’a si cruellement manqué ou pour me protéger des blessures liées à la communication. J’interprétais trop au pied de la lettre toute communication me concernant. Je ne me donnais pas le droit de m’exprimer, ayant toujours peur d’être prise en défaut.
Ma communication à l’adulte en a été considérablement réduite. Depuis ma tendre enfance, l’absence de mots dans ma famille m’indiquait que s’exprimer était rarement approprié. Je n’ai donc pu apprendre à mettre en mots ce que je ressentais. Habituée toute jeune à vivre dans mon monde, je me suis construite une image quasiment agréable de ce que j’ai vécu.
Une fois, j’ai tenté de me dire. Je me suis laissée porter par ma colère à l’endroit de ma famille et je me suis éloignée, sans en parler. Depuis ma sœur et moi n’échangeons presque plus. J’ai l’impression de payer très cher le geste d’abandon posé pour me dire. Ce geste posé dans le silence a été totalement inefficace parce qu’il n’a pas été compris dans son bon registre. Lorsque j’ai tenté de choisir les bons mots pour exprimer ce que je ressentais, ma soeur s’est rebiffée et la discussion a pris court. Je me suis laissé intimider ».

Les rapports avec les autres
L’attention sélective dont Lorette fait preuve est sans aucun doute une ressource positive dans ses rapports interpersonnels avec les enfants exprimant avec eux sa belle sensibilité à autrui. Dans son travail avec les tout-petits, cette ressource amène un climat de sécurité pour l’expression émotive des enfants. Mais cette même attention devient une épine quand elle est perméable à tout ce qui lui est dit.  Ses rapports avec des adultes la blessent facilement. Faire ainsi provoque chez elle un comportement de retrait non fonctionnel parce qu’elle est trop facilement blessée.  

Parler, communiquer pour Lorette est dangereux. Elle a donc tout fermé à clé : colère, tendresse, joie, de façon à protéger une possible explosion. Depuis l’enfance, elle couve une dépression qui n’est manifeste que lorsqu’elle prend sa retraite.

« Je suis une toute petite fille, des bouffants aux épaules, des souliers, avec des bas courts…je ne vois personne. Il n’y a personne à côté de moi. J’ai l’impression d’être toute seule à construire ma vie, j’ai l’impression d’avoir traversé toute seule l’enfance en solitaire…comme on traverse un désert. Je m’oblige à trouver mes solutions, mes points de repères, toute seule. J’ai été entourée de gens, mais finalement, j’ai été toute seule pour l’essentiel ». 
« Je vois beaucoup de gens autour de moi…la famille de mon grand-père en visite…mais même avec tous ces gens…j’ai un sentiment de solitude…J’ai l’impression de porter quelque chose de beaucoup trop lourd…que mes épaules d’enfant ne sont pas capables de porter. Ça fait longtemps que je porte des choses sur mes épaules ».
« Quand j’ai des mouvements d’absence, de pardon ou de douceur envers moi-même, ça vient allumer la « switch » des parents. Ça va chercher le manque…Quand j’ai une souffrance, ça me branche sur l’absence de compassion de mes parents naturels.  À chaque fois, c’est douloureux, c’est souffrant.

Le corps ressent tel une plante assoiffée ses manques
Le corps de Lorette a cumulé des marques de manque d’attention et d’affection, comme une plante qui n’a pas été arrosée depuis longtemps. Kinesthésique, son corps ressent le vide avec plus d’acuité que d’autres. Sa grande nervosité et des douleurs fréquentes dans les jambes lui rappellent constamment ses manques. Certains enfants anticipent le monde à travers leurs corps alors que bien des enfants ont besoin de le voir ou de l’entendre pour le sentir. Quand le parent est dénué de cette écoute, les petits corps le réclament maladroitement, soit en étant malades à répétition ou en se collant sur tous pour répondre à ce besoin.

L’incompréhension est une épreuve
L’incompréhension est une épreuve. Faute de mots, cela embrouille quand personne ne fournit d’explication pour calmer l’angoisse. Quand un enfant n’a pas d’explications vraies, il souffre ou à tout le moins s’interroge. Ce « sans signification » fermente et suscite beaucoup de questionnements qui perturbent sa sérénité. Il ne peut donc vivre l’insouciance de l’enfant dégagé et confiant en la vie.

La maladie, indice d'une remise en question
La réalité émotionnelle de son enfance s’ouvre à Lorette au moment où son corps est astreint à une inaction qu’elle ne s’est jamais donné le droit de vivre auparavant. La maladie lui signale qu’elle ne peut passer à côté d’elle-même une fois de plus.

« Maintenant, la vérité est plus acceptable, plus envisageable. Le fait de savoir, ça me rend plus calme et sereine »
« J’ai manqué d’une mère qui aime le plaisir. Je dois faire le deuil de cette mère-là que j’aurais voulue ouverte sur le monde de la gaieté et du bien-être. J’ai un souvenir de mon corps en détente quand je suis avec des petits, c’est cette partie-là de moi que je dois retrouver ». Cette partie sait rire, elle sait aussi dire les choses sans la peur de faire de la peine, sans la hantise de se faire blesser ». 

L'interaction entre le passé et le présent 
Une action normale exige un équilibre entre l'impulsion et l'inhibition. Une plus grande lucidité sur l'interaction entre le passé et le vécu d'aujourd'hui donne du sens aux actions et aux ressentis.  Les croyances commandent les actions de chacun. Les gestes posés engendrent les résultats et les circonstances dans lesquelles la vie se déroule. Lever l’inhibition qui rend prisonnier et freine l’action doit se faire un pas à la fois.

Le témoignage de Lola
Quand j'étais petite, je n'avais aucun contrôle sur les événements qui survenaient dans ma famille, peu importe que ce soit positif ou négatif. Même ma curiosité m'a quitté à l'adolescence. Je me suis résignée à attendre que les situations se corrigent d'elles-mêmes ou si je me voyais impuissante, je fuyais littéralement. La plupart du temps, je déménageais. Jamais je ne faisais face ayant trop peur de perdre mon nom, ma réputation, ayant la perception que je protégeais mes arrières.
Quand j'ai eu des enfants, j'ai été négligente de ce côté-là. Mes enfants, je l'ai réalisé beaucoup plus tard, étaient eux aussi timides et anxieux face à leurs difficultés. Je reconnais aujourd'hui qu'ils ont aussi souffert d'impuissance.
Je ne voulais pas vieillir avec ce peu de pouvoir sur ma vie. Les difficultés sociales auxquelles j'ai été confronté me semblaient inévitables. Durant et après l'écriture de mon autobiographie, je me suis retrouvée à faire l'expérience positive de  rechercher des outils de communication pour apprendre de nouvelles façons de confronter des situations qui m'avaient auparavant laissé impuissante et sans voix. Je me suis reconnue une force inconnue jusqu’alors. Malgré les difficultés à me prendre en charge dans mes communications, je suis maintenant en possession de plusieurs outils qui m’ont redonné confiance. 

L'humeur dépressive est accompagnée d’un manque d’énergie
Stress, absence de liens pour recevoir du réconfort, l'humeur dépressive et/ou une perte d’intérêt sont souvent accompagnées d’un manque d’énergie, de fatigue, d’indignité ou de culpabilité, de difficulté de concentration ou d'indécision, de changements dans le poids ou l’appétit, de difficultés de sommeil, d’agitation ou ralentissement psychomoteur et même parfois de pensées de mort et/ou d’idées suicidaires.

S’il est vrai que les personnes isolées sont plus exposées à vivre de la détresse qui s’exprime en outre par de l’anxiété et des sentiments dépressifs, la difficulté à nouer et/ou à maintenir des relations satisfaisantes conduit la personne à s’isoler et avoir la tendance à diminuer ses activités.

Favoriser une étincelle de vie 
Trouver ce qui va favoriser une étincelle de vie pour une personne avec des idées malveillantes envers elle-même demande de susciter l’espoir.  La motivation pour continuer à se reprendre en main malgré les difficultés est une démarche qui peut prendre du temps à mettre en marche. Accompagner une personne pour qu'elle se remette sur les rails en l’aidant à formulant un plan d’action réaliste est une occasion unique de faire valoir différents outils de travail. 

Témoignage de Céline
Je m'appelle Céline,
Je suis née dans une famille avec plusieurs peurs. Ma mère, dans sa fonction de mère protectrice, ne voulait pas qu'on sorte de la cour. Elle avait surtout peur de ce que diraient les voisins qui penseraient que nous n'étions que des petits voyous. Elle craignait le regard des autres plus que tout. J'ai appris à me taire, être fine et à dire ce qu'on attendait de moi. Les sœurs de ma mère ont aussi beaucoup contribué à mon éducation et ensuite les bonnes sœurs se sont assurées que je  respecte tous les dogmes de la religion catholique. J’ai été dressée à avoir peur.
Mon père, quant à lui, faisait tout ce qu'il faut comme pourvoyeur mais il était désinvesti de ses émotions, à tel point que je n'ai jamais éprouvé d'attachement pour lui. Je ne le connaissais que parce qu'il aimait tel loisir ou qu'il était un employé de telle compagnie et s'y rendait tous les jours. Autrement dit, je peux dire toute sorte de choses, comme...en apparence, il était calme, en apparence, il était patient, en apparence, il ne couraillait pas...mais il ne parlait pas de lui, il ne s'extériorisait pas...et il laissait notre éducation à ma mère.
Je fus très en colère contre toutes ces personnes, mais surtout contre moi, quand j'ai réalisé à quel point je m'étais laissée imprégnée et conditionnée par les peurs et les sacro-saints principes de toutes ces personnes. Je me suis sentie trahie par l'abandon affectif de ces personnes pour avoir négligé de me laisser me développer. Ultimement, je me suis sentie comme un petit chien de compagnie à qui on enseigne des trucs pour épater la galerie.
Évidemment, mon image publique est conforme: je suis douée pour fondre dans toute organisation humaine. Le problème, c'est que je ne me révélais à personne. Je ne savais même pas qui j'étais. Je gobais tous des autres mais je ne m'exprimais pas.
Une année, je suis allée en Italie avec une belle-sœur. J'ai passé mon temps à négocier avec elle si je pouvais faire telle chose ou telle autre tellement j'étais craintive de tout. C'est ce qui m'a décidé à faire ma démarche auprès de Lorraine.
Je manquais de confiance en moi mais aussi de confiance envers les autres. Tout ou presque tout présentait une insécurité. C'était difficile de penser que je pourrais vouloir me confier à quelqu'un que je ne connaissais pas, plus difficile encore de penser que je pourrais un jour choisir des actions qui me ressemblent plus.
Le premier plan d'intervention de Lorraine me fait encore frémir. Je devais nommer mes peurs. Certaines peurs étaient tellement bien cachées que c'est seulement quand j'ai commencé à lui en parler que j'ai pu les identifier.
J'ai vite compris qu'il me fallait comprendre mon cheminement d'enfant si je voulais passer à autre chose. Je l'ai travaillé en long et en large et j'ai compris que je m'en étais sortie grâce à mon imaginaire. Je fabulais beaucoup comme enfant, pour sortir de la cour, sans aucun doute.
Mon premier pas suite à mon récit de vie émotionnel fut de commencer à dire ce que je pensais réellement de tel ou tel événement. J'ai écrit plusieurs commentaires dans un cahier, certains sur des blogues et sur des forums de partage de journaux quotidiens. Au fur et à mesure que je prenais de l'assurance, je l'ai fait lors d'occasions avec des personnes que je fréquente. Ce fut un deuxième pas importants car là, j'avais une rétroaction et je devais continuer à débattre. Aujourd'hui, c'est gagné et j'y trouve plaisir. Et quand je n’ai rien à dire, je sais me taire aussi.
Ma participation à des ateliers de méditation a ouvert une porte vers le calme intérieur. Apprendre à respirer est devenu un leitmotiv car dès que je me sentais apeurée, je cessais de respirer. La peur m’avait persuadé que je ne pourrais jamais réaliser mes rêves. Je me tenais tranquille, et j’étais gelé dans mes habitudes et j’essayais peu de choses me limitant à ce qui m’était connu. Non pour moi, LA VIE GRANDEUR NATURE.
Mon rêve de voyager a resurgi et je me suis jointe à une organisation pour un échange de logis. Ce qui m'a surpris, c'est que je n'y ai pas résisté alors qu'avant, mes peurs me devançaient.
Je m'étais munie d'un cahier dans lequel j'étalais mes états d'âme. Ma façon de faire était de déposer mon projet dans une colonne et de voir ce qui me retenait dans une autre colonne. Dès lors, dans une troisième colonne, je me décrivais à moi-même les conséquences de me laisser arrêter par mes peurs. Or, je n'ai pas eu à me servir de mon cahier. Cela m'a surpris au plus haut point.
Je me suis dit maintes fois que j'aurais dû commencer bien avant et faire un travail en profondeur sur ce que j'avais vécu. Je me suis faite une image pour l'expliquer à une amie: c'est comme si j'avais labouré mon jardin et que les racines étaient maintenant toutes à la surface pour les jeter dans le compost. Je continue d’apprendre sur moi, mais je suis rassurée sur qui je suis et comment je me développe à mon propre rythme.  


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.








  


samedi 18 janvier 2014

Revenir sur soi pour éviter de faire du surplace

Reconnaître ses habiletés et ses possibilités
Dans un trajet comme celui du récit de vie émotionnel, il est important de favoriser tout ce qui permet à la personne de reconnaître ses habiletés, ses possibilités. Pour cela, accorder de l’importance à ce qui fonctionne déjà est un précepte qui me sert tout au long de ma relation professionnelle avec un client. Pour coopérer avec la personne, il s’agit de faire de l’accompagnement, de permettre à chacun de créer « ses mouvements », « ses occasions ». L'approche narrative doit répondre aux besoins du participant.

La « carte du monde » a ses clés de compréhension
Comme une personne est beaucoup plus complexe qu’une simple « carte du monde », le langage est la clé, autant dans la compréhension du fonctionnement de l’autre que dans la création d’une intervention créative qui peut devenir un outil qui l'invite au changement.

Le concept de soi ou l’image de soi
David, 46 ans, le cinquième d'une famille de six enfants, emporte avec lui la façon dont il se perçoit. Ce sentiment émane de l’affectif lié aux premières années de son enfance. On nomme ceci le concept de soi ou limage de soi. La sensibilité liée aux caractéristiques de l’environnement de l’enfance constitue le trajet du processus identitaire.   

Témoignage de David

« Puis, à un moment donné, une de mes sœurs…je lui avais donné un coup de pied…je me souviens plus pantoute…elle m’a pas parlé pendant trois ans. Ça ne me dérangeait pas…puis une fois…y avait un devoir que je ne savais pas faire. « Marie, peux-tu m’aider? « Débrouille-toi ». Elle m’a envoyé paître…longtemps… Plus tard…elle avait recommencé à me parler…on était quasiment devenus des adultes…elle était une jeune femme…elle raconte ça…« Une fois, tu m’as donné un coup de pied…je t’ai pas parlé pendant trois ans…c’était ma façon de te punir…Tu te souviens-tu de ça, David? »

La famille comme un refuge
Si la famille reste une préoccupation dominante en même temps qu’une sorte de refuge quand on en a besoin, celle de David se transforme sous ses yeux en endroit où il disparaît.  Selon ce que je comprends, la famille de David ne lui procure pas de repères identitaires bien structurants.

Un projet de naissance
Un jour, David me fait part du « projet de naissance » qu’il a été. Selon sa sœur Ghislaine, il fut reçu « comme un cadeau » par sa mère. Suite à cette confidence, je lui parle de son aptitude à l’intimité en lui disant qu’elle se façonne dès la vie fœtale. En lui faisant remarquer qu’il pourrait se vivre comme une personne digne de l’amour d’autrui, je lui demande ce que ça lui fait comme effet de s’en rappeler maintenant que sa mère est décédée. Pensant qu’à rebours cela pouvait lui faire voir son histoire différemment, je suis quelque peu surprise de l’entendre me dire qu’il n’en aurait rien su si Jean-Pierre, le cadet de la famille, le confident de sa mère ne lui en avait parlé. Il trouve incompréhensible le comportement de sa mère si les paroles de sa sœur sont véridiques. 

David a cessé de se confier à sa mère à l’âge de douze ans quand il lui a présenté un poème pour la fête des mères et qu’elle l’a ridiculisé devant toute la famille.

« Une fois, à l’école, j’avais écrit un poème à la fête des mères sur qu’est-ce que j’allais devenir plus tard. J’avais écrit : « Je veux devenir un grand peintre…je veux exprimer l’espérance. Je montre ça à ma mère, pis, elle a tellement ri, elle a tellement ri… Ma sœur Ghislaine…elle dit : « C’est quoi, cette feuille-là? »…J’ai dit : « C’est rien pantoute». Je déchire la feuille…je la crisse au poubelle… Là, c’est fini…m’man…t’auras plus rien, jamais… ».

Dans l’histoire de David, le silence des parents est une violence plus grande encore que les chicanes et les fessées données par le père, «un vrai fou » selon David. 

« La fois du vol…J’étais avec ma sœur et des amis. J’avais 8 ans peut-être…on est allé au…on a volé toutes sortes de niaiseries…une petite chauve-souris en plastique…plein d’affaires de même. On a mis ça dans une boîte de chaussure. Ma mère tombe sur la boîte de chaussures. « Qu’est-ce que c’est ça »? « Qu’est-ce qu’on lui a conté? On avait trouvé ça dans la rue…on l’a ramassé. Après ça, ça a été plus fort que moi…tant pis…si je suis stool…je suis allé le dire à maman…j’aurais pas dû lui dire. 
Elle nous parlait plus du tout. Comme de fait, y avait l’émission de Janette Bertrand : « Quelle famille! ». Cette fin de semaine-là, on écoute…pis les enfants ont volé quelque chose…pis les parents…c’est la crise. Je me sentais-tu mal? Comme ma mère…On avait plus besoin d’en parler…On en a plus jamais parlé.
Y a tellement de choses qui n’ont jamais été dites chez nous. Ma mère, elle aurait pu poigner les nerfs, puis dire : « Vous allez reporter tout ça au magasin ». Y avait rien…horrible …que le silence. Je pense que c’est pour ça aujourd’hui…de ne pas savoir…T’sé…on en avait parlé l’autre semaine…c’est tellement fatigant…là, je ne savais rien. « Qu’est-ce qui se passe dans la tête de ma mère? Je suppose qu’elle est en tabernacle…Ça va pas bien…mais y arrive rien…Y arrive jamais rien. J’ai la chienne…on sait jamais…quand papa va exploser. Ça fait trois jours qu’on a dit ça… y a pas explosé encore. Y explose pas ».

La qualité de son image de soi, renvoyée par autrui, tout autant que des modes relationnels établis avec l’environnement familial pour tenter de s’y insérer affectivement au mieux, va structurer le caractère de David et éventuellement ses troubles affectifs. Sa santé brimée lui vaudra bien des sobriquets dans sa famille d'origine; il en est blessé.

« ...Je coure tout le temps.  J’ai  une poignée dans le dos, ça, c’est sûr…c’est nerveux. Des  fois, je suis tellement bien…En gang, timide…en même temps…là, on fait des courses, c’est toujours moi qui gagne. Je vois des situations… Je me sens …d’une énergie…je suis débordant…en même temps, je suis très, très nerveux,  j’ai peur de déranger du monde…mettons, du monde que je connais…j’ai peur de déranger…mes parents…que je ne comprends pas…
C’est facile d’être heureux, mais je peux juste l’être tout seul et ça je trouve ça plate… Je suis plein de vie…la course m’aide beaucoup à satisfaire ça. Me promener dans les champs…exubérance…je me situe. Aussitôt qu’y a du monde, je me sens mal, parce que je sais plus si je dérange… Quand j’ai du fun, il me semble que je suis tout le temps tout seul…c’est difficile…dans un contexte précis…j’espère que personne va me parler… C’est le seul temps où je suis tranquille. Je ne sens pas qu’y a du vrai bonheur quand je suis petit… »..

Le sentiment identitaire à la base de la différentiation avec les autres
La permanence, la différentiation, la reconnaissance sont les composantes de base actives dans le sentiment identitaire et à partir duquel va s’opérer la perception de soi par soi. Or, pour David, celle-ci est traversée par deux sortes de jugements, soit le jugement interne de David dans sa peur de déranger, soit le jugement externe provenant d’autrui à l’effet qu’il dérange effectivement.

Rechercher un sentiment d’appartenance
David, de son propre aveu, est un homme qui aime les petites provocations pour se faire reconnaître comme « différent ». Cette double appréciation interne/externe différencie l’identité personnelle de l’identité sociale pour donner lieu à un sentiment d’appartenance. L’identité octroyée se concrétise dans la reconnaissance délivrée par la société, ce que David cherche à travers sa demande d’être « crédible » aux yeux des autres. Ce sera une demande que j’entendrai souvent au cours des semaines.

« Me crois-tu? As-tu confiance que je vais faire ce que je dis que je veux faire? »

Le principe du préjugé favorable
Le récit de David en est un où ce qui a prévalu a été la primauté de la personne (Corin, E, Bibeau, Martin et Laplante, 1990), favorisant un cheminement personnel basé sur principe du préjugé favorable envers la personne, principe qui se distingue du concept du meilleur intérêt.

Le dialogue, conçu comme un contexte de par la présence d’au moins lui et moi, intègre la confiance, la fiabilité, un rapport clair et sain qui représente un pivot capital dans notre rapport pour que son « récit » soit un succès pour lui.   En le respectant comme personne, en allant à son rythme, en ponctuant les rencontres de rituels qui à la longue ont été aussi importants pour moi que pour lui, la démarche lui donne une identité narrative, ce qu’il dit avoir beaucoup aimé. Il est devenu important à ses yeux de « se dire », il aime s’entendre se dire également.

Je comprends très tôt dans nos rencontres que son mode relationnel est de puiser la certitude d’exister dans le regard et les attitudes des autres. À partir de la qualité de l’image de soi que je lui renvoie, tout comme des modes relationnels établis avec son environnement privilégié, il tente de s’insérer affectivement, parfois en provoquant mais surtout en affrontant courageusement sa solitude sans la laisser se transformer en angoisse névrotique. Il a des liens forts avec une personne, une femme qu’il a rencontrée dans un événement particulier. David est un participant sensible et touchant. Il est  attachant et sa candeur est rafraîchissante.

Aller de l’implicite à l’explicite
Le discours lyrique de David revient souvent à un symbole d« jeu de billes ». Pour aller de l’implicite à l’explicite, c’est le symbole qui démontre sa capacité d’agir sur sa vie au quotidien.  Il est important pour lui de confronter sa peur de l’inconnu (phobie sociale) et d’entrer en dialogue avec elle par l’agir en l’entreprenant « comme une mission ». Pour lui, c’est la même chose pour la dépression, l’accablement et la tristesse. C’est une stratégie qui lui ouvre la porte à des possibilités intéressantes.    

« Pour ceux qui me liront, j’aimerais commencer mon récit en livrant le message suivant : Quoiqu’on ait à faire, qu’on le fasse. On sait tous ce qu’on devrait faire et qu’est ce qui pourrait améliorer le sort de notre vie. On sait tout ça mais on ne le fait pas. On sait, que ce matin, je devrais appeler telle ou telle personne ou poster telle lettre. On a souvent peur de déranger aussi. Mais quand on a affaire avec des professionnels, il faut se dire qu’on ne le dérangera pas. Ils sont payés pour leur travail. Alors on y va, on y va les déranger, c’est ça leur job de se faire déranger. Le monde a pas l’air de catcher ça. Quand tu vas faire réparer ton auto, as-tu peur de déranger le garagiste? C’est ça qu’il a à faire de réparer des autos ». « Donc, si vous avez à poster une lettre, contester une décision, chercher un médecin pour qu’il signe un formulaire, faites-le parce que le pire qui peut arriver c’est de recevoir un non. Ce qui au fond n’a rien de dramatique ». «En ne faisant rien, en ayant peur du refus, du rejet, de tout et de rien, on ne va pas dans le sens de la vie. Et en prime, nous demeurons sans cesse dans le doute. Et si jamais ça avait marché! »
« Si on va jusqu’au bout, et que là rien ne fonctionne, au moins on sera fixé. Et ce doute sera dissipé. On peut avoir une certaine satisfaction d’avoir tout vérifié de ses propres yeux. Vous savez, je dirais que si je n’avais pas bougé, je serais encore dans la merde aujourd’hui. Allez demander de l’aide. Il y a plein de ressources pour vous aider ».

Lui-même a un jour appelé un éminent personnage pour faire entendre sa détresse. À partir de ce jour, la plupart des intervenants qui l’ont appris, l’ont pris plus au sérieux quand il appelait pour aller en psychiatrie dans ses crises d’angoisse. Au moment de son récit de vie émotionnel, cela faisait neuf mois qu’il n’y était pas allé.

Croire le client est un geste choisi
Pour tenter d’améliorer le sort de la vie de toute personne, il faut qu’il ait le sentiment d’en être digne, non seulement à ses yeux, mais aux yeux d’autrui. Croire le client est important : ce n’est pas la vérité vraie que nous devons rechercher, c’est plutôt d’acheter « la parole qu’il est ». Cela lui redonne sa dignité.
  

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger  en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

mercredi 8 janvier 2014

Ré-évaluer ses échecs en mettant ses meilleures lunettes

Le stress est subjectif 
La plupart des étudiants de tous les niveaux connaissent le stress qui précède les examens d’étape, les exposés oraux et autres évaluations. Même si cette réaction normale d’anxiété ne mine pas leur vie quotidienne de façon continuelle, lors d’examens, ils se sentent paralysés, oublient tout, souffrent de migraines, etc.

La peur de l'échec est paralysante
Spécifiquement, des sentiments subjectifs de peur, des pensées anxiogènes, une pression artérielle qui augmente et l’insomnie sont autant de réponses physiques et comportementales déclenchées devant l’arrivée d’examens, qu’ils soient intellectuels ou physiques. Des patients rapportent que dans le bureau de leur médecin, leur pression artérielle est souvent plus élevée qu’à la maison.

L’anxiété est une réaction à un danger réel ou imaginé. La fluctuation d'hormone déclenchée par le niveau de stress peut rendre une personne plus vulnérable lors de certains événements. Par exemple, une personne avec une tendance dépressive ruminera ses mauvaises expériences. Elle affichera  alors un taux plus élevé de la principale hormone de stress qu’une personne positive. Ce haut niveau de stress augmentera le risque de dépression.


La peur de l'échec est paralysante

L’anxiété de performance reliée à la peur de l’échec
Dans une société où la performance et la réussite individuelle sont des valeurs, l’anxiété de performance est reliée à la peur de l’échec et se caractérise par une forte appréhension face aux évaluations ou à toute situation où l’on peut se sentir jugé ou évalué. Le stress élevé lors d’examens de toute sorte, des crises d’angoisse avant les évaluations, une prépondérance au perfectionnisme exagéré ou une panoplie de troubles somatiques comme des troubles digestifs, des migraines, des urticaires à l’approche des échéances, paralyse et peut conduire à des comportements autodestructeurs.


Le stress élevé déclenche une panoplie de troubles somatiques 
Toute personne qui en souffre recherche à prouver sa valeur, ne croyant pas, pouvoir être aimée, être appréciée, être validée simplement pour ce qu’elle est, et sent que sa valeur dépend uniquement de ses réussites et de ses réalisations, de ce qu’elle fait ou réussit bien. James se retire quand il se sent jugé et il cesse de participer. Son attitude lui a coûté de belles promotions à son travail, et du support à la maison.

Témoignage de Nancy
J’ai mis du temps à comprendre que les critiques et les jugements de même que les attentes de mes parents ont pu se traduire par mon anxiété de performance. Je pensais que je n’étais pas intelligente et je me suis longtemps sentie incompétente. Je ne contrôle pas mes réactions à l’idée de faire un examen : dans le meilleur des cas, je suis assez posée pour me concentrer sur la lecture des questions, dans d’autres cas, je n’arrive pas à lire les questions de façon à les comprendre. 
Quand je suis devenue adulte, je me suis trouvée un travail et je faisais de mon mieux, mais on repère facilement celui qui n’a pas confiance en lui. C’est comme si je l’avais écrit sur le front. On contestait mes arguments quand j’en avais, on me retournait à moi-même bien assez vite. Je me sentais toujours incompétent, incapable de soutenir une défense digne de ce nom. C’était une histoire à régler.

Témoignage de Francis
Je parle en connaissance de cause, étant quelqu'un qui doit bûcher pour réussir. Il semble que l’obtention de résultats élevés est investie d’une valeur tellement importante que cela me cause un  niveau de stress exagéré, comme si l’examen prend une place démesurée. Je suis alors aux prises avec une forte anxiété de performance.
D'une part, je souffre d'anxiété dès qu'on me parle d'un examen et deuxièmement, je panique à l'idée d'être évaluée et même si je cumule les heures d'étude, je me fatigue et je finis par bloquer l'information désirée. Je dois absolument suivre mon propre rythme à défaut de quoi je suis déstabilisée.
C’est mon lot depuis mes premières années d’école. Mes bulletins étaient toujours une source de malaise, voire même parfois de problèmes psychosomatiques. Je faisais des crises d’eczéma dès qu’on annonçait un examen et lors de la remise du bulletin à mes parents.

L’enfant a tendance à faire siens les critiques et les jugements parentaux
Qu’ils soient exprimés de façon implicite ou explicite, l’enfant fait siens les critiques et les jugements parentaux. Parfois, il réagit à l’indifférence du parent, et vit alors des sentiments d’hostilité, de culpabilité et de frustration. Ces sentiments, non reconnus et accumulés intérieurement, se traduisent en anxiété car il veut à tout prix éviter l’échec. L’enfant qui se sent incompétent sera donc plus anxieux et vivra un découragement croissant face à son incapacité à répondre à des exigences trop élevées pour lui. Il recherchera constamment l’éloge ou il démissionnera et ne cherchera plus à prouver sa valeur.

Culpabiliser quand on se rend compte que l’on a fait une erreur est un processus normal, mais s’y complaire n’offre rien pour s’en dégager et s’en servir.

Le monde dans lequel nous sommes change vite. Certains repères se sont volatilisés et de plus en plus de personnes ont opté pour la médication pour survivre à leurs angoisses au lieu de questionner le sens de leurs angoisses.

Notre mode de vie nous consomme
Chaque fois que nous sommes en face d'un échec ou d'une impasse, nous passons vite à autre chose dans ce monde qui nous consomme littéralement par sa surabondance de technologies et de produits. Pourtant, nous aurions intérêt à laisser notre coeur nous parler pour se questionner sur le sens de nos échecs et de notre humanité révélée par nos angoisses.

Ceci dit, l'intuition ou la vie intérieure qui nous habite peut nous servir de balises pour apprendre, soit à lâcher prise, soit à choisir à nouveau notre engagement. Nadine dit avoir le plus appris sur elle dans des moments où elle ne réussissait pas.

Témoignage de Nadine
J'espère redonner espoir à celles qui se battent encore pour croire en elles-mêmes. Cette année, j'ai passé un VRAI NOEL, à échanger avec des cousines de mon âge, j'étais heureuse comme une fille de 23 ans. Je n'ai pas culpabilisé du fait de ne pas faire de sport. J'ai eu du plaisir à dessiner, à peindre, à faire des gâteaux et des bons plats pour ma famille et moi. L'an passé, je me suis enfermée dans ma chambre croyant que je n'étais que nulle. Mon histoire a commencé à l'âge de 4 ans : depuis, je cumulais les échecs. Une incident majeur et j’en ai fait une histoire de vie compliquée.
La guérison est possible. J'ai rêvé tellement de fois de ce moment où je pourrais vous raconter mon histoire avec le sourire, de ce jour où je pourrais parler de tout ça sans  un pincement au coeur. C'est fait!
J’aime venir ici parce que si je veux savoir quelque chose, on m’aide à y répondre et souvent, on m’accompagne dans mes démarches. Je ne me sens plus seule.
Si je n’avais pas fait un retour sur mes expériences d’enfant, je n’aurais toujours pas réglé mon problème d'estime et de confiance en moi.

S’épanouir en s’appuyant sur une solide connaissance de soi
À l’heure du culte de la performance au travail et dans nos vies occupées, il est temps de redevenir soi-même et de s’épanouir par ses propres moyens, en s’appuyant sur une solide connaissance de soi. Cela aide tout individu à se situer entre ses idéaux démesurés difficile à atteindre et les complexes qui l'empêchent de parvenir à ses objectifs.

Un processus actif qui ramène la personne à l’avant-plan
Quand on dresse « leur carte d’influence » sur le problème de leur vie en  répertoriant les sensations, les réactions, les attitudes et les gestes, on peut considérer que la guérison est un processus actif qui ramène la personne à l’avant-plan. Cette étape donne lieu à la reprise de l’espoir, aussi à l’apaisement issu d’une confiance envers l'autre. Cette remise en fonction intervient sur les croyances et les attentes présentes dans la démarche. L’engagement à résoudre le casse-tête en utilisant l'approche narrative, la décision d’apporter des changements à sa vie, la distance facilitante en rapport avec la peur du futur, le désir de vivre pleinement et la satisfaction plus ou moins grande de ses besoins articulent des composantes de mieux-être qui peuvent signer un lieu de non-retour.

Témoignage de Jacqueline:
Je connais bien la culpabilité, il me semble qu'elle fait partie de moi depuis ma tendre enfance. Dans les yeux des autres, je lis facilement des reproches et j'ai le souci de ne jamais déplaire, mais ce n'est jamais suffisant. Quand je prend une décision, je crains de me tromper et de faire du tort à mes proches. Ce n'est jamais confortable pour moi. 
Dans ma démarche, j'ai réalisé tout ce que je portais et plus que tout, j'ai vu comment je mettais tout sous la loupe. J'ai toujours été obsédée par le principe de précaution, alors souvent, je ne prenais pas de décision, ce qui me rendait coupable aussi envers moi-même. Ce fut un handicap sérieux alors qu je voulais en guérir. 
Dans ma première démarche, j'ai mis le doigt sur une manière de voir ces places où j'étais figée. Lors de la deuxième démarche, j'ai accepté de laisser aller tous ces blâmes que je portais. Quelle délivrance! 
Depuis, j'ai appris à méditer et à me faire davantage confiance. J'ai récupéré une vision de ma vie car elle est la mienne et c'est à moi que revient la responsabilité de mes choix. Je me sens grandir!   

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

samedi 28 décembre 2013

Repenser ses priorités pour retrouver son rythme naturel

Repenser ses priorités
Repenser ses priorités pour retrouver un rythme naturel est possible. Avoir le courage de changer ce qui peut l'être relève de l'intuition et de la logique pour revenir à un bien-être.


Revoir ses priorités est un choix conscient

S'ajuster à l'impératif de la productivité nous bouscule
Je ne suis pas la seule à dire que la vie moderne nous bouscule jusque dans nos cellules. Pressé et stressé, notre système immunitaire s'en trouve perturbé. Notre organisme humain a de la difficulté à s'ajuster à l'impératif de la productivité.

Le corps supporte mal la tyrannie de la performance
Notre tendance à bousculer notre horloge biologique pour s'accorder au rythme du monde moderne est responsable de bien des maux. Le corps ne supporte pas facilement les décalages pathogènes. Le travail peut nuire sérieusement à la santé: l’obésité, la maladie mentale, l’hypertension, le diabète guettent celui qui de temps à autre ne réévalue pas ses activités.

L’immédiat versus le long-terme
Le corps en alerte permanente subit un autre niveau de stress sérieux avec le phénomène de l'immédiateté. Trop sollicité, le système nerveux est submergé, la fatigue s'installe, la concentration flanche, des bouffées de chaleur inopportunes se déclenchent, plus rien ne va. On est désynchronisé, on est débordé et en débordement. Ce qui nous stimulait auparavant devient agression et trop-plein. 

Se connaître mieux pour reconnecter à son horloge biologique
Les horloges intérieures de chacun doivent passer par de nombreuses perturbations lorsque l'on travaille de nuit, lorsque l'on voyage ou lorsque l’on est stressé. L’organisation temporelle de l’horloge biologique interne qui commande le fonctionnement organique, se règle sur les variations climatiques des saisons, le rythme social de son type de travail, ses temps de repos ou de veille/sommeil. Il est donc important de se connaître pour mieux palier aux différents besoins de notre horloge biologique.

Le corps est influencé par des biorythmes
Notre corps est influencé par quatre cycles de biorythmes : physique, émotionnel, intellectuel, intuitif. Le système vivant humain possède plusieurs rythmes organiques, le rythme du cœur, de la respiration, de la digestion, des reins, indispensables à la vie. Le système nerveux comprend aussi plusieurs rythmes. Et, dans notre existence, nous sommes entourés de nombreux rythmes auxquels nous avons à nous adapter, ce qui nuit sournoisement à notre aptitude à la concentration.

Le rythme corporel influencé par l’environnement
Inscrit dans notre code génétique, notre rythme corporel utilise ses propriétés rythmiques d’une façon naturelle mais il est grandement influencé par l'environnement. Quand on parle d’être complètement débordés ou dispersés, il est grand temps de ralentir.


Tenter de rattraper le temps
La course contre la montre n’a rien de bien glorieux; pourtant des familles entières passent une partie de leur vie à tenter de rattraper le temps. Le but de ce texte n’est pas de culpabiliser les parents mais de faire réaliser qu’eux-mêmes et leurs enfants sont sous pression constante du matin au soir au nom de la cadence normalisée de notre société de performance.

J’entends autour de moi des parents qui ont peur d’être dépassés au quotidien et qui ne cessent d’enjoindre leurs petits de se dépêcher. À la garderie, ils sont cédulés à la minute près, il faut les tenir occupés. Au primaire, ils doivent déjà se défoncer pour apprendre le plus possible de notions et leur agenda est rempli d’activités parascolaires digne d’un athlète olympique. Au secondaire, ils doivent répondre de leurs apprentissages, être fonctionnels pour le marché du travail. Pas de répit pour la gente enfantine!

S’occuper de soi et de sa famille en débarquant du convoyeur
Ce n’est pas naturel pour un enfant! La vraie vie, ce n’est pas celle qui nous possède du matin au soir. Rien de surprenant que tout le monde se retrouve le vendredi soir avec le mors aux dents! Parfois, les enfants ont un niveau de stress aussi élevé que celui de leurs parents. Il faut décompresser et cesser de s’obliger à un marathon, de semaine comme de fin de semaine, avec des courses, des cours, des activités de mise en forme, etc. S’ennuyer un peu ne fait pas mal et permet un antidote à la précipitation pour concilier un équilibre plus grand et ralentir un tant soit peu le quotidien.

Comment changer son rapport au temps
Une personne qui se pousse continuellement apprend à fonctionner de manière automatique. Il devient alors plus difficile de penser, de conceptualiser dans ces conditions. Il ne s’agit pas de ralentir pour ralentir : c’est plutôt l’occasion de souffler, de ressentir, d’imaginer et de penser.

Plusieurs avantages sont reconnus quand on se met à repenser ses priorités. Même si c'est à contre-culture, se recharger en s'accordant de petites pauses entre ses activités va permettre de changer son rapport au temps.

Une mise à jour pour récupérer du temps
Pour Xavier, ce fut de demander de l'aide qui fut salutaire. Les membres de sa famille ont commencé à s'entraider davantage. Même ses jeunes enfants ont eu du plaisir à contribuer, l'un mettant de l'ordre dans les souliers de la garde-robe d'entrée, l'autre affecté à ramasser les objets qui traînaient dans l'escalier pour les mettre dans une boîte de rangement à laquelle on reviendrait plus tard.

Moins de perfection, plus de temps de qualité
Le refus de maintenir un standard de perfection l'a conduit à plus de bienveillance et de compassion envers les personnes plus vulnérables de son entourage. Du coup, il a retrouvé un certain dynamisme et entrain pour jouer avec ses enfants après le repas du soir. La qualité et le sens d'être en famille s'en sont trouvés améliorés.


Suivre son rythme plutôt qu’être sur le pilote automatique
Roberta aussi a fait un cheminement en lien avec son rythme naturel. Plutôt que de continuer sur le pilote automatique, après plusieurs sessions de récriminations, des sessions de méditation et quelques plans d’intervention, elle a avisé son patron qu'elle diminuait ses heures de bureau. Trois mois plus tard, elle évaluait déjà que travailler davantage à son rythme la rendait plus créative et plus impliquée dans son travail. La qualité de ses relations aux collègues s'est également améliorée et elle envisage une vie professionnelle à dimension plus humaine. Ralentir n'a pas diminué sa productivité, au contraire, "c'est fructueux car ma disposition envers mon travail me permet d'avoir une perspective plus globale et pourvue de sens pour les clients".

Une prise de conscience salutaire pour se retrouver
Dans un contexte de travail, la pratique régulière d'une forme de méditation permet d'accroître le bien-être de chacun tout en créant un environnement favorable à l'expression de nos qualités personnelles et professionnelles. La prise de conscience de ses propres limites permet d'acquérir une saine distance pour évaluer la dispersion de son énergie.

Ralentir pour rétablir son équilibre
Le but de la démarche fut donc de rétablir l’équilibre entre les attentes des autres et les siennes pour permettre de trouver un rythme propre à Roberta. Capable de se projeter dans le temps et donc d’imaginer l’avenir, elle a pris en charge sa vie, ses attentes et évaluer ses capacités à ce stade de sa vie.

Le temps est une réalité vécue subjectivement
Comme le temps est une réalité vécue de manière subjective, il importe de s’écouter suffisamment pour observer la surabondance d’informations qui mobilise les yeux et les oreilles. Se rendre plus disponible à soi-même favorise l’adaptation souple à son vécu au quotidien.

À 53 ans, Laurent a le goût de travailler activement à son rétablissement. Il s'investira tout au long de sa démarche dans l'approche narrative pour accepter qui et ce qu'il est.

Témoignage de Laurent
« Mon sentiment, c’est qu’à douze ans, tu peux pas réapprendre.  Pour réapprendre, ça prend de la maturité nécessaire pour être capable de t’évaluer avec les…tu peux réapprendre, mais plus tard.
T’as plus confiance…à douze ans, tu fonctionnes sur un programme…t’es programmé. Quelqu’un va essayer de changer ton programme. Dans le fond, ça vient pas de toi, là.
Tandis qu’à un moment donné, si tu entres en démarche, tu as 40-45 ans. Là, tu te dis, il y a des trucs qui fonctionnent pas. Dans le fond, ce que tu réussis à faire, tu réussis à le faire sur le plan cognitif. Tu réussis pas à modifier la personne que tu es. Ce que tu fais, c’est que tu réussis à l’accepter, à dire : « Elle est comme ça, cette personne. Moi, je suis comme ça, j’ai des impulsions, comme telles, j’ai des tendances comme…Là, ce que tu fais, c’est que tu t’adaptes, tu adaptes les comportements que tu as. 
En admettant que l’on place l’enfant dans un autre environnement, la différence, oui, c’est que le fait de changer d’environnement, ça peut donner des résultats. Dans le sens que, là, tu vas aller le chercher, ce bonhomme là, sur le plan affectif. Tu vas pas aller le chercher sur le plan intellectuel.  Il va se dire : « Ce monde-là, y a pas l’air à me vouloir du mal, je vais essayer de faire quelque chose ». C’est ça la différence ».

Le rythme est nécessaire pour maintenir la vie
Tous nos gestes dans notre quotidien, de la naissance au déclin, s’inscrivent dans le temps. Différents rythmes se superposent chez l’humain, tout comme dans la croissance des plantes. Le dynamisme de la vie est alternance d’énergie, dans laquelle une période active succède à une période de repos.

L’expérimentation pour découvrir ce qui fait du bien
Par exemple, on peut faire des exercices qui impliquent le corps et reposent le mental et inversement. À une activité comme l’écriture qui oblige à la pensée peut succéder un exercice de création. Des mécanismes subtils à l’intérieur de nous influencent notre style de vie; à chacun de nous de trouver ce qui allège et augmente notre qualité de vie.

Trouver son rythme est un facteur de santé
Tout l’Univers, de l’infiniment petit à l’infiniment grand possède un rythme qui se succède en permanence.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.