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lundi 23 février 2015

Un virage tout en douceur

La vie dirige sagement
Ayant toujours travaillé dans les domaines du développement humain et de la croissance personnelle, d'abord dans mon travail comme psychothérapeute et ensuite comme travailleuse sociale avec des individus ou avec de petits groupes, j'ai toujours privilégié le relationnel pour conserver une approche personnalisée basée sur les besoins de la personne.

Une plateforme  pour éduquer
Développé autour des témoignages de mes consultants, mon blog « aunomdelasante.blogspot.com » s’est toujours voulu une plateforme  pour éduquer toute personne intéressée à une démarche en « récit de vie ». Dans un souci de vulgarisation autour d’exemples concrets, je désirais m’adresser aux lecteurs avec le moins d’artifices possibles pour  leur permettre de découvrir plusieurs possibilités offertes dans mon offre de service. En cela, j’espère que le blog aura été utile et pédagogique contribuant à forger une représentation fidèle pour comprendre les usages possibles de chacune des formes de récits de vie pour réduire les stress

Les explications théoriques ont été beaucoup plus difficiles à élucider car je  devais en dire suffisamment pour dépasser le stade du superficiel sans détourner l’attention des éléments ciblés que je voulais faire ressortir.

J’espère avoir conçu un blog assez cohérent sur les différents aspects de ce travail en puisant à même des expériences réelles et réussies pour faire réaliser que le récit de vie est plus qu’une technique, en fait, qu’il est un outil de connaissance de soi et de construction identitaire. 

Le virage vers des outils de mieux-être
Depuis quelques temps, j’ai pris le virage vers des outils de mieux-être. Comme plusieurs l’auront constaté, la méditation et le yoga s’avèrent en continuité avec des outils maintes fois perfectionnés depuis 2002 : au nombre de ceux-ci, l’observation de soi, la croissance grâce aux expériences vécues, le sens donné aux sensations corporelles, le lâcher prise pour retrouver une autonomie et pour se libérer de ses conditionnements. 

Destinations pour méditer 
Le nouveau blog « Destinations pour méditer » souhaite une imprégnation aussi large que possible
(http://destinationspourmediter.blogspot.ca/2014/12/voyager-pour-mediter-est-une-demarche.html)
pour vulgariser autant de simples concepts que des approches à la portée de tous pour entretenir, vitalité, état d’esprit et énergie. 

La méditation posturale corporelle
Être libre de toutes les pressions, des tensions corporelles en utilisant les dimensions du silence pour la prise de contact avec les phénomènes intérieurs, devenir conscient de la façon dont on vit sa vie, la méditation posturale corporelle (http://aunomdelasante.blogspot.ca/2012/07/meditation-posturale-corporelle.html), comme art de cultiver l’observation, permet d’écouter les messages du corps et de l’esprit.

Se connecter à l’essentiel incarne une intention d’engagement
Se connecter à l’essentiel de soi incarne une intention d’engagement envers soi-même. L’attention, sans stress dans le ressenti du moment,  pour ne pas être enfermé dans un mode de pensée relié au passé, est soutenue par la respiration. 

La respiration que l’on dirige autorise à s’ouvrir, à s’écouter, à prendre note du terrain intérieur pour s’offrir un regard bienveillant dans l’inclusion de toute pensée, toute idée. Cet état alimente pour faire grandir et se reconnecter.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

vendredi 29 août 2014

L'expérience de la démarche en "récit de vie"

Chacun construit le monde sur la base de son expérience propre
Chacun construit le monde sur la base de son expérience propre, à la lumière de son histoire personnelle. Tous les comportements - les réactions, les penchants, les incapacités-découlent des moyens de survie choisis alors que l'on était bébé ou tout-petit et par la suite, ceux adoptés dans la vie sociale.  

Le récit de vie émotionnel fait ressortir les ressources
La notion que des humains puissent se procurer les pouvoirs dont ils ont besoin en misant sur leurs propres capacités, leurs forces  et leurs ressources n’est certainement pas nouvelle et semble assurer une orientation concrète et valable de la part de beaucoup de professionnels  en intervention puisque plusieurs conçoivent la personne comme un sujet actif dans la mise en œuvre d’un processus continu de contrôle dans un ou plusieurs domaines de leur vie.
Prendre à nouveau des risques

Travailler au service du devenir du sujet
L’enjeu de ma pratique, c'est de travailler au service du devenir du sujet en prenant en considération ses habiletés, ses compétences, ses connaissances, les relations significatives de sa vie et toutes les ressources intrinsèques et physiques qui lui sont disponibles dans ses différentes communautés pour favoriser et/ou renforcer son pouvoir d’agir. La personne est considérée comme capable d’évoluer selon ses besoins et d’agir sur ses environnements humain et social. La perspective de collaborer avec elle pour la soutenir en soulevant des aptitudes et des compétences non-reconnues l’aide à mobiliser ses ressources personnelles et sociales.

Dépasser la peur de ses émotions
Pour ce faire, les récitants doivent dépasser leur peur de leurs émotions et s'y abandonner entièrement pour permettre à leurs souvenirs d'enfance de remonter à la surface.  Les activités (le livre de ma vie, yoga, méditation) dont la portée sont sociales engendrent des perspectives de prévention (isolement, perte de repères, stress, etc.) de même qu’elles favorisent la promotion de liens sociaux pour l’appuyer, le supporter, l’épauler, l’encourager par un accueil, une écoute, une considération.

L’outil idéal pour aider dans le changement
Ces liens ont un impact bénéfique sur sa vie, sur sa santé et sur ses relations interpersonnelles. C’est à mon avis, l’outil idéal pour commencer là où est le « récitant » pour l’entendre et l’aider à apporter les changements qu’il désire. 

Le sentiment de honte rend vulnérable
Ainsi, le "récit de vie émotionnel" ne remet pas l'individu en question mais plutôt ce qu'il a accepté comme définition de lui-même. Le sentiment de honte de ne pas être « comme il faut » fait craindre la dissociation et l'individu, qui l'a intériorisé et qui se sent vulnérable. Après le travail sur soi, l'authenticité a droit de cité pour offrir aux autres l'être vrai et authentique

Réactualiser ses processus de décisions
En remettant en question ce qu'il a vécu ou perçu, il réactualise ses processus de décisions, altérant son identité faussée pour retrouver son vrai MOI. Dégagé du passé, l'individu peut alors remanier ses pensées et ses croyances de telle façon qu'un nouveau sens à son existence peut émerger et que de nouvelles solutions peuvent se présenter plus facilement pour une meilleure communication avec autrui.  

Le plan d'intervention pour supporter les nouvelles actions
La boussole intérieure s'aiguise. Les plans d'intervention autorisent à prendre conscience de ses besoins et d'y répondre beaucoup plus facilement.

Retrouver son histoire personnelle
Retrouver son histoire personnelle en démarche de « récit de vie émotionnel » permet de retrouver des détails importants de l'enfance pour pouvoir, suite à la démarche, prendre une décision de survie différente de celle que l'on avait prise alors.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger 
en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.


lundi 25 août 2014

"On se construit avec, contre ou malgré sa famille"

Notre famille influence notre vie de manière déterminante
L'idée que la famille influence notre vie de manière déterminante ne constitue pas une grande nouvelle. La famille est la plus puissante structure relationnelle à laquelle l'être humain est lié. En Occident, ce lien est plus ou moins intense pendant 18 ans.  Dans notre monde occidental, cette relation, pourtant si naturelle, semble la plus difficile.

Témoignage de Katia
Mon père et ma mère se sont séparés quand j’avais 4 ans. Je me souviens que mon père est devenu un peu fou, c’est-à-dire qu’il a utilisé la violence à l’endroit de ma mère qui n’en menait pas large. Ma mère nous a élevé seule pendant presque 6 ans avant de se remarier. Nous voyions notre père toutes les deux fins de semaine.
Après un temps, mon père s’est mis en ménage avec une femme qui avait aussi deux enfants. Au début, c’était bien. La femme était gentille avec nous mais quand son fils s’est mis à avoir des problèmes de comportement-il mentait, volait, faisait des crises-notre père s’est plus ou moins détourné de nous. L’affaire, c’est que cet enfant mobilisait toute l’attention et que nous soyons là ou pas, notre père ne se souciait plus de nous. Quand sa blonde est tombée enceinte de notre petite soeur, ça n’a fait qu’empirer.
Il n’est pas un mauvais père, il est un père absent, donc, pas un bon père non plus. Quand il s’occupait de nous, c’était seulement pour nous attribuer des tâches. À 15 ans, j’ai vécu une peine d’amour; jamais il ne s’est informé, mais quand il l’a su, il m’a dit que ça me passerait et que je trouverais un autre mec bien assez tôt. Je trouve son indifférence ordinaire.
Son attitude a beaucoup affecté mon frère. Il s’est senti ignoré et il trouvait que notre père avait changé de camp : à son avis, il aimait plus les enfants de sa blonde que  nous. Vers l’âge d 15-16 ans, nous avons essayé de lui en parler mais il a tout rejeté en bloc. Il a dit que notre mère nous avait monté contre lui.  Cela m’a tellement fâché que je ne voulais plus le revoir. J’avais du ménage à faire dans mes émotions parce qu’elles m’empêchaient de voir si mes réactions étaient justifiées ou pas, aussi dans mes autres relations importantes.
Ma honte de moi, mon incapacité de voir vraiment ce qui se passait avec mon chum me faisait sentir coupable, mais je me sentais paralysée. J’ai parlé à ma mère des flashbacks que j’avais du temps de la séparation de mon père et ma mère. Elle a suggéré que je fasse une démarche quand elle a su que mon nouveau chum me faisait des vacheries. Elle trouvait que je n’avais pas beaucoup d’estime de moi d’accepter ces comportements.  C’est vrai que je me sentais moins que rien.
Par le temps que j’ai commencé ma démarche, il m’avait déjà trompé deux fois et il me traitait de niaiseuse devant ses amis. Je savais que ce n’était pas sain, mais j’ai continué avec lui me disant qu’à force de me connaître, il se calmerait et qu’il finirait par considérer l’exclusivité sexuelle comme moi. Ma mère m’a aidé, j’ai accepté de faire la démarche pour parvenir à me séparer de lui.
Mon plan d’intervention que j’ai rédigé avec Lorraine incluait une période d’observation dans ma relation : j’ai observé les propos de S. à mon égard, ses demandes, ses exigences et les attentes que j’avais à son égard. Ça m’a vraiment donné des outils pour prendre ma décision de le laisser.
Ça fait maintenant plusieurs mois que j’ai terminé la relation avec l’ex-chum, et même si je cherche présentement un nouvel ami, je sais que je devrai être vigilante.
Par contre, j’ai une nouvelle compréhension de  notre vie avec notre père. Je ne suis plus toute mêlée et ça me permet de me rendre plus compte des bons coups de mon père à qui je n’ai pas fini de pardonner. J’espère un jour pouvoir lui dire combien j’aurais voulu être proche de lui, je l’aime mais j’ai encore mal de son attitude. Je me fais confiance davantage. Je n’ai pas tout réglé mais je prends de l’assurance dans mes décisions qui ont affaire avec mon cœur. C’est un pas énorme pour moi.
Dans ma démarche, mes réactions avaient un sens, même si je ne les comprenais pas toujours auparavant. Elles nourrissaient un besoin vital profond. Je fais maintenant la distinction entre ce que ma réaction m’a permis d’obtenir et ce que je voulais obtenir. J'identifie mieux mes besoins.

La famille apprend à l’enfant ses normes et ses valeurs
Même quand on observe une plus grande autonomisation de l’individu en lien avec la structure familiale dans notre société, le choix du conjoint, de ses conditions de vie, les croyances restent déterminées par les expériences au sein du couple papa-maman. La raison étant que la famille apprend à l’enfant les normes et les valeurs de sa collectivité. C’est une forme d’héritage offerte sans pour autant y mettre des mots; elle fait partie de la socialisation. C’est un processus qui se poursuit aussi à travers toute la scolarisation de l’enfant.

Le système familial est fondamental
Quoique ce processus soit interactif, la force du système familial est la plus fondamentale et le système familial continue d’influencer toutes nos relations et comment nous les filtrons. Serait-ce donc une illusion de penser que nous avons la maîtrise de nos vies? Même quand on fait sa vie loin de la famille, elle demeure présente en nous.

Le choix d'un conjoint n'est pas complètement "individuel"
Bien sûr, c'est par attirance que deux jeunes individus décident de de former un couple, mais le choix d'un conjoint dans notre société moderne n'est pas complètement "individuel". En apparence libre, le choix est souvent déterminé par des perspectives inconscientes qui échappent à l'individu.

Un modèle parental autoritaire non fondé sur « la démocratie familiale
Dans le cas présent, le modèle parental auquel Katia fait référence dans son témoignage est un modèle parental autoritaire qui ne semble pas fondé sur « la démocratie familiale. Le stress vécu lors de la séparation alors qu’elle n’avait que 4 ans a figé un comportement d’hébétude et de soumission, un peu comme si sa réaction naturelle était de n’en avoir aucune et de tout accepter par amour. Le récit de vie de Katia était empreint de culpabilité.

Les troubles émotionnels influencés par une relation familiale conflictuelle 
Selon plusieurs experts en santé mentale, les maux physiques, occasionnels ou chroniques, aussi bien que les troubles émotionnels peuvent provenir d'une relation conflictuelle au sein de la famille. Nous sommes tous et toutes parties prenantes de dynamiques familiales profondes et inconscientes qui se manifestent de différentes façons. Une même dynamique peut induire différents malaises de stress chez les membres d'une même famille. Ainsi, un membre sentira ses entrailles se tordre alors que l'autre éprouvera une crise d'eczéma suite à une réunion familiale.

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

vendredi 25 juillet 2014

L’éclosion du mental humain a lieu bien avant la naissance

L’éclosion du mental humain a lieu avant la naissance
Le nouveau-né est considéré un visiteur que l’on croit fraîchement émoulu dans son nouvel univers. Or, l’expérience vécue par le foetus permet de comprendre comment se forme le mental humain. Des personnes ont revécu leur naissance et certains aspects de leur vie in utéro. On a pu conclure dès lors que le « nouveau-né est à la naissance un organisme déjà capable de percevoir ».  Capable d’apprendre, de réagir, de se souvenir, ses capacités sont tellement aiguisées à la naissance que sa qualité de vie intra-utérine influence déjà sa vie future.

Les traces de la relation intra-utérine déjà établie avec sa mère
Le fœtus ayant déjà fait l’expérience de contentement (quand la mère vit une grossesse paisible) ou de tourment (par exemple, quand la mère est en deuil d’un autre enfant), l’enfant portera les traces de la relation intra-utérine déjà établie avec sa mère. Ce lien avec sa mère se développe lors de tous les stades de développement.

Les risques de malaises minent sa confiance en la vie
Ce lien sera renforcé ou évoquera des réactions d’anxiété ou d’angoisse. L’alcool, la drogue, l’inquiétude, la dépression augmenteront les risques de malaises minant ses possibilités futures et sa confiance en la vie. Invariablement, quand l’expérience in utero est globalement néfaste, le nouveau-né n’anticipera pas mieux du monde dans lequel il est projeté, celui-ci pouvant lui sembler hostile, voire même dangereux.

La capacité d'acquérir de l'estime de soi est compromise
Dans la petite enfance, tout enfant blessé dans son intégrité, méprisé, négligé, ignoré, humilié, rompu aux coups, aux privations dommageables, verra sa capacité, de s'épanouir, d'acquérir la confiance en soi, l'estime de soi, compromise. Or, comme le cerveau se construit entre 0 et 4 ans, il n’est pas rare qu’il garde les empreintes de ces traitements sans jamais se rendre compte que sa vie future est en péril.

Les répercussions sur l'enfant ayant subi la négligence et la violence
Les répercussions de la négligence et de la violence sont nombreuses. Logiquement, quand un enfant subit des mauvais traitements, par exemple, de la négligence, il devrait pouvoir être en colère contre celui qui le malmène. Il devrait avoir mal d'être ainsi traité. Or, l'enfant désire être aimé par son parent: il en est aussi dépendant. Dans cet état, il n'a pas d'autre choix que de supprimer sa douleur insupportable et de refouler ses sentiments. Étant donné sa dépendance, la réaction physiologique naturelle de fuite en cas de danger, lui est totalement interdite.

Les sentiments de colère refoulés sont enregistrés et emmagasinés
Dépendant, seul contre le pouvoir des adultes, il ira jusqu'en oublier le souvenir et pourra idéaliser ceux qui l’ont ignoré, bafoué, méprisé. Ainsi, plus tard, il n'aura plus aucun souvenir conscient de ce qu'on lui a fait. En parallèle, tous ses sentiments de colère, de tristesse, de détresse, d'impuissance, d'angoisse et de douleur refoulés seront durablement enregistrés.  Ce seront des stress emmagasinés. Les dépendances à l'alcool, au tabac, aux drogues, les troubles de l'alimentation, la dépression le guetteront.

Le transgénérationnel est à l’œuvre dans les relations familiales
Le transgénérationnel est fréquemment à l’œuvre dans les relations familiales. Certains, devenus parents à leur tour, se vengeront sur leur propres enfants. Sous le couvert de l'éducation, légitimée par la société, chaque occasion sera bonne pour déverser cette charge de haine et la violence marquera les liens familiaux.

L’incapacité de la figure maternelle à répondre à ses besoins
Une série d’études portant sur la transmission intergénérationnelle des patterns d’attachement ont démontré que le type d’attachement chez un parent au cours de la grossesse prédit de façon significative le pattern d’attachement de son bébé bien au-delà de l’âge de un an (Zeanah, 1996). Les résultats confirment les prévisions transgénérationnelles : l’enfant qui n’a pu bénéficier lors des premières années de sa vie d’une présence maternelle apte à favoriser l’apparition de liens d’attachement solides, (en raison de ruptures répétées ou de l’incapacité de la figure maternelle à être sensible à ses besoins, risque de devenir complètement détaché en se détournant peu à peu de la relation. Par contre, l’enfant ignoré pourra utiliser tout un stratagème pour tenter de s’attacher à son parent indifférent. Il en prendra soin, tentera d'être son consolateur, de combler ses besoins exprimés ou non pour se faire apprécier.

La répression des sentiments authentiques rend malade
La répression des sentiments authentiques rend malade. Ils sont réprimés par peur. Cette peur inconsciente ressentie par l'enfant peut l’accompagner toute sa vie s’il reste au stade du déni au lieu de la confronter.

Témoignage de Tanya :
« Longtemps, je me suis dit que je n’avais pas été battue, violée, donc, je n’avais pas le droit de me sentir aussi mal dans ma peau.
 Je n’ai pas de doute que ma mère m’aurait aimé si je n’avais débuté ma vie au moment où mon frère de deux ans s’est noyé. Malheureusement, mon père avait déjà quitté le domicile conjugal. Comme enfant de remplacement, je n’ai pas su faire ma véritable place et j’ai été déchue dans mon rôle, n’étant ni parfaite, ni mâle.
Ma mère se retrouva dans une situation quelque peu particulière, mono parentale et endeuillée. Mon mal-être a pris forme au travers de cauchemars et aux dires de ma mère de pleurs incessants jusqu’à mon entrée à l’école. Plus tard, je me suis repliée sur moi-même.
Je n’en veux pas à ma mère et je comprends que j’aie été une source de désarroi supplémentaire. Elle a réagi comme elle le pouvait. Mon revécu de l’accouchement maternel m’a laissé supposer que j’avais déjà la mort dans l’âme à ma naissance. Sans doute ais-je ressenti toute sa tristesse et je reconnais mon fond d’amertume profond qui ne m’a jamais quitté de ne pas l'avoir sentie près de moi, toute petite.
J’ai souvent eu le sentiment d’être bannie de ma famille, parce que différente. Je ne « fittais » pas dans ma famille. Petite dernière dans une famille de plusieurs beautés sans équivoque, délicate et souffre-douleur d’une famille qui me laisse peu de place, je suis sujette à beaucoup de moqueries. Je me sens laide, grosse, inadéquate et incompétente. Et puisque père et mère «m’abandonnent à mon sort », je m’abandonne aussi. Je ne me suis jamais lamenté sur mon sort, contrairement à mes sœurs qui se sont « mises en frais de trouver les meilleures façons de plaire » dès qu’elles se virent seuls avec notre mère.
Dans ma vie d'adulte, j’ai beaucoup utilisé la séduction et la sexualité pour me ramener au moment présent-Ici et MAINTENANT. Je me suis mutilée pour la même raison. Par la suite, je me suis condamnée moi-même. En m’accusant moi-même de ne pas être facile à aimer, je me protégeais doublement de la douleur.
Devenir honnête sur le plan émotionnel n’a pas été facile : reconnaître le manque d’amour et d’implication de mes parents à mon endroit me demandait d’accepter une chose que je trouvais difficile à m’admettre. L’impact a été grave, en particulier dans ma haine de moi-même. Elle a été très destructrice, parce qu’elle était refoulée et dirigée contre moi-même.
Ma démarche m’a permis de marquer une distance nécessaire entre mes parents et moi. J’ai même pu admettre que les défauts de réponse de ma mère à l’égard de mes besoins provenaient de ses propres défensesElle ne veut pas nous raconter sa vie avant nous mais je sais que je n’étais pas en cause. Sa généalogie pourrait apaiser certains démons de notre histoire familiale. Je me promets de faire une telle recherche pour éviter de léguer ces tares familiales à mes enfants. 
Toutefois, cette reconnaissance et cette compréhension m’ont grandement libérée des affects négatifs que je portais envers moi-même. Je travaille à devenir un bon parent pour moi-même. Ma session de méditation posturale corporelle m’a apaisé énormément en ce sens que j’aurais voulu tout faire parfaitement et je m’en voulais dès que je n’y arrivais pas. Je suis plus relaxe devant mes faiblesses.

L’enfant se bat pour surmonter cette épreuve
À la relecture de son témoignage, on peut deviner que cette petite a fait preuve d’ingéniosité, de courage, d’une capacité d’anticipation remarquable pour surmonter ses épreuves. Autrement dit, les conditions pénibles dans lesquelles elle a été projetée à la naissance lui ont permis de gagner en autonomie. Cet accomplissement de soi capte en lui-même l’attention tout en mettant en relief la cruauté initiale. Son récit de vie fait état des répercussions sur sa vie actuelle.

Les conséquences du climat émotif de la mère
"Une mère qui n'établit pas de contact affectif, soit parce qu'elle est déprimée, soit parce qu'elle est psychotique, soit parce qu'elle est sans désir met son enfant dans une situation de solitude absolue"

S’emparer des difficultés de la vie pour une seconde naissance
Devenir auteur de soi-même et responsable plutôt que d’accepter d’être condamnée à l’impuissance, sans moyens de réagir demande de ne pas s’apitoyer sur son sort, mais de confronter ce qui a laissé des traces sur soi.

Cette confrontation avec les faits s’avère souhaitable
De façon symbolique, cette confrontation avec les faits entourant la naissance de Tanya s’avère souhaitable et essentielle pour rompre avec les liens de dépendances infantiles. Quand les séquelles de ce malheur contaminent encore aujourd’hui les rapports dans lesquels trempent les membres de cette famille, faire face à la musique inclut de s’avouer des sentiments habituellement inavouables. Tout le corps y participe alors que ceux-ci sont exprimés d’une façon qui va bien au-delà du simple effet de style.  La remise en question par rapport à soi-même permet de faire face à ses propres vérités.

L’honnêteté émotionnelle pour faire tomber le mur du refoulement
L’honnêteté émotionnelle est capable de faire tomber le mur de refoulement et de la violence de l'abandon maternel. La douleur de ne pas avoir été aimé n'est qu'un sentiment, lequel serait moins destructeur s’il était dirigé contre la personne qui a causé cette douleur. Dirigé contre soi, le sentiment de valeur personnelle sera remis en question et l’auto-mutilation pourra en être le symptôme le plus évident, comme dans l’histoire de Tanya.  

Le "récit de vie émotionnel" pour traiter la personnalité
Traiter la personnalité pour avoir une action durable sur la conduite symptomatique requiert un doigté non-envahissant de l’intervenant lors du « récit de vie émotionnel » et la patience du client qui fait progressivement des liens importants entre son histoire familiale et sa vie contemporaine.

La continuité relationnelle restaure le sentiment de valeur personnelle
La continuité relationnelle aide à restaurer le sentiment de valeur personnelle et de réduire le sentiment de honte associé à ces conduites d’autodestruction.


(1) Grenier Louise Les violences de l'autre: faire parler les silences de son histoire, Édition Québecor, 2008.



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

mercredi 2 juillet 2014

S'approprier son avenir redonne un élan de vie

S'approprier son avenir pour redonner du sens à sa vie
Il n’y a pas de solution facile pour s’approprier son avenir et redonner du sens à sa vie quand on y arrive plus. Chacun de nous est un être complexe et avant de bien se connaître, nous devons faire de nombreuses expériences. Lors du récit de vie, le processus de reconquête de soi comporte plusieurs étapes. 

Le témoignage de Mélanie illustre bien les étapes:
Au début, on se méfie de sa capacité à entrer dans ses émotions. À force de les refouler, de se barrer et de ravaler, on finit par ne plus savoir ce qu’on éprouve.
L’exaltation qui suit quand on y arrive est parfois suivie de colère de devoir être là à fournir cet effort. Viendra ensuite la peine ainsi que des vagues de souffrances, de résistances et d’espoir en alternance.
Des hauts et des bas…le processus de réappropriation de soi est suivi par une « période de négociation » ferme avec soi-même. Ma capacité à résoudre mes conflits intérieurs a été mise à rude épreuve. Qu’est-ce que j’étais prête à abandonner au risque de ne plus être capable de retourner à la vie que j’avais connue? Qu’étais-je prête à changer pour ne plus y retourner?
S’élever au-dessus de ma vie endommagée m’a permis de regarder en face les non-dits, les secrets gardés par la famille. C’était comme faire un voyage vers l’inconnu.
Pour vivre mes émotions sans en souffrir excessivement et pour cesser de m'anesthésier, je devais acquérir : la "grammaire émotionnelle". Le simple fait de les sentir là si près stimule une énergie créatrice porteuse de tous les projets que j’avais abandonnés.
Mais, comme dans tout, s’en est suivie une période de deuil pénible et remplie de tristesse. Quand j’ai réalisé la vie dont je me contentais, j’ai eu de la difficulté à l’assumer. La tristesse a fait partie de ce processus en même temps que de temps en temps, l’espoir de voir mes projets se réaliser. Sans elle, je me doute que tout ce travail n’aurait pas eu de sens. La douleur la plus vive à traverser pour devenir honnêtes sur le plan émotionnel, c'était de reconnaître que je n’avais pas été aimée quand j’en avais le plus besoin. C'était très, très difficile de ressentir cette douleur, d'accepter qu'il en soit ainsi. Toute ma vie, j’avais attendu qu'un jour mes parents changent et se mettent à m’aimer correctement.
Je suis contente de voir la progression de mon cheminement en participant aux différents ateliers de groupe qui m’ont permis de reprendre l'élan dont j'ai besoin pour continuer. Reprendre mon pouvoir personnel sur ma vie a passé par la dissipation de l’engourdissement dans lequel je me maintenais depuis des années avec mes troubles d’alimentation.
Se choisir est un geste très intime, parfois insécurisant, parce qu’il oblige à se faire confiance.

La peur de la perte de contrôle
Certaines personnes craignent de perdre le contrôle si elles échappent des émotions. Parfois, elles savent ce qu’elle devrait ressentir, mais n’en font pas l’expérience s’en étant complètement dissociée. Certains pour supprimer leur douleur insupportable refouleront leurs sentiments jusqu'en oublier le souvenir du traumatisme et d'idéaliser ses agresseurs.

L'organisme enregistre ses sentiments et émotions refoulés
Le cerveau, dans son refus, tourne en boucle pour faire face au choc. Ainsi, plus tard, il n'aura plus aucun souvenir conscient de ce qu'on lui a fait. Mais en parallèle, l'organisme corporel enregistre et emmagasine tous ces sentiments de colère, de tristesse, de détresse, d'impuissance, d'angoisse et de douleur refoulés, de honte.

La haine qu'on retourne sur soi
Ces émotions et ces sentiments se stockent durablement, comme dans des réservoirs, et plus tard, chaque occasion sera bonne pour se déverser. Le temps de se charger de haine envers les autres ou de le tourner contre soi-même par les dépendances à l'alcool, au tabac, à la drogue, les troubles de l'alimentation, la dépression...tous des obstacles au bien-être.

Mélanie poursuit son témoignage :
Je présente rapidement mon parcours. À partir de mes 13 ans, mon rapport à la nourriture est devenu malsain. Je me croyais laide, je voulais perdre du poids, alors, je cachais des barres de chocolat, des gâteaux et des noix dans ma chambre pour les manger dans la nuit. J'étais extrêmement complexée, ma mère me disait que j'étais ronde, l'ambiance entre mes sœurs et moi était extrêmement oppressante, mais je faisais semblant d'aller très bien.
Ma confiance en moi et mon estime de moi a toujours été très basse. Ma première année au secondaire a fini de me faire perdre le peu de confiance et d'estime de moi que j'avais. Au début, j'ai espéré que quelqu'un remarquerait mon comportement d'autodestruction. Pendant sept mois, je ne mangeais qu'une tomate tous les deux jours, avant de tomber dans la boulimie non-vomitive, couplée à une dépression sévère.
Mon année s'est déroulée plus ou moins bien, j'ai finalement perdu le poids que j'avais pris, je commençais doucement à aller mieux.
Les années suivantes, je me suis mise à bosser d'arrache-pied, d'autant que je convoitais d'être accepté en sciences infirmières. Quand je ne travaillais pas, j'allais courir… 12 kms par jour… tous les jours. Je faisais des crises, j'étais obsédée pendant mes examens par ce que j'allais manger, ce que je ne pouvais pas manger, bref, dans une terreur absolue en tout temps. J'arrivais à peu près à tenir jusqu'au moment où je me suis totalement écroulée. J'ai demandé de me faire hospitaliser. Je n'arrivais plus à aller en cours, j'étais trop mal. J'ai donc arrêté. J'ai commencé un suivi diététique; un groupe de parole dans un récit autobiographique au Centre Au nom de la santé m'a beaucoup apporté. Cette hospitalisation m'a permis de me recentrer.
Après 3 1/2 ans, je m'en suis sortie. J'ai reçu d'excellents services au Centre Au Nom de la Santé. On m’a pris là où j’en étais dans mon cheminement de vie et on m’a aidé à refaire mes fondations en développant mon estime de moi-même. La sensation de vide intérieur s’est apaisée.

Rester au stade du déni nuit à sa maturité 
La peur inconsciente que ressent l'enfant confronté à des parents perturbés peut l’accompagner toute sa vie s’il reste au stade du déni pour refuser de se confronter à elle.

Prendre du recul demande une détermination 
Chaque étape comporte ses difficultés particulières, ses remous émotionnels. Prendre du recul par rapport à son ancienne vie demande détermination et le non-attachement aux mauvais plis de l’égo. À ce stade, si le changement n’est pas conçu comme un processus positif, on se laisse parfois tomber.

Raviver ses rêves enfouis suite à la mise à jour
Le fait de continuer amène aux confins de l’égo et c’est le début pour raviver ses rêves enfouis…sur les relations importantes…la santé et le bien-être…la mise en mots…la cohérence de son histoire afin de dénouer l'inconscient pour faire éclore sa personnalité.

Le passé est rempli d'un fourbi de ce que l’on a acheté des autres
Certaines personnes sur le point de réaliser de grands changements se disent que leurs rêves ne sont pas importants, insistant sur leur besoin d’être sensé et raisonnable. Ces vieilles idées font partie de la rencontre avec leur vieux MOI. Les opinions des vieux complexes ne sont pas la vérité; il représente habituellement un fourbi de tout ce que l’on a acheté des autres.

La reconquête de soi pour débloquer tous les domaines de sa vie 
La reconquête de soi permet de ne pas rester bloqué dans aucun domaine de sa vie. Le fil conducteur de toute démarche est de retrouver l’interprétation des événements qui font obstacle à la capacité de s’épanouir, autant pour retrouver sa confiance en soi que son estime de soi.

La répression des sentiments rend malades
La répression des sentiments authentiques rend malades. Habituellement, nous les réprimons par peur. Malgré tout, contrairement aux enfants, les adultes affranchis de leur famille peuvent se débarrasser de cette illusion, pour le bien de leur santé et de leurs enfants. Ceux qui veulent vraiment connaître leur vérité en sont capables.

La haine dirigée contre soi est destructrice
La douleur de ne pas avoir été aimé n'est qu'un sentiment, un sentiment parfois destructeur quand il est dirigé contre soi-même. La haine dirigée envers soi-même peut être très destructrice pour soi-même et pour les autres quand elle est refoulée.


La "rencontre" avec son histoire et soi contribue à la guérison
Le but de "se rencontrer" dans le récit de vie émotionnel est de guérir. Guérir des autres demande de faire le deuil des attentes pour l'amour tel qu'il aurait dû être; cela veut également dire de rediriger ses attentes tout en devenant de plus en plus conscient de son corps pour lui donner douceur et plaisir. C'est un travail ardu de changer ses attentes et de s'approprier la responsabilité de se "donner à soi" plutôt que de donner encore et toujours à l'autre.

Mettre à jour ses conflits augmente la santé
Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés: la santé émotionnelle et la santé physique en bénéficient. Il gère mieux ses stress pour la suite.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.

lundi 5 mai 2014

Le corps sert de boussole pour illustrer sa réaction au stress

Selon l'Institut de recherche en construction du Conseil national de recherches du Canada, les parcs à bureaux représentent au moins 70% des bureaux en Amérique du Nord. «Tant ces parcs à bureaux que d'autres milieux bruyants comme les salles de classe ou les CPE n'ont pas été construits ou aménagés en tenant compte du confort acoustique des employés, se désole Tony Leroux, directeur de l'École d'orthophonie et d'audiologie de l'Université de Montréal.

Témoignage de Nadine 
Depuis 5 ans, je travaille dans un bureau à aire ouverte. À l’automne, je me suis rendue compte que je m’isolais de mes collègues. J’ai essayé de trouver des solutions, mais je me sentais toujours à bout de souffle et agressive. Même si j'augmentais le volume de mon casque d'écoute, il y a des journées où je sortais complètement épuisée de mon bureau.
Les conversations de mes collègues m’irritaient, les sonneries de téléphone, les cliquetis de clavier, l'ascenseur et la machine à café, tout me tapait sur les nerfs : nombreuses étaient les sources de bruit qui nuisaient à mon efficacité. Ça perturbait ma concentration, les éclats de voix me dérangeaient, surtout lorsque je faisais de la recherche pour mon travail.  
Ma concentration diminuait, ce qui avait pour effet d'augmenter les risques d'erreurs. J’ai beau comprendre que ces espaces de plus en plus décloisonnés et densément occupés sont économiques et efficients, les problèmes de niveau de bruit est un des facteurs de stress à mon travail.
J’éprouvais de sérieuses migraines et des douleurs peu fréquentes, mais toutefois pénibles aux articulations. Mon médecin parlait de fibromyalgie, ce qui m’apeurait. Mon attitude agressive inhabituelle me surprenait moi-même.

Nadine regrette le temps où elle travaillait dans un bureau fermé.
«Mon espace de travail se trouve juste devant une salle de réunion », explique cette chercheuse en santé animale.
Je suis partie en congé-maladie pour 2 semaines, je croyais que cela suffirait. Revenue au bureau, je me sentais pire encore, rien, ni personne n’y pouvait quoi que ce soit. Mon médecin de famille me déclara alors en burnout.
Il fallait que je m’en sorte. J’ai fait un peu de recherche et je suis tombée sur un site intéressant. Le récit de vie m’intéressait pour diverses raisons et après avoir lu plusieurs articles, je me suis renseigné sur le fonctionnement du Centre Au Nom de la Santé.
Je suis passée aux choses sérieuses dès le début de ma démarche et j’ai senti mes perceptions du monde extérieur changer. Après un séjour de 7 jours, je suis retournée travailler et mon attitude était définitivement modifiée. Même mes pensées de persécution avaient disparues. Je n’anticipais plus les situations et j’avais le sentiment d'être en mesure d'exercer quelque contrôle sur les événements.
La pratique de la méditation que j’ai faite quelques semaines plus tard m’a beaucoup aidé à garder mon humeur stable et j’ai pu mettre plusieurs choses derrière moi pour mon plus grand bien. Je me suis même adopté un chien et je respecte mon plan d’intervention en faisant de l’exercice tous les jours. C’est merveilleux de se sentir en forme et en santé! »

Le corps humain perçoit le bruit comme un signal d'alerte
Le corps humain perçoit le bruit comme un signal d'alerte, explique Tony Leroux. Même si on sait qu'aucun mammouth ne va nous attaquer sur notre lieu de travail, le corps envoie automatiquement un signal pour se préparer à fuir ou à se défendre contre un danger. Le coeur bat plus vite, le sang se dirige vers les muscles et la pression artérielle augmente. Ces réactions finissent par s'émousser avec le temps et induisent une fatigue, indique-t-il. Ses effets, combinés à d'autres facteurs, entraînent à long terme une baisse de productivité et parfois même de l'absentéisme et des troubles de santé mentale.

Éprouver de telles tensions dans ces circonstances est normal
Éprouver de telles tensions dans ces circonstances est normal, mais quand le sentiment de sécurité de l’individu est rompu par le stress, la capacité d’obtenir un équilibre de la pensée et des émotions se trouve diminuée; encore plus difficile cela rendra-t-il la capacité d’utiliser le stress comme occasion d’apprentissage et de croissance personnelle.

Actualiser sa vie pour trouver un nouveau sens à son existence
Associé aux maux comme le stress, les angoisses, les phobies, les dépendances toxicologiques, les traumatismes, la dépendance affective, les deuils, l'anorexie, la boulimie, les problèmes liés à la sexualité, la dépression, les migraines, les sinusites, les douleurs chroniques, la démarche du récit de vie permet d’actualiser sa vie pour trouver un nouveau sens aux événements de sa vie, pour développer plus de confiance en soi, pour aller vers l'acceptation et l’estime de soi en intégrant ses vieilles émotions à sa personnalité.

La santé émotionnelle ne se résume pas à surmonter le stress
Le paysage émotionnel de notre société hautement développée laisse voir des traces de combats internes chez de nombreux individus. La santé émotionnelle ne se résume pas à la capacité de surmonter le stress. Elle entre en jeu dans toutes les sphères de notre existence.

Le stress est la maladie de notre siècle
Le stress est la maladie de notre siècle et il peut devenir une accoutumance. Le stress est une composante importante de la vie moderne et les outils que choisissent les individus pour s’y ajuster sont reliés à des facteurs tels que les circonstances externes, l’intensité et le déroulement rapide d’événements, les ressources individuelles disponibles et ses prédispositions pour l’une ou l’autre de stratégies d’adaptation connues.

Notre corps réagit devant une situation stressante 
Il n’y a pas si longtemps, on ne croyait pas que la colère ou la culpabilité et la honte puisse déclencher un ulcère, un mal de tête, ou une pathologie cardiaque. Nous savons, pour l’avoir expérimenté, que notre corps réagit devant une situation stressante : les palpitations de notre cœur augmentent et nos mains deviennent moites.

La corrélation entre un épisode de stress et l'apparition de petits problèmes de santé
L’interprétation du moment actuel est souvent en lien avec une expérience passée douloureuse. Une étude récente, menée par le docteur Réjean Tessier, de l'Université Laval, permet d'établir une nette corrélation entre un épisode de stress ou de dépression et l'apparition trois mois plus tard de petits problèmes de santé: kystes, ulcères, hernies, maux de tête récurrents... Comme si l'anxiété ou le chagrin s'incarnait, se matérialisait dans la chair. Une colère réprimée? Et voilà qu'une affreuse migraine vous broie la tête. 

«Dans toute maladie, affirme le docteur Jean Lapierre, l'un des pionniers de la médecine psychosomatique au Québec, il y a participation du psychique et du physique.» 

VIVEZ VOS ÉMOTIONS, RIEZ, PLEUREZ... VOUS FEREZ FUIR LA MALADIE Source: CYR, Mario. Le Bel Âge, Février 1990.

Les stress élécitent une réaction individuelle
Chacun d’entre nous réagit différemment lorsque confronté à une situation stressante. On peut classer les signes de stress en quatre grandes catégories : les réactions physiologiques, cognitives, émotionnelles et comportementales. Chacune de ces formes de stress élucidera une réaction individuelle.

Pour réduire le stress
Pour réduire le stress, il faut prendre le temps d'écouter la personne, établir la confiance… c'est la priorité pour qu'elle se sente à l'aise de raconter son histoire de vie. Quand nous établissons par la suite un plan d'action avec des repères et des objectifs concrets, chaque petit pas sera une avancée vers le mieux-être, pour ne plus se sentir "coincée" dans ses émotions et le stress.

Pour diminuer le stress
Pour diminuer le stress, les objectifs doivent être réalistes : lui donner des outils qu’elle sera en mesure d’utiliser à chaque fois qu’elle en ressent le besoin aide à maintenir le stress à un niveau acceptable.



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.