vendredi 13 juillet 2012

LA STRATÉGIE DU DAUPHIN/TÉMOIGNAGE


LA STRATÉGIE DU DAUPHIN

 La stratégie du dauphin est une opportunité pour augmenter la conscience de soi, d'apprendre à se connaître, et à un niveau conscient, de faire des choix de vie. Si vous cultivez la conscience de soi, vous remarquerez vos attentes, vos réactions, vos désirs et vos patterns émotionnels et comportementaux.

C'est un puissant véhicule de changement. La stratégie du dauphin n'est pas l'agent de changement: vous l'êtes. Elle ne détermine pas vos intentions, ni ne dicte ce que vous devez faire. Vous déterminez à l'atelier la direction à choisir. Il est donc important et essentiel de réfléchir où vous voulez aller. Le "coaching" offert vise la promotion d'une action motivée par une intention bienveillante.

 La pratique des comportements du dauphin demande que vous développiez votre discernement et que vous preniez responsabilité  pour vous-même tout en vous questionnant sur ce qui sera bénéfique pour vous et pour les gens qui vous entourent.

 Pourquoi cela s'appelle-t-elle la stratégie du dauphin alors? Le nom "la stratégie du dauphin" fut nommée ainsi parce que cet animal sait évaluer les situations et changer de stratégie en fonction de son environnement (par opposition à la carpe qui n’a le choix qu’entre l’immobilité ou la fuite ou le requin qui ne fait qu’attaquer).

 Je vous laisse méditer sur les objectifs qui vous serviront de canvas lors de votre participation à ces ateliers. Petit à petit, ces idées innovatrices feront leur chemin et permettront d’assainir vos relations et d’atteindre vos objectifs. Ceux-ci peuvent constituer un point de départ intéressant à qui veut reprendre sa vie en main avec des outils pertinents.


TÉMOIGNAGE

Bonjour Lorraine,


Je m'excuse du retard mais un projet domiciliaire a occupé beaucoup de mon temps. Cela est terminé, loué et je suis très contente. C'est un réel soulagement.


Pour répondre à ton questionnaire, je trouve que, pour moi, tous les ateliers ont été utiles. J'ai toujours été une personne qui n'osait reien faire toute seule: cela m'a fait agir; cela m'a également appris de savoir ce que je voulais le plus, de ne pas toujours remettre les projets.


J'ai constaté qu'en disant réellement ce que l'on aime, vuet, veut pas, la vie est moins compliquée. Les gens savent exactement à quoi s'en tenir.


Les exercices m'ont également appris à travailler sur moi. Exemple: La séance du regard et celle du oui ou du non m'a appris à regarder les autres dans les yeux en leur parlant. Je réalise que les gens apprécient plus cela et sont plus attentifs.


C'est toujours dans ma vie affective que je sens que j'ai le plus de choses à aller chercher.


-Travailler les sentiments, les exprimer et vivre avec mes sentiments et émotions.


-Travailler sur moi, m'exprimer et accepter que ce n'est pas toujours comme je le souhaite.


Au départ, je me suis dit que tous les gens qui se trouvaient aux ateliers ont un but une intention en commun: apprendre à mieux vivre. L'expérience des autres a été enrichissante. Donc, j'ai risqué de dire certaines choses: si ce que j'ai vécu peut faire comprendre certaines choses ux autres, j'en suis heureuse. Maintenant que je l'ai faait, je dirais que ce n'était pas un gros risque parce que j'avais des choses à partager.


En lien avec ton suivi, je voudrais perdre ma dépendance affective. Je sais que cela dépend de moi et je travaille sur ma confiance en moi. Je trouve cela difficile, mais je m'aperçois que, tranquillement, je vois qui sont les gens dont il faut que je m'éloigne pour conserver mon "dauphin". D'un autre côté, je trouve également difficile de côtoyer des gens sans problème. De plus en plus, tout de même, je constate que cela est agréable, paisible et charmant d'être avec des gens qui sont bien dans leur peau.


J'ai bien aimé la stratégie du dauphin et je souhaite que d'autres personnes puissent en bénéficier,


Merci pour tout, SD



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

lundi 9 juillet 2012

On ne naît pas violent, on le devient!

"On ne naît pas (un) soi, on le devient. Le soi est une construction, péniblement élaborée. Loin d'être toujours là, en attente de s'affirmer, c'est d'abord un cadre vide et ensuite une configuration mobile, en transformation permanente, que l'on ne fixe que par convention" (L'espèce fabulatrice-Nancy Huston, p. 23) 


Qui la le droit? (Patrick Bruel)
On m'avait dit :
"Te pose pas trop de question,
Tu sais petit c'est la vie qui t'répond,
A quoi ça sert de vouloir tout savoir?
Regarde en l'air et vois ce que tu peux voir"

On m'avait dit:
"Faut écouter son père"
Le mien a rien dit quand il s'est fait la paire
Maman m'a dit: "t'es trop ptit pour comprendre"
Et j'ai grandi avec une place à prendre

Qui a le droit
Qui a le droit
Qui a le droit de faire ça
A un enfant qui croit vraiment
C'que dise les grands
On passe sa vie à dire merci
Merci à qui? à quoi?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment

On m'avait dit:
"les hommes sont tous pareils
Y'a plusieurs dieu mais y'a qu'un seul soleil"
Oui mais le soleil il brille ou bien il brûle
Tu meurs de soif ou bien tu bois des bulles

A toi aussi j'suis sur qu'on t'en a dit
De belles histoires et pas que des conneries
Alors maintenant on se retrouve sur la route
Avec nos peurs nos angoisses et nos doutes

Qui a le droit
Qui a le droit
Qui a le droit d'faire ça
A des enfants qui croient vraiment ce que disent les grands
On passe sa vie a dire merci
Merci à qui? à quoi?
A faire la pluie et le beau temps
Pour des enfants à qui l'on ment

La souffrance des enfants
Ce texte d'une chanson bien-connue de Patrick Bruel m'a inspiré la lecture de témoignages sur la souffrance des enfants ayant vécu différentes formes de violence, celle qui laisse des traces sur des corps endolories, mais encore davantage... surtout celle qui provient des mots...des mots qui aggravent, des mots qui désabusent, des mots qui détruisent, des mots qui méprisent. Par ailleurs, les personnes violentes ont souvent toute une histoire derrière eux et ils méritent que l'on entende avec compassion ce qu'ils ont savamment gardé à l'intérieur d'eux pour se protéger.

On ne naît pas violent, on le devient! 
La violence est bien insidieuse parce que, dans un monde où des scènes de violence font partie de ce que l'on voit et ce qu'on entend à la télévision, dans les jeux-vidéo, dans les feuilletons et même en humour, on ne la reconnaît presque plus, à moins qu'il n'y ait beaucoup de sang comme disent mes petits-enfants, et encore bien moins si ce ne sont que des mots. La diffusion de productions à caractère violent donne un laxisme de plus en plus présent, qui fait que nous la banalisons constamment dans notre quotidien.

La violence des mots
Les propos blessants dans tout genre de dialogue sont monnaie courante dans certaines familles. Les adultes la cultivent pour marquer des points entre eux et l'entretiennent en pensant que leurs enfants ne la perçoivent pas, ni ne l'entendent. 

Les paroles blessantes laissent une empreinte sur leur coeur
Bien au contraire, plus ils sont jeunes, plus ils y sont sensibles car ils n'ont pas encore autant de filtres pour la banaliser ou la dissiper. Plus ils sont jeunes, moins ils comprennent ce qui se passe, mais les actes de violences et les paroles blessantes laissent une empreinte sur leur psyché. La violence conjugale peut aller à la violence physique, mais il faut reconnaître que, le plus souvent, elle est  psychologique, subtile, et difficile à cerner. Cette empreinte est tellement durable qu'il peut se passer de nombreuses années avant de ne pouvoir l'identifier et de pouvoir la nommer.

Comportement de violence psychologique 
Tous les enfants qui l'ont vécu sont affectés à différents degrés par la violence. Comment un enfant de cinq ans comprendrait-il ce qui se passe quand il entend son père dire à sa mère « T’es ben nounoune ! Va te mettre autre chose sur le dos, on voit que tu sais vraiment pas t’habiller »? On peut facilement imaginer que ce message sera pris pour une vérité et croira que sa maman ne sait pas s’habiller. Il n’a pas accès à l’interprétation des adultes selon laquelle il s’agit d’un commentaire dénigrant, désobligeant, d’un comportement de violence psychologique qui vise à contrôler la façon de se vêtir de sa partenaire.

Les enfants témoins de la violence conjugale
Certains auteurs parlent d’enfants témoins de la violence conjugale et non pas "victime" puisque l’enfant n’est pas la cible directe de la violence conjugale. Souvent, c'est sa mère qui l’est. Il n’en demeure pas moins que, dans tous les cas, des enfants exposés à la violence conjugale disent avoir ressenti une confusion et une détresse, ne sachant que faire. Même les silences et les bouderies font partie de gestes violents s'ils ont pour but de se couper de l'autre (qu'il sèche!)

La violence physique
La violence physique n’est pas nécessairement plus claire pour l’enfant. L'analyse qu'il fait, c'est que, s’il fait quelque chose de mal, il est puni. Quand il entend les reproches de son père envers sa mère et voit suivre les coups, sa mère a dû fait quelque chose de « mal » et si son père la « corrige », il peut trouver cela cohérent. Lorsqu'il perçoit les situations conflictuelles, il ne va pas nécessairement identifier la violence et savoir attribuer à la bonne personne, la responsabilité des gestes et des comportements violents.

Révisons la définition de la violence conjugale. En deux parties, la première se lit comme suit :

"La violence conjugale comprend les agressions psychologiques, verbales, physiques et sexuelles ainsi que les actes de domination sur le plan économique".

Le rapport de force
La violence conjugale s’installe habituellement au fil du temps, tellement que les victimes elles-mêmes ont de la difficulté à identifier cette problématique dans leur vie. En intervention, nous avons parfois de la difficulté à la dépister et les proches des victimes la reconnaissent rarement ou croient à tort qu'il s'agit d'un acte isolé.


Un rapport de pouvoir et de domination
Il faut traiter du second aspect de la violence conjugale, celle du rapport de pouvoir et de domination qui résulte de l’utilisation de comportements violents. Au fil du temps, la violence conjugale entraîne un déséquilibre du pouvoir dans le couple. Un des parents se retrouve en position de domination et de contrôle sur l’autre parent. Les enfants sentent ce rapport de pouvoir, percevant qui mène et qui détient le pouvoir. Sans être capable d’évaluer ce rapport de domination, ils tenteront de s’y ajuster.

Le stress, facteur à l'origine de la violence
Certaines violences ont à l'origine le stress, facteur déplaisant s'il en est un. La recherche sur la violence indique que l'agression est une réponse à la frustration et que c'est une technique apprise de recherche de solutions. La bonne nouvelle, c'est que si c'est une stratégie apprise, il est possible de la désapprendre, avec des efforts dans ce sens.

L'agression, la force de l'impuissant
L'agression comme réponse à la frustration est susceptible de se produire lorsque les conséquences sont peu ou pas douloureuses. Un homme qui rabroue sa femme devant des invités évite alors de se faire sermonner en retour. Pour plusieurs, la violence est une manière de contrer un sentiment d'absence de valeur et d'impuissance. 

Une faible estime de soi
Une personne avec une faible estime et un fort sentiment d'incompétence répond, soit agressivement ou à l'inverse, en déprimant, dirigeant la colère extérieurement ou intérieurement. L'hostilité, l'arrogance, la défiance et le mépris par des propos sarcastiques, abusifs, ont chacun un pouvoir destructif. L'apitoiement sur soi découle également de colère envers soi-même. Plusieurs personnes atteintes de dépression majeure sont en inhibition d'action. 

L'alcool exacerbe les comportements de violence
Les colériques font souvent portés aux autres leur situation et leurs sentiments. Il faut dire qu'il y a une différence entre la colère et l'hostilité, entre la colère et la violence, mais elles sont liées parce qu'elles se manifestent ensemble. La boisson exacerbe les comportements de violence parce qu'elle modifie la réalité et impaire le jugement.

La violence léguée à nos enfants
Les personnes stressées ne se séparent pas en deux, l'une pour la rage au volant et l'autre avec des règles de vie pour la famille. Si nous avons tendance à être hors de nous sur la route, les fuites de cette même violence trouveront issue lors des activités familiales. Évidemment l'école et la société peuvent s'ingérer, en donnant l'exemple, en gérant les situations d'intimidation, en faisant des publicités prônant la gentillesse et le respect de l'autre, mais si nous avons une violence intérieure non liquidée, nous l'extérioriserons et la léguerons à nos enfants.

Transformer les comportements destructeurs
Les enfants suivront l'exemple de papa et/ou de maman...Pourquoi fiston serait-il différent de sa maman, impatiente et toujours à l'affût de ses messages sur internet? L'immaturité émotionnelle qui incite à des comportements destructeurs est déclenchée par une accumulation de frustrations qui se libère par des propos malveillants ou rabats-joie. L'obstacle, pour s'en départir, a souvent à faire avec l'orgueil, n'étant pas conscient que toute cette violence pourrait être mis à profit pour agir sur les difficultés qui causent les surcharges d'émotions au lieu de les déverser sur les personnes qu'ils aiment. La violence est une négation du respect pour l'autre et de soi-même aussi.

Des attitudes enracinées comme moyens de défense
Le déni est l'arme de celui qui ne veut pas regarder ses attitudes enracinées comme moyens de défense quand il se sent impuissant et dépassé. Le déni permet de survivre. Tout le monde vit de la colère et la frustration mais certaines personnes ont un niveau de tolérance plus bas à cause de leur vécu.

À chacun de faire son bilan!

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.

mardi 3 juillet 2012

L'attachement, c'est pour la vie!

La dépendance de l'enfant
La vie ne met personne à l'abri des revers, pas même les enfants. Le petit enfant est incapable de répondre à ses propres besoins. Le petit des humains dépend entièrement de son milieu pour remplir ses besoins matériels et émotionnels de même que ses besoins socio-culturels.

La faim, la soif, le sommeil, l'évacuation et ses autres besoins nécessaires comme le besoin de mouvement, de protection, d'affection, de valorisation et de sécurité si nécessaires à la survie de l'espèce, sont ses besoins. Lorsque ces besoins sont ignorés ou contrariés et que l'enfant souffre d'un manque d'attachement, des troubles névrotiques peuvent apparaître. 

Assumer une véritable autonomie affective
Plus l’enfant aura eu une enfance instable et un vécu d'insécurité plus il sera en proie aux doutes quant à l'amour qu'il mérite. Toute sa vie durant, l'enfant carencé grandira avec une soif de l'autre, ou il s'en détachera complètement pour ne plus avoir mal. Il aura de la difficulté à assumer une véritable autonomie affective. Il aura compris à tort qu'il ne valait pas la peine d'être aimé et s'accrochera à ce qu'il peut pour avoir le sentiment d'exister. À l'adolescence, la recherche de sens se transformera en prise de risque. 

Développer sa sécurité est un besoin vital
La plupart des familles tendent à répondre de leur mieux aux besoins de leurs enfants. Le petit de l'humain n'est pas né dans une poche sur le devant de sa mère comme un kangourou et il n'a qu'un immense espace devant lui. Parmi tous les professionnels de la santé psychique des enfants, plusieurs ont mis en lumière la nécessité de développer sa sécurité. À ses débuts, alors que sa mère et lui ne font qu'un, il a  une expérience incomplète de son environnement.

L’attachement, le fondement de la personnalité de l’enfant
L'attachement représente un apaisement et une sécurité, lesquels constituent le fondement de sa personnalité et de son développement à l'âge adulte.

Le lien d'attachement est un processus instinctif
À cet effet, John Bowlby a appelé ce lien précoce "attachement" affirmant qu'il découle de fondements biologiques. Toujours selon Bowlby, l'"attachement" est un processus instinctif destiné à assurer la survie de l'espèce en maintenant une proximité entre le nourrisson et sa mère. 

La définition de l'attachement
L'"attachement" au parent peut être défini comme une stratégie employée par un enfant pour obtenir apaisement et sécurité. Cette stratégie va dès lors influencer la façon dont l'enfant va ensuite établir ses relations sociales car, à force de constater la manière dont la figure d'attachement répond à ses besoins de sécurité, l'enfant pourra relaxer et explorer son environnement. Le parent n'évitera pas la phase d'opposition, mais la qualité du lien entre le parent et son enfant peut en atténuer son intensité. 

Routine et régularité, une forme de cohérence émotionnelle
Ce qui sécurise le tout-petit, surtout à ses débuts, c'est une vie réglée au quart de tour. Routine et régularité des événements qui le concernent: caresses et becs, toilette, sommeil, repas, qui se répètent l'aident à bâtir une confiance en ceux qui prennent soin de lui. Le tout doit être supporté par une forme de cohérence émotionnelle, c'est à dire que les gestes et les expressions du parent doivent être reliés à l'offrande de la sécurité pour ne pas effrayer l'enfant par un message double.

La sécurité affective se construit dans le contact physique
La mémoire tactile se met en place très tôt. Fleur Lajeune du CNRS (Centre national de la recherche scientifique) estime qu'il est déjà fonctionnel un mois après la naissance/Science & Vie. Des regards, des gestes et des mots aimants lui signifie l'importance du temps passé avec lui. 

La figure d'attachement dispense soins et affection
Une figure d'attachement est une personne qui, en plus de dispenser les soins nécessaires pour le physique de l'enfant, lui apporte une interaction sociale durable avec du confort, du soutien, de la protection, et servant de refuge dans des situations angoissantes. Lorsque l'enfant se considère aimable et digne d'affection et d'intérêt, il devient plus rapidement compétent à trouver des solutions lorsqu'il fait face à un problème et dans ses relations avec ses pairs.

Les parents portent une histoire qui marque leurs enfants
Mais comme la plupart des parents sont des personnes avec une histoire, elles ont aussi des blessures liées à l'attachement. Celles-ci sont autant d'obstacles à leur capacité de prévenir des situations qui produiront des difficultés d'adaptation chez leurs enfants.

Ce n'est pas de la mauvaise volonté qui guide la plupart des parents, mais lorsqu'ils élèvent leurs enfants avant de faire un travail sur leurs propres manques, il y a risque que leurs enfants souffrent d'un attachement insécurisant, parfois quasi inexistant. Ces enfants, en grandissant, éprouveront davantage de problèmes dans leur fonctionnement émotionnel, social et cognitif. 

La libération des affects
Dans précédent article, j'ai expliqué que le seul fait de se transporter avec des événements non-digérés augmente le risque d'agir comme une bombe à retardement dans l'une ou plusieurs des étapes du développement de la personnalité de leur propre enfant. Aucun parent ne peut souhaiter ceci pour son enfant! 

Aborder les causes profondes des douleurs émotionnelles qui peuvent se déclencher durant les différentes étapes de développement de ses enfants par une thérapie intensive permet aux parents de diminuer les risques de léguer son propre bagage émotionnel.

Les conflits de la petite enfance
Bien sûr, chacun porte en soi une histoire, une ligne de vie avec des événements, des deuils et des situations non-résolus. Chaque stade de développement, du poupon à la fin de l'adolescence, peut réveiller les conflits de la petite enfance oubliés.

La santé émotionnelle s'améliore
En thérapie du tunnel, la prise de conscience a lieu quand un phénomène inconscient, devenu conscient, est « pris en charge », en s’intégrant au MOI pour renforcer l’individu. Quand l’individu met à jour ses conflits intérieurs en thérapie du tunnel au lieu de les nier ou de les refouler…ou de les répéter sans le savoir, d’importants fragments de personnalité sont récupérés et la santé émotionnelle en bénéficie. Évacuer la charge somatique permet à l’état de stress qui était actif dans le système nerveux de se dissoudre et à tout le moins de l'atténuer. De plus, la prise de conscience réussie conduit l’individu vers de nouvelles actions, vers de nouvelles libertés. 

L’adulte au prise avec son passé réagit viscéralement
À preuve, la conduite primitive de l'adulte qui réagit viscéralement à une situation impliquant son enfant est due au fait que son état de conscience est déjà imprégné d'une situation non-résolue dans sa propre vie, parfois, sans même s'en rendre compte. La réaction se déclenche tout simplement en dehors du contrôle de la volonté et parfois même de la conscience, d'où l'importance de se soigner.

Un bon lien d'attachement assure la sécurité affective
Indispensable à sa maturation émotionnelle, un bon lien d'attachement fait la promotion de la sécurité affective.  C'est ainsi que l'enfant sait qu'il est aimé inconditionnellement, ce qui va lui permettre d'exprimer sa vulnérabilité et ses sentiments, même ceux qui sont contradictoires. Parce qu'il se sent aimé par ses parents, l'enfant s'intégrera harmonieusement dans la plupart de ses milieux de vie et dans la société.



Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.




























lundi 25 juin 2012

On peut se départir de sa dépendance affective

La chanson MAUDITE JALOUSIE de Kevin Parent a inspiré ce texte. Ce sont des sentiments amoureux malsains qui rendent les relations difficiles et provoquent des peines et des angoisses.

Maudite Jalousie

Les débuts de couple c'est tout le temps bon
Je suis réservé et timide, je fais bonne impression
Mais peu à peu la routine s'installe et domine
Et je prends pour acquis toute son attention
Dans mon ventre y a une boule de feu
J'ai un air calme mais derrière j'ai les yeux furieux
Quand quelqu'un regarde trop celle que j'aime
Je viens tout insécure, j'ai peur qu'on me la prenne
C'est toujours le même cercle vicieux
Je passe toutes les couleurs, d'agressif a mielleux
Est-ce-que j'ai raison
Pourquoi ça m'affecte, pourquoi j'ai le moton

Maudite jalousie
Ça en est rendu une maladie
J'ai hâte d'en être guéri
Oui, j'ai hâte d'en avoir fini
Pourquoi j'aime les femmes belles et provocantes
Je me fais toujours mal et je déçois mes attentes
Le couple idéal d'aujourd'hui c'est:
'pose pas de questions
Pis t'auras pas de menteries!'
Homme de caverne, borné ou zélé
Appelle-moi comme tu veux, inquiète-toi pas je le sais
Je suis un jaloux aux sentiments tabous
Mais crois-moi j'essaie d'évoluer


Refrain
Maudite jalousie, quand je suis jaloux,
j'ai honte pis je me hais
Je manque de confiance, je retombe en enfance
J'ai hâte d'avoir grandi
J'ai toujours besoin de sécurité
Oui, j'ai toujours besoin de me sentir aimé
Faut que je contrôle ma dépendance affective
Elle prend trop de place, elle me fait péter des crises
Je suis en peine d'amour depuis que je suis né
Y'as-tu quelqu'un qui veut
m'expliquer...cette maudite jalousie?
D'où ça vient, d'où c'est parti?
Je me sens comme une bombe
Comme un lion qui gronde
C'est fort, ça m'envahit
Maudite jalousie
Source pure de tous mes conflits
Bravo pour la raison et les cœurs de Téflon
Qui la regardent avec mépris
Eux, ils ont compris!

La dépendance affective se soigne et on peut s'en départir
Le besoin de dépendance est un besoin fondamental chez l'enfant. Il recherche des soins maternels, de l'amour, de l'affection. Le lien maternel offre un environnement de refuge, de protection, de sécurité, de nourriture et de chaleur. Ces besoins peuvent persister au-delà de la petite enfance et même augmenter, chez l'adulte, comme manifestation de régression.  

 La dépendance affective est une "maladie"
Les liens affectifs et la dépendance qui peut s'ensuivre sont des sources de souffrance. Il est important de garder l'esprit ouvert car ce sujet ouvre la porte sur plusieurs incompréhensions. Sans trop comprendre pourquoi, s’identifier comme ayant une dépendance affective confronte le client et il lui arrive de refuser de le voir et de l'accepter.

Différents états d’âme marquent la vie de l’adulte
Au fil du, temps, alors qu’il devient un adulte, il filtre autrement et on peut alors distinguer plusieurs formes d’affectivité. Différents états d’âme marquent la vie de l’adulte: 1- l’émotion est un état temporaire marqué par des modifications physiologiques; 2- le sentiment, plus durable comporte un prolongement et des nuances dont les répercussions mentales sont importantes ayant une signification particulière pour celui qui l’éprouve; 3- la passion est non seulement un sentiment puissant qui est envahissant mais elle domine la vie psychique dans une direction spécifique; 4- l’humeur est comme un bruit de fond permanent de la vie affective et provient fréquemment des sensations viscérales liées au fonctionnement du corps; d’autres états d’âme passe par la tension, par la détente, par l’assouvissement, par une décharge libératrice. 

Les enjeux dans une relation malsaine
Je ne juge pas, mais j’éprouve une certaine tristesse en constatant certains enjeux dans des relations malsaines. Une dame battue régulièrement par son conjoint retourna vivre avec lui après avoir demandé une place dans un centre d’hébergement sous prétexte qu’elle ne voulait pas manqué le prochain séjour de deux semaines dans le Sud.

La santé émotionnelle regroupe nos états d'âme
L’affectivité est à la base de la vie psychique et de la santé émotionnelle. À elle seule, elle regroupe tous nos états d'âme, toutes nos réactions dont les racines plongent dans l'instinct. Grâce à elle, nous sommes reliés aux autres, au monde, mais surtout à nous-même. C'est aussi ce qui donne leur saveur, leur raison d'être, à nos pensées et à nos actions. Son fondement le plus intime nous permet d'éprouver de l'empathie pour ce que l'autre ressent.

Les conséquences de la carence affective
La source de la dépendance remonte à la petite enfance. Quand l'individu a été privé d'un solide attachement au début de sa vie (On admet avant l'âge de six ans), cette privation peut avoir des conséquences graves. Quand la carence affective est prolongée, des troubles, des difficultés dans les relations sociales, l'isolement, l'agressivité, de la névrose à la délinquance, peuvent se manifester.

Les enfants n'ont pas de voix, donc peu de choix
Des enfants mal aimés, des enfants dont on a nié les perceptions, les sensations, les sentiments au profit d'une image de famille modèle, voilà ceux qui se mettront en position d'attente face à l'autre, pour penser, ressentir et agir.

Le carencé affectif vit les affres de la séparation
Le carencé affectif connaît la même succession d'émotions que vit le toxicomane ou l'alcoolique, liées à la présence ou l'absence de contentement de l'autre. On pourrait dire que ces sentiments forts de dépendance marquent le désir de revenir dans le giron de nos parents.

Une compulsion à prendre les humeurs d’autrui
La dépendance affective malsaine vacille de l'extase à la souffrance car le carencé ne reste pas connecté à lui-même. Sa compulsion à prendre sur lui les humeurs de l'autre envahit son champ affectif. C'est une condition qui prive l'être d'équilibre car c'est comme s'il est branché sur l'autre pour avoir le droit de vivre ou d'être bien.

La solitude de s'appartenir
La dépendance affective se caractérise par un attachement exagéré à un autre, ayant comme fondement une résistance à la solitude de s'appartenir. L'individu qui l'éprouve n'a aucun contrôle, cherchant à résoudre sa souffrance par des solutions de compromis qui l'empêchent de s'en dégager. Il s’investit sur les autres plutôt que sur lui-même. Guérir de sa dépendance affective demande que l'on s'investisse sur soi plutôt que de tout passer à travers le filtre de l'autre. C'est un processus qui demande l'assainissement de ses émotions enfouies liées à la dépendance normale de la petite enfance. Généralement, l'admission de sa quête de dépendance prend plus de temps que d'en détacher les nœuds malsains.

Exemples tirés de la pratique clinique
Je vais illustrer certaines instances de dépendance affective : ce ne sont que des exemples.

-lors d'une présentation sur TVA à l'émission de Louise DesChatelets (HOP LA VIE!), une femme est venue témoigner de son vécu et des résultats obtenus avec la thérapie du tunnel. Elle faisait partie de ces femmes dépendantes. Aux dernières nouvelles, ce travail pour vivre des liens plus sains se continue pour son plus grand bonheur. 

À partir d témoignages:
la tyrannie d'une mère
-une jeune femme, victime de la tyrannie de sa mère (c'est elle qui pense, décide et détermine ce que la jeune femme doit ressentir) s'effondre lors du décès de sa mère. Ressentant un profond désarroi, la séparation est insoutenable. Elle se précipite dans les bras du premier venu pour sombrer par la suite dans une dépression majeure. Alors qu'elle repose entièrement sur lui pour tout, même le quotidien, elle devient "handicapée" au plan émotif; il est devenu l'élément vital à sa survie tout comme dans la relation à sa mère. S'affranchir pour elle est un peu comme réapprendre à vivre.

un jeune homme refuse de devenir adulte
-le beau jeune homme, éternel adolescent, refuse de grandir. Sa mère ne sort pas de son rôle de maman comme s'il était encore un petit enfant. Se croyant obligée de répondre à ses moindres demandes et besoins, elle l'empêche de vivre sa vie et ne le soutient pas dans son développement d'adulte. Il ne se débrouille jamais seul; elle ne lui laisse pas la chance de faire face à ses difficultés. Dépendante de son enfant, cette mère maintient sa dépendance et devenu adulte, il ne peut la repousser. Le prix fort à payer est le sentiment de n'arriver à rien sans elle. Son peu d'estime de soi le rend inapte à entreprendre ses rêves par lui-même. Briser ses chaînes ne se fera que s'il prend le risque d'éconduire gentiment sa mère pour retrouver une liberté d'adulte.

le couple en symbiose
-la femme d'un couple âgé ayant toujours vécu en symbiose avec son époux décède quelques mois après lui. L'insoutenable solitude précipite la mort de celle qui reste.

la retraite est un stress
-le beau monsieur tout investi de son travail fait une crise cardiaque quelques jours après la mise à la retraite. Il a tout misé dans le travail et le stress de se retrouver à la retraite sans préparation véritable affecte autant sa santé physique que mentale. Son médecin lui recommande une thérapie et il reprend courage.

la femme trompée
-la femme qui apprend un jour que son mari la trompe depuis des années. La relation est tellement vitale pour elle que, par la suite, elle dira que le cancer du pancréas a été déclenché par cette nouvelle. Son corps perd la bataille. N'ayant pris aucune décision, ce qui aurait marqué un travail à faire, elle n'est pas sortie de l'impasse.

la femme abusée, battue
-la femme abusée, maltraitée, humiliée, rabaissée, tournée au ridicule (au Québec, on dit "se faire rentrer dedans"), se retrouve en centre pour femmes battues, mais elle retourne chez elle lorsqu'elle apprend qu'elle devra faire bien des démarches pour garder ses droits et obtenir du mari la moitié de tous les avantages accumulés depuis leur union. La séparation et l'aide apportées par différentes associations n'auront pas eu autant d'impact que le risque de perdre ce qui l'avantageait dans la relation. Je ne juge pas le raisonnement de cette personne, mais je sais la souffrance qui l'attend dans le fait de perpétuer un couple qui ne fonctionne que sur le rythme de l'époux narcissique qui n'a pas appris à respecter les femmes.

la dépendance affective
-la jeune femme qui maîtrise l'autre en se rendant indispensable éprouve un pouvoir certain. En général, elle choisit un homme dépendant, faible, sans ressort, dépressif. Elle se dévoue à sa cause. Quand ça vire à l'obsession, les émotions fortes envahissent le psychisme de la jeune personne, masquant les vrais problèmes de la relation. Trop souvent, elle refusera même de le quitter quand l'issue est vouée à l'échec et ira de chagrin d'amour en chagrin d'amour s'entêtant à tenter de séduire qui ne veut pas d'elle. Soigner sa dépendance lui rendrait sa vie à elle et elle apprendrait à choisir des hommes qui veulent la chérir sans qu'elle ait à gagner leur amour en faisant autant pour eux.

Le coût de la dépendance affective
- la jeune femme avec un bon métier mais dont le mari est un profiteur. Il s'organise pour tout contrôler, incluant l'éducation des enfants disant qu'il est le mieux adapté. Soigner et guérir sa dépendance voudrait dire se battre pour rétablir ses droits parentaux de même que pour mettre un frein aux folles dépenses de monsieur. Plutôt que de se battre, elle prend des anti-dépresseurs pour calmer ses sautes d'humeur.

les cas illustrent la dépendance affective
D'entrée de jeu, on n’a pas besoin de l'avoir vécu pour le reconnaître. Dans tous les cas illustrés, la personne dépendante ressent une attraction aussi forte que le toxicomane pour la substance, sauf qu'il s'agit d'un autre être humain. Ce qu'elle prend pour de l'amour ou de l'attachement est une drogue aussi puissante et aussi toxique que l'abus de substance.

Quand la vie, les actions et les décisions de la personne tournent autour d'une autre personne comme préoccupation, on peut parler de "maladie" (la maladie d'amour). Certains diront qu’il s'agit d'une erreur de jugement, mais se retrouver dans les griffes d'une telle "passion" ou "envoûtement" signifie vivre sa vie à travers un autre. La résistance à s'en sortir provient d’une relation non-complétée avec un parent et s'en départir pour ne pas retomber dans le même piège la prochaine fois  relève d’une maturation psychologique. 

La dépendance affective se soigne et on peut s’en sortir
La dépendance affective se soigne, sinon le prix à payer est la santé physique et l'équilibre psychique. Le déni est un mécanisme psychologique inconscient: il est destiné à réduire l'angoisse en niant  des éléments importants d'un conflit affectif non-réglé. Ce qui est consciemment intolérable dans la réalité est simplement désavoué par la négation automatique et inconsciente. Cela sert de protection. 

Le blocage affectif crée une angoisse
Dans la dépendance affective, le manque d'assouvissement affectif crée une angoisse. Le "blocage" affectif est en contradiction avec les adaptations demandées à un adulte et le lien de symbiose et d'immaturité empêche l'affranchissement. Envisager sa vie propre est un moment décisif relié à devenir adulte et capable de s'adapter aux demandes de la vie d'adulte.

Ce qui est inconscient porte l’empreinte de la toxicité de la relation
La "compulsion", celle qui fait dire à la personne affectée qu'elle "ne peut s'en empêcher" porte l'empreinte de la toxicité de la relation. L'"ambivalence" d’un égal partage entre l'amour et la haine devrait donner une alerte pour changer de comportements. Rarement écoutée parce que déniée, l'ambivalence est souvent retournée contre soi-même, copiant ainsi une autre composante de la toxicomanie, celle de l'autodestruction.

La dépendance affective joue sur l'émotivité, l'estime de soi, la vitalité et l'équilibre
Lorsqu'elle n'est pas réglée, cette mésadaptation, due à un conflit intérieur, joue sur l'émotivité, l'estime de soi, la vitalité et l'équilibre. "Soigner sa dépendance affective" commence par un premier pas : le désir de s'affranchir.

L’estime de soi fait la promotion qu’on a en soi de la valeur
Une bonne estime de soi rend l’individu moins dépendant des autres. L’autre n’est pas là pour donner le sentiment d’exister. L’estime de soi fait la promotion de la valeur qu’on a en soi. Les partenaires sont choisis, et il n’y a nul besoin de s’accrocher à eux. 

Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée. 


Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts intéressés.






vendredi 15 juin 2012

We measure an upbringing by its capacity to generate attachment

There are few things I like talking about more than about reducing stress through the narrative discourse using the first person viewpoint, first, because of the results second, because, once a client has done it, it is almost like starting to write on a clean slate. I would say that doing this work is "a return to life". It is a wonderful way to clean up the past and reach levels of joy and fulfilment never reached before. 

Nature tells us HOW
Two new trees adorn the facade of my house. The instructions given by the horticultural centre included lots of watering, an enriched soil, a suitable environment for the species selected and a zone of protection for winter. As I water them frequently and watch them grow and make leaves, what comes to mind is what all of us need to grow and evolve in this modern day of rapid changes and stressful lives. 

Stress in our lifestyles

The link between the evolution of our industrialized society which has profoundly changed our lifestyles while contributing to rapidly changing our values means we are constantly rushed. The permanent jostling and our propensity to accumulate goods in our quest for happiness are not only unconscious and regretfully insiduous attempts to mask our empty lives, but also contribute to a stress level uncommonly high since the advent of capitalism as an art form in our modern world.

HERE AND NOW
One of the most notable consequences of falling into this trap is to be cut off from our bodies and our capacity to listen to ourselves from within, thereby limiting our ability to be HERE AND NOW (Read the interview "Oprah talks to Deepak Chopra", on the mind-body connection in THE O MAGAZINE, June 2012/vol. 13, number 6).

Questions we should ask ourselves
Here are questions we need to answer for ourselves. Do we ever think to develop quality relationships just as plants need water? Do we offer ourselves quiet spaces free of stress and pressure to give us time for reflexion and inner works? Do we select what gives us pleasure rather than buying various goods for immediate satisfaction? Do we offer ourselves resources such as meditation, writing, psychotherapy to make suitable and lasting changes to promote peace of heart and peace of mind, ensuring that the body is listened to. Do we allow ourselves the possibility of rewriting our life scripts and the patterns that hold us back on our lives?

Our body sends signals
As we go along, bumping along from event to event in our search for fulfilment, our body sends signals, showing various signs of disharmony that we then shut down with a prescription for sleeping pill or antidepressors, failing to perceive the dysfunctions in our lifestyle and thought patterns. Palpitations, heat flushes, muscular tensions, agitation, anxiety, insomnia, inflammation, congestion of the sinuses, fatigue, etc., are all signs of dysharmony and a demand for change.

Attending to our inner needs
Just as we would watch the evolution of a sappling tree and give it all it needs to promotes its growth, we need to attend to our inner needs. To help the body and mind to recover their peace, their vitality and harmony, any method of meditation, of inner work, or writing, journaling, will allow a listening of inner dialogue, a connexion to self, if one wants to avoid the negative consequences of stress. It requires looking at our lives for the long-term rather than reaching out for what is immediate and short-term.

Presence to self and taking root in self
Presence to self and taking root in self rather than dispersing one's energy outside of self gives us mastery for a return to health and enhances our well-being, both physical, mental and emotional.


Thank you for your comments and for offering your reading presence on this blog. I offer autographic writing sessions for people who find it difficult to express their challenges, their emotions and feelings.

Goal: allow daily, family, social and professional tensions to dissolve. Writing does not solve, but it helps to face things and it helps to look at whatever the problem is from a certain distance. 

Message from Lorraine Loranger
Our fast-moving modern lives prevent us from following our natural rhythm. Based on hyperactivity, competition, and will, we hold in contempt our fatigue and stress. As we go beyond, producing efforts upon efforts, we buck up, we hang on, we persist and end up...exhausted.

Let us say that I have a philosophy for doing the work I do and the way I do it. Accounts of significant events in the life of the narrator have a plot, which is less often chronological and more often arranged according to a principle determined by the nature of the help the person needs. It is non-conventional: narration in the sense that it is used here deals with description, time, as well as context. There is a rhythm depending on the underlying emotions which is respected at all times.

Thank you for your continuous support making sure education touches all your contacts.










lundi 11 juin 2012

Les racines d'un arbre ont besoin d'attentions soutenues

L’attachement, le fondement de la personnalité de l’enfant
L'attachement représente un apaisement et une sécurité, lesquels constituent le fondement de sa personnalité et de son développement à l'âge adulte.

Les racines d'un arbre ont besoin de soins 
Deux nouveaux arbres ont été plantés devant chez moi. Les instructions données par le centre d'horticulture incluaient de fréquents arrosages, une bonne terre, un environnement approprié pour l'espèce choisie et une zone de protection pour l'hiver. En les arrosant et en les regardant pousser, cela m'a fait penser à ce que nous avons besoin pour nous développer et pour maintenir notre capacité d'évoluer dans notre monde incertain et en changement rapide. Nos rythmes de vie effrénés bouleversent notre rapport à nous-mêmes et à notre santé physique et émotionnelle.

Le stress dans nos styles de vie
Constamment bousculés, dans l'accélération du mouvement de notre vie et par l'escalade continue de la surconsommation de biens, notre quête de bonheur illusoire nous fait emprunter des chemins coûteux et stressants aussi bien que factices pour y arriver depuis l'avènement du capitalisme dans notre monde moderne.

Nourrir nos relations importantes comme les plantes d'un jardin
Je questionne nos réponses aux nombreux stress de nos vies. Pense-t-on seulement à s'offrir des relations de qualité correspondant aux fréquents arrosages pour les arbres? Pense-t-on s'offrir également des espaces de paix et de réflexion comme refuge contre les agressions du stress, pour amoindrir la pression et réduire les tensions? Pense-t-on choisir ce qui nous fait du bien plutôt que de magasiner des objets pour une satisfaction immédiate? Pense-t-on s'offrir des ressources comme la méditation, l'écriture, la psychothérapie pour aménager des changements souhaitables et durables dans nos vies débordantes et stressantes?


Notre corps nous donne des signaux
Une des principales conséquences de cette vie névrotique est que nous devenons incapable de la freiner pour mettre notre attention sur notre intériorité et pour écouter attentivement nos ressentis. Au lieu de quoi, nous attendons que notre corps souffrent de malaises, voire même de maladies qui nous signalent les disharmonies de nos régimes de vie vides et déséquilibrés, mais que nous taisons à coup de petites pilules, petites granules, pour dormir et pour atténuer la dépression qui nous guette.

Le corps parle notre détresse
Quand le corps indique sa détresse par des bouffées de chaleur sans raison apparente, des symptômes d'inflammation musculaires, de l'agitation et des palpitations, de l'insomnie, la congestion des sinus et des bronches ainsi que la fatigue, le corps a beaucoup de difficultés a retrouver sa quiétude et sa vitalité ayant dépassé les limites de stress sans trop s'en rendre compte à cause de l'habitude. Les peines et le désarroi pèse lourd sur le corps.

Écouter nos ressentis
Le stress malsain peut être perçu comme un mutant: il se généralise, se répercutant sur nos corps, sur nos organes vitaux, rendant difficile le retour à la santé et à la quiétude de l'esprit. C'est un cycle vicieux. Écouter nos ressentis est important pour éviter les conséquences néfastes du stress et retrouver/maintenir la santé physique, mentale et émotionnelle.

Se préserver de la maladie 
N'importe quelle pratique régulière de méditation, de yoga, de travail sur soi, d'écriture autobiographique ou journal intime, redonnera à l'individu sa capacité de s'écouter, de s'enraciner à lui-même pour un retour à la santé et pour se préserver de la maladie due au stress.


Message de Lorraine Loranger
Dans une société qui confond vitesse et résultats, ceux qui apprennent à ralentir vivent mieux le présent dans toute sa capacité. Ma pratique propose plusieurs ateliers pour la gestion de stress: apprivoiser le récit de vie, la communication non-verbale et prochainement la relaxation sensorielle avec 16 thèmes différents sont parmi les plus utiles. Des conférences sur la gestion de stress sont disponibles sur demande.

Commencez chaque journée comme étant une nouvelle journée, trouvez votre destinée, croyez en qui vous êtes et en qui vous voulez devenir.

Créez la vie que vous désirez. Commencez votre trajet avec une démarche puissante en possibilités...celle d’une nouvelle vie…la vie que vous voulez…retrouvez votre pouvoir  pour prendre en charge votre destinée.

Merci de soutenir la mission éducative de Lorraine Loranger en transférant ce communiqué à vos contacts.